Le feuilleton du centenaire de la Constitution de 1911 en Alsace continue. Chacun y trouve son compte: les DNA d’abord, qui doivent un peu augmenter leurs ventes; les amis de l’Alsace qui pour une fois voient leur thématique diffusée largement, les républicains jacobins de tout poil, de droite, comme Grossmann, de gauche comme Georges Bischoff au aujourd’hui (voir ci-dessous), le magazine Hebdi, de Thierry Hans qui organisait ce 31 mai au café dans le bâtiment du TNS, ex-Landtag, une célébration du centenaire, sur lequel on reviendra en son, en images et en texte. Et aussi, hélas, l’extrême-droite alsacienne, avec Jacques Cordonnier, président d’Alsace d’Abord (plus rien ensuite) et ses juniors de Jeune Alsace.
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“Entendez-vous, dans nos campagnes…” électorales
Les coulisses des cantonales.
Il y a des aspects de la campagne électorale que les électeurs ne connaissent pas du tout, et même les médias marchands ne s’y intéressent guère.
Un exemple, le système de stockage et d’acheminement du matériel électoral.
Autrefois, comme me l’a fait remarquer un mandataire, c’est à dire, une personne qui représente un ou des candidats, la mise sous pli des circulaires électorales, et des bulletins de vote, se faisait au Wacken ou même à la Bourse du Commerce à Strasbourg.
El on embauchait des des gens, chômeurs, retraités ou petits salariés au revenu insuffisant, pour mettre ce matériel sous enveloppe, et,c’était un petit revenu d’appoint, sur deux jours
Or, ce temps est fini. Le travail a été attribué à une entreprise privée, Data Mailing, située dans la ZI du Forlen, à Geispolsheim. Ici comme partout, la privatisation par la préfecture de ces tâches autrefois effectuées par des citoyens, est parfaitement symbolique de la société dans laquelle nous vivons. Et on s’étonnera ensuite du recul du civisme! L’État lui-même délègue au privé ce qui se faisait par le citoyen. Et m’est avis que financièrement, cela coûte plus cher!
Un peu difficile à trouver pour les béotiens, c’est un immense bâtiment dans lequel se trouvent, quand on y est entré pour la première fois, par l’arrière, afin de livrer notre matériel (le chauffeur de l’imprimeur s’étant cassé le pouce, on a dû, prévenu deux heures avant la limite, mardi à 18, à la fin de l’interview par Philippe Dossmann aux DNA, se faire livreur de documents électoral).
Une dame et 4 à 5 messieurs étaient assis au milieu du hangar autour d’une table, et attendait les derniers.
Puis le même jour, à 18h30, les mandataires ou les candidats ou remplaçants étaient convoqués pour la vérification des documents.
On monte un escalier, on croise Coordonnier l’identitaire, si ami de l’Islam qu’il se lève tôt pour réveiller les habitant, mais là il n’avait pas son muezzin poratble ce qui fait qu’on a raté l’heure de la prière, Elkouby, l’adjoint qui a mis le feu à des bennes à ordures un soir de blues, et Robert, et Rozenne, mes concurrents, Bourhis, ex Alsace d’Abord, recyclé dans l’informatique UMpiste, Claude Walter, l’écolo anti GCO, Dapote, la candidate qui a trouvé le truc pour que le Journal cause d’elle, et quelques autres, et on se retrouve entassé(e)s dans un étroit couloir kafkaien, dont la lumière s’éteint de temps à autre. Mais, contrairement au palais de Justice, où on attend beaucoup aussi, pas un seul banc, fusse-t-il en bois dur qui casse le cul.
L’électeur serait surpris de ce mélange de gens qui rompront des lances en des joutes oratoires, quoique les débats contradictoires se fassent quasi inexistant et ne concernent, comme d’habitude, sur Alsace-Vain, que les candidats baptisés de “grands” par rapport à la piétaille des autres qui se retrouvent étiquetés “petits candidats”, même s’ils font 1 m 89, par des médias qui s’occupent de pré-sélection sauvage, oublieux que ce sont les électeurs, et eux seuls, qui détermineront, au futur, la qualité respective des uns et des autres. Ah, mais!
