Une roquette de type “Grad M75″ améliorée tombe sur Israël

Boycott
Gaza: une roquette tombe en Israël pour la 1ère fois depuis trois mois

(AFP) – 26 févr. 2013

JERUSALEM — Une roquette tirée de la bande de Gaza a explosé mardi matin près d’Ashkelon (sud d’Israël), sans faire de blessé, a indiqué la police, soulignant qu’il s’agissait du premier tir depuis l’opération israélienne de novembre dans le territoire palestinien.

“La roquette est tombée tôt dans la matinée près d’Ashkelon et a provoqué quelques dégâts sur une route, sans faire de victime”, a précisé à l’AFP Micky Rosenfeld, porte-parole de la police. “Il s’agit du premier tir de ce genre depuis la fin de l’opération ++ Pilier de Défense++, le 21 novembre”, a-t-il souligné.

Selon la radio publique israélienne, citant des responsables militaires, il s’agit d’une roquette améliorée de type “Grad M75″, utilisée pour la première fois.

Un groupe armé issu du mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, a revendiqué le tir, affirmant qu’il s’agissait de “représailles” à la mort samedi d’un Palestinien détenu par Israël à la suite de “tortures”, selon l’Autorité palestinienne.

“A titre de première riposte à l’assassinat du prisonnier héroïque Arafat Jaradat, nous revendiquons le tir d’une roquette Grad sur Ashkelon mardi à 06H00 (04H00 GMT)”, ont affirmé dans un communiqué les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, qui l’avaient salué comme un de leurs membres et promis de le venger.

Un porte-parole du Hamas, au pouvoir à Gaza, Sami Abou Zouhri, a néanmoins affirmé à l’AFP qu’il n’y avait “pas de confirmation de tir de roquette du côté palestinien”, ajoutant que “l’occupant portait la responsabilité du meurtre d’Arafat Jaradat et de toutes les conséquences qui en découlent”.

Ce décès a déclenché des affrontements en Cisjordanie entre manifestants palestiniens et militaires israéliens qui ont fait des dizaines de blessés palestiniens.

A la suite du tir de roquette, Israël a fermé le terminal de Kerem Shalom, seul point de transit pour les marchandises avec la bande de Gaza, et partiellement celui d’Erez, destiné aux personnes, a indiqué à l’AFP un responsable palestinien en charge de la coordination avec Israël, Maher Abou Al-Ouf.

Le président israélien Shimon Peres a pour sa part affirmé qu’Israël trouverait les moyens “de répliquer de façon adéquat” aux tirs de roquettes. “L’Autorité palestinienne comprend que revenir à la violence constituerait une catastrophe c’est d’ailleurs ce que disent ses dirigeants, nous devons agir ensemble pour ramener le calme”, a déclaré M. Peres à la radio publique.

Le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry s’est pour sa part déclaré dans un communiqué “profondément troublé par la reprise des tirs indiscriminés de roquette à partir de Gaza, qui sont totalement inacceptables”, relevant “l’importance des efforts déployés par l’Egypte pour consolider la trêve conclue en novembre”.

Israël et le Hamas ont conclu par l’intermédiaire de l’Egypte un cessez-le-feu entré en vigueur le 21 novembre.

Les hostilités entre l’armée israélienne et les groupes palestiniens de Gaza, du 14 au 21 novembre, ont coûté la vie à 177 Palestiniens, dont plus d’une centaine de civils, ainsi qu’à six Israéliens, quatre civils et deux militaires, selon les bilans des deux camps.

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 Conférence de presse de Zacharia Zubeidi libéré / Délégation générale de Palestine en France

Zakaria a été libéré sous caution le lundi premier octobre. C’est un grand soulagement, bien que sa situation ne soit toujours pas clarifiée. Une audience est prévue le dimanche 7 octobre et nous en saurons davantage à ce moment-là.

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 Mahmoud Sersek, l’honneur du sport palestinien


 

 

 

 

 

 

 

 

Le foot n’est pas ma tasse de thé, ni aucun sport de compétition, mais ici, il faut défendre ce footballeur palestinien qui risque de mourir de sa grève de la faim.

