Shmuel Trigano voit des antisémites partout et pratique la multiplication des Arabos-Musulmans

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Shmuel Trigano était hier soir à la salle Hirschler de la Communauté israélite de Strasbourg, invité par deux associations maçonnes juives, pour traiter de ce qu’il nomme “nouvel antisémitisme“.

La salle était pleine, la moyenne d’âge élevée. On y participait d’ailleurs…

Son exposé, assez long, et qui l’aurait été encore plus si l’un des présidents ne lui avait fait passer un petit billet pour qu’il ne prolonge pas plus, avait cette particularité de mêler deux registres, habituellement séparés, l’un historico-sociologique, parfois acceptable, l’autre, beaucoup moins rationnel, qui relevait de la croyance en un dieu créateur d’un peuple juif de toute éternité, en butte à l’hostilité des autres nations.

Il a suffisamment fait peur au public, en un tableau apocalyptique, pour qu’à la fin, répondant à la question, mais alors, que faire, -Was tun?- si la situation est si mauvaise, après avoir renvoyé chacun à sa décision en son âme et conscience, et renvoyé dos à dos, les juifs orthodoxes, an-historiques, et les juifs assimilés, il a clairement laissé entendre qu’il fallait partir, quitter la France, et l’Europe. Pour où? L’État juif bien sûr, à moins que, comme ma voisine on ne préfère, si on n’est pas trop pratiquant, le Canada?

Le nouvel antisémitisme serait très répandu dans les médias. L’anti-israélisme, ou antisionisme en ferait partie. Très présents, selon ses dires, à l’extrême-gauche, chez les islamistes (confondus avec l’Islam) et en Israël dans la population arabe et même les universitaires israéliens. Il y aurait une véritable diabolisation du juif et de l’État du même nom.

Et le plus pervers serait que cette diabolisation se ferait au nom de la condamnation verbale de la Shoah. Un “philosémitisme déclaratoire” cacherait une obsession antijuive.

On assiste, selon le conférencier à un “abaissement d’Israël” en même temps qu’à une “crise de la démocratie européenne“.

Il fait un tableau effrayant, sans aucun chiffre, d’une vaste (?) immigration arabe à son apogée. Jihad partout, sans qu’il ne distingue les sens divers du terme qui peut renvoyer aussi bien à l’effort du musulman pour pratiquer sa croyance, qu’à un combat armé contre les infidèles. Aucune nuance n’est faite: tous les musulmans sont des ennemis.

La preuve? Mohammed Mérah a déclaré vouloir venger les enfants de Gaza. Pourtant, dit-il benoitement: “les juifs (yehoudi, juifs et/ou Israéliens) n’ont jamais agressé les musulmans.“, oubliant que l’État israélien, depuis 1948, agresse le peuple palestinienet les musulmans du monde entier en occupant leur lieu saint à Al Qod.

Il distingue trois vagues de haine antijuive, l’antijudaïsme chrétien, l’antisémitisme moderne, depuis le 19e siècle, et l’antisionisme, post-moderne…Il s’agit d’une hostilité contre les juifs comme groupe.

Il fait un vaste tour d’horizon, de la féodalité à l’époque contemporaine, en passant par la monarchie et la Révolution française, pour montrer que, du fait de l’individualisme moderne, il n’est plus possible d’exister comme peuple ou nation juive en Europe. Il semble rsté bloqué à l’époque triomphante des nationalismes du 19e siècle qui a pourtant mené aux catastrophes du 20e..

Il ne le dit pas explicitement mais on comprend qu’il y a un peuple juif essentiel depuis l’origine, et que doit exister une nation juive, donc un État, Israël, auquel tous les juifs appartiennent qu’ils soient là-bas ou en diaspora. Et on s’étonne, après ça, que ce qu’il appelle “antisémitisme“, se développe!

