L’association “Memorial 98″ appelle à l’action !

” Il est temps d’élargir le cadre de la mobilisation ; après les premières initiatives organisées dans l’urgence, c’est maintenant une large mobilisation unitaire qui est nécessaire.

Autour des associations à caractère national et des organisations syndicales peuvent s’organiser de grandes manifestations qui redonneront confiance à tous ceux qui pensent assister à une montée inexorable de l’extrême-droite.

Des comités de vigilance unitaires locaux peuvent rassembler les forces de tout le camp antifasciste et combattre la xénophobie sur le terrain.

Une telle mobilisation démontrera à quel point les exigences de justice sociale, de solidarité d’égalité sont fortes et ancrées, beaucoup plus que ne le laisse penser le déroulement de ces dernières semaines.

La mémoire de Clément Méric mérite que se mette en place ce grand mouvement antifasciste. ”

POUR REPOUSSER L’EXTRÊME DROITE : PASSER À LA VITESSE SUPÉRIEURE

Sur Facebook suivez l’actualité quotidienne de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme de Memorial 98 à l’adresse: http://www.facebook.com/groups/348947755137242/   

Quatre jours se sont écoulés depuis l’assassinat de Clément Méric. De nombreux rassemblements de protestation et de deuil ont eu lieu et se poursuivront dans les jours à venir.

Pour notre part, il nous semble que ces réactions sont très en deçà de ce qui serait nécessaire et réalisable dans la situation actuelle, afin de  mettre un coup d’arrêt à la vague de violences et marquer un rapport de force face à l’extrême-droite et à ses tentacules. Ce sont des centaines de milliers de personnes qu’il faut mobiliser, c’est un réseau de « comités de vigilance » qu’il faut mettre en place, dans un esprit de rassemblement et  d’unité.  La mobilisation de la jeunesse représente un enjeu particulier alors que les droites radicales ont instrumentalisé un simulacre de révolte pour la défense de l’ « ordre naturel », contre l’extension des droits

Depuis plusieurs mois, les différents groupes et sous-groupes  de cette mouvance multiplient les attaques. Celles-ci ciblent les lieux de culte et particulièrement les mosquées, les locaux associatifs ou politiques, les militants (e)s de gauche, les gays, les couples « mixtes »  comme récemment à Lyon (agression d’un couple franco-asiatique). Elles sont anonymes ou signées d’une croix gammée, d’une croix celtique, du sigle du GUD ou des Jeunesses Nationalistes. Il ne s’agit pas d’actes dérisoires, aux marges de la vie politique. Les groupes les plus radicaux se nourrissent de la progression du Front national et de la porosité  entre celui-ci et la direction de l’UMP. Lorsque le président de ce dernier parti invente une histoire de « pain au chocolat » , la publie dans un livre-manifeste de la « droite décomplexée » et la martèle dans ses meetings, ne contribue-t-il pas à légitimer la xénophobie et la violence ? (voir Copé : au-delà de la provocation )

L’attitude du gouvernement Ayrault est aussi fautive: un des exemples en est  la place prise par Manuels Valls et ses diverses expressions contre les Roms (voir Roms : les mauvaises actions du gouvernement.) et le droit de vote des étrangers

Dans ce contexte qu’on qualifie de « malsain » comme s’il s’agissait d’une fatalité, certains médias portent ainsi une responsabilité particulière en réduisant ce nouveau crime à un incident entre « extrémistes ».

Il est temps d’élargir le cadre de la mobilisation ; après les premières initiatives organisées dans l’urgence, c’est maintenant  une large mobilisation unitaire qui est nécessaire.

Autour des associations à caractère national et des organisations syndicales peuvent s’organiser de  grandes manifestations qui redonneront confiance à tous ceux qui pensent assister à une montée inexorable de l’extrême-droite.

Des comités de vigilance unitaires locaux peuvent rassembler les forces de tout le camp antifasciste et combattre la xénophobie sur le terrain.