Pétition michel-platinil-uefa-agir-pour-sauver-la-vie-de-mahmoud-al-sarsak-footballeur-palestinien

Fadwa Nassar
11 juin 2012

Il en est à presque trois mois de grève de la faim pour revendiquer le droit d’être libre, le droit de se déplacer dans sa patrie, le droit d’être un footballeur palestinien. C’est l’histoire de Mahmoud Sersek, Palestinien de la bande de Gaza, faisant partie de l’équipe nationale de football, que l’occupant sioniste a arrêté alors qu’il se dirigeait vers Nablus, pour former les jeunes du camp de réfugiés de Balata à ce sport favori parmi les jeunes et les moins jeunes. Mahmoud Sersek a aussitôt été accusé par l’occupant d’être un « combattant illégal », nom donné aux Palestiniens de Gaza, et condamné à la prison, sans aucune charge contre lui.

 

 

 

 

 

 

 

Mahmoud Sersek a entamé la grève de la faim, suite au mouvement déclenché par le moujahid Khodr Adnan, pour réclamer la fin de la détention administrative, la suppression de la catégorie « combattants illégaux » et sa libération immédiate. En ajoutant une nouvelle catégorie de prisonniers, l’entité coloniale sioniste poursuit sa tentative d’effriter le peuple palestinien, et notamment les prisonniers qu’elle détient : la catégorie des « combattants illégaux » concerne à présent les Palestiniens prisonniers de la bande de Gaza, après la guerre meurtrière lancée par l’occupant contre ce territoire en 2008-2009. Pour les sionistes, tout Palestinien de Gaza arrêté après 2009 est classé dans la catégorie « combattants illégaux ». Mais cette catégorie de prisonniers avait été inaugurée en 2002 par l’occupant pour justifier et légaliser la détention, après 2000, de prisonniers libanais, alors qu’aucune charge n’avait été retenue contre eux.

Mahmoud Sersek n’a pas arrêté sa lutte, lorsque l’accord imprécis entre les autorités carcérales, les services de renseignements sionistes d’une part et le médiateur égyptien et la direction du mouvement des prisonniers d’autre part, a été conclu, au début du mois de mai. Cet accord qui a permis la fin de l’isolement des dirigeants de la résistance palestinienne isolés, certains depuis une dizaine d’années, dans les bas-fonds des prisons sionistes, n’a été que la confirmation de ce qui avait été signé au mois d’octobre dernier, lors de l’accord d’échange appelé « fidélité des êtres libres », que le nouveau pouvoir égyptien avait supervisé. Mais les termes du nouvel accord, signé au mois de mai, est resté très imprécis en ce qui concerne les détenus administratifs, et n’aborde aucunement le sort des « combattants illégaux » dont fait partie Mahmoud Sersek.

 

 

 

 

 

Si les prisonniers Bilal Diab et Thaer Halahla (libéré il y a quelques jours), ainsi que Jaafar Izzidine et Mahmoud Safadi, tous détenus administratifs, ont arrêté leur grève suite à l’intervention du comité directeur des prisonniers, dont le prisonnier administratif et membre de la direction politique du Jihad islamique, Bassam Saadi, il n’en a pas été de même pour Mahmoud Sersek et Akram Rikhawi, qui réclame de son côté sa libération immédiate à cause de son état de santé, alors qu’il a passé 9 ans dans les prisons de l’occupation.

Les prisonniers de la catégorie « détenus administratifs » ont obtenu, suite au mouvement de grève de la faim, qui a suscité un formidable élan populaire de solidarité parmi les Palestiniens, que les prisonniers grévistes soient libérés après la fin de la période de détention en cours, et qu’elle ne soit pas renouvelée, comme le fait d’habitude l’occupant. Tout comme les sionistes avaient promis de revoir tous les dossiers des détenus administratifs avant de renouveler leur détention. En réalité, et dans les faits, l’occupant sioniste n’a pas l’intention d’appliquer les termes de l’accord, sauf si des pressions sont exercées dans ce sens, que ce soit par la mobilisation populaire, en Cisjordanie surtout, ou par la mobilisation internationale, que ce soient les opinions publiques ou les organisations internationales. La preuve en est que le lendemain de la signature de l’accord, plus de dix prisonniers administratifs ont vu leur détention renouvelée, sans étude de leur cas, et même le dirigeant Bassam Saadi, qui avait participé aux négociations avec la direction carcérale, a été la victime de cette fourberie sioniste.

