Jugement en délibéré pour Tarek el Yayaoui au TA de Strasbourg

Pas moins de 12 affaires d’”étrangers” que les préfets d’Alsace veulent expulser, ce matin au tableau des audiences avenue de la Paix.

C’est plus de l’abatage que de la justice au pays du “changement, c’est maintenant”…

Ceux qui prétendent que ça ne change pas, sous Hollande, se trompent: le gouvernement écolo-socialiste en fait plus que le précédent dans ce domaine comme pour tout. Dernier exemple tout frais: le point d’indice des fonctionnaires gravé dans le marbre en 2014 comme en 2013.

Et ils vont s’étonner que le peuple vote pour un parti facho, à défaut de choisir un vote unitaire à gauche de la gauche!
Comme dit Mélenchon, le pourvoyeur de voix pour le FN siège à l’Élysée.

Me Armand Tenesso plaidait pour Tarek el Yayaoui.

La Feuille de chou, le seul média présent, semble-t-il, et le seul quotidien de gauche en Alsace, l’a interviewé à la sortie du Tribunal administratif. Le jugement est mis en délibéré à 15 jours.

Interview F2C de l’avocat: Me Tenesso Tarek el Yayaoui

Archives
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 Eric Elkouby a inauguré le 6ème Festival du film israélien à Strasbourg

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Eric Elkouby dans le texte!

Dimanche 16 juin 2013
Discours de Monsieur Eric ELKOUBY
Adjoint au Maire de Strasbourg
Conseiller Général du Bas-Rhin

Chers amis,
En ouvrant ce soir, au nom de la municipalité, le 6ème festival du film israélien « Shalom Europa », je veux partager avec vous l’espoir d’un monde meilleur, plus juste, un monde de liberté ! La liberté est intimement liée à la culture et c’est pourquoi votre festival requiert, à mon sens, une double signification :
- celle de montrer et de faire vivre ce souffle de Paix,
- celle d’inscrire la culture israélienne dans notre ville multiculturelle, internationale de par sa vocation.
Votre objectif atteint, d’année en année, marque, s’il en était encore besoin, les liens qui unissent notre ville à la Paix et au dialogue entre les peuples.
Par les fictions proposées, c’est une façon de découvrir autrement Israël, pays trop souvent décrié et injustement stigmatisé.
Je veux me réjouir ainsi de l’enthousiasme continuellement réitéré des organisateurs, Armand Parienté et son équipe, font désormais concurrence au festival de Cannes imposant le festival du film israélien dans le calendrier culturel de notre cité. Qu’ils en soient remerciés.
Chers amis, Aimé Césaire (citer cet anticolonialiste ici, faut le faire!) ne s’y était pas trompé, « l’homme de culture doit être un inventeur d’âme » répondant à Malraux qui pensait que « la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert ».
Par ce festival, vous invitez à la connaissance de l’autre, (le Palestinien?) au partage, à l’échange, à la respectabilité, ça ne s’hérite pas, ça se conquiert ! Merci de le faire.
En souhaitant plein succès à ce festival, j’exprime des vœux de Paix et de fraternité au Monde et en particulier pour Israël.
Strasbourg, ville de culture, ville démocratique par essence, s’enorgueillit de vous compter parmi ses rendez-vous annuels !
Merci.
Bon festival.

 Loi d’amnistie des syndicalistes : lettre du PG67 aux députés socialistes du Bas-Rhin

Strasbourg, le 8 mai 2013

Monsieur le Député Armand Jung,
Monsieur le Député Philippe Bies,

Le 16 mai prochain, les députés à l’Assemblée Nationale auront à se prononcer sur le projet de loi d’amnistie des syndicalistes. Ce projet a déjà été approuvé par les sénateurs grâce à l’opiniâtreté des élus du Front de Gauche qui l’ont défendu avec conviction.

Le gouvernement, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, A.Vidalies, a d’ores et déjà déclaré qu’il s’opposerait à ce projet de loi. Cette décision est incompréhensible pour les électeurs de gauche que nous sommes et auxquels vous devez d’être majoritaires à l’Assemblée Nationale.