Une telle mobilisation démontrera  à quel point les exigences de justice sociale, de solidarité d’égalité sont fortes et ancrées, beaucoup plus que ne le laisse penser le déroulement de ces dernières semaines.

La mémoire de Clément Méric mérite que se mette en place ce grand mouvement antifasciste.

(voir Extrême-droite : assez de crimes, assez de violences !

Un suicide pour appeler à la violence.

Après les manifestations du 12 mai : poursuivre la mobilisation.

Peste brune : non à la parade de l’extrême-droite le 12 mai

Premier mai: agir contre la xénophobie en Europe. )

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MEMORIAL 98

http://memorial98.over-blog.com/article-pour-repousser-l-extreme-droite-passer-a-la-vitesse-superieure-118387598.html

 Géolocalisation du képi collabo de Nuit et Brouillard

quarante et un ans pour dévoiler le képi caché

Jusqu’en 1997, dans les copies du film Nuit et Brouillard d’Alain Resnais, la silhouette d’un gendarme français dans le poste de guet du camp de détention de Pithiviers était masquée.

 

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Plus de gendarme français identifiable par son uniforme dans le poste de guet, et voilà escamotée la responsabilité de la police française dans l’arrestation et le regroupement des Juifs.

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Pithiviers ou Beaune-la-Rolande ?

Le cliché fourni par le Centre de documentation juive contemporaine à Alain Resnais indique au dos que le camp est celui de Pithiviers. Depuis lors, aucune investigation poussée n’a été entreprise, note Sylvie Lindeperg en 2007.

En 2010, pour le Cercil, Catherine Thion a mené ce travail d’expertise. La mention de Pithiviers a été mise en doute. « Le travail de comparaison et l’identification des bâtiments présents à l’arrière-plan permettent de conclure que la photo dite du gendarme représentait en fait la partie sud-ouest du camp de Beaune-la-Rolande, et non le camp de Pithiviers ». Toujours d’après le Cercil, la photo aurait été prise en mai 1941.

Le dossier complet: http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1533 (mis à jour et complété le 26 mai 2013)

 Ni AntigΩnes, ni Femen…juste le féminisme

les antigones

« Je suis née pour partager l’amour et non la haine. » Antigone, de Sophocle

Un nouveau mouvement, qui se présente comme “un rassemblement de femmes” les AntigΩnes http://antigones.fr/ , est né, en réaction à l’agitation blanche-aryano-ukrainienne des Femen.

La citation mise en exergue, qui prend parti pour Antigone contre Créon, suffit déjà à prouver qu’elles ne comprennent rien au tragique d’opposition absolue qui donne à la fois tort et raison à chacun des deux dans leur conflit insoluble entre la loi familiale du sang, celle que le Pen père évoquait en disant qu’il préfère sa mère à sa fille, sa fille à sa cousine, et une femme de sa famille à une étrangère… et la loi de la cité.

Elles prétendent ” être des femmes à part entière“…(sic).

Elles clament, sans savoir que LAfemme, ça n’existe pas, selon le mot, souvent incompris de Lacan, que “La femme a sa dignité, celle-ci ne passe pas par l’exhibitionnisme et l’hystérie.“.

Comme si ces réalités, pas seulement féminines d’ailleurs, n’étaient pas aussi des modes d’apparition des humains.

Mais on a encore plus la puce à l’oreille quand elles se présentent ainsi, par l’exposition en avant des pères, des maris, des fils de l’ordre patriarcal:

Filles de nos pères, épouses de nos maris, mères de nos fils, (elles n’ont pas de filles?) nous ne rejetons pas les hommes. Nous sommes au contraire persuadées que c’est avec eux, en complémentarité, que nous construirons notre futur.“.

Encore des gens qui, par contresens, croient que la femme a été tirée d’une côte d’Adam et qu’elle lui est donc naturellement inférieure car seconde.

