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Mutualisation dans le groupe EBRA
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Lettre ouverte aux dirigeants du Crédit Mutuel Une banque qui appartient à ses clients, ça change vraiment tout ?http://www.snj.fr/spip.php?article4647
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Arcelor Mittal: quelques questions de simple bon sens après la répression des métallos à Strasbourg le 6 février 2013Pour qui a été présent et/ou a participé à la manifestation des métallos d’Arcelor Mittal le 6 février à Strasbourg, après les incidents et la répression, plusieurs questions élémentaires se posent.
Pourquoi la manifestation n’avait-elle pas été déclarée ?
Selon le préfet de la région Alsace relayé par les DNA, la manifestation n’aurait pas été déclarée. On est en droit de s’étonner que des responsables syndicaux aguerris, français, de Lorraine ou leurs correspondants alsaciens, n’aient pas déposé en préfecture la déclaration règlementaire élémentaire alors qu’en plus des Lorrains, devaient participer des travailleurs d’Arcelor-Mittal de Belgique et du Luxembourg, membres de plusieurs syndicats dont la FGBT et le CSC. A quoi sert la Confédération européenne des syndicats ?
On se souvient, il y a quelques années, d’une manifestation européenne de dockers, déclarée, organisée par la CES avait eu lieu, dans le quartier proche du Parlement européen . Pourquoi cette fois des syndicalistes responsables ont-ils « oublié » ce point de droit ?
Le ministère français de l’Intérieur, le gouvernement français, le président de la République respectent-ils le droit de manifester ?
Les bus affrétés par les organisateurs ont subi un contrôle très serré sur l’autoroute avant Strasbourg. Les passagers, ont été fouillés au corps, y compris avec détecteurs de métaux, d’autres se sont retrouvés plaqués au sol et menottés, ce qui explique aisément leur colère d’être traités, selon leur expression comme des animaux, des délinquants ou des terroristes. (http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/02/07/les-siderurgistes-prives-de-manifestation)
Pourquoi les médias informés par la préfecture ont-ils mis en une un prétendu arsenal « offensif » alors que les consignes des syndicalistes étaient de ne rien transporter de semblable dans les bus ? Un brise-tympan peut-il être assimilé à une « bonbonne de gaz » ?
L’arrivée des bus, de ceux qui sont parvenus à destination (22 sur la trentaine au départ) s’est faite au compte-goutte, les derniers cars aperçus se garant à 15h20 sur le parking de la foire-exposition ce qui a, de fait, empêché tout rassemblement massif et unitaire…
Pourquoi aucune direction de manifestation sur place ?
Une fois débarqués des cars, et la délégation reçue au Parlement européen, les manifestants se retrouvaient pris au piège place Adrien Zeller, coincés entre le Conseil régional, le Théâtre du Maillon et les rues menant au PE, barrées par des cordons de gendarmes surarmés, d’abord assez peu déployés ( 30 cars présents vers 9h30) , puis augmentés de renforts dès après 14h20 où les premiers incidents ont eu lieu.
Sur place, aucune direction ni matériel de manifestation, pas un seul mégaphone, -jusqu’à l’arrivée tardive des métallos de Florange-, quelques rares banderoles, aucun tract, aucun plan photocopié du parcours et du quartier, aucun de ces stands de sandwichs, merguez, ou boissons souvent mis en place par les locaux de l’étape. Ceux-ci étaient d’ailleurs curieusement absents, tant les dirigeants CFDT d’Alsace, malgré la présence en nombre de la CFDT de Moselle avec Edouard Martin, que la CGT (certes toute occupée à son comité national confédéral…) qui compte de nombreux métallos en Alsace. Comment se fait-il que, par exemple, des délégués de la General Motors, dont l’un est intervenu le soir au cinéma Odyssée, ou d’autres boites d’Alsace menacées de fermeture comme de nombreuses entreprises n’aient pas été présents, au moins entre midi et 14h, auprès de leurs camarades métallos belges, luxembourgeois et lorrains ?
