Gaza: “Rock The Casbah” [bande annonce]

De Yariv Horowitz
Avec Yon Tomarkin, Roy Nik…

A peine sortis de l’adolescence, Tomer (Yon Tomarkin), Aki (Roy Nik), Iliya (Henry David) et Isaac (Lavi Zytner) sont envoyés, sous l’uniforme de Tsahal, à Gaza afin d’y maintenir l’ordre. Après la mort d’un soldat, écrasé par une lessiveuse jetée d’un toit, les quatre appelés ont l’ordre d’investir la terrasse de la maison d’une famille palestinienne… Visiblement, le réalisateur sait de quoi il parle lorsqu’il décrit, de l’intérieur, la vie quotidienne de ces jeunes Israéliens plongés dans le chaos d’un conflit sans fin et sans solution. Réaliste jusque dans les moindres détails, « Rock The Casbah » rejoint le commando des films qui dénoncent l’absurdité de cette guerre. [Paris-Match]

 Les résultats des élections israéliennes: ou l’évacuation de la question palestinienne

yair lapid

Suivi de Gidéon Lévy: Élections au conseil syndical

Eyal Sivan propos recueillis par Michèle Sibony

Eyal Sivan, le cinéaste et auteur israélien, co-auteur avec Eric Hazan de «un Etat Commun» et du film qui l’ accompagne : Conversation Potentielle (édition La fabrique) , a accepté de partager avec nous sa connaissance approfondie du système électoral israélien, et ses analyses du déroulement de la campagne et de ses résultats. Il a aussi voulu nous offrir la lecture de l’article de Gideon Levy publié dans Haaretz le 24 janvier 2013, après l’annonce des résultats définitifs:«Elections au conseil syndical» qu’il a traduit depuis l’hébreu.

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 Compte-rendu de l’audience de la cour d’appel de Versailles du 19 décembre 2012 sur le recours d’Alima Boumediene-Thiery

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Compte-rendu de l’audience de la cour d’appel de Versailles
du 19 décembre 2012 sur le recours d’Alima Boumediene-Thiery contre le refus d’inscription par l’Ordre des avocats du barreau du Val d’Oise

Devant une salle pleine de personnes venues soutenir Alima, dont Monseigneur GAILLOT, des représentants d’associations et d’organisations, de plusieurs avocats et la presse (AFP, Le Parisien, Press TV, radios locales, etc…) ainsi que la présidente du SAF 95 en exercice et l’ex présidente du SAF National, le Président de la Cour d’Appel a tout d’abord rappelé que l’affaire était « restée en état » depuis l’audience du 14 novembre, donc sans aucune avancée.

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 Alima Boumediene-Thiery [avocate ou pas?] devant la Cour d’Appel de Versailles

CR d’audience devant la Cour d’Appel de Versailles – 14/11/2012

Alima Boumediene-Thiery c/ barreau du Val d’Oise

Il s’agissait bien entendu de « l’interdiction professionnelle » faite à Alima par ces Messieurs-dames de Pontoise, en l’occurrence le refus de l’admettre dans leur giron comme avocate, pour des raisons inavouées mais faciles à expliquer.

Mais à rocambolesque histoire, audience hors normes, vous allez voir.

Tout d’abord, précisons qu’Alima arrivait soutenue par les personnalités comme Henri Leclerc, Pdt d’honneur de la LDH et d’une notoriété incontestée dans la profession et dans les médias ; de Roland Weyl (95 ans), avocat ayant pratiqué la profession depuis 60 ou 70 ans (je ne sais plus, c’est unique !), déporté vers les camps d’extermination nazis (et un excellent militant que certains d’entre nous connaissent), enfin de Stéphane Hessel qu’il est inutile de présenter. Jean-Guy Greilsamer représentait l’UJFP.

La plaidoirie de son avocat, Didier Liger, avec qui j’ai échangé des informations et des références sur la culture du boycott, était plus que brillante : extraordinaire. Ce fut un régal pour les militants qui ont permis, aux côtés de quelques membres de la profession, de remplir la salle en soutien à la très courageuse militante pour les droits des Palestiniens. Gilles Paruel, l’ancien bâtonnier du Val d’Oise qui lui faisait face s’en est trouvé en piteuse posture, la salle riant fréquemment aux phrases ajustées et acérées de Didier Liger.

