Les femmes en Egypte par la narration des graffitis/Women in Egypt through the Narrative of Graffiti

Soraya Morayef est une journaliste et une écrivaine habitant au Caire. Elle blogue sur http://suzeeinthecity.wordpress.com/

Toutes les photos © Soraya Morayef

Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.

Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).

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 Dieudonné à Strasbourg: du lard ou du cochon?

Dieudonné au nadir, pas au Zénith MKDF2C UJFP-Alsace

Dieudonné aime tellement Strasbourg qu’il revient y donner son nouveau “spectacle”.

Comme l’année dernière, des associations, ainsi qu’une soixantaine de signataires dans les DNA de ce 5 mars, demandent l’interdiction de la pitrerie de ce clown déjà condamné plusieurs fois pour antisémitisme.

Spectacle ou meeting, meeting ou spectacle: la confusion est entretenue à dessein“, affirment avec raison ces militants antiracistes.

En effet. Mais pourquoi en rajouter? Surtout lorsque le même texte rappelle un épisode peu glorieux de la ville de Strasbourg qui a vu Roland Ries, faire effacer ridiculement une citation de Céline qui se trouvait peinte sur les WC de la Médiathèque. Ridicule et attentatoire à la liberté, dés lors que cette même Médiathèque et les autres, et toutes les librairies de France et de Navarre, vendent les livres de ce même Céline en collections de poche comme en Pléiade!

Et pourquoi nos signataires demandent-ils l’interdiction du spectacle au maire d’Eckbolsheim, l’UMP André Lobstein, sous un fallacieux prétexte territorial, et pas à Roland Ries ou à Jacques Bigot? Et pourquoi pas au préfet Bouillon?

Selon le producteur, il n’y aurait rien d’antisémite dans le nouveau spectacle.On n’est pas forcé de le croire sur parole… Mais on n’ira pas dépenser des dizaines d’euros pour vérifier. Les flics dans la salle, c’est leur boulot après tout. Quant à la directrice du Zénith elle craint le procès pour refus de vente.

Dans une vidéo récente, visible sur la toile, Dieudonné s’en prend de manière vulgaire à Eric Elkouby (qui n’est pas notre tasse de thé).

On le voit et l’entend, rigolard, se poser en “martyr”, et laisser entendre que ceux qui financent le cinéma français (suivez mon regard…comme en 1940) ont refusé de l’aider à faire son film, au titre délicat de l’Antisémite…Le pauvre Dieudonné a dû rechercher l’argent auprès des mollahs iraniens! On a les amis qu’on mérite…

Qu’on aille protester contre les ambiguïtés volontaires et les rires gras pleins de sous-entendu d’un sieur qui rassemble toute une racaille anti-juive, et négationniste, pas de problème; mais il n’est point besoin de demander une interdiction liberticide.

Le rassemblement anti-Dieudonné a lieu vendredi 8 mars de 18h30 à 19h30 à l’entrée du Zénith, face à la station-service de Auchan.

 SANOFI entre censure et démagogie

Le film des Sanofi censuré par la Direction

Le documentaire de 52 minutes sur la rencontre à Gentilly entre les Sanofi de Toulouse et la Direction, représentée par Christian Lajoux, a été censuré. Il devait être projeté dans la petite salle de l’Utopia Tournefeuille à Toulouse. Un courrier signé du Directeur Juridique a été adressé par la Direction du groupe au cinéma et à l’intersyndicale. Sanofi se réserve la possibilité de prendre toute mesure et d’engager toute poursuite. Ce n’est pas la première fois que le géant pharmaceutique déploie ses énormes ressources contre ses propres salariés pour les réduire au silence. Le recrutement du cabinet de lobbying Boury Tallon & Associés pour préparer l’opinion publique était une première étape. Les menaces de poursuite témoignent de la volonté de la Direction d’etouffer le scandale des licenciements boursiers. Ce film bouleversant qui montre la souffrance, la détresse mais aussi la détermination des chercheurs du site de Toulouse est accessible (pour combien de temps encore ?) sur YouTube.
Il sera certainement retiré sous la pression de la Direction Juridique. Pour immortaliser cette rencontre, voici la retranscription quasi-exhaustive des idées fortes développées par les salariés. Le texte est long, mais c’est le prix à payer pour contrer la censure:

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/exclusif-le-film-des-sanofi-131132

 Solidarité avec Pinar Selek au cinéma Odyssée de Strasbourg

Pinar Selek Alain Beretz feuille2chouphoto

Pinar Selek au cinéma Odyssée à Strasbourg

Salle comble, de l’orchestre au balcon, au cinéma Odyssée, pour une assemblée de soutien à Pinar Selek, absurdement condamnée à la prison à perpétuité, lors d’un quatrième procès à Istanbul.
Son comité de soutien, organisateur, était présent en nombre; parmi eux, ceux et celles qui avaient fait le déplacement au procès et dont on pouvait voir les images sur l’écran.

Des personnalités nombreuses aussi, dont le maire Roland Ries, le député Philippe Bies, le président de l’Université de Strasbourg, Alain Beretz. Et avec Pinar, son père, avocat et combattant pour la liberté, dont on a entendu, en turc, et traduit aussitôt, le langage fleuri, selon le mot de l’interprète.

La conclusion, reprise des cris des étudiants et des jeunes avocats turcs, sera reprise et prolongée par tous-tes:

Nous sommes tous-tes Pinar Selek

Diaporama

http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157632801400024/show/

Feuille2ChouRadio1
Audio
Pinar Selek Frédérique Riedlin
Pinar Selek Francis Kern
Pinar Selek Eric Schultz
Pinar Selek Roland Ries
Pinar Selek Philippe Bies
Pinar Selek Alain Beretz
Pinar Selek universitaire
PInar Selek protestants
Père de Pinar Selek vost
Père de Pinar Selek vost 2
Pinar Selek musicien
Pinar Selek comité soutien et Irène Tabellion

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 Lundi 18 fevrier, projection-debat d’un documentaire sur la lutte contre l’homophobie de l’Etat russe

Film documentaire sur la lutte des homosexuelLEs russes face à
l’homophobie de plus en plus virulente de l’État russe (interdiction
de marches de fierté, persécution d’activistes homosexuelLEs, lois de
censure récentes…). Des activistes strasbourgeoisES ont soutenu
solidairement cette lutte depuis ses débuts, p.ex. en février 2009 :
http://tapages67.org/_pages/actions/act_20090213.html

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Cet événement a lieu le 18 février 2013.

A 20h au cinéma Star

AVANT-PREMIERE EUROPEENNE

La Station, en partenariat avec les cinémas Star, vous invite à l’avant-première européenne du documentaire

“Mr. Propaganda 18+”

(2013, VOST en anglais)
en présence de son réalisateur, Vladimir Ivanov

C’est au cours de ces 7 dernières années que la communauté LGBT russe a fait des tentatives pour organiser le défilé de la Gay Pride à Moscou, mais toutes les actions publiques LGBT restent interdites par les autorités. En 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a estimé que l’interdiction de la Gay Pride de Moscou était illégale. Mais depuis, de nouvelles lois homophobes qui interdisent « la propagande homosexuelle » à des mineurs ont été adoptées dans plusieurs régions de la Russie. Le documentaire parle des lois anti-gay en Russie et des principaux activistes dans leur bataille pour la révolution.

La bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=lTxiyCtSttAMais

Entrée: 4,50 euros

La projection sera suivi d’une discussion avec :

Kirill Koroteev 
Juriste au sein du Centre des droits de l’Homme “Mémorial” basée à Moscou. Il est spécialiste du contentieux devant la Cour européenne des Droits de l’Homme et représente actuellement de nombreux requérants ayant porté plainte contre la Russie. Il est notamment impliqué dans le contentieux concernant la population LGBT en Russie.