C’est précisément cette assimilation entre Israéliens et Juifs du monde qui est la cause de la montée d’une judéophobie, ancienne ou nouvelle. C’est le sionisme et les actions armées de l’État d’Israël, qui produisent ce “nouvel antisémitisme” Mais bien entendu, ce n’est pas ce qu’il conclut.

Au contraire, il parle de l’État d’Israël, comme d’une “résurgence” du passé immémorial. A l’opposé de Shlomo Sand, pour qui il n’y a pas de peuple juif, puisque cette religion a été prosélyte et que les juifs d’aujourd’hui sont loin de tous descendre d’une souche commune, il affirme la continuité mystérieuse et la permanence intemporelle de ce “peuple” qui a une mission particulière à remplir. Ce serait la raison aussi de la haine perpétuelle des autres nations.

Juif séfarade,du Maghreb, au profond ressentiment, il n’a pas de mots assez durs pour les Arabes et l’Islam. Il compare les 600 000 “Arabes” (Palestiniens) chassés en 1948 aux 900 000 juifs chassés des terres arabes après la création de l’État d’Israël.

C’est tout juste s’il n’affirme pas que les six millions de morts ont été victimes des Arabes! En tout cas, c’est à eux de payer la note, manifestement, maintenant que l’ex peuple paria a été intégré dans la magnifique civilisation “judéo-chrétienne“, afin de combattre les amis d’Allah, au côtés de Tsahal.

Les goyim en voudraient au “peuple secret” et à sa continuité supposée. Les juifs sont des exilés, même en terre d’Israël (il devrait signaler ça à la droite et à l’extrême-droite israéliennes qui exaltent le sol et la Uzi, sinon le sang…

Nous serions un peuple-église (assemblée) dans l’attente messianique, et au contact de la transcendance. Dans l’histoire juive, pas de hasard! Tout obéit à un plan divin. Comme disait Leibniz, au 18e siècle, par la bouche de Voltaire: “Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes“.

L’ennemi, c’est la modernité post-révolutionnaire qui empêche les juifs d’avoir une existence nationale. Les sociétés d’ancien régime, les monarchies, l’Empire ottoman, ou austro-hongrois permettaient l’existence nationale des peuples, donc des juifs; l’époque contemporaine ou post-moderne l’interdit. N’ont de droits que des individus.

Le peuple juif ne peut donc vivre en démocratie. Napoléon a rendu obligatoire l’appartenance au Consistoire. L’Abbé Grégoire a souhaité la fin des juifs et des patois. Après le printemps des nationalités, dans la seconde moitié du 19e siècle, il n’est plus possible de garder son caractère national. Les identités collectives n’ont plus de place dans les nations citoyennes. Il ne dit rien des nations ethniques comme l’Allemagne et…Israël.

D’où, l’antisémitisme, puis au 20e siècle le génocide des Juifs.
Israël, c’est la “réparation de la Shoah“. Il omet de rappeler que le projet sioniste date du 19e siècle et que l’État-nation juif, en retard ‘un siècle, s’est construit dans la seconde moitié du 20e, alors qu’après la décolonisation, les cadres nationaux volent en éclat sous les coups de la marchandisation mondiale et de la construction européenne ici.

Cela l’entraîne à de vives attaques contre l’Union européenne, qualifiée d’empire sans empereur, alors qu’il oublie le Parlement européen élu au suffrage universel.

A l’opposé exact de Shlomo Sand, qu’il caricature d’un mot par un “bon débarras” à cause du titre de son livre “Comment j’ai cessé d’être juif”, il prétend que “le peuple juif devient nation israélienne”. Quid des Russes, des Palestiniens, des Asiatiques, des Africains en Israël, avec leur tampon ethnique sur leurs papiers? Comment l’État juif peut-il devenir l’État de tous ses citoyens? Il ne le peut. C’est pourquoi Sand veut démissionner de sa judéité. Mais les rabbins et l’Etat l’en empêchent, sauf s’il se convertit à une autre religion.

