« Souvenir des Déportés », le dimanche 28 avril prochain, à 10h00, devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil de Strasbourg.

Anatomie normale et pathologique

Cercle Menachem Taffel.

Strasbourg, le 22 avril 2013.

Nous nous réunirons pour la 14ème fois, le jour du « Souvenir des Déportés »,

le dimanche 28 avril prochain, à 10h00,

devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil.

Nous convierons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, cambodgienne, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.

Nous nommerons pour la 7 ème fois le nom de 4 Sintis (tsiganes d’origine allemande) victimes des essais sur le phosgène réalisées par le Professeur BICKENBACH entre juin à août 44.dans la chambre à gaz du Struthof

Il s’agit de :

Zirko RESTOCK , né le 28 05 1907 et mort le 16 06 1944 (37 ans)

Andréas HODOSY ( 12 02 11- 16 06 44 (33 ans)

Adalbert ECKSTEIN ( 02 02 24- 18 06 44 (20 ans)

Josef REINHARDT ( 24 08 13- 09 08 44, 15 jours avant son 31 ème anniversaire).

La thèse récente de médecine (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous révèle le nom d’une partie des 189 Roms « sélectionnés » à Auschwitz pour servir de cobayes aux expériences sur le typhus du professeur HAAGEN, au Block 5 du Struthof , dont 29 périrent.

Parmi eux on retrouve

Ferdinand SARKOSI (24 02 1904- 12 11 1943)

Franz SARKOSI (13 07 1892-23 11 1943)

La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005.

Le Quai MENACHEM TAFFEL a été inauguré officiellement le 12 mai 2011 par le Maire de Strasbourg.

Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l’Homme.

Nous avons le soutien de Mme Frédérique NEAU-DUFOUR ,directrice du CERD.

Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l’enseignement du contenu et de l’essence du procès de Nuremberg, dans les facultés de sciences et de médecine.

Il est de notre devoir de continuer à rappeler aux générations actuelles de soignants, le passé d’un des plus prestigieux médecins français du 20 ème siècle : René LERICHE dont le nom orne plusieurs sites des Hospices Civils.

Mais le grand praticien a aussi été le premier président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Médecins à sa création par Vichy, en 1940, et a occupé ces fonctions jusqu’en décembre 1942.

Il s’en est justifié en affirmant que le conseil de l’Ordre, à l’instar du gouvernement de Vichy, avait servi de bouclier face à l’occupant nazi.

Rappelons que l’Ordre a été institué par la loi du 16 août 1940 et que c’est à partir de l’automne 1940 que le gouvernement de Vichy lança une offensive d’ordre législatif contre les juifs résidant en France.

Rappelons que l’opération policière réalisée contre les juifs de Paris ” Vent printanier “, plus connue sous le nom de ” Rafle du Vél’d'Hiv’”, eut lieu les 16 et 17 juillet 1942.

Rappelons que la Solution Finale date du début 1942.

Le Conseil de l’Ordre a participé au recensement des médecins juifs, à leur exclusion ; il a adopté une politique de répression vis-à-vis d’eux et il a participé à la spoliation de leur cabinet.

Cette page sombre de l’histoire récente doit être transmise aux étudiants en médecine. Le silence actuel des enseignants dans toute la France ne peut être interprété que comme l’illustration de « l‘archaïsme », à leurs yeux, de Vichy et de ses lois anti-juives.

Ils continuent à entretenir l’idée que Vichy a été un accident, et que la médecine ne peut servir que le bien qu’elle incarne forcément.

Ils font « du révisionnisme par défaut ».

Nous estimons, en effet, que la matrice idéologique qui a présidé à la montée du nazisme en Allemagne et qui a présidé à l’installation du régime de Vichy a toujours été à l’œuvre malgré Nuremberg.

Et qu’elle a participé à structurer notre manière de compartimenter la société et de hiérarchiser la valeur de la vie humaine jusqu’à aujourd’hui.

En dehors des 23 médecins allemands ayant adhéré au nazisme et jugés à Nuremberg (6 seront pendus), tous les autres seront recyclés et continueront à exercer et à enseigner …comme des nazis jusqu’au milieu des années 70 !

Il en est de même de nos élites ayant adhéré à Vichy.