Nikolaï Alelseïev
Fondateur de la marche des fiertés de Moscou depuis 2005, qui est interdite par les autorités chaque année. Avec son organisation “Projet des droits de l’Homme LGBT” (Gayrussia.ru), il a organisé plusieurs manifestations pour les droits des minorités sexuelles en Russie. Aucune d’entre elles n’a été autorisée.

Dan Choi 
Célèbre militaire gay américain. En 2011, il a été arrêté parmi les participants qui ont été attaqués par des fondamentalistes orthodoxes lors de la Pride de Moscou qui avait été interdite par les autorités.

Page Facebook de l’évènement

 

 Arcelor Mittal: quelques questions de simple bon sens après la répression des métallos à Strasbourg le 6 février 2013

Pour qui a été présent et/ou a participé à la manifestation des métallos d’Arcelor Mittal le 6 février à Strasbourg, après les incidents et la répression, plusieurs questions élémentaires se posent.

Pourquoi la manifestation n’avait-elle pas été déclarée ?

Selon le préfet de la région Alsace relayé par les DNA, la manifestation n’aurait pas été déclarée. On est en droit de s’étonner que des responsables syndicaux aguerris, français, de Lorraine ou leurs correspondants alsaciens, n’aient pas déposé en préfecture la déclaration règlementaire élémentaire alors qu’en plus des Lorrains, devaient participer des travailleurs d’Arcelor-Mittal de Belgique et du Luxembourg, membres de plusieurs syndicats dont la FGBT et le CSC. A quoi sert la Confédération européenne des syndicats ?

On se souvient, il y a quelques années, d’une manifestation européenne de dockers, déclarée, organisée par la CES avait eu lieu, dans le quartier proche du Parlement européen . Pourquoi cette fois des syndicalistes responsables ont-ils « oublié » ce point de droit ?

Le ministère français de l’Intérieur, le gouvernement français, le président de la République respectent-ils le droit de manifester ?

Les bus affrétés par les organisateurs ont subi un contrôle très serré sur l’autoroute avant Strasbourg. Les passagers, ont été fouillés au corps, y compris avec détecteurs de métaux, d’autres se sont retrouvés plaqués au sol et menottés, ce qui explique aisément leur colère d’être traités, selon leur expression comme des animaux, des délinquants ou des terroristes. (http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/02/07/les-siderurgistes-prives-de-manifestation)

Pourquoi les médias informés par la préfecture ont-ils mis en une un prétendu arsenal « offensif » alors que les consignes des syndicalistes étaient de ne rien transporter de semblable dans les bus ? Un brise-tympan peut-il être assimilé à une « bonbonne de gaz » ?

L’arrivée des bus, de ceux qui sont parvenus à destination (22 sur la trentaine au départ) s’est faite au compte-goutte, les derniers cars aperçus se garant à 15h20 sur le parking de la foire-exposition ce qui a, de fait, empêché tout rassemblement massif et unitaire…

Pourquoi aucune direction de manifestation sur place ?

Une fois débarqués des cars, et la délégation reçue au Parlement européen, les manifestants se retrouvaient pris au piège place Adrien Zeller, coincés entre le Conseil régional, le Théâtre du Maillon et les rues menant au PE, barrées par des cordons de gendarmes surarmés, d’abord assez peu déployés ( 30 cars présents vers 9h30) , puis augmentés de renforts dès après 14h20 où les premiers incidents ont eu lieu.

Sur place, aucune direction ni matériel de manifestation, pas un seul mégaphone, -jusqu’à l’arrivée tardive des métallos de Florange-, quelques rares banderoles, aucun tract, aucun plan photocopié du parcours et du quartier, aucun de ces stands de sandwichs, merguez, ou boissons souvent mis en place par les locaux de l’étape. Ceux-ci étaient d’ailleurs curieusement absents, tant les dirigeants CFDT d’Alsace, malgré la présence en nombre de la CFDT de Moselle avec Edouard Martin, que la CGT (certes toute occupée à son comité national confédéral…) qui compte de nombreux métallos en Alsace. Comment se fait-il que, par exemple, des délégués de la General Motors, dont l’un est intervenu le soir au cinéma Odyssée, ou d’autres boites d’Alsace menacées de fermeture comme de nombreuses entreprises n’aient pas été présents, au moins entre midi et 14h, auprès de leurs camarades métallos belges, luxembourgeois et lorrains ? 