Elles signent, par ce “naturalisme” traditionnel très daté, qui renvoie en réalité à une construction sociétale, leur appartenance au camp de celles et ceux qui considèrent les homosexualités comme contre-naturelles et s’opposent avec les méthodes et les allié(e)s qu’on sait, au mariage pour tous-tes.

Les Antigones…what Sophocle?

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/chroniques-articles-section/chroniques/2828-les-antigones-what-

Les Antigones, par elles-mêmes

http://antigones.fr/qui-sommes-nous/

Une contribution d’un professeur de philosophie en classes préparatoires, Philippe Touchet

http://lyc-sevres.ac-versailles.fr/soirees09-10.PhT.tragedie.pdf

On lira avec profit, et en édition de poche, Les Antigones, de Georges Steiner.

Complément 10h35

A y regarder de près, on retrouve au sein des Antigones des militantes identitaires de NAVNAL présentes au happening lyonnais, d’autres présentes à l’initiative d’interpellation de l’UMP par le Bloc identitaire, médiatisée ici et d’autres militantes identitaires pas nécessairement connues pour être au Bloc identitaire (mais dans les réseaux Europe jeunesse).

Ni à vendre ni à louer, Les Antigones… les militantes de la mouvance identitaire passent à l’action

http://lespapiersanthumes.wordpress.com/2013/05/27/ni-a-vendre-ni-a-louer-les-antigones-les-militantes-de-la-mouvance-identitaire-passent-a-laction/

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 Israël- Stephen Hawking : « Jamais un scientifique de cette envergure n’avait boycotté Israël »

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Le physicien Stephen Hawking décide de boycotter une conférence en Israël : les critiques pro-israéliennes désarmées
Article de Ramzy Baroud
repris par le Morning Star,

quotidien du PC britannique

La décision de Stephen Hawking de boycotter la conférence universitaire israélienne le mois prochain a été décrit comme un événement aux « dimensions planétaires » par un universitaire palestinien.

Il s’agit également d’un appel moral résolu rendu public le 8 mai par l’université de Cambridge, dont Hawking est professeur.

Hawking est un physicien et cosmologiste. Son travail scientifique a un impact tel qu’il a redéfini ou remis en cause des pans entiers de la recherche, de la théorie de la relativité à la mécanique quantique ainsi que d’autres champs d’étude.

Cette grande figure est aussi attachée à son fauteuil roulant – souffrant d’une complète paralysie physique causée par une maladie dite de sclérose latérale amyotrophique. Pour Hawking, cependant, cette réalité douloureuse semble être une simple note de base de page à ces contributions incroyables à la science.

Ce qui est considéré comme une prestigieuse conférence scientifique en Israël est endossée par le président Shimon Peress, dont les Libanais et les Palestiniens se souviennent pour avoir ordonné le bombardement d’un camp de l’ONU près du village de Qana, dans le sud-Liban, en 1996.

Le camp constituait un refuge sûr pour les civils fuyant les frappes israéliennes. Pas cette fois. 106 personnes innocentes, essentiellement des femmes et des enfants, furent tués et 116 blessés, y compris des forces de l’ONU.

Cet événement effroyable, à lui seul, aurait du conduire Peres, alors premier ministre israélien, au fond d’une prison pour le reste de ses jours.

Mais, bien sûr, Israël est au-dessus de la loi, ou c’est ce que croit le gouvernement israélien, et il a toujours agi ainsi ses 65 dernières années, au prix de vies innombrables, de destructions incalculables et de la souffrance prolongée de nations entières.

La réponse de Hawking à l’appel au boycott était extrêmement importante. Le statut légendaire de l’homme de science mis à part, le mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) s’est révélé plus durable et efficace que ce que ses détracteurs – pour l’essentiel apologistes d’Israël – voulaient bien le croire.