Pour la diaspora, on a affaire, selon Trigano, à un “sionisme sans alya“, autrement dit, par procuration; et ce sont les pires!. Se rend-il compte que ce genre d’affirmation, en assimilant les juifs du monde à ceux de l’État sioniste, est précisément la cause principale du développement de ce qu’il nomme nouvel antisémitisme, et qui n’est, en général, sauf exception pour de vrais antisémites traditionnels, qu’un anti-israélisme du fait de l’oppression et de la colonisation.

Vers la fin, précipitée, de son pensum, il se livre à une invraisemblable charge, à la fois, contre l’Europe et contre de grands intellectuels, dont Derrida, Bourdieu, Foucault, accusés avec leur déconstruction, ou leur anti-humanisme, ou autre différance ou dissémination, de détruire le sujet et de remplacer le réel par de pures constructions.

Il en irait de même pour la théorie du genre pour laquelle il n’y a plus de sexes naturels, mais des constructions volontaristes. La nation est déconstruite en territoires, les réseaux et autres rhizomes, qu’il a oubliés d’ajouter dans sa liste, prolifèrent, la démocratie participative favorise la dictature des minorités intellectuelles, qui propageraient une sorte de post-marxisme, post-moderne qui serait l’idéologie des classes défavorisées dont ils sont issus.

En conclusion, après le débat, une vision du monde complètement pessimiste et terrorisante pour les juifs qui n’auraient de salut qu’en Israël au sein de la nation juive, protégée par ses têtes nucléaires.

On n’invente rien!

A noter que, selon une détestable coutume établie depuis fort longtemps, et qui en dit,long sur l’éthique juive aujourd’hui, à Strasbourg, mais ça doit être pareil à Paris, avec les “intellectuels du CRIF“,sans même parler de ce pauvre rabbin Bernheim, moraliste faussaire, inscrit en troisième position pour intervenir, selon les règles du débat académique, connu partout, à l’exception de la CIS, (et l’exception dans l’exception que constitue la SHIAL), on a, comme d’habitude, en ces lieux où figure pourtant à l’entrée, la belle sentence, selon laquelle, toute la torah se résume en ceci qu’on ne doit pas faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas qu’il nous fasse, été interrompu grossièrement par les vociférations de plusieurs personnes des deux premiers rangs, puis, après la fin de la séance, copieusement insulté, surtout de la part que quelques femmes déchaînées autant qu’incapables d’articuler le moindre argument à l’affirmation de ma proximité spirituelle pratique dans le Boycott Désinvestissement Sanctions, avec Michel Warschawski, fils du rabbin Max (zal) à qui je dois, initialement, toute ma judéité, laïque, athée et antisioniste.

Réparons immédiatement un oubli fâcheux dont le rappel nous situera en très bonne compagnie. Trigano a rappelé à l’auditoire qu’il avait préalablement chauffé un peu, que dans l’histoire juive, au cours des siècles, il y a toujours eu ce qu’il a nommé des “catholiques” c’est à dire des universalistes.

Le premier, le juif Paul, créateur du christianisme, le second Spinoza, rejeté par un herem de la communauté d’Amsterdam, puis Karl Marx, et sa “Question juive” dont, Dieu merci, il n’a pas eu le temps d’affirmer un antijudaïsme, contesté par Daniel Bensaïd et quelques autres, enfin Sigmund Freud soi-même.

On était en plus mauvaise compagnie avec Shmuel Trigano!

Schlomo ben Jacov

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 Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce!

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Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce !

par Pierre Stambul

Des officines zélées (CRIF, BNVCA* …) ont pris l’habitude de dégainer instantanément pour faire taire toute critique de la politique israélienne.

Une propagande bien rodée

Vous vous réclamez du droit international, vous revendiquez l’égalité des droits pour les Palestiniens ? Vous êtes antisémites.