En questionnant certains militants syndicaux locaux, tous nous ont affirmé ne pas avoir été au courant -alors que l’info d’une manifestation des salariés d’ArcelorMittal était diffusée dès le 1er février dans de nombreux journaux belges, luxembourgeois et français (Nouvel Obs, Républicain lorrain, DNA, Rue89 Strasbourg, et même le Figaro !), d’autres évoquent un “dysfonctionnement” dans la communication (verticale) interne de l’information dans certains syndicats… Communication rétablie dès le lendemain des affrontements comme le prouvent quelques communiqués comme celui du PCF du Bas-Rhin (http://67.pcf.fr/35371) ou de la CGT métallurgie (http://www.ftm.cgt.fr/actu_lutte_plus.php?IDchapitre=109).
Dés lors il était quasi fatal, comme une musique pré-enregistrée, que des salariés déjà humiliés par les contrôles policiers, échaudés par la disposition des gendarmes qui les privait de leur manifestation de soutien à leur délégation reçue au Parlement, interdisant tout cortège vers le PE soit boulevard de Dresde, soit par l’Allée du Printemps, et barraient la voie vers la place de Bordeaux et le centre-ville, bref, que ces manifestants s’énervent… N’oublions pas qu’ils font partie de ceux qui, soit ont déjà subi les licenciements de Lakshmi (am Arch), soit, sont les suivants de la charrette.
Comment comprendre, à l’heure des portables et de l’information instantanée que des députés européens ne soient sortis, avec Edouard Martin, que peu avant 16h pour calmer la répression policière, alors que cela faisait une heure trente déjà que les forces de gendarmerie et de police se déchainaient ?
José Bové et d’autres expliquaient aux médias très nombreux qu’ils avaient refusé de rencontrer le président du Parlement, après les groupes parlementaires, à cause de cette situation. Pourquoi si tard ?
On espère des réponses à ces questions de stratégie et de tactique syndicale et politique.
Le débat qui a eu lieu le soir au cinéma Odyssée après la projection d’un film sur la lutte de Florange, dont le timing s’arrêtait le jour de l’élection du président Hollande (voir http://la-feuille-de-chou.fr/archives/44998) renforce ces questions.
A l’heure où les gouvernements de droite comme de « gauche » des pays européens criminalisent la révolte ouvrière et le militantisme syndical, que penser de ceux qui exposent les travailleurs à une répression féroce – un jeune métallo belge a perdu un œil- en laissant des syndicalistes tomber dans le piège qui leur a été tendu ?
Durga-Schlomo
Peu d’hommes politiques ont critiqué la répression policière contre les salariés d’ArcelorMittal. Les deux articles suivants sont d’autant plus éclairants sur le rôle de chiens de garde du capital et de canaliseurs de révolte que le ministre de l’Intérieur attend des responsables syndicaux…:
http://www.humanite.fr/politique/pierre-laurent-choque-par-le-propos-de-valls-sur-l-514871
Ci-dessous, les événements traités dans les journaux télévisés français (France 3) et belge (RTBF) illustrent et confortent cette criminalisation de la révolte.
A noter que, dans le direct de la RTBF, l’envoyé spécial au Parlement déclare que “la plupart des gens de la délégation (reçue au Parlement) n’étaient pas au courant des événements qui se déroulaient à quelques centaines de mètres d’eux…”.
La “plupart”, ça n’est pas la totalité…
Un débat très contradictoire sur France 3 AlsaceCe samedi 2 février à 11h30, la chaine régionale présente un débat dans la série La voie est libre [mais un peu encombrée...]
Invités: Jacques Fortier, des DNA, Claude Keiflin, ex des DNA, retraité et blogueur, et Pierre France, ex des DNA et créateur de Rue 89 Strasbourg.