D’ailleurs, la famille de Thaer Halahla a craint que leur fils ne soit pas libéré, et il a fallu que ce dernier soit parmi eux, et dans le foyer familial, pour réaliser que sans la pression populaire, Thaer n’aurait pas été libéré, comme le prévoyait l’accord, car comme l’affirme le père de Thaer, « l’ennemi n’a aucune parole ». C’est d’ailleurs une des leçons retenue par le peuple palestinien, les prisonniers et la résistance palestinienne. A tous les moments et à tous les instants, il faut maintenir la pression, populaire et militaire, pour que l’ennemi sioniste « honore » les accords qu’il signe. Le mouvement du Jihad islamique a d’ailleurs mis en garde l’occupant : si Mahmoud Sersek venait à succomber, les brigades de Saraya al-Quds entreraient en action. D’ailleurs, même concernant les prisonniers isolés, Darrar Abou Sissi, enlevé en Ukraine par le Shin Bet sioniste et accusé d’appartenir au Hamas, est toujours en isolement et ce, malgré l’accord patronné par le nouveau pouvoir égyptien.

Au moment où des prisonniers palestiniens poursuivent la grève de la faim, comme Mahmoud Sersek, qui a été emmené d’urgence à l’hôpital à cause de la détérioration de son état de santé, au moment où des prisonniers réclament leur dignité, comme Lina Jarbouni, qui a réclamé le retour en cellule plutôt que de subir les exactions et pressions à l’hôpital où elle avait été emmenée, pour être soignée d’urgence, au moment où les prisonniers détenus administratifs voient leur détention renouvelée à la chaîne, par mesure de vengeance envers le mouvement des prisonniers dans son ensemble, l’opinion internationale, et notamment arabe, suit passionnément les matchs de foot, oubliant ou négligeant la lutte menée par un champion palestinien, que l’occupant sioniste emprisonne tout simplement parce qu’il est Palestinien de la bande de Gaza. Malgré tout, Mahmoud Sersek, fidèle à la lutte de son peuple et fidèle au sacrifice des martyrs et des prisonniers, obtiendra la victoire. Martyr ou vivant, Mahmoud Sersek représente cette jeunesse palestinienne, fière et digne, qui réclame la liberté de son peuple et de sa patrie. Aux côtés de ses frères de combat, Mahmoud Sersek a réussi à modifier l’image que l’Autorité palestinienne a voulu donner de la jeunesse palestinienne et a réussi à prouver que la jeunesse palestinienne aujourd’hui est à la pointe du combat contre l’occupation.

Lina, Mahmoud, Akram, Bilal, Thaer, Khodr, voici les représentants de la jeunesse palestinienne qui refuse de se plier aux ordres de l’ennemi et qui est prête à tous les sacrifices pour la liberté et la dignité de son peuple.

 30 avril: Cercle de silence à Strasbourg avec le frère Alain Richard

Depuis 4 ans le cercle de silence se rassemble place Kléber à Strasbourg le 30 à 18h chaque mois.

Conférence de presse du 30 avril à 17h15 au Club de la presse-Strasbourg-Europe place kléber

Rencontre avec le Frère Alain Richard, point sur la situation des sans papiers en Alsace, et perspectives par delà les échéances électorales.

 Frère Alain Richard par lui-même

« C’est à Toulon que je suis né en 1924. Mais en 1927, mon Père, qui avait été gazé durant la guerre de 1914-18, meurt de maladie. Ma famille s’installe alors à Avranches, puis en 1936 à Versailles.
En juin 1944, mon frère aîné, officier de Marine et membre de la Résistance, est arrêté, torturé et tué.