Vous dénoncez l’occupation et la colonisation ? Vous êtes antisémites.

Vous n’acceptez pas l’expulsion du peuple palestinien de son propre pays en 1948-49 et vous êtes pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ? Vous voulez « jeter les Juifs à la mer » et vous êtes antisémites.

Le tribunal Russell sur la Palestine utilise les mots justes pour qualifier ce qui est à l’œuvre : apartheid, sociocide … ? Ce tribunal est bien sûr antisémite.

Sur le modèle de ce qui s’est fait en Afrique du Sud, 172 associations de la société civile palestinienne lancent un appel mondial au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de l’État d’Israël ? Les Palestiniens veulent bien sûr « achever l’œuvre des Nazis ». D’ailleurs « Arafat était un nouvel Hitler ». Et ceux qui pratiquent le BDS sont des antisémites.

Des personnalités juives françaises critiquent publiquement la politique israélienne ? On les traîne dans la boue. On fait un procès à Edgar Morin qui fut un grand résistant. On récuse la judéité et les combats dans la résistance de Stéphane Hessel et on proclame qu’il fut « un maître à ne pas penser » (lire Prasquier, président du CRIF). On orchestre une campagne de diffamation contre Charles Enderlin accusé d’avoir « bidonné » un reportage sur l’assassinat de Mohamed al-Durah. Tous ces Juifs critiques sont des « traîtres ayant la haine de soi », voire des Juifs nazis.

Les Pays-Bas décident de demander l’étiquetage des produits des colonies ? Cette décision est qualifiée d’antisémite. Et le ministre de l’intérieur israélien déclare que les Pays-Bas n’ont pas correctement indemnisé les Juifs néerlandais victimes du nazisme. Bref, vous leur parlez colonialisme, droit international, égalité des droits et ils vous répondent Shoah.

Comprendre ce qu’est l’antisémitisme …

C’est le christianisme qui a inventé l’antijudaïsme à la fin de l’Empire Romain quand il est devenu religion d’État. Il y a eu l’accusation de déicide et de crimes rituels, les stéréotypes racistes (« les Juifs veulent dominer le monde »), les nombreux interdits professionnels (notamment à la possession de la terre), les expulsions et spoliations répétées, l’enfermement dans les juderias et les ghettos, puis les pogroms qui commencent dès la première croisade et connaîtront leur apogée en Espagne et en Ukraine.

Une réécriture de l’histoire est en marche, à la fois pour masquer l’antijudaïsme chrétien et pour prétendre que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde arabo-musulman. Les Juifs ont eu le statut de « dhimmi » (= « protégé ») auquel avaient droit les adeptes des « religions du livre » non musulmanes : chrétiens, zoroastriens, juifs … Ce n’était certes pas la citoyenneté (elle n’existait nulle part à l’époque). Il y a eu des moments difficiles, mais rien de comparable (avant l’apparition du sionisme) avec les massacres et discriminations incessants subits par les Juifs dans l’Europe chrétienne. Et d’ailleurs c’est au Maghreb ou dans l’empire Ottoman que la majorité des Juifs expulsés d’Espagne trouveront refuge et accueil.

L’émancipation des Juifs commence en Europe à la fin du XVIIIe siècle et c’est paradoxalement elle qui va provoquer la transformation de l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. En sortant du ghetto et en se laïcisant, les Juifs deviennent une minorité invisible et un obstacle au rêve fou d’États ethniquement purs. Le consensus antisémite parmi les dirigeants européens apparaît en Europe dans une période d’exacerbation de nationalismes niant les droits de « l’autre ». C’est pourtant sur ce terreau idéologique qu’est né le sionisme.