Dr Georges Yoram Federmann

0388251230 / 0614704242

 Une des dernières parmi les survivants du ghetto de Varsovie appelle à la rébellion contre l’occupation israélienne.

mur varsovie

Traduit par Serge Quadruppani du blog de Richard Silverstein (qui l’a lui-même traduit de l’hébreu) le discours qu’à l’occasion de la journée de la Shoah, l’une des dernières survivantes du ghetto de Varsovie, Chavka Fulman-Raban, a tenu à la Maison des combattants du ghetto.

http://quadruppani.blogspot.fr/2013/04/une-des-dernieres-parmi-les-survivants.html

http://www.richardsilverstein.com/2013/04/09/last-of-warsaw-ghetto-survivors-calls-for-rebellion-against-israeli-occupation/

“Il y a une unité dans cette commémoration – 70 ans après la révolte du ghetto de Varsovie. Nous approchons de la fin de la génération de la Shoah et des derniers combattants du ghetto. La plupart d’entre vous qui êtes devant moi, représentez la génération de la continuité: les deuxième, trois et quatrième générations. J’ai des pensées et des émotions mélangées sur le passé, le présent, l’avenir.
Je vais vous raconter une expérience de l’époque. Au printemps 1942, j’étais messagère pour une opération secrète. Il m’arriva d’aller voir mes amis du mouvement de jeunesse Dror Bachrubishov, en Pologne orientale occupée, très près des nazis.

Je me trouvais dans la petite gare et de la fenêtre, je pouvais voir, dans un champ près des voies ferrées, une immense multitude, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils étaient surveillés par des Allemands (running wild on horseback: galopant follement sur leurs chevaux: je soupçonne une erreur de traduction depuis l’hébreu – mais peut-être pas, avis aux hébraïsants ndt) A quelques mètres de moi, par la fenêtre, je voyais quatre garçons en train de creuser un trou. Les soldats les abattirent et ils y tombèrent. Le lendemain matin, les champs étaient vides. Le soir, les trains avaient poursuivi leur route: vers les camps, vers la mort.

Ce fut dans ces moments que je compris et que j’eus peur: c’est le début de la fin. C’est la Shoah. Avec cette terrible vérité, je retournai dans le ghetto de Varsovie, auprès de ma famille qui y était restée, auprès de mes camarades.

A ce moment, la nécessité de la révolte du ghetto nous apparut clairement. Nous continuions les activités et les séminaires d’éducation, les journaux et les écoles clandestins. Il était important de renforcer la jeunesse triste, agonisante, du ghetto.
Mais à ce point, il devint important par-dessus tout de trouver des sources d’approvisionnement en armes. La déportation de 3000 000 juifs de Varsovie à Treblinka à l’été 1942 renforça notre détermination pour la dernière bataille – le soulèvement armé.

Le 19 avril 1943, il y a 70 ans, le premier soulèvement en Europe occupé éclata – le soulèvement juif. Je n’y ai pas participé. Comme messagère, j’avais été arrêtée durant des opérations de résistance à Khakvo et emmenée à Auschwitz de nombreux mois auparavant.
Tous mes plus proches et bien-aimés camarades combattirent du haut des toits, dans les flammes, depuis les bunkers. La plupart périrent. Je souffre de ne plus pouvoir me rappeler tous leurs noms. Nous n’en retenons que quelques-uns. Mais dans mon cœur, je ne me suis pas séparée d’eux, les oubliés.

Laissez dans vos cœurs et vos mémoires une place pour eux, jeunes générations. Pour les beaux et fiers et si jeunes, combattants tombés dans la dernière bataille. Je souhaite aux milliers de personnes devant moi, des vies enrichies d’amour, de beauté, de rires, et de sens.

Continuez le soulèvement. Un soulèvement différent, d’ici et maintenant, contre le mal, contre le mal qui afflige notre pays unique et bien-aimé. Soulevez-vous contre le racisme et la violence et la haine de ceux qui sont différents. Contre l’inégalité, les disparités économiques, l’avidité et la corruption.

Soulevez-vous contre l’Occupation. Non – il nous est interdit de dominer un autre peuple, de l’opprimer. Le plus important est d’accomplir la paix et de mettre fin à l’effusion de sang. Ma génération a rêvé de paix. Je voudrais tant y arriver. Vous avez le pouvoir d’y contribuer. Tous mes espoirs sont en vous. Si seulement vous pouviez.”

israelwall  http://www.streetpress.com/sujet/150-un-mur-entre-l-egypte-et-israel-pour-limiter-l-immigration

 Cercle Menahem Taffel 1er décembre à Strasbourg

Nous nous réunirons le samedi 1er décembre 2012 à 16H devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil avec nos bougies.