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 Un Palestinien gracié par Israël replacé sur la liste des personnes recherchées

 

 

Avi Issacharoff, Haaretz, le 29 décembre 2011, 18h53

 

 

 

Zakaria Zubeidi, l’ex-commandant des Brigades des martyrs d’al-Aqsa de Jénine qui dirige maintenant le Théâtre de la liberté de Jénine, dit qu’il ne savait pas que sa grâce avait été annulée.

 

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 SNCF, RATP: des contrôles au faciès

SNCF=Société Nationale du Contrôle au Faciès?

RATP=Rafle Automatique si t’as pas Tes Papiers?

Hier à Paris, notre reporter a fait l’expérience du dispositif policier renforcé mis en place au sein des transports ferroviaires (RER, gares parisiennes et ligne TGV) pour traquer les étrangers, les Roms et les sans-papiers.

Ligne D du RER de 14h à 16h: par trois fois, irruption dans les rames de brigades de police ferroviaire (4 policiers à chaque fois) sur les 50 km de ligne au Sud de Paris. Cette portion du RER D est particulièrement surveillée car de nombreux camps illégaux de Roms et 2 bidonvilles d’une cinquantaine de baraquements (de
moins de 10 m2) ont trouvé refuge le long de cette ligne.

A noter qu’au même moment, à Saint-Denis, une vingtaine d’associations et de collectifs de soutien aux Roms ont manifesté “symboliquement” à bord d’un tramway entre Saint-Denis et Bobigny, après que la RATP eut affrété fin août un tramway pour transporter des Roms venant d’être évacués d’un campement (AFP)…

Au niveau des stations parisiennes Châtelet-les-Halles et Gare de Lyon, 2 groupes de 3 gendarmes attendent sur les quais les passagers.

gare de Lyon

Gare du Nord, à l’entrée et à la sortie des lignes RER, un curieux comité accueille les voyageurs: 6 à 8 policiers ferroviaires SNCF, 2 contrôleurs SNCF et un policier roumain scrutent et interpellent des personnes visiblement étrangères et basanées!

gare du Nord

gare du nord

Notre audacieux reporter se fait alors interpeller…

Policier SNCF: “C’est nous que vous prenez en photo? Vous savez que c’est interdit de prendre des policiers, des gendarmes et des militaires en photo?”

[NDLR: c'est faux!]

Reporter F2C: “J’ai vu le sigle SNCF sur votre veste, je vous avais pris pour des contrôleurs…”

Policier SNCF: “Non, on collabore, mais nous c’est la police ferroviaire. La prochaine fois que vous verrez des contrôleurs avec une matraque, une arme et une gazeuse, vous saurez qui c’est!”

Reporter F2C: “Une gazeuse?”

Policier SNCF: “Ouais, une lacrymo, quoi! Pour les interpellations difficiles…”

Reporter F2C: “Vous intervenez aussi dans les trains?”

Policier SNCF: “Partout.”

Reporter F2C: “Et vous utilisez quoi pour intervenir dans les trains? la lacrymo?”

Policier SNCF: (pas de réponse)

Cette fois-ci, Gare de l’Est, patrouilles incessantes de gendarmes et policiers ferroviaires SNCF (sans compter les inévitables militaires de l’éternel plan Vigipirate…)

gare Est

Enfin, dans le TGV Paris-Strasbourg, une scène bien étrange…: un jeune homme noir monté à la hâte avoue au contrôleur qu’il n’a pas de billet. Plutôt que de lui dresser une contravention sur place, le contrôleur lui demande de le suivre “dans son bureau”. Situé sur la plate-forme entre deux voitures, ce petit
compartiment appelé “le comptoir” sert habituellement à passer et recevoir ses appels sur téléphone portable à l’abri des regards et hors d’écoute (car coupé du reste de la voiture des voyageurs par des portes coulissantes en verre fumé).
Selon l’occasion et le “client”, le “comptoir” se transforme, à l’évidence, aussi, en poste de contrôle …d’identité!

Après le “crime de bureau”, “le crime de comptoir”…?