… qui n’a rien à voir avec l’antisionisme

Les Juifs ont été les parias de l’Europe, réputés être des « asiatiques inassimilables ». Balfour était Premier ministre anglais en 1905. Il prononce devant la Chambre des Communes un discours antisémite virulent considérant les Juifs polonais comme des agitateurs révolutionnaires et il interdit leur immigration en Angleterre. Plus tard en 1917, il envoie à Lord Rothschild (choix pas vraiment neutre) la fameuse déclaration Balfour promettant aux Juifs que la Palestine (où moins de 10% de la population est juive) deviendra un « Foyer National Juif ».

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 Devant le Zénith de Strasbourg-Eckbolsheim, discussion avec un spectateur de Dieudonné

Les gendarmes devant le Zénith feuille2chouphoto

Les gendarmes devant le Zénith feuille2chouphoto

Une petite dizaine de manifestants près du Zénith, à l’appel de Justice & Libertés, pour protester contre le “spectacle” de Dieudonné, dont un élu écolo, un membre du COR, et… une évangélique protestante arborant une pancarte pro-Israël…Ce courant, bushien, cache son antisémitisme viscéral par un super sionisme, dans la perspective de convertir les Juifs, qu’il souhaite tous rassemblés en Israël, à la fin des temps…

évangélisme protestant sioniste et antisémite feuille2chophoto

évangélisme protestant sioniste et antisémite
feuille2chophoto

Les gendarmes (on se trouve en zone gendarmerie à Eckbolsheim) interdisent d’approcher des caisses, arguant d’un arrêté préfectoral que l’élu a demandé à voir, et qu’on n’a pas vu.

tract diffé aux spectateurs de Dieudonné feuille2chouphoto

tract diffé aux spectateurs de Dieudonné feuille2chouphoto

Cependant, un autre petit groupe, arrivé par l’accès piétons était présent près de l’entrée avec des pancartes.

Contrairement à l’an dernier la Licra n’avait pas appelé à contre-manifester, bien que l’UEJF ait fait paraître un communiqué anti-Dieudonné et pro Israël…

Le collectif Justice & Libertés comptait moins de présents qu’il n’a d’associations en son sein.

Bref, comme l’a dit un envoyé de l’AFP, “un non-événement“.

Zénith Dieudonné feuille2chouphoto

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Discussion avec un spectateur de Dieudonné

Loi Gayssot, crime contre l’humanité,argent,concurrence victimaire,sionisme,Palestine,Shimon Pérès, antisionisme, antisémitisme,épuration ethnique…

Spectateur Dieudonne

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 Dénoncer “le Parti sioniste” expose à des injures mais aussi à des encouragements.

Sur le site Boulevard Voltaire, site “chic” d’une droite extrême, où on rencontre l’inénarrable avocat Goldnadel, Rayski, Ménard, Lugan et autres super sionistes ou fascistes, José Meidinger a publié un papier intitulé Le Parti sioniste

On verra ci-dessous la volée d’insultes qu’il a reçues, mais aussi des encouragements.

http://www.bvoltaire.fr/josemeidinger/le-parti-sioniste-veille-au-grain,5442

Florilège de réactions sionistes….

Sabine Eyal
vous puez,meidinger,et vous faites honte à votre profession

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 “Le sionisme et sa démence meurtrière”.

Malgré les récentes mauvaises fréquentations de Jacob Cohen du côté de prétendus antisionistes qui masquent un profond antijudaïsme et antisémitisme derrière un paravent de plus en plus transparent, malgré des allusions négationnistes et antisémites ["avenir millénaire de domination","perfides manipulations médiatiques",], nous publions ce texte en tribune libre, car sur l’essentiel, il est pertinent.

Tribune libre

LE SIONISME ET SA DÉMENCE MEURTRIÈRE

Les forces sionistes se sont livrées pendant 8 jours à leur exercice favori : bombarder à coups de milliers de bombes une population sans défense et sans aucune échappatoire. Avec des accents de victoire que tout esprit humain moyennement équilibré aurait trouvé abjects. Quelle performance pour des F-16 que d’envoyer des missiles, comme à l’entraînement, sur des immeubles habités par des civils, ou abritant des administrations ou des médias ! et sans aucun risque, tant la disproportion est incommensurable.