En mémoire de la découverte, le 1 er décembre 1944, par le Commandant Raphel, du Service Cinématographique de l’Armée, des restes des 86 victimes juives (17 sujets entiers et 166 segments de corps) des expérimentations sur l’homme de la chambre à gaz du Struthof en août 43.

Nous inviterons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, bosniaque, cambodgienne, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les Nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.

Nous nommerons les 4 Sintis (tsiganes d’origine allemande) victimes des essais sur le phosgène réalisés par le Professeur Otto BICKENBACH entre juin à août 1944 dans la chambre à gaz du Struthof.

Il s’agit de :
- Zirko REBSTOCK, né le 28/05/1907 et mort le 16/06/1944 (37 ans)
- Andréas HODOSY, né le 12/02/11 et mort le 16/06/44 (33 ans)
- Adalbert ECKSTEIN, né le 02/02/24 et mort le 18/06/44 (20 ans)
- Josef REINHARDT, né le 27/08/13 et mort le 09/08/44 (30 ans).

La thèse de médecine récente (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous donne pour la première fois le nom des 189 Roms sélectionnés à Auschwitz et Birkenau pour servir de sujets d’expérience dans les expérimentations sur le typhus qui eurent lieu au Block 5 du Camp du Struthof, sous la direction du professeur Eugen HAAGEN. Au moins, 36 d’entre eux décédèrent (du fait du transport, de l’internement, de maladies ou des expériences dans la chambre à gaz). Parmi eux on retrouve notamment:

- Ferdinand SARKÖSI, né le 24/02/1904 et mort le 12/11/1943 (au cours du transport Auschwitz-Natzweiler) – Franz SARKÖSI, né le 30/07/1892 et mort le 23/11/1943.

La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005.

Le Quai Menachem TAFFEL a été inauguré officiellement le 12 mai 2011 par le Maire de Strasbourg.

Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes roms des expérimentations nazies sur l’ Homme.

Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l’enseignement du contenu et de l’essence du procès de Nuremberg, dans les facultés de sciences et de médecine.

Il passe aussi par le rappel de l’adhésion à Vichy du professeur René Leriche.

Le 1er décembre 2012 , plus que jamais, nous associerons dans notre souvenir et notre devoir de connaissance ,les victimes juives et roms des bourreaux nazis et rappellerons la détresse dans laquelle les Roms se retrouvent aujourd’hui encore en Europe et à Strasbourg même.

N’oubliez pas vos bougies et allumettes ou briquet pour les allumer

 1er décembre 2012 Mémoire des génocides à Strasbourg 16h Institut d’Anatomie

Georges Yoram Federmann communique:

RDV le 1 er décembre à 16H devant l’Institut d’ Anatomie des Hospices Civils pour rappeler la mémoire des victimes juives et sintis (dont 2 SARKOZI) des expérimentions nazies sur l’ Homme de 43 et 44 et pour demander qu’une plaque soit apposée au Struthof.

Nous convierons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, cambodgienne, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.

Nous nommerons le nom de 4 Sintis (tsiganes d’origine allemande) victimes des essais sur le phosgène réalisées par le Professeur BICKENBACH entre juin à août 44.dans la chambre à gaz du Struthof

Il s’agit de :

Zirko RESTOCK , né le 28 05 1907 et mort le 16 06 1944 (37 ans)
Andréas HODOSY ( 12 02 11- 16 06 44 (33 ans)
Adalbert ECKSTEIN ( 02 02 24- 18 06 44 (20 ans)
Josef REINHARDT ( 24 08 13- 09 08 44, 15 jours avant son 31 ème anniversaire).

La thèse récente de médecine (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous révèle le nom d’une partie des 189 Roms « sélectionnés » à Auschwitz pour servir de cobayes aux expériences sur le typhus du professeur HAAGEN, au Block 5 du Struthof , dont 29 périrent.

Parmi eux on retrouve

Ferdinand SARKOSI (24 02 1904- 12 11 1943)
Franz SARKOSI (13 07 1892-23 11 1943)

La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005.

Le Quai MENACHEM TAFFEL a été inauguré officiellement le 12 mai par le Maire de Strasbourg.

Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l’Homme.

 Du stalinisme au négationnisme: exit Roger Garaudy

A propos de Roger Garaudy
samedi 23 juin 2012 par Alain Gresh

C’est avec un peu de retard que je réagis. Je suis actuellement au Caire et mobilisé par d’autres problèmes plus importants. Pourtant, la mort de Roger Garaudy suscite plus de commentaires dans le monde arabe qu’ailleurs, nombre de personnes voyant d’abord en lui un intellectuel qui soutenait la lutte du peuple palestinien et qui avait été condamné pour cela.

