Internaute recherché: un marteau-pilon pour attraper un coléoptère

Léviathan Hobbes

Près d’une semaine après la dénonciation par une mère de famille inquiète du message de HommeMort, annonçant un “suicide” et un “massacre” dans un lycée alsacien, malgré un déploiement démentiel de forces militaires et policières, les choses n’ont pas avancé d’un millimètre.

Les lycées sont toujours sous haute surveillance, dans le Bas-Rhin. Le jeune homme interpellé, après trois autres, avant-hier soir et ramené à l’Hôtel de police de Strasbourg a été relâché, heureusement pour lui, il avait un solide alibi.

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C’est le moment de relire Le Procès, de Franz Kafka!

Le Procès (titre original en allemand : Der Process, également orthographié Prozeß, Prozess ou Proceß) est un roman de l’écrivain pragois de langue allemande Franz Kafka. Il relate les mésaventures de Joseph K. qui se réveille un matin et, pour une raison obscure, est arrêté et soumis aux rigueurs de la justice. http://fr.ask.com/wiki/Le_Proc%C3%A8s?lang=fr&o=2802

Toujours est-il que cette affaire foireuse dévoile aux yeux de tous le caractère toujours plus policier de l’État, dit République française.

Une dénonciation, un jeune, comme il y en a des dizaines de milliers, en capuche (à quand l’interdiction du port de la capuche?) et on vous envoie le GIPN ou le GIGN, comme si c’était Ben Laden en personne ou ses successeurs.

Depuis que les RG ont fusionné avec la DGSE, pour produire la DCRI, les bornes sont franchies; plus de distinction entre les affaires intérieures et les affaires extérieures, entre des faits divers bien de chez nous, comme ailleurs, et du terrorisme international.

Tout ça, en réalité, a une autre fonction que celle, avouée, de rechercher, soit l’auteur d’un canular, soit un jeune mal dans sa peau; et ils sont nombreux au moment où on annonce plus de 25 % de chômeurs jeunes, un jeune qui aurait voulu médiatiser à l’étasunienne son mal-être.

C’est d’un ridicule achevé, comme le disent même des syndicalistes policiers. Et pendant ce temps, les vrais malfrats, petits et surtout grands, ceux de la finance internationale et des paradis fiscaux, ceux qui licencient par milliers, sous l’œil impuissant d’Arnaud “Têtu” Montebourg, poursuivent leurs affaires juteuses.

Il y a un moment, et il va arriver bientôt, où ce pauvre Valls (à contre-temps) va devoir manger son certificat de naturalisation. Le premier flic de France ridiculisé par un jeune internaute! Gageons que cela ne lui sera pas reproché dans les éléments de langage de l’UMP qui, sur ce sujet, délire autant que le gouvernement PS-EELV ou le Front anti-National…

Toutes ces opérations spectaculaires n’ont d’autres fonctions que d’entraîner les forces de l’ordre (capitaliste) sur zone, comme ILS disent, réelle, et d’imposer toujours plus la peur sécuritaire, et la demande de protection, aux esprits de ce qui reste de citoyens.

La France ne se gouverne déjà plus elle-même, quand elle obéit à l’économie mondialisé et à ce que les médias et les politiques nomment, injustement “Bruxelles“, c’est à dire la tyrannie qui, émanation du Conseil des ministres européens, prétend nous diriger, et les citoyens sont peu à peu dépouillés de leurs droits.

Il en reste un, à mettre en œuvre d’urgence, sur tout le continent, avant qu’il ne soit à nouveau “minuit dans le siècle“, la RÉSISTANCE.

 Tirer dans le tas ! De l’avenir des musulmans en France par Alain Gresh

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Longtemps, les colonisés ont été considérés comme appartenant à une espèce inférieure, dont le statut ne relevait ni de principes universels, ni du droit international. Et que l’on pouvait exploiter, voire exterminer sans remords. Dieu reconnaîtrait les siens !

En 1898, Heinrich von Treischke, un expert en sciences politiques, soutenait ce qui pour nombre de ses contemporains apparaissait comme une banalité : « Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. » La balle dum-dum fut inventée à la fin du XIXe siècle ; elle causait des blessures particulièrement graves. En 1897, la convention internationale de La Haye adoptée par les Etats « civilisés » la bannissait ; elle fut réservée à « la chasse au gros gibier et aux guerres coloniales » (lire « La fin du droit international ? », 16 août 2006). « Exterminez toutes ces brutes », gribouille, durant ses tribulations au cœur du Congo colonial, le Dr Kurz, le personage central de Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad.