Et tout ça pour rien. POUR RIEN !

Juste pour s’enivrer de leur propre puissance, pour donner une leçon à ces pouilleux, pour calmer la démangeaison d’appuyer sur la gâchette. Car les sionistes ont une obsession, et ils la clament ouvertement, impudemment. Ils veulent ramener chaque pays attaqué à l’âge de pierre. Rien que ces déclarations, lancées par les plus hautes autorités, ramèneraient le sionisme à ce qu’il est, à ce qu’il a toujours été : une idéologie de destruction paranoïaque.
Pour être honnête, le ministre de l’intérieur sioniste, le mystico-messianique du parti Shas, voulait « seulement » ramener Gaza au Moyen-Age.

Rappelez-vous 1948 ! Quel occupant dans l’histoire s’est livré, après la conquête, à une destruction systématique de l’infrastructure du pays conquis : villages, fermes, vergers, magasins, ateliers, pressoirs, puits, cimetières, églises, mosquées. Quelle frénésie meurtrière avait saisi les sionistes au point de raser les lieux de prière et les sépultures de millions d’habitants qui y reposaient avant eux ? Quelle légitimité pourraient-ils revendiquer après ces orgies de violences et de destructions ?
J’ai dit plus haut que c’était une opération pour RIEN. Si les sionistes se donnaient la peine de parcourir l’Histoire, ils sauraient que la puissance militaire ne vient jamais à bout d’un peuple qui lutte pour sa liberté. Ne serait-ce que leur histoire récente. Il y a 3-4 ans, ils avaient lancé, après tant d’autres, une opération bien plus meurtrière, avec une invasion terrestre, pour « éradiquer le terrorisme ». Et qu’ont-ils obtenu ? Gaza résiste encore et toujours et fait la nique aux geôliers qui l’encerclent.

Le régime sioniste s’enfonce dans la barbarie avec une constance digne des empires, trop imbus d’eux-mêmes et de leur puissance, pour ne serait-ce que s’interroger, ou entendre les voix, en Israël et dans le monde, qui le pousseraient à la raison. Il faut dire aussi que l’Europe macère dans sa culpabilité et son impuissance, et se rend complice du Frankenstein atomique irresponsable qu’elle a laissé se développer et qui risque de se retourner contre elle un jour. Et que dire des médias français, même de « gôche », tels Libération et Arte, qui s’efforcent désespérément de mettre les 2 parties sur le même plan ? La 5e puissance nucléaire mondiale contre un petit mouvement de résistance.

Ainsi les sionistes se croient invincibles, et promis à un avenir millénaire de domination unilatérale. Comme certains régimes fascistes, ils se croient investis pour 1000 ans de leur mission dominatrice, avec une capitale éternelle et indivisible. Mais ils ne font que se rapprocher un peu plus d’une fin inscrite dans l’Histoire. Un révolutionnaire de 1789 disait : « On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus ».

Mais allez expliquer cela à des centurions ivres de puissance !
Le sionisme a fini par montrer sa vraie nature, qui nous a été cachée pendant des décennies grâce à une des plus perfides manipulations médiatiques. C’est tout simplement une entreprise coloniale, qui suivra la logique de toute entreprise coloniale, à savoir s’enfoncer dans l’apartheid et l’oppression. Et puis il connaîtra la fin de toute entreprise coloniale. Avec seulement le suspense dont l’Histoire détient les clés, quant aux modalités.
Avec les regrets que les leçons de l’Histoire ne sont jamais tirées. Et un gâchis humain que les générations futures mettront des décennies, ou peut-être des siècles, à réparer.
Jacob Cohen. 21 novembre 2012.

