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Archives pour la catégorie éthique
« Les expérimentations médicales nazies en Alsace entre 1941 et 1944 aux camps de Natzweiler et de Schirmeck »
Le café-histoire du Snack Michel à Strasbourg avait invité le docteur Raphaël Toledano et Georges-Yoram Federmann à un exposé par le premier, auteur d’une thèse de médecine consacrée au sujet, sur les pseudo expériences médicales menées par des médecins nazis de la Faculté de médecine du Reich à Strasbourg pendant l’annexion de l’Alsace-Moselle.
Vous trouverez ci-dessous l’enregistrement audio intégral de cette conférence, sans les illustrations visuelles, quelquefois insoutenables, projetées pendant la séance.
A la demande du conférencier principal, l’enregistrement de la conférence a été supprimé du blog.
Restent, pour le moment, les interventions de Georges Yoram Federmann et le débat…
Fichiers audio débat Waw
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De tout, un peu: capuche, précaution, juger
830 connexions le 6 juin
Entendu sur France inter à 8h10:
“Une trentaine de personnes en capuche ont lancé des pierres contre les forces de l’ordre”.
Mais que fait le gouvernement?
Il faut interdire les capuches!
Présomption d’innocence et concombre masqué.
Du concombre aux germes de céréales (killers), tous les légumes y passent, suspectés d’homicide involontaire, sauf les grosses légumes, évidemment qu’on sous-traite aux USA.
Mais personne ne met en cause le principe de précaution (appelée jadis, chez Aristote, phronesis, prudence), ce principe tous azimuts qu’on oublie pourtant d’appliquer à lui-même.
Que ce soient les responsables politiques, ou les médias, trop pressés d’annoncer qu’on a trouvé le présumé coupable, les uns et les autres lancent aux foules supposées angoissées, qu’elles prétendent rassurer au plus vite, des noms qui précipitent aussitôt la ruine des agriculteurs, se tournant vers la manne d’indemnités européennes. Et à peine lancés en pâture, ces prétendus légumes-tueurs se trouvent disculpés par d’autres “experts”.
Si on appliquait le principe de précaution au principe de précaution, (précaution de principe) on prendrait un peu le temps de vérifier les informations au lieu de faire dans le toujours plus vite du sensationnalisme médiatico-politique. Même si on comprend bien que les pouvoirs publics sont coincés, par leur responsabilité juridique future éventuelle, entre la nécessité d’éviter l’accroissement des victimes du tueur anonyme, qui conduit à jeter l’opprobre successive sur tel ou tel légume, et celle de fournir des informations fiables et vérifiées.
En ce domaine, comme en d’autres, ainsi l’affaire du président du FMI (Femme de ménage incluse?), on a l’impression que tous fonctionnent au principe dromologique du toujours plus vite qui va encore s’illustrer dimanche aux 24 Heures du Néant, dans la Sarthe dont on sait que le premier ministre est friand.
DSK/Diallo, la pesée des âmes?
La chasse aux accrocs est lancée à coup de millions de dollars et de détectives privés.
La défense de DSK va examiner sous toutes ses coutures la vie de Nafissatou Diallo, afin de la salir et de jeter le doute dans l’esprit du jury populaire étasunien. Qui es tu pour oser juger?
Il y a beaucoup de naïveté dans les présupposés implicites de cette recherche. Car cela suppose que les individus soient tout d’un bloc, tout bon ou tout méchant. Un peu comme la guerre bushienne entre le Bien (l’Occident) et le Mal, l’Islam, qui , chute du Mur oblige – celui de Berlin, car pour les autres, ils se portent bien- a pris la place du “communisme”.
Avec ces critères, même la commission pontificale qui scrute la vie des béatifiés potentiels, leur trouve facilement, on imagine, des pêchés, véniels ou mortels, en veux-tu en voilà. Et pourtant, il nomment des “Saints” et canonisent.
Cela nous rappelle une prudence, (peut-être exprimée quelque part par Sartre – une référence juste pour emmerder Onfray-pas -avec-lui-) qui nous prévient d’attendre que quelqu’un soit mort et enterré pour porter un jugement moral – c’est un Salaud, ou un Juste) car il n’y a pas d’essence (là on est sûr que ça vient de Sartre, in L’existentialisme est un humanisme) du Salaud, ni du Juste, ni de qui que ce soit qui précède son existence. Et même à titre posthume, qui osera porter un jugement?
