Unistra: la présidence ne se contente plus d’une communication nauséabonde, elle monte des “actions de nuit” avec l’UNI et la police

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*Communiqué de l’intersyndicale de l’université de Strasbourg sur le
mouvement en cours contre la loi ORE*
(*CNT67*, *Collectif jeunes CGT 67 Étudiant.e.s Salarié.e.s*,
*SNASUB-FSU, SNCS-FSU*, *SNESUP-FSU*, *SNPREES-FO 67*, *SUD Éducation
Alsace*, *Solidaires Etudiant.e.s*, *UNEF*)

Lundi après-midi, le président de l’Université de Strasbourg a utilisé
tous les canaux de diffusion à sa disposition pour déclarer sa flamme à
la Loi « Orientation et Réussite des Étudiants » (ORE). Il a également
dénigré, au prix de quelques mensonges, les étudiant.e.s mobilisé.e.s
contre la « sélection et son monde ». La première phrase du communiqué
de M. Deneken, dans laquelle il affirme que « Pour la troisième fois en
quelques semaines, l’université est victime d’un blocage mis en place
par quelques dizaines d’étudiants », en est un exemple. En réalité,
c’était la première fois, ce lundi 9 avril, que les étudiant.e.s
bloquaient un des bâtiments de l’Université. Jusqu’à présent, les
bâtiments fermés l’avaient été soit par décisions administratives de la
présidence, soit par le zèle de la société de sécurité privée.

Le président affirme ensuite que les « blocages ne constituent pas une
entrée en dialogue ». Il a tout à fait raison : ce blocage est tout
d’abord le résultat d’une absence de dialogue. En effet, malgré les
sollicitations des étudiant.e.s mobilisé.e.s, et ce dès leur assemblée
générale (AG) du 14 février par un mail envoyé à la présidence, le
dialogue semble toujours impossible. Si la présidence nie avoir reçu ce
mail, on peut s’étonner que dans les 10 minutes suivant son envoi, le
directeur de cabinet du président se soit présenté devant l’AG pour dire
que M. Deneken n’était pas présent. Pour nos organisations syndicales,
l’envoi d’un mail constitue bien, quant à lui, « une entrée en dialogue ».

Bien décidés à échanger tout de même avec le président de leur
université, les étudiant.e.s mobilisé.e.s ont donc pénétré dans le
Nouveau Patio à deux reprises. Des représentant.e.s de nos organisations
étaient présent.e.s lors de la deuxième visite. Contrairement à ce qui a
été affirmé par la présidence, une certaine forme de violence s’est
exprimée ce jour là. Mais elle n’émanait en aucun cas des étudiant.e.s.
C’est à une violence verbale exprimée par des représentants de la
direction, sur fond de mépris et de mensonges, qu’étudiants et
représentants du personnel ont été confrontés. Violence psychologique
qu’ont pu également ressentir les personnels du Nouveau Patio qui furent
évacués sans explication du bâtiment suite à la décision prise par la
présidence de couper le système d’alarme incendie. Une fois encore, fin
de non recevoir au prétexte de l’absence du président, qui qui n’était
pourtant pas très loin : au Collège doctoral européenpour l’inauguration
du «DU des terroirs viticoles
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