 Vu du Sénat #13: l’État de Palestine, tout de suite: Esther Benbassa, sénatrice EELV


Esther Benbassa
http://www.huffingtonpost.fr/esther-benbassa/etat-palestine-israel_b_2156804.html?utm_hp_ref=france

On partage beaucoup du papier d’Esther Benbassa, mais pas tout.
Par exemple:

Si les “dégâts collatéraux” paraissent limités pour l’instant, encore que le nombre des victimes civiles soit déjà important côté palestinien, un phénomène nouveau est apparu. Désormais, les tirs de missiles Fajr 5, de fabrication iranienne, atteignent la périphérie de Tel-Aviv et de Jérusalem.

Déjà, nommer “dégâts collatéraux” les 60 morts et les centaines de blessés à Gaza, ne passe pas, sans compter la terreur suscitée par les bombardements nocturnes et diurnes! Ce matin à la radio, ici, en France, on entend dire que les bombardements ont repris à l’aube. Mais nos correspondants à Gaza tremblent dans leur lit toute la nuit et ne peuvent pas dormir!

Par ailleurs, Esther semble très préoccupée par le fait que les tirs palestiniens puissent atteindre les villes autres que celles du sud. Ce progrès pourtant, en faisant peur aux Israéliens qui se croyaient protégés, – on les a vus courir en maillot de bain sur la plage de Tel Aviv pour se mettre aux abris- peut contribuer à changer l’opinion publique; Soit en mieux en exigeant que le gouvernement cesse ses attaques contre Gaza, soit, hélas, en pire, en les radicalisant du côté des colons les plus fanatiques, ce qui bien sûr n’est pas souhaitable.

L’État d’Israël justifie sa création et son existence pour assurer la sécurité des Juifs qui, parait-il seraient soumis à un antisémitisme millénaire parmi les nations… Si Israël ne peut pas assurer cette sécurité, du coup, cela pourrait contribuer à la désionisation souhaitable. D’ailleurs les plus sionistes, et les autres, des Juifs d’ici, en Alsace ou ailleurs, vivent en bien plus grande sécurité en Europe qu’au Moyen-Orient.

Esther Benbassa a aussi tendance à mettre sur le même plan les colonisateurs israéliens et le Hamas accusé de “prendre en otage” les Gazaouis. On peut être en désaccord avec le Hamas, pour des articles (caducs) de sa charte, et pour son contrôle serré de la population, mais il a organisé et organise la résistance et le peuple a voté pour lui. Certes on sent bien que la société civile palestinienne cherche à résister par des moyens qu’elle invente jour après jour et que les Palestiniens sont mécontents à la fois de la dite “Autorité palestinienne” et de Mahmoud Abbas comme du gouvernement du Hamas. Mais ne confondons pas l’oppresseur israélien et l’opprimé palestinien.

A quoi servent des regrets de ce genre?
“N’aurait-il pas été préférable que les rênes d’un pouvoir réel soient tenus par une Autorité palestinienne forte et moins usée ? ”
Il vaut mieux analyser le réel que tirer des plans sur la comète disparue.

Elle est bien meilleure quand elle affirme: “La culpabilité de l’Occident, meilleure alliée d’Israël”.

Et quand elle dénonce le procès en “antisémitisme” fait à ceux qui osent critiquer la politique israélienne et même l’existence et la structure de cet État.

Ses analyses ["L'urgence n'est pas seulement de protéger Israël. L'urgence est depuis longtemps de créer un État palestinien."] paraissent dépassées par le rouleau compresseur de la colonisation de l’épuration ethnique et de l’extension territoriale continue de l’État d’Israël qui réduit à néant la possibilité d’un État palestinien viable, continu et indépendant. Leila Shahid plus réaliste après des années d’effort dans la direction palestinienne s’est rendue finalement compte de l’échec de la stratégie palestinienne ces jours-ci et l’a publié.

Quant aux USA et à l’Union européenne, comment croire, après tant d’années de complicité, qu’ils vont changer de politique?