En effet, cette loi d’amnistie n’a pas pour objet de protéger les auteurs de malversations ou de violences faites aux personnes. Il s’agit au contraire de donner un signal politique fort à ces femmes et ces hommes, à leurs représentants syndicaux et au-delà à l’ensemble des salariés et des travailleurs reconnaissant qu’ils ne sont pas des criminels que l’on soumet à l’humiliation de tests ADN.

En votant cette loi, vous montreriez à ceux qui subissent la violence inouïe d’un licenciement, à ceux dont la vie et l’équilibre professionnel et familial patiemment construits volent en éclat et qui y répondent quelquefois dans un moment de colère que, à gauche, humanité et solidarité ne sont pas des mots vains.

Durant le quinquennat de N. Sarkozy, le MEDEF a guidé la politique gouvernementale.

Le gouvernement de J-M Ayrault n’a pas eu pour l’instant en matière économique et sociale le sursaut attendu pour répondre aux attentes des Français qui vous ont élu. Ce n’est pas au MEDEF qu’un gouvernement de gauche doit donner sans cesse et sans limites des gages, c’est aux Français qui lui ont donné une majorité et qui assistent incrédules au reniement des promesses de F. Hollande qu’il doit s’adresser.

Le 16 mai, vous aurez à décider en pleine conscience politique du sort de ces syndicalistes qui attendent un geste de votre part.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de notre considération distinguée.

Josiane Nervi-Gasparini et Jean-Claude Val,
co-secrétaires du Parti du Gauche du Bas-Rhin

 L’abandon à la mort de 76 000 fous par le régime de Vichy

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L’ABANDON À LA MORT… DE 76000 FOUS PAR LE RÉGIME DE VICHY
Suivi de Un hôpital psychiatrique sous Vichy (1940-1945)
Armand Ajzenberg, André Castelli

Toutes les avancées démocratiques
… demandent à être soutenues sans relâche
tant elles sont fragiles

Dans un livre dédié à Lucien Bonnafé qui avait œuvré longuement pour que cet abandon n’en soit pas un, Armand Ajzenberg remet dans nos mémoires un drame d’autant plus douloureux qu’il reste encore très ignoré ou bien quelque peu déformé.

Il y a 60 ans, aux heures sombres de la France, débutait un drame que l’Histoire a voulu oublier. La mort de dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui étaient enfermés dans les hôpitaux psychiatriques. Des fous qui n’ont eu que très peu de « portes paroles ».

http://www.serpsy.org/des_livres/livres_2013/ajzenberg.html

 Novembre 1918 en Alsace-Moselle: les Conseils de soldats et d’ouvriers

Novembre 1918 Alsace-Moselle Armand Peter

Novembre 1918 Alsace-Moselle Conseils de soldats et d’ouvriers J C Richez 1

Novembre 1918 Alsace-Moselle Conseils de soldats et d’ouvriers J C Richez 2

Novembre 1918 Alsace-Moselle Conseils de soldats et d’ouvriers J C Richez 3

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 A gerber: les amis de Bachar El Assad


Danger!

Ces associations et individus soutiennent Bachar El Assad…

Où l’on apprend que la Syrie est victime d’une agression étrangère et que Bachar Al Assad est tout sauf un dictateur

L’appel est signé par de très brillants intellectuels. A commencer par Thierry Meyssan (qu’on ne présente plus tant ses travaux font autorité sur le net), Bahar Kimyongür (un proche de Michel Collon, l’inventeur belge des « média-mensonges »), Ginette Hess Skandrani (une proche de Dieudonné et de l’ex-gudard Chatillon) et Annie Lacroix-Riz (la plus stalinienne des historiennes françaises encore en activité).

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 Vladimir-Claude Fišera/Claude Vancour: ANDRE, PUISQU’IL LE FAUT

ANDRE
in memoriam André Weckmann

« Il fait froid maintenant que tu n’es plus. »
(René Guy Cadou)

André,
tu ne nous laisseras pas
-net wohr?-
repartir tranquillement,
après un signe de croix-simulacre,
te tourner le dos sous prétexte
que tu ne bouges plus,
moi qui t’ai vu sans t’avoir vu
cette dernière fois, il est bon
qu’on ne m’ait pas requis à Stewere,
revu descendre à la maison
du garde-barrière devant
le bistrot toujours fermé par définition
et ce train de Strasbourg-Neudorf
quand reviendra-t-il, on aura
sifflé suffisamment le rectorat et tous
ses affidés, c’était trop, disaient-ils,
d’occuper le bâtiment du lycée, c’était
aussi le refuge des derniers Apaches alsaciens, sachez
qu’André était noir-blanc-bis et qu’il disait
l’amour en alsacien.

