Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.

 Loi d’amnistie des syndicalistes : lettre du PG67 aux députés socialistes du Bas-Rhin

Strasbourg, le 8 mai 2013

Monsieur le Député Armand Jung,
Monsieur le Député Philippe Bies,

Le 16 mai prochain, les députés à l’Assemblée Nationale auront à se prononcer sur le projet de loi d’amnistie des syndicalistes. Ce projet a déjà été approuvé par les sénateurs grâce à l’opiniâtreté des élus du Front de Gauche qui l’ont défendu avec conviction.

Le gouvernement, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, A.Vidalies, a d’ores et déjà déclaré qu’il s’opposerait à ce projet de loi. Cette décision est incompréhensible pour les électeurs de gauche que nous sommes et auxquels vous devez d’être majoritaires à l’Assemblée Nationale.

En effet, cette loi d’amnistie n’a pas pour objet de protéger les auteurs de malversations ou de violences faites aux personnes. Il s’agit au contraire de donner un signal politique fort à ces femmes et ces hommes, à leurs représentants syndicaux et au-delà à l’ensemble des salariés et des travailleurs reconnaissant qu’ils ne sont pas des criminels que l’on soumet à l’humiliation de tests ADN.

En votant cette loi, vous montreriez à ceux qui subissent la violence inouïe d’un licenciement, à ceux dont la vie et l’équilibre professionnel et familial patiemment construits volent en éclat et qui y répondent quelquefois dans un moment de colère que, à gauche, humanité et solidarité ne sont pas des mots vains.

Durant le quinquennat de N. Sarkozy, le MEDEF a guidé la politique gouvernementale.

Le gouvernement de J-M Ayrault n’a pas eu pour l’instant en matière économique et sociale le sursaut attendu pour répondre aux attentes des Français qui vous ont élu. Ce n’est pas au MEDEF qu’un gouvernement de gauche doit donner sans cesse et sans limites des gages, c’est aux Français qui lui ont donné une majorité et qui assistent incrédules au reniement des promesses de F. Hollande qu’il doit s’adresser.

Le 16 mai, vous aurez à décider en pleine conscience politique du sort de ces syndicalistes qui attendent un geste de votre part.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de notre considération distinguée.

Josiane Nervi-Gasparini et Jean-Claude Val,
co-secrétaires du Parti du Gauche du Bas-Rhin

 Appel des quartiers populaires pour la 6e République !

Nous, les populations des Quartiers Populaires, sommes la première cible des attaques économiques et des politiques d’austérité imposées par les libéraux de tous bords depuis 30 ans.

Nous servons de boucs émissaires à la crise économique et subissons de plein fouet le racisme distillé par le Front National et repris en chœur par l’UMP avec des suites jusque dans la politique du gouvernement PS. Le chômage de masse qui sévit au sein de nos familles est la conséquence de l’avidité des actionnaires mais ce sont nos supposées« origines », « culture » et même « religion » qui déchaînent la violence verbale des médias et de nombreux politiciens.

Aujourd’hui la diversion ne fonctionne plus ! Il est maintenant limpide que ces « belles personnes » de la politique, des médias, de l’industrie et de la finance partagent et défendent les mêmes intérêts : l’argent, le profit pour eux-mêmes et les leurs. Leurs liens avec la finance sont dévoilés au grand jour alors que rien n’est fait pour combattre la fraude et l’évasion fiscale des puissants. Les partis politiques prônant l’économie de marché ont pour moteur le profit individuel. A eux d’assumer la misère qu’ils engendrent ! A nous d’œuvrer pour l’intérêt général, le nôtre !

Marre de ce système ! Marchons pour un grand coup de balai et pour la 6e République ! Ni la couleur de peau, ni la tenue vestimentaire, ni la langue de nos parents ou notre pays d’origine ne sont responsables de la situation économique et politique lamentable du pays dont nous portons les dramatiques conséquences. Nos Quartiers sont depuis 30 ans les laboratoires de la gestion de la misère : contrôle policier, attaques des droits sociaux, destruction des services publics, clientélisme ; et de son exploitation maximum : travail précaire, spéculation immobilière, discriminations.