En questionnant certains militants syndicaux locaux, tous nous ont affirmé ne pas avoir été au courant -alors que l’info d’une manifestation des salariés d’ArcelorMittal était diffusée dès le 1er février dans de nombreux journaux belges, luxembourgeois et français (Nouvel Obs, Républicain lorrain, DNA, Rue89 Strasbourg, et même le Figaro !), d’autres évoquent un “dysfonctionnement” dans la communication (verticale) interne de l’information dans certains syndicats… Communication rétablie dès le lendemain des affrontements comme le prouvent quelques communiqués comme celui du PCF du Bas-Rhin (http://67.pcf.fr/35371) ou de la CGT métallurgie (http://www.ftm.cgt.fr/actu_lutte_plus.php?IDchapitre=109).

Dés lors il était quasi fatal, comme une musique pré-enregistrée, que des salariés déjà humiliés par les contrôles policiers, échaudés par la disposition des gendarmes qui les privait de leur manifestation de soutien à leur délégation reçue au Parlement, interdisant tout cortège vers le PE soit boulevard de Dresde, soit par l’Allée du Printemps, et barraient la voie vers la place de Bordeaux et le centre-ville, bref, que ces manifestants s’énervent… N’oublions pas qu’ils font partie de ceux qui, soit ont déjà subi les licenciements de Lakshmi (am Arch), soit, sont les suivants de la charrette.

Comment comprendre, à l’heure des portables et de l’information instantanée que des députés européens ne soient sortis, avec Edouard Martin, que peu avant 16h pour calmer la répression policière, alors que cela faisait une heure trente déjà que les forces de gendarmerie et de police se déchainaient ?

José Bové et d’autres expliquaient aux médias très nombreux qu’ils avaient refusé de rencontrer le président du Parlement, après les groupes parlementaires, à cause de cette situation. Pourquoi si tard ?

On espère des réponses à ces questions de stratégie et de tactique syndicale et politique.

Le débat qui a eu lieu le soir au cinéma Odyssée après la projection d’un film sur la lutte de Florange, dont le timing s’arrêtait le jour de l’élection du président Hollande (voir http://la-feuille-de-chou.fr/archives/44998renforce ces questions.

A l’heure où les gouvernements de droite comme de « gauche » des pays européens criminalisent la révolte ouvrière et le militantisme syndical, que penser de ceux qui exposent les travailleurs à une répression féroce – un jeune métallo belge a perdu un œil- en laissant des syndicalistes tomber dans le piège qui leur a été tendu ?

Durga-Schlomo

 

Peu d’hommes politiques ont critiqué la répression policière contre les salariés d’ArcelorMittal. Les deux articles suivants sont d’autant plus éclairants sur le rôle de chiens de garde du capital et de canaliseurs de révolte que le ministre de l’Intérieur attend des responsables syndicaux…:

http://www.lesoir.be/186901/article/actualite/france/2013-02-09/arcelormittal-mélenchon-«écœuré-par-bestialité»-police

http://www.humanite.fr/politique/pierre-laurent-choque-par-le-propos-de-valls-sur-l-514871

Ci-dessous, les événements traités dans les journaux télévisés français (France 3) et belge (RTBF) illustrent et confortent cette criminalisation de la révolte.

A noter que, dans le direct de la RTBF, l’envoyé spécial au Parlement déclare que “la plupart des gens de la délégation (reçue au Parlement) n’étaient pas au courant des événements qui se déroulaient à quelques centaines de mètres d’eux…”.