Dans une première esquisse du livre Israël-Palestine, vérités sur un conflit, je revenais sur le cas de cet homme. J’ai retrouvé cette « lettre à ma fille » concernant le négationnisme et Garaudy.

Le 21 juin 2012

Pourquoi, malgré toutes les preuves, des gens continuent-ils de douter de l’existence du génocide ? Les « négationnistes » ne sont pas le seul groupe dont les théories résistent à la réalité. Des millions d’Américains croient que le monde et leur gouvernement est infiltré par les extra-terrestres. Depuis une dizaine d’années, certains, dont des scientifiques confirmés, prétendent que le HIV n’est pas à l’origine du sida. Mais les thèses de Robert Faurisson et de ses adeptes s’alimentent de l’antisémitisme traditionnel et, plus récemment, s’ancrent dans la critique radicale de l’Etat d’Israël. Le raisonnement est le suivant : Israël utilise le génocide pour asseoir sa légitimité, donc il faut nier le génocide pour lui ôter sa légitimité. Ces thèses ont connu une nouvelle jeunesse en France et dans le monde arabe avec Roger Garaudy.

Ce nom ne te dit sans doute rien. C’est un vieux monsieur, dont l’itinéraire est pour le moins surprenant : communiste et stalinien dans les années 1950 et 1960, « rénovateur communiste » dans les années 1970, il se convertit d’abord au christianisme puis à l’islam. Des convictions fortes donc, mais peu durables. En 1996, il publie un ouvrage intitulé Les mythes fondateurs de la politique israélienne. En vertu de la loi Gayssot, il est condamné par les tribunaux français pour « contestation de crime contre l’humanité ». De nombreux intellectuels arabes, des Français musulmans, ont vu dans ce jugement un procès en sorcellerie, une preuve de l’influence sioniste en France.

Contrairement à la plupart des membres de la secte des négationnistes, Roger Garaudy se démarque de l’antisémitisme traditionnel. Il dénonce, par exemple, comme un faux, Le Protocole des sages de Sion – et il salue la mémoire des « martyrs du soulèvement du ghetto de Varsovie ». Mais il est mû par une hostilité viscérale à l’Etat d’Israël, hostilité qui l’aveugle et lui vaut ses sympathies dans le monde arabe. Faut-il célébrer Jean-Marie Le Pen parce qu’il dénonce le blocus contre l’Irak, alors qu’il poursuit ses diatribes anti-arabes ?

« Les mythes du XXe siècle », tel est le l’intitulé du troisième chapitre de son livre. L’auteur, qui fut un antifasciste, a-t-il désappris que ce fut le titre d’un classique de l’idéologue nazi Alfred Rosenberg ? « Y a-t-il eu, au cours de la guerre, un “génocide” des juifs ? », s’interroge l’auteur. Non, répond-il ; il ne « s’agit pas de l’anéantissement de tout un peuple » puisque le judaïsme « a connu un essor considérable dans le monde depuis 1945 ». Donc il n’y a pas eu de génocide des Arméniens puisque des Arméniens ont survécu, ni de génocide des Tutsis, ou des Khmers… Avec un tel raisonnement, on pourrait aussi dire que les Palestiniens n’ont pas été expulsés en 1948, puisque certains ont pu demeurer dans leurs foyers…

Hitler était bien sûr hostile aux juifs, continue Roger Garaudy, mais il ne voulait pas les exterminer. La « solution finale » se résume à une déportation vers l’Est, qui s’opéra dans de terribles conditions : marches forcées, famines, privations, épidémies, etc. Il n’y eut donc jamais de machine d’extermination. Et il entame une macabre comptabilité, pour expliquer que les chiffres avancés des victimes ont varié au cours des années. Il est vrai que l’évaluation du nombre de tués à Auschwitz a oscillé : de 4 millions au lendemain de la guerre à 1 million aujourd’hui. Est-ce étonnant ? Connaissait-on vraiment le nombre de morts durant la guerre d’Algérie en 1962 ? On débat encore du nombre de victimes de plusieurs conflits. Mais, dans le cas du génocide des juifs, nous sommes à peu près fixés sur le nombre de morts, près de 6 millions – la moitié dans les chambres à gaz, un million par balle (notamment sur le front de l’Est), les autres ayant péri dans les ghettos et du fait des mauvais traitements, de la sous-alimentation, etc. C’est le résultat d’innombrables travaux dont Roger Garaudy ignore tout.