En première ligne, militant-es et habitant-es des Quartiers nous nous battons quotidiennement pour l’accès aux droits et à l’égalité. Notre colère et notre volonté de renverser les privilèges doivent, plus que jamais, trouver la voie de la construction, de la solidarité et de l’intelligence. Nous voulons faire face à l’individualisme, à la haine de classe et aux stigmatisations religieuses et culturelles.

Nous savons désormais que les dirigeants actuels sont moins aptes que nous à régler les crises économiques et institutionnelles. Nous savons qu’ils ne défendent pas nos vies mais leurs intérêts. Nous sommes révoltés par le mépris et l’arrogance de l’oligarchie quand tous les jours la précarité est le quotidien de millions d’entre-nous.

Il est temps de reprendre la main sur nos vies et d’envisager des destins dignes et humains en devenant acteurs face à ce régime politique en perdition : nous, habitants des Quartiers Populaires, militants politiques, bénévoles d’associations, syndicalistes, acteurs, sportifs et citoyens, appelons à participer à la grande marche citoyenne pour la 6e République. Rejoignez-nous dès le 5 mai 2013 pour agir ensemble et reprendre le pouvoir !

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Autres appels récents:

L’appel de la Fondation Copernic

Appel de jeunes chercheurs pour la 6ème République

L’appel du monde de l’Agriculture à la marche du 5 mai contre l’austérité et la finance et pour la 6ème République

Appel du Front de Gauche Afrique à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la VIème République

110 PERSONNALITES QUI MARCHERONT LE 5 MAI

 Partout en France, la tension monte dans les hôpitaux

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Les restrictions budgétaires, les politiques d’austérité, les techniques de management de type : lean manufacturing , les retours sur repos, les procédures dégradées, les jours dus aux agents sont autant de facteurs qui font qu’aujourd’hui, l’hôpital étouffe, le personnel s’épuise, et  la colère monte !

Nous ne pouvons plus accepter que l’hôpital, qui par nature s’occupe de l’humain,  soit géré par des techniciens comptables qui ne savent qu’opposer des chiffres en réponse à l’exigence de qualité des soins .

Nous ne pouvons plus accepter les discours de notre ministre de la santé prônant l’apaisement et le dialogue social  et de voir sur le terrain des pratiques totalement inverses !

Partout continuons l’action et préparons la manifestation nationale à Paris le 15 Juin 2013.

La suite: http://www.cgtchmontauban.info/la-rochefoucauld-lhopital-retrouve-la-rue/

Lire aussi: L’’Hôpital debout’’ ! Les malades à genoux ?

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 Grèce : lettre ouverte au peuple français après la visite de F. Hollande

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Après la visite de François Hollande en Grèce qui en dit long sur la vision de la “solidarité” de la France à l’égard de la Grèce pour le président français (lire ou relire “François Hollande à Athènes : les affaires sont les affaires“), l’initiative pour la non privatisation de l’eau en Grèce propose cette lettre ouverte destinée au peuple français. Encore une fois, OkeaNews partage l’initiative de SaveGreekWater.

Le texte est disponible sur le site de SaveGreekWater et une pétition pour lutter contre la privatisation de l’eau en Grèce est toujours en ligne ici.

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« Les tyrans ont toujours quelque ombre de vertu. Ils soutiennent les lois avant de les abattre. » Voltaire, Catilina, acte I, scène 5.

Français, nos frères !

Le 19 février 2013, votre président, François Hollande, s’est rendu dans notre capitale Athènes. « Notre message envers la Grèce est un message d’amitié profonde, de soutien, de confiance et de croissance » : voilà ce qu’a dit votre président. Avant d’appeler les entreprises françaises à investir… dans la terre et l’eau.

François Hollande et Antonis Samaras (Premier ministre grec) parlent « d’investissements » dans le domaine de la gestion des ressources en eau de la Grèce, ressources naturelles protégées par la Constitution grecque, qui n’appartiennent à personne d’entre nous, ni même au Premier ministre qui veut en faire commerce.