La “plupart”, ça n’est pas la totalité…


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Strasbourg- heurts entre les métallos d… par lmvGi

 Tomi Ungerer

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Les délires “sado-maso” de Tomi Ungerer, par José Meidinger

Il est capable de dessiner les pires délires « sadomaso » ou de croasser de plaisir devant les ébats de ses grenouilles érotiques, avant de retomber, vieillard indigne, dans l’innocence de son enfance, de ses innombrables albums pour bambins sages, dont « Les Trois Brigands » et « Jean de la Lune » qui ont fait le tour du monde. Tout à la fois faux modeste et fier-à-bras, comme Artaban, il est le seul artiste français à se voir dédier un musée de son vivant où près de 8 000 de ses dessins et œuvres sont réunis.

Il ? Je ne l’ai volontairement pas nommé jusque-là. J’étais sûr, en effet, que son nom ne vous dirait rien, car peu de Français de l’intérieur – c’est comme ça qu’on vous appelle en Alsace — connaissent cet illustrateur et satiriste talentueux. Tomi Ungerer, c’est de lui qu’il s’agit, célèbre à l’étranger, bizarrement méconnu chez nous où les artistes de ce gabarit ne sont pourtant pas légion. Bien au-dessus du lot cependant, si on le compare à Wolinski, Siné ou Charb que Nicolas Gauthier a écharpé à juste titre sur Boulevard Voltaire.

C’est vrai que Tomi Ungerer, jouant dans une division nettement supérieure, a toujours boudé le parisianisme à la mords-moi le crayon, pour aller vivre de son stylomine aux États-Unis, au Canada et en Allemagne. La notoriété tient parfois à peu de choses : Ungerer partage avec Albert Schweitzer et Victor Schoelcher, l’illustre inconnu qui a aboli l’esclavage, le handicap du patronyme impossible, du nom à coucher dehors que personne ne retient.

Aujourd’hui, Tomi Ungerer se rappelle enfin à notre bon souvenir hexagonal — il était temps, à 81 ans ! — grâce à l’adaptation pour le cinéma de son célèbre « Jean de la lune », un dessin animé qui semble enchanter petits et grands. Notre caricaturiste surdoué sera-t-il enfin apprécié à sa juste valeur ? Tomi ne s’en soucie guère, préférant s’identifier au héros de son conte en avouant qu’il a passé toute sa vie « à tomber de la lune ». Une vie peuplée de dessins qui décoiffent, dénoncent ou dérangent, mais également d’aphorismes ou de bons mots, comme celui sur l’histoire de sa région natale, entre la France et l’Allemagne : « L’Alsace a ceci de commun avec les cabinets qu’elle est toujours occupée ! » Pour lui, la satire comme la caricature sont des domaines où « l’artiste, à la fois briquet et lance-flammes, découvre la jouissance de l’incendiaire. »

Autre dessinateur alsacien de talent – allez, on va dire français — encore plus confidentiel que Tomi Ungerer mais dont la notoriété est immense Outre-Atlantique : le Strasbourgeois Frédéric Back, deux Oscars à Hollywood pour deux films d’animation — « Crac, la chaise berçante » et surtout « L’Homme qui plantait des arbres », lu par Philippe Noiret et qui a obtenu plus de 40 prix à travers le monde. Il est vrai que ses compatriotes ont des circonstances atténuantes : Frédéric Back a quitté l’Alsace « occupée » en 1940 pour émigrer au Québec où il est entré à la télévision canadienne comme illustrateur, créateur d’effets visuels, de décors et de maquettes. C’est là qu’il a fait toute sa carrière. Télérama et Arte ne l’ont pas encore vraiment découvert…
José Meidinger, le 23 janvier 2013

 C’est dans la vallée…Thur et Doller: 1er Festival du film engagé

Acrimed Alsace (J C Meyer) a participé au débat à Saint-Amarin après projection du film Les nouveaux chiens de garde ( vu 220 000 fois déjà!).
Le DVD: http://www.acrimed.org/article3944.html

Et Alain Bihr a animé, le même soir, le débat à Cernay après le film Let’s make money.

Occasion de saluer Daniel Walter et ses ami(e)s qui ont pris le pari d’organiser ce festival.

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