D’abord, ce sont les qualités intellectuelles de l’ex-sénatrice EELV et ex-députée européenne qui ont été détaillées : une flopée de diplômes ahurissante, certains succès étant obtenus au cours de la même année universitaire. Ses origines très modestes (elle a grandi dans le bidonville d’Argenteuil) ont été citées. Son conseil a rappelé de manière magistrale que nombre d’anciens ministres et parlementaires avaient été admis dans tel ou tel barreau avec beaucoup moins de compétences juridiques. Alima, elle, possède les 2 qualités. Le décret instituant l’admissibilité par simple passé de personnalité politique ayant été annulé durant les rebondissements de cette affaire, il restait à notre camarade les qualités essentielles pour exercer ce métier, qualités dont nombre d’avocats inscrits ne peuvent se vanter. Il a été reproché au barreau du 95 de s’appuyer sur des citations en justice (Pontoise, justement) qui n’ont débouché sur aucune condamnation et de jouer en quelque sorte la carte « présumée coupable », choquante pour un représentant des avocats. Il faut dire qu’Alima n’a jamais été convoquée par le barreau pour défendre sa candidature (refus implicite), sauf lorsqu’elle a saisi la Cour d’Appel (organe compétent en la matière) et que les dates d’audience prévues ont été repoussées à deux reprises. Quel embarras ! Et le respect de la procédure contradictoire ?

Mais certaines accusations ont été abandonnées par les inquisiteurs en cours de route. Ils ont gardé un bien étrange motif d’absence de probité, désintéressement et modération pour maintenir leur refus de cette candidature. Pour ce faire, le (faux) témoignage de Me Christelle Monconduit a été précieux : celle-ci, employeur d’Alima, a prétexté une rapide dégradation des relations avec elle alors qu’elle lui a renouvelé deux fois son contrat !

Comme si cela ne suffisait pas, Didier Liger, s’appuyant sur un déontologue réputé de la profession, André Damien, a relevé le fait que le barreau du 95 s’était appuyé dans ses justifications sur un seul article de « presse » émanant d’un site d’extrême-droite : Atlantico (tiens, tiens…). Bel exemple de modération, s’il en fut ! Pour couronner le tout, la jurisprudence en Cour de Cassation a été citée à l’appui. Il a également cité Benoist Hurel, secrétaire général adjoint du syndicat de la magistrature : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4190 qui dénonçait vertement le refus d’inscription de la juriste surdouée.

Mais le fond de l’affaire a été abordé après la forme : Alima Boumediene-Thiéry a participé à des actions de boycott, dont une au Carrefour de Montigny-les Cormeilles à laquelle je participais aussi (déguisée en bagnard, de même qu’Omar Slaouti, elle avait été « jugée » entre les gondoles par un tribunal expéditif et moqueur). Je peux attester que nous avions fait acte de retenue et de modération en ne faisant que placer de nombreux produits dans deux ou trois caddies en dénonçant à voix haute leur origine frauduleuse et inacceptable. Evidemment, le véritable motif réside là. La critique pacifique de la politique insoutenable d’un Etat a été avancée et bien défendue.

Plaidoirie sans surprise du bâtonnier qui a soutenu que ce « militantisme au demeurant respectable n’était pas conforme au principe de modération ». Comprendre donc qu’un avocat ne peut participer à une opération de boycott, qualifiée de « commando » pour l’occasion.

L’avocate générale a plaidé dans le même sens, mais, surprise, le président en habit d’hermine s’est montré bienveillant. En aîné protecteur, il a échangé quelques mots avec Alima sur son enfance matériellement difficile puis a annoncé, après quelques minutes de suspension, que la Cour, bien que l’affaire eut été plaidée contradictoirement, ne mettait pas en délibéré : du jamais vu. Eh oui, car il a demandé au bâtonnier de trouver un accord avec la recalée en laissant entendre que sinon, l’affaire reviendrait en audience le 19/12 et serait jugée… à l’avantage de la plaignante !

Méfiance tout d’abord d’Alima et de son avocat : que signifiait « arrangement » et à l’avantage de qui cela pouvait-il tourner ? Finalement, débriefing à l’extérieur puis au restau et questionnement, enfin consensus dans l’interprétation de cette sage et habile décision : la Cour d’Appel soutient la plaignante qui a les qualités notoires pour plaider ; les Juges de la Cour d’Appel n’ont, apparemment, pas voulu condamner leurs confrères du Val d’Oise et déconsidérer le barreau tout entier, ce qui eut fait désordre ! Les Juges ne s’entretuent pas !