De la diversité, comme on voit pour La voix des médias..et heureusement que le présentateur est une présentatrice, car les commentateurs, eux…
Ils parlent d’abord des centristes UDI. Et maintenant des socialistes. Et d’autres sujets, mais pas de licenciements en Alsace, ni des deux manifestations pour ou contre le mariage “pour tous”.
Un bon moment cependant, lorsque Pierre France présente et recommande le livre de Joël Henry, inventeur du tourisme expérimental,Latourex.
On en est à la page 196, et il est vrai que c’est drôle, et le plaisir de suivre une action dans des lieux familiers de Strasbourg et des environs s’ajoute au suspens habituel de ce genre de littérature.
La voie est libre mais encombrée France 3 Alsace 020213
Pêche mortelle à Strasbourg, de Joël Henry, aux éditions Le Verger 10 €
http://www.verger-editeur.fr/L-Alsace-a-son-polar
Jacques Fortier, lui, présente l’amusant bulletin d’études holmesiennes (auquel, sauf erreur, il participe]. Il recommande aussi les éditions du Verger, dans lesquelles il a publié deux polars dont un qui se déroule pendant les conseils de soldats et d’ouvriers en novembre 1918 en Alsace…
Hors sujet
Honni soit qui Mali pense
Si le Mali n’existait pas, il faudrait l’inventer, pour permettre à François Hollande d’être acclamé à Tombouctou, ce qui ne risque pas d’arriver s’il se rendait à Florange, par exemple…
Sur bfmtv, avec l’inénarrable Bernard Kouchner (de la guerre)…
Médias / Malcom X
“Somme-nous si nuls?” demande Olivier Picard, éditorialiste au + du Nouvel Obs
Le sécuritaire médiatico-judiciaire pris la main dans le sac par le DDSP 68 et un avocatL’Alsace
Nous relations dimanche soir que des CRS avaient été assaillis samedi soir à l’aide de cocktails Molotov, rue de Dieppe à Mulhouse. Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) Alain Martinez nous a précisé hier que sur cinq cocktails Molotov lancés en tout, seuls deux ou trois ont atteint un fourgon de CRS et qu’aucun n’a explosé. Quant à l’« arsenal » découvert sur place, le DDSP indique qu’il se résume à deux autres cocktails Molotov prêts à l’emploi, plus un mortier d’artifice.
le 28/01/2013 à 18:56
Mulhouse Interpellation houleuse Relaxe pour tous
Le 12 janvier dernier, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Mulhouse étaient pris à partie lors d’un contrôle à Bourtzwiller. Cinq personnes étaient interpellées. Hier le tribunal en a relaxé quatre.
Dernières Nouvelles d’Alsace
Les faits s’étaient déroulés au niveau de l’arrêt Saint-Nazaire à Bourtzwiller. Les policiers de la BAC avaient tenté ce samedi-là, vers 16h, de contrôler un individu sans casque sur un scooter (voir DNA du 16/01). Mais ce dernier s’était joué d’eux. Des petits groupes se seraient alors formés et auraient commencé à prendre à partie les fonctionnaires. Au final et après l’intervention des CRS, cinq individus (un mineur et quatre majeurs) avaient été interpellés.
Déférés au parquet à l’issue de 48 heures de garde à vue, les quatre majeurs avaient été relâchés après un passage devant le juge des libertés et de la détention, mais placés sous contrôle judiciaire jusqu’à l’audience d’hier. Ils étaient principalement poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens ».
« Ce dossier ne tient pas la route »
Lors de l’audience, un des avocats de la défense, M e Jean-Louis Colomb, a vivement dénoncé cette « cabale contre des jeunes du quartier », estimant que « ce dossier ne tient pas la route » et que « le parquet aurait dû avoir le courage de l’admettre en abandonnant les poursuites ». Point par point, il a souligné les incohérences, les amalgames mais a également mis le doigt sur les interpellations musclées (utilisation de flash-ball, de lacrymogènes et des tonfas), même si le contexte était dangereux et sous tension.