Bref, le facho côtoie le gaucho, le Vert frôle le dissident et l’UDF, le néo-naze a quitté son barda réglementaire d’identitaire, ses chaussures cloutées, et ressemble à un vendeur de voiture, comme ses amis national-populistes d’Europe – son nom qu’on peut écrire Gauche/Echec ou Halt s’Goch! – ta gueule, ferme-là-, devrait réveiller celle-ci, mais faut pas trop demander. d’après son portait dans le Chournal hier, le même jiour que moi, le traiter de néo-nazi serait de la diffamation par un blogueuer – des noms!-. Mais le Karl(sbrau?) ne va pas jusqu’à déposer une plainte… Alors?
De temps à autre, comme dans le Procès de Franz Kafka, le livre, le film, la porte d’une salle s’ouvre, une dame appelle les cantons et leurs candidats ou mandataires, les uns après les autres, et comble de malchance, me présentant dans le 9e de Strasbourg, aussi numérotée canton 40, j’ai dû assister au défilé des ruraux d’abord, puis des cantons strasbourgeois avant le mien. Les plus mal lotis étant comme par hasard, ceux du 10, Neuhof-Port du Rhin, ce qui était jusqu’à peu aussi le lot des habitants, plutôt oubliés des pouvoirs publics, jusqu’à ce jour où, merci OTAN, des dits Black-Block ont incendié quelque murs qui devaient y passer pour cause de tram vers Kehl, y ajoutant en dessert, un hôtel, où dormaient, on s’en souvient, quelques keufs épuisés par la militarisation de Strasbourg. Merci, donc à eux qui ont fait dans la déconstruction-destruction sauvage, anticipant le travail des démolisseurs, et faisant gagner quelques € à la Ville de Strasbourg.
Un fois entré dans le saint des saints, des tables en ovale vous accueillent. Un certain nombre d’homme et quelques femmes aussi, on est le 8 mars tout de même, sont plongés(e) dans des dossiers qu’on vous distribue aimablement. Ils contiennent les professions de foi (laïques, en général) et les bulletins de vote dont il s’agit de vérifier la conformité aux textes.
Pour ce faire on a mobilisé des magistrats et quelques autres, peut-être membres de la Préfecture. En général ça va vite, les pros ont déjà fait la vérification avant qu’ion entre. dans mon cas – il faut toujours se distinguer – mais c’est pour la bonne cause écolo-financière, je n’ai fait imprimer que 15 565 bulletins de vote, alors que les autres candidats ont le double, pour que le bulletin figure à la fois dans l’enveloppe que recevra l’électeur et dans les bureaux de vote.
M’étant fixé, contrairement aux autres, une limite supportable (et durable comme disent les cons à propos de tout et n’importe quoi?) de 1500 €, (ça paraît beaucoup pour des smicards, mais c’est, tarif d’imprimeur oblige, le minimum incompressible dans une circonscription de 15 565 électeurs inscrits.
C’est d’ailleurs pourquoi j’ai choisi celle là. (Heureux habitants et candidats de la région de Saales, ou le canton ne compte que 3000 inscrits! Vous voyez la démocratie représentative où un conseiller général représente de 3000 à 55 000 citoyens, à Illkirch-Graffenstaden! Merci Pasqua!
Bon, où en étais-je? Tu peux pas faire court, Meyer?
Je peux aussi, mais tu vois, cher-chère lecteur-trice, c’est de l’écriture ici. Le plaisir du texte, et de l’inter -de Milan?- ou deux mille ans! – texte! On fait ses gammes!
Adoncques disais-je, les organisateurs me demandèrent Was Tun, en langue de la République, et comment de ma moitié de bulletins? J’avais appris un peu avant que, faute de consigne du candidat, l’administration les plaçait tous, les bulletins, dans les bureaux de vote. J’avais choisi une solution à la Salomon ( c’est pas pour, rien que je m’appelle Schlomo en judéo-alsacien) d’avant la coupure, moitié-moitié, dans les bureaux de vote et dans les circulaires.
Ce qui fait cher électeur que si tu n’as pas mon bulletin de vote Mensch Meyer-Bouchama, faut pas t’inquiéter; il n’y a que les mamie, qui en général, survivent aux papis, qui transportent leur bulletin de la maison de retraite à l’école, surtout quand elles sont convoyées par des gens intéressés qui leur indiqueront le bon, c’est comme ça que l’UMP était très forte (et le PS ou PC, jadiss forte dans les bureaux de vote à proximité des maisons de retraite.
