Arrêtez la Guerre aux Migrant-es !

Rassemblement Samedi 6 février à 15h, place Kléber, Strasbourg

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Nous sommes des militants de collectifs, d’associations, d’initiatives et de mouvements différents et nous nous battons pour la liberté de circulation pour tous ! Nous sommes du Cameroun, de Syrie, du Mali, de l’Erythrée, du Sénégal, d’Espagne et d’Allemagne, de Tunisie, du Maroc, de France et de beaucoup d’autres pays. Nous n’acceptons plus qu’il y ait autant de morts dans la Méditerranée. Nous savons qu’il est possible de «vivre ensemble» et d’envisager une politique d’égalité et de respect des droits car nous construisons des réseaux de solidarité depuis des années. Les évènements du 6 février 2014, lorsque la Guardia Civil espagnole a tué 15 personnes qui arrivaient à Ceuta à la nage,ne concernent pas simplement l’Espagne ou le Maroc, ce sont des problèmes mondiaux. Nous nous unissons donc dans une lutte transnationale pour la démilitarisation des frontières, la liberté de mouvement et la justice mondiale.
Alarm-Phone, Atmf section du Bas Rhin.

Rassemblement Samedi 6 février à 15h, place Kléber, Strasbourg

 

https://www.facebook.com/events/216123465393865/

 

Mobilisation transnationale du 6 février 2016

Bonjour à tout le monde et à tou*te*s les migrant*e*s du Sud, du Nord de l’Est et de l’Ouest,

Nous menons ensemble une discussion pour trouver des perspectives et changer la situation des migrants. Parce que cette situation, ce n’est pas seulement nous, ni vous qu’elle concerne: c’est tout le monde.
Les barrières de Melilla et Ceuta: combien de millions d’euros sont investis chaque année dans ces barrières ? 1 mètre, 3 mètres, 6 mètres de grillages… La politique de militarisation n’a jamais connu de succès. Il y a toujours eu des déplacements de migrants et des tentatives organisées pour arriver jusqu’aux deux enclaves espagnoles. L’exemple actuel de la Hongrie nous le rappelle vivement, avec un vaste mouvement migratoire de réfugiés malgré la même politique de militarisation. Que nous soyons Africains, Européens ou autres, c’est à nous d’agir pour stopper cette machine qui criminalise et qui tue des êtres humains à toutes les frontières de l’Europe. L’Europe a bien ouvert ses frontières à toutes les richesses du monde, en particulier à celles de l’Afrique (uranium, coltan, café, cacao, pétrole, gaz, or, diamant, etc.), avec la complicité de dictateurs qu’elle soutient et qui sont, eux aussi, responsables de cette politique. L’Europe continue de produire et d’entretenir des conflits et des guerres dans le monde (en Côte d’Ivoire, au Soudan, en Centrafrique, au Congo, en Libye avec l’Otan, en Irak, en Afghanistan, plus récemment en Syrie, etc.). Et le système capitaliste accentue encore plus cette politique de l’Union Européenne qui dédaigne toutes les valeurs humaines. Nous citons ici les propos de l’écrivaine Fatou Diome tenus à la télévision française en avril 2015 : « Les gens, là, qui meurent sur les plages (…) si c’étaient des Blancs, la terre entière serait en train de trembler. (…) Quand les pauvres viennent vers vous, il y a des mouvements de foule qu’il faut bloquer, mais quand vous, avec votre passeport et avec toutes les prétentions que cela donne, vous débarquez dans les pays du tiers-monde, là, vous êtes en terrain conquis. Donc on voit les pauvres qui se déplacent mais on ne voit pas les riches qui investissent dans nos pays. (…) Il faut arrêter l’hypocrisie : On sera riche ensemble ou on va se noyer tous ensemble ».