A la même époque, l’antisémitisme, fondé sur les mêmes théories « scientifiques » de la race, affirmait que les juifs étaient des sous-humains, théories ouvrant la voie au génocide de la seconde guerre mondiale. Durant ces années, le gouvernement de Vichy adoptait des lois sans précédent d’exclusion des juifs, d’interdiction de nombre de leurs pratiques religieuses, de déchéance de citoyens français de leur nationalité, tout en contribuant activement à l’entreprise génocidaire nazie.

Depuis, il semblait que ces discours et ces mesures d’exclusion ne pouvaient être défendus en France, non seulement contre les juifs, mais contre toute minorité. Nous avions tort.

Dans un texte intitulé « Que faire des musulmans une fois le Coran interdit ? », publié par le site Boulevard Voltaire et qui n’a suscité aucune condamnation officielle de tous ceux qui sont si prompts à condamner tout acte antisémite, Christine Tasin fait « un rêve » — merci à Sébastien de m’avoir signalé ce texte.

« Les musulmans, qu’ils soient Français ou pas, auront donc le choix. S’ils veulent rester en France, ils seront dans un pays où disparaîtra toute visibilité de l’islam, le voile, le kami, l’abattage rituel, les boucheries halal, les prénoms musulmans, les mosquées… Les nés-musulmans pourront alors librement abdiquer l’islam et devenir apostats ou pratiquer leur culte de façon totalement privée, chez eux, sans en faire état. Si cela ne leur convenait pas, ils auraient le droit de gagner un des cinquante-sept pays musulmans de la planète où règne la charia. À cela s’ajoutera un moratoire sur l’immigration s’accompagnant de mesures de préférence nationale pour les prestations sociales, afin de supprimer l’appel d’air permanent qu’elles suscitent. Bien sûr, il faudra ou sortir de l’Union européenne ou la faire exploser puisqu’elle voudra nous empêcher de faire la loi chez nous, et reconstituer une Europe des nations.

Bien sûr, il y aura contestations, émeutes et même menaces terroristes. Le pouvoir y mettra fin grâce à sa détermination sans faille, et, s’il faut sacrifier quelques extrémistes pour redonner à 65 millions d’habitants paix et protection, il faudra faire savoir que l’armée, dépêchée à chaque menace, n’hésitera pas à tirer dans le tas. C’est terrible, mais il n’y aura pas d’autre solution pour calmer le jeu et imposer notre loi. »

(…)

« Bien sûr enfin, on nous dira qu’il y a trop de citoyens concernés. Et qu’on ne peut expulser des gens présents depuis si longtemps en France, avec la nationalité du pays. À ceux-là, nous répondrons qu’en 1962, on a fait partir d’Algérie plus de 10 % de sa population, dont la plus grande partie n’avait plus aucun contact avec la France depuis plusieurs générations. À notre connaissance, c’est loin d’être le cas de nombreux musulmans qui vont en vacances, tous les ans, “au pays”. »

Ce texte se passe de commentaires. Pour vous distraire, si l’on peut dire, remplacez le terme musulmans par juifs, roms ou Noirs… Et vous aurez une idée de la France « ethniquement pure » que l’on nous prépare.

http://blog.mondediplo.net/2013-04-16-Tirer-dans-le-tas-De-l-avenir-des-musulmans-en

 Suppression du mot «race» : une première mesure qui en appelle d’autres

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Les députés examinent jeudi 16 mai une proposition de loi, à l’initiative des députés du Front de gauche, visant à supprimer le terme litigieux de « race » figurant dans une soixantaine de textes législatifs, comme cela avait déjà été proposé en 2003.

Le MRAP, qui, depuis sa création et plus spécialement depuis la loi de 1972 contre le racisme, explique, notamment dans ses interventions scolaires, qu’il n’y a qu’une race, la race humaine, se réjouit de cette initiative. C’est au nom de la prétendue existence de « races » que les crimes les plus monstrueux ont été commis dans l’histoire de l’humanité parmi lesquels l’esclavage et les exterminations massives et planifiées d’hommes, de femmes, d’enfants. Comme le disait le généticien Albert Jacquard : « Compte tenu des implications biologiques que tant d’écrits, de doctrines et de politiques ont accroché, de façon indélébile, au mot “race”, ne serait-il pas prudent de l’éliminer, comme on le fait d’un outil inutile et dangereux ? »

Comme l’ont écrit les députés Front de Gauche dans l’exposé des motifs de leur proposition de loi : « En supprimant la catégorie juridique de « races » nous cesserions de donner une légitimité juridique aux idéologies racistes et nous affirmerions, enfin, qu’elles s’appuient sur un concept qui n’a aucun fondement scientifique. »

Certes, la portée de ce vote sera purement symbolique : la suppression du mot « race » n’entrainera malheureusement pas la disparition du « racisme ».