La décision de Hawking était aussi un témoignage : raison et moralité doivent aller de pair. Israël peut se gargariser de ses succès scientifiques, cela ne vaut rien si cette technologie est mise en pratique pour appuyer la violence d’État, raffermir l’occupation militaire et mettre au service d’autres pays des drones meurtriers, pour exporter la violence et le chaos.

Cette « science » a été abondamment utilisée en Israël, dans les guerres des deux dernières années, à Gaza en 2008-2009 et en 2012 qui ont coûté la vie à des milliers de personnes, entre les morts et les blessés.

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 Communiqué de presse du MRAP suite aux propos racistes entendus à Roubaix

Une bonne question, qui vaut pour Strasbourg aussi… « Pourquoi ces campements, c’est toujours pour les quartiers pauvres ? » interroge un président d’association.

Suite à la réunion publique organisée par la ville de Roubaix et animée par l’Aréas, des propos particulièrement grave ont été tenus par des habitants.

Lire ici: http://www.lavoixdunord.fr/region/roubaix-les-riverains-de-la-rue-d-avelghem-ont-dit-non-ia24b58797n1267476

Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) ne peut rester muet devant l’hystérie qui va grandissante.

Cela fait froid dans le dos lorsqu’on entend les réactions à l’arrivée des familles rroms sur un terrain, ici à Roubaix. On est renvoyé comme dans un cauchemar.

Les militants du MRAP sont extrêmement préoccupés par l’attitude des pouvoirs publics et par voie de conséquence des habitants, à l’égard des rroms.

D’abord parce qu’en acceptant de laisser les familles rroms vivre sur des camps de fortunes, même mieux équipés, ils confortent l’idée saugrenue qu’elles ne sont pas comme nous, qu’elles ne peuvent pas, ne savent pas vivre comme nous dans une maison,

Ensuite parce que nous savons que la concentration sur un même territoire d’autant de précarité produit de tels effets néfastes sur les personnes – riverains mais aussi occupants, et en particulier sur les enfants et les femmes qu’il devient parfaitement irresponsable de continuer cette politique. La preuve en est qu’aux 3 Ponts par exemple, il a été décidé de dé-densifier pour lutter contre le marché noir, la délinquance, la déscolarisation, etc…

Enfin, parce qu’il devient urgent de dédier des moyens humains, pédagogiques, politiques pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, la xénophobie. Ces moyens doivent traiter le problème des préjugés, de l’ignorance, des clichés.

La fraternité, l’amitié entre les peuples ne peut faire l’économie d’une lutte sans concession contre les propos, les postures, les idées racistes. Il est inconcevable de laisser croire aux Roubaisiens qu’il est admis d’être raciste.

Auschwitz a été un camp, où les hommes entassés ont été humiliés, méprisés et menés à la mort physique et morale. Il est absolument nécessaire de rappeler cela aux riverains du terrain de Westaflex pour leur dire qu’ils sont indignes de cette comparaison et qu’ils valent mieux que les nazis. Ces Roubaisiens, ces Roubaisiennes peuvent accueillir l’autre et aider à lutter contre toutes les discriminations. Nous les appelons non pas à résister contre l’installation des familles près de chez eux mais bien à lutter contre les discriminations dont ces familles sont victimes dans leur pays et en Europe. Nous les appelons à rejoindre ces hommes, ces femmes qui tous les jours rejoignent un réseau de bénévoles roubaisiens qui travaillent à l’intégration des familles rroms pour éviter leur isolement et donc leur exclusion. Engagés ou non dans des associations, des hommes, des femmes, parfois même des familles qui vivent souvent à proximité du camp du Galon d’eau, donnent aux familles rroms, dans un discrétion qui les honorent, une image fraternelle de notre pays, de notre ville. Nous en appelons aux riverains de la rue d’Avelghem de rejoindre cette formidable dynamique.