Il est 7h35, pause, car je n’ai pas encore pris mon petit déj. @+
Me voilà de retour, j’ai relu, ôté les coquilles, corrigé ça et là, mais d’autres tâches m’appellent (à tarte) que je vous narrerai, peut-être, si le temps ne me manque pas..
Grossier mensonge de Jacques Cordonnier, identitaire alsacien,et islamophobe
http://oumma.com/Quand-l-extreme-droite-alsacienne
Jacques Cordonnier, le micro Führer d’Alsace d’Abord (et quoi ensuite?) et ses troupes, plus ou moins juvéniles, de Jeune Alsace, (aux idées brunes et rances) ont organisé, une grossière manipulation à 4h30 du matin, dans les rues de Strasbourg-Cronenbourg.
A l’heure du laitier, celle des arrestations dans les Etats totalitaires, aussi, certains de ne rencontrer personne d’autre que quelques travailleurs très matinaux, – quel courage! – ils ont fait retentir un (bel) appel de muezzin, enregistré , à partir d’un véhicule, et tracté dans les boites à lettres leur propagande inspirée du Suisse Blocher, contre les minarets, les mosquées, l’Islam et les musulmans.

IS vous mentent avec ce photo-montage: aucun minaret n'atteindra les 142 m de la cathédale Notre-Dame!
Ils veulent faire croire aux Alsaciens, dont une majorité est de religion catholique ou protestante, que, du minaret de la Grande Mosquée de Strasbourg, en voie d’achèvement, sortirait, à l’heure de la prière, cinq fois par 24h, l’appel du muezzin!
C’est un grossier mensonge, car les responsables de l’Islam, en Alsace, ont déjà dit et répété que ces minarets sont des signes symboliques, dont ne jaillirait aucun son.
Les islamophobes, et xénophobes d’Alsace d’Abord, sèment la haine et la division au sein des populations d’Alsace. C’est leur fonds de commerce principal. Ils veulent faire croire que les Alsaciens seraient menacés par le fait que parmi eux, se trouvent des citoyens de religion musulmane. Hier, les mêmes, ou leurs pères, s’en prenaient aux juifs, avec Hitler, son Gauleiter, ici, et Pétain!
On a vu où cette haine raciste a mené l’Europe, il y a plus de 70 ans! L’Alsace a été annexée, et les hitlériens ont nazifié notre région. Des milliers d’Alsaciens ont été incorporés de force, dans la Wehrmacht, et d’autres organisations nazies, les femmes aussi. Des milliers sont morts sur le front de l’Est ou à Tambov, prisonnier des staliniens en URSS.
Jacques Cordonnier sème la haine. La seule réponse à donner, c’est l’union de tous les citoyens-nes d’Alsace, Français, Alsaciens, étrangers d’Europe ou d’ailleurs, contre cette nouvelle peste brune.
Pas une voix aux candidats d’Alsace d’Abord, qui se présentent sous l’étiquette “régionalistes” et salopent cette aspiration juste à ce que les habitants d’Alsace décident chez eux, selon le principe de la subsidiarité.
Pas une voix, pas un €, à Alsace d’Abord, ni aux candidats du Front National!
Signez la pétition de la Feuille de Chou:
http://la-feuille-de-chou.fr/?p=16236
Et à Strasbourg 9, Koenigshoffen, Elsau, Montagne-Verte, vous pouvez affirmer clairement votre refus des semeurs de haine, en votant pour JEAN-CLAUDE MEYER, le seul candidat ouvertement engagé , avec une remplaçante musulmane, pour la défense des citoyens de cette confession qui ont le droit constitutionnel reconnu de pratiquer leur foi, de manière digne, comme les autres religions.
Et n’oubliez pas de soutenir concrètement la candidature de Jean-Claude Meyer et de sa remplaçante, Malika Bouchama, en versant ce que vous pouvez à la souscription ouverte pour payer les frais de campagne:
Dons à Mohamed Ketbach, mandataire financier de Jean-Claude Meyer, Strasbourg 9
29 B rue du Maréchal Foch, 67540 Ostwald
Crédit Mutuel Banque 10278
Guichet 01011
N° de compte 00020378301
Clé 58
66 % de vos dons sont déductibles de vos impôts (si vous en payez…)!