Aujourd’hui, alors que vient de s’achever un quinquennat au cours duquel la stigmatisation, la xénophobie et le racisme se sont exprimés au plus haut niveau de l’État , alors que le concept de race revient en force dans certains discours extrémistes, la flambée du racisme et de la xénophobie a pris des proportions inquiétantes : 69 % des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22 % par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23 %. Des thèses racialistes se développent.

Le combat contre toute forme de racisme est avant tout un combat pour l’arrêt de la stigmatisation de catégories de personnes, Roms, immigrés… et un combat pour l’égalité des droits. L’existence sur le sol français d’hommes, de femmes sans droits, sans reconnaissance ne peut que prêter le flanc aux thèses racistes.

Pour le MRAP, la lutte contre le racisme passe par une vigilance de tous les jours et par la régularisation de tous les sans papiers, l’ accès des Roms à tous leurs droits de citoyens européens. Elle passe aussi par le droit de vote et d’éligibilité reconnus pour tous les étrangers vivant sur le territoire français qu’ils soient ou non européens et plus généralement par l’accès à l’égalité des droits pour tous les résidents.

Paris, le 16 mai 2013.
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 Psychiatrie : Lettre ouverte a monsieur le Président de la République

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

par LE COLLECTIF DES 39 CONTRE LA NUIT SECURITAIRE

Il est des mots, des discours prononcés, des dérives, en face desquels le devoir d’une prise de parole exigeante s’impose.
Notre collectif composé de professionnels -psychiatres, infirmiers, éducateurs, psychologues, psychanalystes…- de patients et de familles, d’acteurs du monde de la culture, est né en 2008 en réaction aux prises de position de votre prédécesseur considérant les malades mentaux comme des êtres potentiellement dangereux. Il s’agissait d’utiliser un fait divers pour alimenter une idéologie politique « sécuritaire », en prenant la personne souffrante pour cible.
Cette position, éminemment stigmatisante a provoqué un émoi justifié parmi les citoyens de notre pays : 40 000 personnes signèrent alors un texte dénonçant vivement cet incroyable recul culturel.

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 Accroître les droits des citoyens européens [Commission européenne]