Pour le MRAP
Nawal BADAOUI
Liliane PETRIEUX

 Un campement roumain à Strasbourg

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Diaporama complet: http://www.flickr.com/photos/durgaphotos/sets/72157633495709746/show/

Nous avons visité ce campement hier après-midi pour la Feuille de chou et Latcho Rom.

Il s’agit bien d’un campement où vivent essentiellement des Roumains (et non des Roms), et quelques autres émigrants des pays de l’est, tous membres de l’Union européenne.

C’est exprès, pour la dignité, que les personnes rencontrées, dont une femme qui y vit et nous a accompagnés, ne figurent pas sur les images.

A l’heure de la visite, s’y trouvaient deux jeunes hommes, assis sur des chaises, et deux femmes, l’une, mère d’un bébé de quatre mois, qui pliait soigneusement le linge sec, l’autre, avec qui nous avons fait le tour du “propriétaire” (l’Etat).

Plusieurs véhicules étaient garés sur le terrain, immatriculés en RO (Roumanie), en BG (Bulgarie), plus des plaques alsaciennes.

Comme on le voit sur les photographies, l’habitat est constitué de caravanes et de cabanes en divers matériaux de récupération. On y constate une certaine ingéniosité et une nette volonté de faire que ces habitations de fortune, à l’intérieur, en particulier, ressemblent à celles que ces migrants habitaient au pays.

Il n’y manque pas même de clôtures, délimitant le chez-soi, ni d’entrées en forme d’allées, avec portail esthétique. L’une de ces baraques est un vrai musée de peintures, accrochées à l’extérieur, toutes récupérées, selon les déclarations de notre guide, dans les poubelles et autres dépôts sauvages ou pas. Comme quoi, dans notre société de gaspillage,la récupération et la décroissance ont de l’avenir.

Les gens sont là depuis des années. Le terrain est défoncé, boueux par temps de pluie. Il serait facile et peu coûteux pour les autorités d’y déverser des graviers ou tout autre matériau couvrant.

Ce qui saute aux yeux, c’est l’absence d’eau sur place, sauf sur le sol dans les fondrières; ils doivent s’en procurer, corvée d’un autre temps, auprès d’un lavage auto . Il faudrait y installer, comme au campement Saint-Gall un conteneur avec des réservoirs d’eau. De même, les toilettes sèches bricolées pourraient avantageusement être remplacées par des WC chimiques. Enfin, le terrain manque de poubelles, et une benne à déchets encombrants trouverait facilement sa place à l’entrée.

Les tas de ferraille visibles entre les caravanes et cabanes sont le résultat du travail de récupération et source de revenus permettant de survivre.

Ceux qui penseraient que ce ne sont que des étrangers en situation plus ou moins régulière ne veulent pas voir qu’avec l’aggravation de la situation économique et sociale, aujourd’hui déjà,et demain encore plus, cette pauvreté extrême et ces conditions de survie sont et seront celles de beaucoup de nos concitoyens.

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 8 mai 1945 – 8 mai 2013: Hommage aux oubliés de l’Histoire

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http://negreinverti.wordpress.com/2012/05/08/lautre-8-mai-1945-setif-et-les-premices-de-la-guerre-dindependance-algerienne/

8 mai 1945 – 8 mai 2013 – le MRAP rend hommage aux « oubliés de l’histoire »

Le 8 mai 1945 était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les peuples étaient « venus à bout de la bête immonde ».

Le MRAP se doit de rappeler inlassablement, qu’à cette victoire sur le IIIe Reich et le fascisme ont contribué, à côté des alliés –Soviétiques, Américains et Anglais pour la plupart – de nombreux immigrés venus d’Afrique noire et du Maghreb mais aussi de l’Europe toute entière.

Les uns avaient fui l’idéologie fasciste qui avait d’abord triomphé en Italie, puis en Allemagne et en Espagne ; d’autres, colonisés, espéraient que leurs peuples bénéficieraient eux aussi de cette liberté chèrement acquise pour sortir du statut colonial et devenir des citoyens de leur propre patrie.