Claude Vancour, août 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vladimir Claude Fišera/Claude Vancour: ANDRE, PUISQU’IL LE FAUT

Dès mon arrivée à Strossburi en 1984-85 et ma rencontre avec le mouvement culturel alsacien (inconnu au bataillon à la Fac où j’enseignais, pourtant tout à côté) à savoir avec Armand Peter, Michel Gruner puis surtout Emma Guntz qui me pilota avec Armand vers André (d’emblée le prénom, il ne s’est jamais annoncé autrement), j’ai découvert celui qui personnifiait tout ce courant, en était la référence centrale incontestable, incontestée, aimée fermement, pudiquement aussi, hors concours dans cette fraternité. A se lever, non sans humour facétieux, quand il téléphonait à la mairie, à Schillik; Armand le lui disait en soulevant le combiné et les deux et nous tous partions d’un gigantesque éclat de rire, claquant des talons à la Schweik.

Bien sûr, tout de suite, rencontre de ses livres, sur la Russie de la guerre surtout et de ses poèmes en trois langues, dont je comprenais que ceux en alsacien étaient les plus précieux, dont je saisissais la musique impeccable avant le sens. Et puis la version française sans un gramme de gras, ce condensé de lyrisme, moderne, tant, cet Apollinaire, Breton, Cadou venu de Stewere pour reprendre, aller plus loin avec le même flambeau. C’est lui, de par son incroyable modestie, qui me consulta lors d’une réédition de son Fastoff à propos de la translittération , de la traduction de quelques mots, quelques noms russes, polonais ou ukrainiens. Comme plus tard, tout aussi invraisemblablement, c’est lui, A. ( en ce moment, j’évite de trop prononcer son nom, son prénom quand je dois désormais en parler au passé, ce sera dur de s’y faire, horripilant) qui me consulte à nouveau lors de la préparation de ses œuvres complètes en ce qui concerne ses textes poétiques en anglais américain composés juste après la guerre quand il était employé dans une base américaine en RFA. Il fut alors bouleversé par sa rencontre avec les soldats afro-américains, solidaire de leur condition difficile (conquis par leur blues et leur jazz), frappé par le manque de reconnaissance de leur de leur dignité de la part de nos frères de peau blancs. Il avait, comme pour l’Ukraine, tout se suite co-éprouvé la souffrance et ressentit la la valeur de ses frères humains et, dans le cas des Américains, jusqu’à pouvoir presque immédiatement s’exprimer dans leur langue, en poésie.

Et puis, vint un quart de siècle de la Biennale Mitteleuropa, sous sa houlette, parfois -dans nos anthologies- avec la bénédiction d’André sous forme de préface, toujours présent aux ouvertures et vernissages. En tout cas, il nous avait reconnus comme on le fait d’enfants trouvés, retrouvés, découverts, adoptés définitivement. Une fraternité évidente sans trop de paroles sauf l’effusion des saluts d’accueil et des au revoir avec force embrassades et accolades cordiales. Rencontres aussi dans les winstubs discrètes, avec une disponibilité constante lors du passage de confrères de l’autre bout de la Mitteleuropa, avec ce sourire des yeux et le miroir de l’âme qu’est son visage accueillant, confiant, lui, naturellement internationaliste parce que tranquillement sûr dans l’arpentage par ses grandes enjambées du territoire ouvert de notre Europe sans rivage. Enfin, sa joie qui me toucha tout particulièrement quand Prague, après 89 se trouva à nouveau si proche: plus de mur entre nous mais une haiae de fleurs qu’on a entretenue amoureusement ensemble.

V.Cl.F/Cl.V.

La Feuille de chou remercie vivement Vladimir Fišera/Claude Vancour pour le poème et l’hommage envoyés début août, dès l’annonce du décès de André Weckmann, mais reçu, seulement, du fait d’un adressage caduc, fin août.

Claude Vancour Vladimir Fisera