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Commission européenne
Communiqué de presse
Bruxelles, le 8 mai 2013
Citoyenneté de l’Union: la Commission propose 12 nouvelles actions pour favoriser l’exercice par les citoyens de leurs droits
La Commission européenne a dévoilé aujourd’hui une nouvelle offensive politique destinée à renforcer les droits des citoyens de l’Union au moyen d’une série d’actions visant à supprimer les obstacles auxquels ces citoyens sont encore confrontés au quotidien. Le rapport 2013 sur la citoyenneté de l’Union présente douze mesures concrètes pour aider les Européens à mieux faire usage des droits attachés à cette citoyenneté. Ces actions consistent aussi bien à accompagner la recherche d’emploi dans un autre État membre de l’UE qu’à garantir une plus forte participation à la vie démocratique de l’Union. Les principales propositions visent notamment à simplifier la tâche des personnes qui souhaitent aller travailler ou se former dans un autre pays de l’UE, à alléger les formalités auxquelles sont soumis les citoyens de l’Union qui vivent et voyagent dans l’UE, et à supprimer les obstacles aux achats transfrontières. Alors que se déroule l’Année européenne des citoyens, le rapport sur la citoyenneté de l’Union constitue la réponse de la Commission aux nombreuses interpellations émanant de citoyens européens qui lui ont fait part des problèmes qu’ils rencontrent lors d’un déplacement, d’un déménagement ou d’un achat dans un autre État membre de l’UE.
«La citoyenneté de l’Union est le joyau de l’intégration européenne. Elle est à l’Union politique ce que l’euro est à l’Union économique et monétaire. Le rapport sur la citoyenneté qui est publié aujourd’hui place les citoyens de l’Union sur le devant de la scène», a déclaré Mme Viviane Reding, viceprésidente de la Commission et commissaire chargée de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté. «Si elle a évolué depuis sa première mention dans le traité de Maastricht en 1993, la citoyenneté de l’Union n’est pas encore arrivée à maturité: les citoyens se heurtent encore à des obstacles lorsqu’ils exercent leurs droits au quotidien. Chaque année, ils nous adressent plus d’un million de demandes de renseignements sur des questions touchant à leurs droits. C’est pourquoi nous prenons aujourd’hui des mesures pour renforcer les droits qu’ils exercent dans des situations quotidiennes telles que la recherche d’un emploi, les achats en ligne ou la participation au processus décisionnel européen.»
Deux décennies se sont écoulées depuis que le traité de Maastricht a consacré les droits liés à la citoyenneté de l’Union. Pourtant, ces droits ne se concrétisent pas toujours dans la vie quotidienne des citoyens. Ce constat a été confirmé lors d’une large consultation publique sur le thème de la citoyenneté de l’Union (IP/12/461) au cours de laquelle 12 000 citoyens de l’Union ont donné des exemples d’entraves administratives auxquelles ils sont encore confrontés lorsqu’ils exercent leur droit à la libre circulation. Des enquêtes Eurobaromètre sur la citoyenneté (IP/13/119) et les droits électoraux (IP/13/215), une série de dialogues directs entre citoyens et responsables politiques nationaux et européens, ainsi que les nombreuses demandes de renseignements sur les droits attachés à la citoyenneté de l’Union formulées par le public auprès du service d’information Europe Direct, confirment la nécessité d’adopter des mesures supplémentaires. La Commission entend répondre à ces préoccupations.
Dans le contexte de la crise financière et de la crise de la dette souveraine, il faut s’attaquer aux obstacles qui entravent le parcours des citoyens cherchant un emploi qualifié dans un autre pays de l’Union ou qui dissuadent les citoyens d’acheter des produits ailleurs sur le marché intérieur. Cette chasse aux obstacles est d’autant plus importante que l’UE aspire à une véritable Union économique et monétaire, ayant pour but ultime la création d’une Union politique.
Le rapport 2013 sur la citoyenneté de l’Union annonce 12 nouvelles actions dans six domaines, visant à renforcer les droits des citoyens (la liste exhaustive des 12 actions figure en annexe):
1. Supprimer les obstacles pour les travailleurs, les étudiants et les stagiaires dans l’UE
en envisageant d’étendre, au-delà des trois mois obligatoires, le droit dont bénéficient les demandeurs d’emploi de percevoir des indemnités de chômage de leur pays d’origine pendant qu’ils cherchent un emploi dans un autre État membre de l’UE, afin d’accroître la mobilité des travailleurs; et
en définissant un cadre qualitatif pour les stages, qui précise les droits et obligations des parties, pour garantir que les stages ne soient pas utilisés comme une forme d’«emploi non rémunéré».
2. Réduire les formalités administratives dans les États membres
en facilitant l’acceptation des documents d’identité et de séjour, au profit des citoyens qui souhaitent voyager ou doivent prouver leur identité dans un autre pays de l’UE, notamment en proposant des documents européens uniformes et facultatifs que les citoyens pourraient produire dans tous les pays de l’UE; et
