Le Consistoire israélite du Bas-Rhin n’aime pas cette musique…

Le Consistoire israélite du Bas-Rhin est mécontent et l’a fait savoir aux Dernières Nouvelles d’Alsace.

Le motif de ce mécontentement? Une exposition de photographies de la Palestine sur la place Saint-Thomas et l’invitation par la librairie Kléber, sous l’égide de Sacrées musiques, le festival de musique sacrée bien enraciné à Strasbourg, de l’ex-maire de Bethléem.

Le Consistoire ne veut pas du mélange entre musique et politique.

Surtout quand cette politique dénonce la colonisation sioniste en Palestine!

Le Consistoire israélite ne manque pas d’air! Surtout en cette semaine où la Communauté juive invite le journaliste super-sioniste Gérard Darmon à une conférence pro-israélienne en la salle Hirschler, qui se trouve être l’arrière de la salle de la Synagogue de la Paix!

Mais rassurez vous, malgré cette énième confusion entre judaïsme et sionisme, cela n’empêchera pas le Consistoire de protester encore contre des manifestations qu’il jugera “antisémites”, alors qu’elles ne seront qu’antisionistes…

DNA:
“Strasbourg – Clôture des Sacrées journées Sur un fil
Le festival interreligieux des Sacrées journées a fait cette année l’expérience de ses limites : sortir de la musique peut être glissant. Dans le même temps, il confirme ce qui, au-delà du symbole, en fait l’intérêt : sa programmation artistique.”

[…]
“Jugé trop politique

Cette année, les Sacrées journées ont cependant éprouvé leurs limites : il n’est pas possible de tout faire entrer dans la programmation, en l’occurrence des sujets politiques.

En cause, une exposition de photographies d’Albert Huber sur Bethléem aujourd’hui, présentée place Saint-Thomas à Strasbourg.

Le Consistoire israélite du Bas-Rhin, froissé par des images jugées polémiques, dont celle d’un check point où l’on voit des soldats de Tsahal contrôler des Palestiniens, regrette que le festival ait fait place au conflit.

De même, la venue de Vera Baboun, ex-maire de Bethléem, auteure de Ma ville emmurée , a pu susciter l’incompréhension parce que ladite rencontre, à la librairie Kléber, était labellisée « Sacrées journées ».

Jean-Louis Hoffet, président en partance du festival, préfère tempérer : « Cette exposition a huit ans, elle avait été financée par le conseil régional à l’époque et a déjà été montrée plusieurs fois dans la région. »

Le Consistoire dit, lui, en substance : « On reste heureux de ce festival et on continue. On veut une ouverture, mais pas de récupérations. » “

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