Le parquet a reconnu qu’il y avait « des éléments non caractérisés dans ce dossier ». Au final, le tribunal a relaxé les quatre protagonistes de cette affaire. Un seul devra s’acquitter d’une amende de 200 € pour avoir été en possession de trois grammes de shit.
Mulhouse: caillasseurs contre CRS, selon les DNA et L’AlsaceL’information selon les DNA et L’Alsace
Ci-dessous, un extrait des DNA. La même information dans deux quotidiens régionaux du même groupe EBRA en Alsace. Dans les DNA, un commentaire tendancieux en plus…
“Vers 17 h, les premières provocations ont été observées. Les CRS, qui assurent depuis le début de l’année une mission de maintien de l’ordre, ont essuyé des jets de pierres.”
Qui provoque?
Les CRS présents en force, ou les caillasseurs-lanceurs de bouteilles incendiaires?
Vieux problème de la poule et de l’œuf…
Qui croira que la répression résoudra le problème?
Et comment expliquer la différence entre les deux quotidiens? L’Alsace présente les faits, les DNA y ajoutent du commentaire qui ne s’annonce pas comme tel.
L’Alsace:
Haut-Rhin
Mulhouse
Mulhouse Des jets de cocktails Molotov contre des fourgons de CRS
le 27/01/2013 à 20:26
Deux fourgons de CRS ont été la cible de jets de cocktails Molotov.
Alors qu’ils circulaient du côté de la rue de Dieppe à Mulhouse, deux fourgons de CRS ont essuyé samedi, vers 17 h 30, plusieurs jets de cocktails Molotov.
Les policiers ont aperçu un groupe d’une quinzaine d’individus prendre la fuite à peine les cocktails lancés. Non loin de là, les CRS ont découvert un véritable arsenal avec de nombreuses pierres, des pavés et des bouteilles pleines d’essence. Plusieurs patrouilles de police se sont également rendues sur place.
Prévenus de ces actes, les chauffeurs de bus de Soléa ont décidé de procéder au contournement du quartier de Bourtzwiller, alors que les tramways de la ligne 1 ont effectué leur terminus au niveau de la place du Rattachement.
le 27/01/2013 à 20:26
Dernières Nouvelles d’Alsace
publié le 28/01/2013 à 05:00
Mulhouse Violences urbaines Les CRS pris pour cible
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Actu Région
Faits divers
La nuit de samedi à dimanche a une fois de plus été agitée dans le quartier de Bourtzwiller à Mulhouse. Vers 17 h, les premières provocations ont été observées. Les CRS, qui assurent depuis le début de l’année une mission de maintien de l’ordre, ont essuyé des jets de pierres. Conséquence immédiate, Soléa, le transporteur de l’agglomération mulhousienne, a préféré dévier les bus et les trams. Ils ont arrêté leur rotation depuis la place du Rattachement. La circulation des transports a repris normalement dès hier matin.
Plus tard, les forces de l’ordre ont à nouveau été prises pour cible. Un groupe d’une quinzaine de personnes très mobiles a lancé des cocktails Molotov. Au moins cinq ont été tirés sur les CRS, rue de Dieppe, et deux se sont embrasés sur leurs véhicules. L’hélicoptère de la gendarmerie a survolé le quartier et les alentours.
Aucune interpellation au cours de la soirée
De nombreux renforts CRS mais également du commissariat ont été déployés. Les policiers ont saisi des stocks de pavés ainsi que des bouteilles remplies d’essence. Il n’y a pas eu d’interpellation au cours de cette soirée.
DNA: Faits divers et locale en uneÉlections en Israël, “reconquête” du Mali, massacres en Syrie, grève des enseignants?
Non!
“Tueur de la Robertsau” et “chauves-souris” en une…
Dépolitisons?
http://unes.spqr.fr/une.php?une=DNA
Les unes des autres quotidiens régionaux semblent s’être données le mot ce 23 janvier 2013.