Le 6 février restera pour nous une date de commémoration, pour rappeler à l’Union Européenne qui prône la démocratie et prêche le respect des droits fondamentaux aux autres, ce qui s’est passé ce jour-là.
Le 6 février 2014, au moins 15 personnes ont cruellement été tuées par la Garde Civile espagnole, tandis qu’environ 500 migrants tentaient de traverser les clôtures de Ceuta, l’enclave espagnole située sur le sol africain. Durant cette attaque, la Garde Civile a tiré des balles en caoutchouc à l’aveuglette sur les personnes qui se trouvaient dans l’eau. À cause des coups de feu et du gaz lacrymogène, les gens ont perdu connaissance et se sont noyés dans les eaux de la plage Tarajal.
Tous les jours, l’UE continue à tuer avec plus de conscience. Comparé à quelques années avant, même les grands médias traitent des évènements terribles qui se déroulent aux frontières et en Méditerranée. En 2015 on dénombre plus de 3500 morts en Méditerranée entre le début de l’année et le mois de novembre. Nos amis restés au Maroc témoignent régulièrement de la disparition des zodiacs qui partent et qui ne reviennent jamais. Beaucoup d’eux ne font même pas partie des statistiques de morts et de disparus. En travaillant avec le téléphone d’alarme, nous prenons conscience de la situation dramatique des migrants en haute mer. Mais nous faisons la connaissance de plus en plus d’acteurs de la société civile qui ne veulent pas accepter cette réalité meurtrière produite par les politiques de l’UE.

La politique de l’UE visant à renforcer les frontières n’est pas une mesure contre la contrebande. Cette politique produit justement une économie souterraine et traque des personnes fragilisées et illégalisées. Les migrants à la recherche d’une vie meilleure sont abattus aux frontières de l’Europe et se noient dans la mer parce que l’UE refuse d’ouvrir des voies de migration sûres et légales. Nous sommes du Cameroun, de Syrie, du Mali, de l’Erythrée, du Sénégal, d’Espagne et d’Allemagne, de Tunisie, du Maroc et d’autres pays. Nous n’acceptons plus de morts dans la Méditerranée. Nous sommes des militants de collectifs, d’associations, d’initiatives et de mouvements différents et nous nous battons pour la liberté de circulation pour tous ! Nous savons qu’il est possible de «vivre ensemble» et d’envisager une politique d’égalité et de respect des droits car nous construisons des réseaux de solidarité depuis des années. Nous éprouvons une grande solidarité avec ce qui se passe au Maroc, en Libye, en Tunisie, en Turquie, en Grèce, et avec le grand mouvement actuel en Hongrie, Serbie et Croatie.

Nous demandons à l’UE d’arrêter de mener une guerre contre les migrants!
Nous refusons qu’il y ait plus de morts dans les mers autour de l’Europe!
Nous avons besoin de ferries, pas de Frontex!
Nous exigeons la liberté de circulation pour tous et la démilitarisation des frontières!

Pour le 6 février 2016, nous lançons un appel à la mobilisation et des actions décentralisés dans différents pays afin de renforcer les luttes locales, mais aussi pour envoyer des signaux transnationaux au monde entier.

La mobilisation au Maroc (Rabat) est organisée par les associations subsahariennes, marocaines, ainsi que des militants et des initiatives défendant les Droits de l’Homme dans différentes villes marocaines, comme par exemple le Conseil des Migrants, Africa Light, Alecma et AMDH. Une manifestacion à Ceuta est prévue par les militants espagnols et des associations comme Podemos Migraciones, Digmun, APDHA et Pedagogía Ciudadana.
L’Espacio del Inmigrante et d’autres collectifs prévoient des manifestations à Barcelone. A Berlin, afrique-europe-interact va organiser une journée d’action et à Strasbourg une mobilisation est également en cours.

Nous vous demandons d’organiser des actions locales le 6 février 2016, ou de vous joindre à une mobilisation dans votre région afin que nous puissions tou-te-s dire NON à la politique de l’UE.

Nous n’acceptons plus les morts de la politique européenne sur l’immigration, nous voulons faire ensemble pression pour forcer les autorités à la justice et réaliser une communauté de solidarité pour la liberté de circulation pour tous!

Le 6 février 2016 à Rabat, à Ceuta, à Barcelona, à Berlin…
Le 6 février 2016: tou*te*s dans la rue!

«Arrêtez la guerre contre les migrants»
«Pas un monde sans migration»

Voix des Migrants, Alarm Phone, Afrique-Europe-Interact

Mobilisation transnationale du 6 février 2016

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