Nous connaissons très bien votre combat pour la protection des biens publics et sociaux et votre sensibilisation au sujet de la gestion de l’eau. Après des dizaines d’années de gestion privée de l’eau, et bien que Suez et Veolia, les deux grandes multinationales de l’eau, aient des intérêts français, les villes de Paris, Brest, Varages, Durance-Lubéron, Castres, Cherbourg, Toulouse et d’autres, se sont battues et ont obtenu que la gestion de l’eau redevienne publique. Ces villes ont agi ainsi après avoir vécu les conséquences de la commercialisation de l’eau, la montée vertigineuse des prix, l’accès inégal aux services hydrauliquesla baisse des investissements dans l’entretien du réseau, et les pratiques monopolistiques.

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 Les personnels de la CUS en colère!

Ce jeudi midi, à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFTC, CFDT, FAFPT, FO, SPT67, SUD Solidaires, UNSA, plus de 2000 membres des personnels de la CUS, récemment mis en cause par un rapport défavorable de la Chambre Régionale des Comptes, sont venus crier leur colère sous les bureaux des élus municipaux, rejetant dos à dos la gestion calamiteuse depuis 10 ans des “2 Robert”.

Chose rare: toutes les secrétaires étaient en grève!

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Communique de presse intersyndical du 21 mars 2013 16heures30
 
Les agents de la CUS (de toutes catégories, de tous métiers et de tous Services) à l’appel de leurs organisations syndicales viennent de faire entendre leur voix.
Ils étaient 2000 à se rassembler entre midi et 14 heures sur le parvis du centre Administratif.
Depuis des semaines, le mécontentement profond qui s’était installé depuis la diffusion sauvage et organisée du rapport de la CRC grondait mais n’a été mesuré à sa juste valeur que 3 jours avant le rassemblement par les élus.
Le Vice-Président chargé du Personnel, dans une improvisation totale, avec l’aide du Directeur Général des Services et du Directeur des Ressources Humaines, ont alors vainement tenté durant ce laps de temps de dissuader les agents de participer à ce mouvement se sont rendus dans les différents services.
La réussite de la manifestation de ce jour les aura sans doute éclairé sur l’efficacité d’une telle démarche qui visait de à court-circuiter des organisations syndicales jugées trop combatives.
C’est une nouvelle donne dans le cadre du dialogue social.
Collectivement, les agents ont démonté, face aux élus, en prenant l’opinion publique à témoin, le mécanisme cynique, politiquement et minutieusement orchestré, visant à faire d’eux les boucs émissaires d’une gestion catastrophique de l’Administration.
Preuves à l’appui, un cinglant démenti  public a ainsi pu être apporté aux allégations exagérées  portant sur l’ensemble des salariés de la CUS. Ils ont su faire la démonstration de leur dévouement et de leur attachement profond aux valeurs du service public qu’ils défendent.
L’intersyndicale demande aux élus de prendre la mesure de la vague de mécontentement et de colère qui vient de s’exprimer et d’ouvrir des négociations immédiates portant aussi bien sur la régularisation des 1000 agents vacataires et contractuels abusivement et illégalement utilisé par la CUS depuis des années que sur la reconnaissance de leurs missions ou du respect du temps de travail négocié antérieurement.
L’intersyndicale félicite les agents qui ont su exprimer leur désaccord face aux décisions prises en participant à cette forte mobilisation
L’intersyndicale, forts de ce succès, restera mobilisé et surtout ne lâchera rien quoiqu’il arrive. Elle se rencontrera mardi le 26 après-midi pour décider de la suite à donner à ce mouvement
 
Intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FAFPT-FO-SPT67-SUD-UNSA de la Communauté Urbaine de Strasbourg

 Les 9 organisations syndicales de la CUS se sont réunies ce jour pour faire le bilan de la conférence sociale

COMMUNIQUE DE PRESSE – Strasbourg, le 11/3/2013

COMMUNAUTÉ URBAINE DE STRASBOURG
Conférence sociale… Le compte n’y est pas !
Les 9 organisations syndicales de la CUS se sont réunies ce jour pour faire le bilan de la conférence sociale.

Elles s’étonnent tout d’abord que les élus se soient félicités dans leurs communications aux agents et à la presse de la bonne ambiance dans laquelle se seraient passés les débats.