Son texte se borne à un collage de citations détachées de leur contexte, procédé dont il use enfin pour « démontrer » que les chambres à gaz n’ont jamais existé. Ainsi, au sens propre, Roger Garaudy est un négationniste que rien ne sépare de Robert Faurisson et de tous ses acolytes antisémites. En le condamnant, les autorités françaises en ont fait, aux yeux de certains, une victime. Mais il est regrettable que des intellectuels européens ou arabes aient pu défendre son « droit à l’expression », sans condamner les thèses dont il se fait le propagandiste.

Une critique de la politique israélienne ou même du sionisme n’équivaut pas toutefois à de l’antisémitisme, à du « négationnisme ». Il faut rejeter tout chantage, comme celui qu’exerce Patrick Gaubert, le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), dans une tribune du Figaro du 7 juin 2001. Il dénonce la montée des actes antisémites en France et la maladie à l’origine de ces « dangereuses métastases » : « On connaît le mal. L’antisionisme, vaste et fumeuse entreprise intellectuelle et politique – quand elle n’est pas raciste – vise à ne pas reconnaître le droit du peuple juif à retourner sur la terre de ses ancêtres ou, plus concrètement, le droit d’Israël à exister. »

Blog Nouvelles d’Orient

Alain Gresh

 Cercle Menachem Taffel

Nous nous réunirons le jeudi 1er décembre 2011 à 17H30 devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil avec nos bougies.

En mémoire de la découverte, le 1 er décembre 1944, par le Commandant Raphel, du Service Cinématographique de l’Armée, des restes des 86 victimes juives (17 sujets entiers et 166 segments de corps) des expérimentations sur l’homme de la chambre à gaz du Struthof en août 43.

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 Inauguration du quai Menachem Taffel ce jeudi à 16h

lu dans les DNA

Histoire / En souvenir des victimes du nazisme

Eugen Haagen, médecin et scientifique nazi

[f2c: n'est-ce pas quelque peu maladroit de mettre en titre, juste sous la mention des victimes, le nom de ce criminel nazi?]

Aujourd’hui à 16 h, le sénateur-maire de Strasbourg dévoilera la plaque modifiant le nom du quai Pasteur longeant l’hôpital, désormais dédié à Menachem (et non Menachen) Taffel, né en Pologne en 1900 et mort au camp de Natzweiler-Struthof en 1943, une des victimes des expérimentations médicales nazies.  (Photo DNA – Laurent Réa) 

Aujourd’hui à 16 h, le sénateur-maire de Strasbourg dévoilera la plaque modifiant le nom du quai Pasteur longeant l’hôpital, désormais dédié à Menachem (et non Menachen) Taffel, né en Pologne en 1900 et mort au camp de Natzweiler-Struthof en 1943, une des victimes des expérimentations médicales nazies. (Photo DNA – Laurent Réa)

Un travail original et de qualité

Dimanche 8 mai, les noms de quatre Sintis, tsiganes d’origine allemande, victimes des essais sur le phosgène réalisés par un autre scientifique, le D r Otto Bickenbach, ont été lus pour la première fois à Strasbourg, lors d’une cérémonie commémorative devant l’Institut d’anatomie normale de l’hôpital civil.

Aujourd’hui, Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, inaugurera le quai Menachem Taffel (anciennement quai Fustel-de-Coulanges) du nom d’une des victimes juives des expérimentations médicales menées par des médecins nazis dans le cadre de l’annexion de l’Alsace durant la Seconde Guerre mondiale.

Les recherches dans le domaine historique des expérimentations médicales sont récentes. La thèse de Raphaël Toledano a été saluée en décembre par le P r Christian Bonah : un travail « original et de qualité sur des archives à transmettre aux générations futures » pour celui qui fut le directeur de cette thèse et qui est médecin, historien, vice-président du département d’histoire et de philosophie des sciences de la vie à la faculté de médecine de Strasbourg.

Le D r Paul Julian Weindling, professeur d’histoire de la médecine à l’université d’Oxford, rend aussi hommage au lauréat grâce à qui « les noms des victimes sont à nouveau précisés ».