La Feuille 2 Chou dimanche: Supprimer la Coop de la Cité de l’Ill, c’est faire le jeu de l’extrême-droite
“Une centaine d’habitants ont manifesté hier matin leur mécontentement face à la prochaine fermeture du supermarché Coop.” DNA: voir plus bas.
Supprimer la Coop de le Cité de l’Ill, c’est faire le jeu de l’extrême-droite.
Ah, bon? Et comment ça?
Cela donne un semblant de consistance à un fantasme d’extrême-droite.
Hein?
Je t’explique:
Supprimer cette Coop dans un quartier populaire qui parfois se sent abandonné,mais il y a des solidarité, c’est d’abord ôter un commerce de proximité au pied de la tour-signal, qui fait partie du paysage et rend des services aux habitants, en particulier à ceux qui n’ont pas de voiture, et aux personnes âgées qui se déplacent parfois avec difficulté.
Oui, mais il y aura un autre commerce alimentaire dans les locaux abandonnés par Yves Zehr (à quoi?), le président de retour de la Coop.
En effet, je l’ai lu dans le Zitung. et même qu’il y aura une boucherie halal.
Connais-tu la Cité de l’Ill?
Pas vraiment.
Alors, comme j’ai fait garder autrefois un enfant par une tatie qui y habitait un coquet petit appartement très kitsch alsacien, je peux te dire qu’en consultant les sonnettes, ou plus simplement, en regardant les façades, avec ou sans [avec ou sans sirop de citron dans l’Amer-Seidel?}, non, avec ou sans paraboles, tu constateras qu’il y a des regroupements par cages d’escalier, sans doute dus aux offices HLM (un peu, beaucoup…).
Des barres de Muller, Schneider, et des barres de Sultan, Koczak, Pasqualini, Bouchama?
Une sorte de séparation ethnique en somme?
Oui, si tu veux.
Je croyais que c’était interdit de discriminer? Que fait la Halde, avant d’être fusionnée?
Chacun y trouve peut-être son avantage?
Et le vivre-ensemble?
Et le rapport avec la Coop?
Il y a sans doute des habitants qui seraient très contents de pouvoir acheter de la viande halal – pas seulement des musulmans, d’ailleurs, car les petits salariés et les chômeurs, y trouvent de la viande et d’autres produits meilleur marché-, et des habitants mécontents de ne plus trouver leur Waedele pour la choucroute, -pas seulement des Alsaciens nés-natifs- car il y a des citoyens musulmans, français ou étrangers, qui sont si “intégrés” qu’ils mangent du porc et boivent du Riesling.
Et l’extrême-droite?
Eh, bien, elle se frotte les mains (sales), car tout ça, comme la pseudo affaire du minaret ou de la future mosquée du quartier, met du vinaigre à son moulin à paroles racistes.
Ils vont encore plus essayer de faire croire aux prétendus “desouche” qu’ils seraient menacés de disparition, comme les dinosaures, et qu’on voudrait les forcer à manger tajine, patlican ou couscous, à la place du Baekeoffe ou des Flammekueche aux lardons.
Que faire alors?
Ce que font les habitants concernés dans ce cas.
S’unir, tous ensemble, au lieu de se diviser, contre leurs adversaires communs, les patrons, les capitalistes, les décideurs de tout poil qui ne demandent jamais l’avis des populations; exiger que chacun, quel que soit son origine ethnique, sa religion, sa situation sociale, français ou étrangers, parisien expatrié ou alsacien, tunisien ou zaïrois, trouve sur place tout ce qui lui est nécessaire pour la vie quotidienne, et, dès les beaux jours venus, organiser des repas communs partagés au bas des immeubles.
Couscous, choucroute, à la même table!