Donc, méfiance et suspicion quant aux “preuves” que pourrait apporter la défense de DSK en salissant la plaignante! Sans compter que de ce point de vue, si les conseils de Mme Diallo usent de la même méthode pour noircir le portrait de DSK, la balance va pencher du côté qu’on sait.
P.S.
Dans le débat d’hier soir sur le sujet, nous a particulièrement énervé le sieur Daniel Sibony, psychanalyste de son état, qui a exhibé les arguments les plus retors pour aller dans le sens de la DisSKulpation de l’ex président du F(outre) émis…
De la diversité comme norme du Capital:lire Alain Brossat
Un lecteur assidu de la Feuille me signale cet intéressant article d’ Alain Brossat où l’on s’aperçoit que la nouvelle “norme” de la “diversité” pourrait n’être qu’un astucieux relouquage du Capital!
“On n’est pas couché”, on a tort!
En zappant il y a quelques jours, je suis tombé sur le début d’une émission que je ne regarde jamais.
On a voulu vous donner à voir l’émission. Mais voici ce qu’on trouve à la place: vidéo non disponible; Tiens, tiens!
http://on-n-est-pas-couche.france2.fr/index.php?page=accueil
J’ai fait un effort, pendant un dizaine de minutes, avant d’éteindre le poste, écœuré.
Insupportables, le ton et la gestuelle speedés de l’animateur, son sourire de commande niais perpétuel .
Insupportables, les applaudissements du troupeau de figurants dans le studio, applaudissant à tout rompre au signal.
Insupportables, les vannes guignolisées balancées à toute allure sur des sujets politiques divers, traités comme du divertissement, y compris la mort par exécution extra-judiciaire de Oussama Ben Laden.
Insupportable le racisme.
Insupportable le rire perpétuel de l’anguille Zemmour [de la honte], orthographié d’ailleurs Zeymour: ça fait plus juif?
Insupportable enfin, plus encore, la présence de gens qu’on estime d’habitude, et dont on se demande ce qu’ils font ici, Richard Bohringer, Éva Joly et pire encore, Gisèle Halimi! Et Cette dernière ne riait pas moins que les autres guignols présents dans ce spectacle dégradant.
Sondages: pollution démocratique
“Bébé-médicament” et irresponsabilité médiatique.
“Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.”
Immanuel Kant. Fondement de la métaphysique des moeurs 2e section.
Quasiment pas un média qui, hier, n’ait répété en boucle, l’horrible expression de “bébé-médicament“, même quand lui était adjointe celle, un peu plus respectueuse, ou juste euphémistique, de “bébé à double espoir“, le sien à venir, propre, et celui de son frère qu’il est destiné à sauver.
Confirmation éclatante dans ce cas, et grave, que, comme l’énonçait Heidegger, pour la science, la presse “ne pense pas“.
En un seul jour, des millions d’auditeurs, de téléspectateurs et de lecteurs auront vu s’imprimer dans leur esprit (s’ils en ont encore, avec le décervelage généralisé) le nom de cet hybride entre humain et produit pharmaceutique. Combien de temps faudra-t-il aux résistants, s’il y en a encore, comme un peu Olivier Picard, ce matin en son éditorial, pour démolir cette stupidité?
Il est loisible de débattre sur ce qu’on doit ou pas autoriser en matière d’application de la recherche scientifique. Dans le cas présent, on est dans un défi double: on doit faire tout le possible, selon le serment d’Hippocrate, pour sauver-guérir un enfant, mais en même temps, la science et la technique sont censés obéir, jusqu’à présent du moins, qu’elles le sachent ou non, à cet impératif kantien cité ci-dessus.
Même quand on use d’une personne comme si c’était une chose, un outil, comme, par exemple, un chauffeur de maître, ou tout autre domestique, pour les Mmes Bettancourt, on ne doit jamais les prendre seulement pour des instruments en vue d’une fin utilitaire, en oubliant qu’ils sont, à eux-mêmes, leur propre finalité humaine, hors du service rendu.
C’est ce qui est en cause dans l’affaire du bébé, présenté comme un “médicament“. C’est comme si dans une transfusion sanguine, on prenait le donneur pour ses plaquettes et son plasma.






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