La Feuille de Chou a reçu:

bonjour,
je découvre votre blog par l’intermédiaire d’un billet sur les personnels des services des sécurité de la SNCF et RATP (encore que : on ne voit pas beaucoup de personnel du GPSR).

Comme vous le soulignez, la prise de photos est autorisée, par contre leurs diffusions est elle interdite sans l’autorisation du sujet.
Je ne suis pas le sujet en question, mais un de ses coéquipiers.

Ce qui m’amène à la question suivante : est-ce que des détails exacts sur notre activité et notre façon de travailler vous intéresse ?
Je vous en donne des exemples :
– les militaires de la Gendarmerie ne sont là que dans le cadre de vigipirate, et non pour les roumains.
– les agents non armés présents avec nous ne sont pas contrôleurs, il s’agit d’agents d’escale informant et orientant les voyageurs (les contrôleurs ne sont pas habillés exactement de cette façon, et ne travaillent pas armés).
la liste serait longue pour les quelques lignes que vous avez écrit.

Je crois que mon collègue oeuvre de son côté auprès de la CNIL pour signaler le contenu le concernant, sinon je lui conseillerais de le faire bien entendu.

Profitez d’avoir quelqu’un à votre disposition pour avoir des réponses exploitables.

Cordialement.

 Syrie: la militarisation, l’intervention militaire et l’absence de stratégie

Publié par Alencontre le 22 – novembre – 2011

Par Gilbert Achcar

J’ai pu assister à la réunion de l’opposition syrienne qui s’est tenue les 8-9 octobre derniers en Suède, près de la capitale Stockholm. Un certain nombre d’opposants, hommes et femmes actifs en Syrie ou à l’étranger, s’y sont retrouvés avec des membres éminents du Comité de coordination (CC) venus de Syrie pour l’occasion, avec la participation du membre le plus éminent du Conseil national syrien [CNS, l’autre faction de l’opposition syrienne, la plus reconnue internationalement], Burhan Ghalioun, son président.

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 “Nettoyage ethnique” à Jérusalem…

Pendant ce temps…

Un enquêteur de l’ONU parle de

« nettoyage ethnique » à Jérusalem

mardi, mars 22, 2011

 

Le développement de la colonisation juive à Jérusalem-Est et l’expulsion de Palestiniens dans cette partie arabe de la ville est une forme de nettoyage ethnique, a estimé hier un enquêteur des Nations unies, l’universitaire américain Richard Falk.
Il a ajouté que « l’expansion continue de la colonisation à Jérusalem-Est et l’expulsion de Palestiniens qui y résidaient de longue date créent une situation intolérable » dans cette partie de la ville autrefois contrôlée par la Jordanie.
Il s’exprimait à Genève devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui se préparait à se prononcer sur des résolutions condamnant la politique israélienne dans les territoires occupés depuis la guerre de 1967.
Israël a refusé tout contact avec Richard Falk et ne l’a pas autorisé à se rendre sur place, l’accusant d’être mal disposé dès le départ envers l’État juif.
Sur un autre plan, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Dany Ayalon a lancé hier des menaces de mort contre les chefs du Hamas à la suite de tirs de dizaines de roquettes de la bande de Gaza vers le sud d’Israël.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement Hamas au pouvoir à Gaza, se sont dit prêtes, pour leur part, à respecter à nouveau une trêve à condition qu’Israël « cesse son agression » contre le territoire palestinien.
Parallèlement, un Palestinien a été poignardé par trois colons israéliens et deux autres ont été touchés par les tirs d’un colon hier près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, selon des témoins et des services de sécurité et médicaux palestiniens.
L’armée israélienne a ensuite fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des Palestiniens qui manifestaient en jetant des pierres. De son côté, l’Autorité palestinienne a affirmé dans un communiqué qu’elle tenait « le gouvernement israélien pour responsable de la tolérance affichée envers les violences des colons à l’encontre des Palestiniens ».
Une série d’agressions de Palestiniens ont été signalées ces derniers jours en Cisjordanie à la suite de l’assassinat le 11 mars de cinq personnes d’une même famille de colons, dont trois jeunes enfants, dans l’implantation d’Itamar, près de Naplouse.