Et surtout, tenir à distance les haineux du FN, d’Alsace d’Abord ou autres “identitaires” (qu’ils se terrent!) qui entretiennent les divisions racistes entre les gens, ce qui ne peut profiter qu’aux exploiteurs et au gouvernement alors qu’ils s’attaquent aux acquis sociaux des travailleurs et aux libertés des citoyens.
lu dans les DNA
Robertsau / Cité de l’Ill
Mobilisation et pétition
zoom
Une centaine d’habitants ont manifesté hier matin leur mécontentement face à la prochaine fermeture du supermarché Coop. ( Document remis)
Hier, une centaine de manifestants s’est mobilisée pour manifester contre la fermeture de la Coop à la Cité de l’Ill.
« Le commerce de proximité, c’est un lien social, notamment pour les personnes âgées », déclarait hier matin Claude Jeanvoine, président de l’Inter association, sur la placette, devant la Coop à la Cité de l’Ill. Une centaine d’habitants avaient bravé le vent glacial pour participer à cette manifestation.
Objectif : marquer leur mécontentement face à la fermeture, fin de la semaine prochaine, de ce supermarché (voir DNA du 14 janvier). Cette idée de manifestation avait germé lors de la récente remise des récompenses des décorations de Noël.
Et l’orateur de dénoncer cette « décision unilatérale, sans concertation, avec les élus ou les bailleurs sociaux » de fermer ce commerce. Une protestation reprise également par Jean-Bernard Dambier, directeur d’Habitation moderne, qui a contesté « la méthode », ainsi que par le pasteur Lentz.
Présents également plusieurs élus comme le député André Schneider, Zoubida Naili, conseillère municipale de Bischheim, ou Yves Le Tallec, conseiller général, des représentants d’associations locales. Une pétition a circulé durant la manifestation. Les élus ont sollicité un rendez-vous auprès d’Yves Zehr, président de la Coop.
Robert Grossmann dans le texte et en quasi direct
“Nous sommes pour un Islam européen, pour un Islam français, pour un Islam alsacien”
Robert Grossmann.
17h 04 Conseil municipal de Strasbourg
Et pourquoi pas un Islam robertsauvien?
Pas de minaret a-t-il dit juste avant. mais je ne suis pas contre l’Islam.
Comme il n’y a pas de représentant du FN ou d’Alsace d’Abord au Conseil municipal, c’est Robert qui s’oppose au minaret.
On n’est pas (encore) en Suisse, Robert!
Crèche alsacienne pur porc
Tri sélectif préfectoral entre SDF…
Serait-ce la proximité du Haut-Rhin avec la Suisse? L’air délétère qui rend la Confédération Helvétique irrespirable, après la votation pour expulser automatiquement les “criminels étrangers” soufflerait-il aussi sur la préfecture du Haut-Rhin à Colmar?
En Alsace, il ne s’agit pas de “criminels” étrangers ou autochtones; on ferait le tri entre les sans-abris? Entre ceux qui ont des papiers et ceux qui n’en ont pas? Le radiateur pour les uns, le froid glacial pour les autres, dont des familles avec enfants en bas âge?
“Les churros ne passeront pas!”
Un marché de Noël sous le signe de la préférence alsacienne?
Dès le début du mois de novembre, les Strasbourgeois sont déjà plongés dans l’atmosphère de Noël. Le Très Grand Sapin, à peine coupé dans les Vosges du nord, est déjà sur son pied de béton place Kléber; Antoinette Pflimlin astique ses boules bleues; les services de la CUS accrochent les guirlandes lumineuses; les commerçants décorent leurs vitrines. Bientôt les chalets de bois pousseront place Broglie (prononcez Breuil, si vous êtes de l’intérieur…), et les polémiques ont démarré au sujet des produits noéliques alsaciens de souche ou pas.
Les DNA nous l’apprennent ce matin:
“Roland Ries ne préfère pas s’attarder sur l’histoire des churros bannis des marchés de Noël. Ni sur la levée de boucliers concernant l’ouverture du marché un 25 décembre.”
Symptôme d’une gêne? Alors, parlons en!
A la Feuille de Chou aussi, nous (pluriel de majesté) sommes divisé.
Ce qui est certain, et désormais malheureusement irréversible, c’est que le vieux marché de Noël, le Christkindelsmärik de notre enfance est mort, assassiné par la marchandisation et la touristification planétaires.