en facilitant la reconnaissance, par-delà les frontières dans l’UE, des certificats de contrôle technique délivrés pour les voitures.
3. Protéger les plus vulnérables dans l’UE
en élaborant une carte européenne d’invalidité bénéficiant d’une reconnaissance mutuelle dans toute l’Union, qui permettrait aux 80 millions de personnes handicapées de profiter également des avantages liés aux cartes nationales correspondantes (par exemple, l’accès aux transports, au tourisme, à la culture et aux loisirs) lorsqu’elles exercent leur droit à la libre circulation; et
en proposant une série d’actes législatifs visant à renforcer les droits procéduraux des citoyens, en particulier ceux des enfants et des citoyens vulnérables, lorsqu’ils sont soupçonnés ou accusés d’avoir commis une infraction pénale.
4. Supprimer les obstacles aux achats effectués dans l’UE
en améliorant les modalités de règlement des litiges transfrontières portant sur des sommes modestes, consécutifs à des achats effectués en ligne ou dans un autre pays de l’Union; la procédure européenne de règlement des petits litiges peut aider les consommateurs à récupérer rapidement leur argent; et
en œuvrant à la conception d’un outil en ligne qui rende l’acquisition de produits numériques plus transparente et permette aux citoyens de comparer les offres à l’échelle de plusieurs pays.
5. Favoriser la disponibilité d’informations ciblées et accessibles sur l’Union européenne
en mettant des outils de formation en ligne à la disposition des administrations locales et en fournissant des informations, adaptées aux besoins des citoyens, sur les interlocuteurs auxquels s’adresser pour résoudre leurs difficultés.
6. Renforcer la participation des citoyens au processus démocratique
en s’employant à trouver des moyens de permettre aux citoyens de l’Union de conserver leur droit de vote aux élections nationales dans leur pays d’origine. La pratique observée dans certains États membres, consistant à priver leurs ressortissants de leur droit de vote après qu’ils se sont installés dans un autre pays de l’UE, revient dans la pratique à sanctionner ces citoyens pour avoir exercé leur droit à la libre circulation.
Le rapport sur la citoyenneté de l’Union constitue la pièce maîtresse de l’Année européenne des citoyens (2013); il fait également le bilan des progrès accomplis depuis le premier rapport sur la citoyenneté publié en 2010 (voir IP/10/1390 et MEMO/10/525), la Commission passant en revue les 25 points, annoncés en octobre 2010, pour lesquels elle a tenu ses engagements.
Cette initiative advient alors que la Commission a adopté le dernier rapport en date sur l’application de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (voir IP/13/411 et MEMO/13/411) qui comprend notamment des droits conférés aux citoyens tels que le droit à la protection des données à caractère personnel. Elle est également accompagnée d’un rapport examinant les progrès réalisés sur la voie de l’exercice plus effectif de la citoyenneté de l’Union, bilan du contrôle du respect des droits conférés aux citoyens de l’Union, tels que la libre circulation, les droits politiques ou la protection consulaire, et de la lutte contre la discrimination fondée sur la nationalité.
Contexte
Les obstacles auxquels les citoyens de l’Union se heurtent au quotidien dans l’exercice de leur droit à la libre circulation persistent. La Commission prête une oreille attentive aux préoccupations exprimées par les citoyens et s’emploie à renforcer les droits de ceux-ci. Le rapport 2013 sur la citoyenneté de l’Union est publié à point nommé, en plein débat sur l’avenir de l’Union européenne. Une intégration plus poussée doit, en effet, aller de pair avec une légitimité démocratique accrue.
Dans le rapport 2013 sur la citoyenneté de l’Union, la Commission fait également le bilan des réalisations récentes et recense les derniers obstacles qui empêchent les citoyens d’exercer pleinement leurs droits.
Le premier rapport sur la citoyenneté de l’Union, adopté en 2010, énumérait 25 actions visant à remédier aux problèmes rencontrés par les citoyens de l’UE dans l’exercice de leurs droits. Depuis lors, la Commission œuvre à tenir ses engagements notamment par l’adoption des mesures suivantes:
le renforcement des droits des quelque 75 millions de victimes de la criminalité dénombrées chaque année dans l’ensemble de l’UE (IP/11/585)
l’allègement des formalités administratives pour 3,5 millions de conducteurs qui, chaque année, font immatriculer leur véhicule dans un autre pays de l’UE, mesure entraînant 1,5 milliard d’euros d’économies (IP/12/349)
l’interdiction de facturer des frais supplémentaires sur les paiements par carte de crédit et d’imposer des cases pré-cochées dans le cadre d’achats en ligne (MEMO/11/675)
le renforcement du droit à un procès équitable en faveur de tous les citoyens, correspondant à près de 8 millions de procédures par an (IP/12/430 et IP/10/1305)
la clarification des droits patrimoniaux pour les 16 millions de couples internationaux installés en Europe (IP/11/230)
Pour de plus amples informations
MEMO/13/409
Dossier de presse:

http://ec.europa.eu/justice/newsroom/citizen/news/130508_en.htm

Commission européenne – Citoyenneté de l’Union:

http://ec.europa.eu/justice/citizen/index_fr.htm

Année européenne des citoyens (2013):

http://europa.eu/citizens-2013/fr/home

Page d’accueil de la vice-présidente Mme Viviane Reding, commissaire chargée de la justice

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/index_fr.htm

Suivez Mme la vice-présidente sur Twitter: @VivianeRedingEU
Contacts :
Mina Andreeva (+32 2 299 13 82)
Natasha Bertaud (+32 2 296 74 56)
ANNEXE: Douze grandes actions nouvelles pour améliorer la vie des citoyens de l’Union

 8 mai 1945 – 8 mai 2013: Hommage aux oubliés de l’Histoire

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http://negreinverti.wordpress.com/2012/05/08/lautre-8-mai-1945-setif-et-les-premices-de-la-guerre-dindependance-algerienne/

8 mai 1945 – 8 mai 2013 – le MRAP rend hommage aux « oubliés de l’histoire »

Le 8 mai 1945 était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les peuples étaient « venus à bout de la bête immonde ».

Le MRAP se doit de rappeler inlassablement, qu’à cette victoire sur le IIIe Reich et le fascisme ont contribué, à côté des alliés –Soviétiques, Américains et Anglais pour la plupart – de nombreux immigrés venus d’Afrique noire et du Maghreb mais aussi de l’Europe toute entière.

Les uns avaient fui l’idéologie fasciste qui avait d’abord triomphé en Italie, puis en Allemagne et en Espagne ; d’autres, colonisés, espéraient que leurs peuples bénéficieraient eux aussi de cette liberté chèrement acquise pour sortir du statut colonial et devenir des citoyens de leur propre patrie.

On ne demandait pas alors aux combattants étrangers de la résistance s’ils mangeaient de la viande hallal ou s’ils avaient des papiers ! Qu’il s’agisse des Algériens, Marocains, Tunisiens, Africains, Antillais, Malgaches, de ceux du groupe Manouchian de la Main d’Œuvre Immigrée (MOI) désignés comme « terroristes » sur l’Affiche rouge, ou encore de ceux, notamment les Républicains espagnols, qui, dans des chars baptisés Guadalajara Ebro, Teruel, Brunete, Madrid – mais également Don Quijote ou Durruti – ont contribué à libérer Paris.

« Pourrions nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelies sous l’oubli et l’ingratitude ? », interrogeait le Général De Gaulle le 23 avril 1968.

Aujourd’hui, après les 5 années de xénophobie d’Etat du gouvernement Sarkozy et une campagne électorale 2012 durant laquelle, une droite – dont les composantes de droite extrême n’ont plus rien de républicaines – ainsi que le Front National – ont rivalisé dans l’abject, le racisme atteint des proportions particulièrement inquiétantes : 69% des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22% par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23%. Des thèses racialistes se développent.

Le MRAP espérait, avec l’élection de François Hollande et une majorité PS à l’Assemblée des changements notoires. Mais hélas, la douloureuse question des sans papiers demeurent inchangée : aujourd’hui un très grand nombre d’ enfants et petits enfants des combattants morts pour la France sont sans papiers, sans droits, sans reconnaissance. Ceux qui ont des papiers se voient toujours refuser le droit à la citoyenneté : le droit de vote aux résidents non communautaires, pourtant promesse du candidat François Hollande semble oublié. Ce n’est pourtant qu’une question de justice d’égalité, de dignité.

Ceux d’entre eux qui sont de nationalité française sont trop souvent victimes du racisme, de la relégation, de la discrimination.

Le MRAP tient également à rappeler que non seulement ces « indigènes » ont été exclus du défilé de la victoire du 8 mai 1945 à Paris, mais que, ce même jour, une répression terrible s’abattait en Algérie, sur la région de Sétif, parce qu’un drapeau algérien, symbole de l’indépendance, était brandi au cours d’un défilé célébrant la victoire. Il y eut alors des milliers de morts. Ces massacres préfiguraient ceux de dizaines de milliers de manifestants perpétrés à Madagascar par l’armée française face aux insurgés Malgaches qui avaient attaqué un camp militaire

En ce 8 mai 2013, le MRAP tient à rendre hommage à tous ces combattants venus d’ailleurs, « à ces étrangers et nos frères pourtant », qui ont lutté pour que la devise Liberté, Égalité, Fraternité ne soit pas un vain mot. Et quel meilleur hommage que de continuer leur lutte pour une société plus juste d’où le racisme aura enfin disparu, où le « vivre ensemble » l’emportera sur toutes les peurs et les haines.

Paris, 8 Mai 2013

 Les citoyens s’opposent à un rassemblement NPD à Francfort

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Frankfurt am Main: Bürger verhindern NPD-Kundgebung

En Allemagne, 1er mai antifachos
Traduction : “A Francfort, des centaines de manifestants ont empêché une manif du NPD. Ils ont bloqué les voies du métro (par lesquelles les fachos tentaient de s’approcher du centre ville et du meeting syndical) et ont barré la route aux militants d’extrême-droite…. .”

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/buerger-verhindern-in-frankfurt-npd-kundgebung-am-1-mai-a-897571.html