Ils omettent ainsi de faire part de l’indignation et de la colère des syndicats devant les chiffres faramineux révélés par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) en termes de régime indemnitaire pour une poignée infime de cadres supérieurs de la collectivité alors que dans le même temps il est proposé aux agents de catégorie B et C une revalorisation de 8 euros environ par mois. Un véritable mépris quand on sait que le vice président chargé des affaires du personnel a, dans son discours d’introduction lié la revalorisation du régime indemnitaire des agents à la considération que leur devait la collectivité. Nous demandons que sa considération aille au-delà.

L’intersyndicale se dit révoltée par la faiblesse des propositions faites en termes de dé précarisation des agents vacataires et contractuels abusivement utilisés durant plus d’une décennie par la collectivité. En effet, les syndicats comme la CRC rappellent que la CUS est hors la loi en la matière et que l’inconsistance de ses propositions d’intégration statutaire des agents dénote du leitmotiv du vice président, à savoir « la loi rien que la loi, toute la loi ».

Les syndicats réclament l’intégration pure et simple de tous ces agents exploités dans des conditions précaires et font de cette revendication un préalable à une ouverture réelle de négociations.

En ce qui concerne le temps de travail, les syndicats exigent le maintien en vigueur des différentes délibérations prises par la CUS en son temps et qui ne font l’objet d’aucune injonction de la part de la CRC.

Un préavis de grève sera déposé pour le 21 mars de 11 heures à 15 heures. Une première manifestation sera organisée à partir de midi jusqu’à 14 heures devant le centre administratif.

L’ensemble des agents, toutes catégories confondues est invité à participer à ce mouvement, l’occasion pour eux de réagir aux propos mensongers tenus à leur encontre.

pour l’intersyndicale UNSA – CFDT-CFTC-CGT-FAFPT-FO-SPT67-
SUD Solidaires de la Communauté Urbaine de Strasbourg

 La CGT GOODYEAR écrit aux Ministres Valls, Sapin et Montebourg

Par CGT le vendredi 8 mars 2013

M VALLS

Ministre de l’intérieur

M SAPIN

Ministre du travail, de l’emploi de la formation professionnelle

M MONTEBOURG

Ministre du redressement productif

Messieurs les ministres,

Lorsque 1300 travailleurs risques de perdre leurs emplois, lorsque des milliers de familles vivent dans la crainte d’être privé de leur moyen de subsistance et de leur dignité, lorsque les salariés exercent leur liberté de manifester et expriment leur colère face à un groupe qui veut les licencier pour faire plus de profit, un gouvernement de gauche devrait être à leur côté. Mais ce n’est pas le cas.

Au lieu de cela ce sont des centaines de CRS qui ont envahi les rues de Rueil Malmaison pour accueillir les ouvriers de GOODYEAR comme si nous étions de dangereux criminels. Alors que nous défendons l’outil industriel de la France, aucun Ministre n’était la pour nous soutenir. En revanche, celui de l’intérieur avait dépêché des unités spéciales qui manifestement n’étaient pas que charger de maintenir l’ordre.

Ce qui s’est passé hier matin devant le siège de Goodyear a Rueil Malmaison, pendant que se tenait une réunion du Comité central d’entreprise de la plus grande importance, a été voulu et pas par les salariés d’Amiens nord. Nous regrettons la violence, nous déplorons tous les blessés quels qu’ils soient et nous savons à qui ces événements profitent.

Car GOODYEAR, qui cherche par tous les moyens le dérapage, est ravi que la décision cruciale du Comité central d’entreprise et de sa nouvelle majorité, d’agir en justice pour stopper le projet de fermeture soit passé sous silence !

Pourtant, c’est ça l’essentiel, toutes les instances qui représentent les salariés de GOODYEAR en France sont désormais ensemble dans la bataille pour sauver l’emploi et dénoncer le projet de licenciements d’un groupe qui annonce en même temps plus de 1,2 milliards de dollars de profits.

Dans l’attente de vous rencontrer pour enfin entendre de vive voix vos propositions reprises en boucle dans les médias, veuillez agréer nos salutations distinguées.

LA CGT GOODYEAR

 http://blog.cgt-goodyear-nord.com