Autrefois, je parle des années 1950 et 1960 du siècle et millénaire dernier, je m’y régalais de l’odeur des sapins coupés, devant l’Opéra, au pied de la statue du Maréchal Leclerc, des Gaufres Lorraines (disparues), du tchuk-tchuk nougat, des pommes d’amour, et, pour les yeux, des santons et autres accessoires pour la crèche, sans oublier la clochette de l’Armée du Salut à l’entrée du côté de la rue de la Mésange. Le marché fermait le jour de Noël, sans jouer les prolongations pour tour-opérateurs jusqu’au 31 décembre.
Depuis des années maintenant, ce marché fait l’objet d’une Disneylandisation effrénée dans une opération de communication commune de la ville et des commerces intéressés par l’odeur du Gelt.
On y trouve n’importe quoi désormais, loin des connotations propres au Noël chrétien. Il y a certes encore de nombreux produits traditionnels d’Alsace ou d’ailleurs, vendus par de vrais artisans qui fabriquent toute l’année ce qu’ils vendent en un mois à peine. Mais on y trouve aussi toutes les horreurs industrielles Made in China ou ailleurs, sans parler des nourritures proposées au touriste affamé et frigorifié, quoique les hivers, réchauffement climatique oblige, n’en déplaise à Allègre, n’aient plus grand-chose à voir avec ceux d’antan, où la température tombait souvent bien en dessous de zéro pendant des périodes prolongées.
C’est ici qu’il faut revenir à l’injonction de la municipalité qui a décidé de faire le ménage dans le capharnaüm. Et c’est ainsi que notre adjoint aux foires et marchés, le dénommé Eric Elkouby, célèbres pour ses frasques incendiaires, a été chargé de nettoyer les écuries d’Augias, enfin de commencer cette année. Donc, exeunt les churros! Note: exeunt est le pluriel d’exit qu’on trouve fréquemment et fautivement à cet endroit.
Les churros, pourquoi les churros, direz vous. S’eesh net elssäsich! (Ce n’est pas alsacien!). Certes, mais la pâte de noisettes des crêpes? Et les bonnets clignotants? Et les Flammekueche sur baguette, une invention récente et juteuse (pour la caisse des commerçants, parce que la baguette…), c’est alsacien, mais ça ne faisait pas partie du Christkindelsmärik d’antan. Alors? On comprend l’embarras de Roland Ries qui est aussi en partie le nôtre.
Laissons de côté la question de la liberté du commerce. Les Vitrines de Strasbourg et M. Bardet s’en occuperont. Si on applique totalement la règle du tout authentiquement -eigentlich-alsacien, va falloir un très grand balai et plusieurs camions-poubelles. Mais du coup, on ferait dans la “préférence alsacienne“, qui ressemble trop, à un autre niveau, à la “préférence française” ou “européenne” chère à l’extrême-droite xénophobe et nationale-(ou européo-chauvine. Et Alsace d’Abord (rien ensuite) avec Jacques Cordonnier, successeur de l’identitaire Robert Spieler de se frotter les mains: les socialistes et les Verts, pardon, Europe-Ecologie-Les-Verts relaient la propagande préférencialiste! C’est comme la Coop,qui malgré sa pub pour des produits locaux alsaciens se vend à Leclerc (l’autre, pas le maréchal).
On n’a pas de bonne solution, à vrai dire, car il semble qu’avec cette affaire on soit automatiquement dans le double-bind (la double contrainte). On aime aussi que les traditions, vraies au fausses, réinventées, soient respectées et que l’Alsace ne ressemble pas au reste du monde comme les zones commerciales ou les entrées de ville se ressemblent toutes, mais en même temps, la “préférence” exclusive qu’elle soit alsacienne, française ou européenne nous fait gerber.
DÉSOBÉISSEZ, MAIS LISEZ!
A propos de double bind, vu cette affichette hier à la Librairie Kléber, en dessous d’un rayon spécialement aménagé pour proposer des livres “désobéissants”.
Si j’obéis à l’injonction de lire, je ne lirai pas.
Si je lis, c’est que je désobéis à l’injonction.
La solution du dilemme, c’est que le “désobéissez” fait signe vers le contenu des livres proposés à cet endroit, et non vers le fait de lire ou pas. Ouf!


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