On ne demandait pas alors aux combattants étrangers de la résistance s’ils mangeaient de la viande hallal ou s’ils avaient des papiers ! Qu’il s’agisse des Algériens, Marocains, Tunisiens, Africains, Antillais, Malgaches, de ceux du groupe Manouchian de la Main d’Œuvre Immigrée (MOI) désignés comme « terroristes » sur l’Affiche rouge, ou encore de ceux, notamment les Républicains espagnols, qui, dans des chars baptisés Guadalajara Ebro, Teruel, Brunete, Madrid – mais également Don Quijote ou Durruti – ont contribué à libérer Paris.

« Pourrions nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelies sous l’oubli et l’ingratitude ? », interrogeait le Général De Gaulle le 23 avril 1968.

Aujourd’hui, après les 5 années de xénophobie d’Etat du gouvernement Sarkozy et une campagne électorale 2012 durant laquelle, une droite – dont les composantes de droite extrême n’ont plus rien de républicaines – ainsi que le Front National – ont rivalisé dans l’abject, le racisme atteint des proportions particulièrement inquiétantes : 69% des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22% par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23%. Des thèses racialistes se développent.

Le MRAP espérait, avec l’élection de François Hollande et une majorité PS à l’Assemblée des changements notoires. Mais hélas, la douloureuse question des sans papiers demeurent inchangée : aujourd’hui un très grand nombre d’ enfants et petits enfants des combattants morts pour la France sont sans papiers, sans droits, sans reconnaissance. Ceux qui ont des papiers se voient toujours refuser le droit à la citoyenneté : le droit de vote aux résidents non communautaires, pourtant promesse du candidat François Hollande semble oublié. Ce n’est pourtant qu’une question de justice d’égalité, de dignité.

Ceux d’entre eux qui sont de nationalité française sont trop souvent victimes du racisme, de la relégation, de la discrimination.

Le MRAP tient également à rappeler que non seulement ces « indigènes » ont été exclus du défilé de la victoire du 8 mai 1945 à Paris, mais que, ce même jour, une répression terrible s’abattait en Algérie, sur la région de Sétif, parce qu’un drapeau algérien, symbole de l’indépendance, était brandi au cours d’un défilé célébrant la victoire. Il y eut alors des milliers de morts. Ces massacres préfiguraient ceux de dizaines de milliers de manifestants perpétrés à Madagascar par l’armée française face aux insurgés Malgaches qui avaient attaqué un camp militaire

En ce 8 mai 2013, le MRAP tient à rendre hommage à tous ces combattants venus d’ailleurs, « à ces étrangers et nos frères pourtant », qui ont lutté pour que la devise Liberté, Égalité, Fraternité ne soit pas un vain mot. Et quel meilleur hommage que de continuer leur lutte pour une société plus juste d’où le racisme aura enfin disparu, où le « vivre ensemble » l’emportera sur toutes les peurs et les haines.

Paris, 8 Mai 2013

 Izzeldine Abuelaish : Le Peuple Palestinien, seul garant de la sécurité d’Israël

Izzeldine Abuelaish est un médecin palestinien né à Gaza dans un camp de réfugiés de Jabalya en 1955. Aujourd’hui, il est médecin chercheur à l’université de Toronto. Connu pour ses positions pacifistes, la perte de ses 3 filles dans l’opération «Plomb durci» ne fera pas bouger ses convictions d’un iota. En 2010, au lendemain des raids israéliens, il écrit un livre intitulé «Je ne haïrai point: Un médecin de Gaza sur les chemins de la paix». L’homme est aussi la cible de plusieurs critiques dans les milieux extrémistes palestiniens. Rencontre singulière avec une voix pour la paix.

La suite de l’article: Le Peuple Palestinien, seul garant de la sécurité d’Israël

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