«Poursuivi du chef d’empoisonnement après guerre»

L’identité de celles-ci, soumises à des expériences de vaccin sur la fièvre jaune ou le typhus après avoir été acheminées du camp d’Auschwitz à la gare de Rothau ou internées au camp de sécurité de Schirmeck, occupe 53 pages de la thèse. Des noms et des prénoms d’hommes et de femmes, classés souvent « tzigane allemand », bûcheron, musicien ou ouvrier de profession, certains ayant survécu aux essais, d’autres y ayant laissé leur vie : « Haagen ne faisait pas de la pseudo-science. Mais ces expériences étaient menées sur des personnes non consentant es. Il a d’ailleurs été poursuivi du chef d’empoisonnement après guerre… »

Mais Eugen Haagen usa de divers arguments au procès de Nuremberg puis à ceux de Metz et de Lyon: il soutint ainsi que les ponctions hépatiques faites au camp de Natzweiler-Struthof ne furent pas menées de sa main mais de celles de médecins déportés. Il parla de « vaccinations prophylactiques » et profita de l’absence de lois interdisant les expérimentations médicales sans consentement. Dans les années 1950, Haagen offrit ses services à l’URSS avant de décéder à Berlin en 1972.

Une idéologie qui faisait des hommes des matériaux

Médecin et psychanalyste, le P r Jean-Christophe Weber relève que « c e qui est fascinant chez Haagen, ce n’est pas tant son éloignement que sa proximité avec nous, son ambition personnelle et sa curiosité scientifique », insérées « dans un contexte de guerre et une idéologie qui faisait des hommes des matériaux ».

Le P r Bernard Goichot, représentant le doyen de la faculté de médecine, qualifie la thèse « d’exceptionnelle car aussi sinistre son sujet soit-il, il appartient à l’Histoire ». Haagen était « un chercheur prolifique, bourré d’ambitions, qui face à une concurrence entre scientifiques avait un sentiment d’impunité ».

Force est de reconnaître que « ce type de comportement peut survenir en dehors de toute idéologie et c’est le plus alarmant ».

Raphaël Toledano envisage de publier sa thèse, disponible à la faculté de médecine et à la bibliothèque nationale universitaire. Une érudition qui est un acte de résistance contre l’oubli de ces pratiques déshonorant la médecine,

M. B-G

 Inauguration à Strasbourg du quai Menachem Taffel le 12 mai à 16h

Cercle Menachem Taffel Inauguration du Quai Taffel 12 mai 11

Cercle Menachem TAFFEL.

 

Strasbourg, le 4 mai 2011.

 

Le Cercle Menachem TAFFEL s’est officiellement constitué en 97 sur une idée de Jacques MOREL et de Bruno ESCOUBES datant de 1992 !

 

Nous célébrons le jour du « Souvenir des Déportés »devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil depuis 1999.

 

Nous invitons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, bosniaque, cambodgienne, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les Nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.

 

Nous nommons grâce aux travaux de François BAYLE puis à la thèse du Dr WECHSLER le nom des 4 Sintis (tsiganes d’origine allemande ou autrichienne) victimes des essais sur le phosgène réalisés par le Professeur Otto BICKENBACH entre juin à août 1944 dans la chambre à gaz du Struthof. Il s’agit de :

- Zirko REBSTOCK, né le 28/05/1907 et mort le 16/06/1944 (37 ans)

- Andréas HODOSY, né le 12/02/11 et mort le 16/06/44 (33 ans)

- Adalbert ECKSTEIN, né le 02/02/24 et mort le 18/06/44 (20 ans)

- Josef REINHARDT, né le 27/08/13 et mort le 09/08/44 (30 ans).

 

La thèse de médecine récente (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous donne pour la première fois le nom des 189 Roms sélectionnés à Auschwitz et Birkenau pour servir de sujets d’expérience dans les expérimentations sur le typhus qui eurent lieu au Block 5 du Camp du Struthof, sous la direction du professeur Eugen HAAGEN. Au moins, 36 d’entre eux décédèrent (du fait du transport, de l’internement, de maladies ou des expériences dans la chambre à gaz). Parmi eux on retrouve notamment:

- Ferdinand SARKÖSI, né le 24/02/1904 et mort le 12/11/1943 (au cours du transport Auschwitz-Natzweiler) – Franz SARKÖSI, né le 30/07/1892 et mort le 23/11/1943.

 

La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005.

 

Le Quai Menachem TAFFEL sera inauguré officiellement le 12 mai à 16H par le Maire de Strasbourg

à la hauteur de l’entrée PASTEUR des Hospices Civils de Strasbourg.

 

Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l’Homme.

 

Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l’enseignement du contenu et de l’essence du procès de Nuremberg, dans les facultés de sciences et de médecine.

 

 

Dr Georges Yoram Federmann

 

03.88.25.12.30 / 06.14.70.42.