Prochain épisode qui risque d’être croustillant (et je ne peux pas dévoiler pourquoi) : la convocation à Pontoise d’Alima, où il faudra bien que le barreau change son fusil d’épaule.

 Alima Boumedienne Thiéry: une interdiction professionnelle pour motif politique!

UNE INTERDICTION PROFESSIONNELLE POUR RAISONS POLITIQUES
Soutien à Alima BOUMEDIENE-THIERY pour son recours

Le texte que nous vous faisons suivre est pour informer et assurer le soutien le plus large possible et dépasse celui sur son département du Val d’Oise.
Ce comité de soutien sera constitué de citoyennes et citoyens, d’associations et d’organisations politiques.
Nous en appelons à tous les démocrates pour la défense de la démocratie !
Il nous faut informer tous nos amis et les réseaux autour de nous, afin de les inviter à venir soutenir le 14 Nov et répondre rapidement
à ce courrier pour que ce comité unitaire soit un succès.

Nous comptons sur vous pour réagir vite le plus efficacement possible, car cette discrimination politique est un fait grave, anti-démocratique qui rappelle des heures sombres. Les démocrates de notre pays doivent se mobiliser pour le respect du droit et de la justice.

Pour donner votre soutien et nous informer de vos initiatives, nous vous proposons d’envoyer votre nom, prénom et qualité(s) à l’adresse : gilles.monsillon@free.fr

Avec la mention dans l’objet du message : En soutien à Alima BOUMEDIENE-THIERY pour son recours

Et dans le texte du corps au début : Je conteste ce rejet, illégal et discriminatoire, j’appuie le recours déposé à la Cour d’Appel de Versailles

Merci de diffuser autour de vous ce message en urgence

Mettre en exergue si le soutien concerne une organisation ou une association.

Suite à votre soutien, nous vous tiendrons au courant de la suite

Solidarité et Fraternité

Gilles Monsillon
Pour la Fédération pour une Alternative Sociale et écologique (FASE 95)

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UNE INTERDICTION PROFESSIONNELLE POUR RAISONS POLITIQUES
LE CONSEIL DE L’ORDRE DES AVOCATS DU VAL D’OISE
DEVANT LA COUR D ’APPEL DE VERSAILLES

Depuis décembre 2011, Alima BOUMEDIENE THIERY a déposé sa demande d’inscription au barreau des avocats du Val d’Oise… celle-ci lui est refusée malgré ses diplômes universitaires (Deug, Licences, Maîtrises, DEA et DESS, doctorat), sa formation de juriste et son expérience de 12 ans de parlementaire tant au Parlement Européen qu’au Sénat.

Que lui reproche le Conseil de l’Ordre des avocats du Val d’Oise pour lui opposer ce refus ?

Le Mémoire déposé par le Bâtonnier représentant l’Ordre des Avocats du Barreau du Val d’Oise ne remet pas en cause les conditions juridiques nécessaires à son inscription.
Néanmoins il indique que l’intéressée « exerce un militantisme efficace dans le cadre des ses activités politiques lequel apparaît contraire à l’honneur, à la probité, aux bonnes mœurs… et aux respects des principes essentiels de dignité et de modération… ».

Les actions pacifiques de boycott sont qualifiées « d’opérations de commando… invitant les clients à boycotter tous les produits venant d’Israël au nom de l’anti-sionisme ». L’appel au boycott des produits venant d’Israël est invoqué comme une incitation à la discrimination. Il convient de noter l’utilisation du terme « commando » par le Conseil de l’Ordre !!!

Le Conseil de l’Ordre des Avocats du Val d’Oise considère que, « même si ces faits n’ont pas été suivis de condamnation, il apparaît clairement que les missions engagées par Mme Alima BOUMEDIENE THIERY sont contraires aux principes de modération, de dignité et de probité…. et que ces agissements peuvent être constitutifs de qualifications pénales», bien que la Cour d’Appel de Paris ait confirmé que « le soutien au boycott pour des motifs politiques ne caractérise en aucun de ses éléments le délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence…. ». Ainsi, la Cour relève que « la critique pacifique de la politique d’un Etat relevant du libre jeu de débat politique, se trouve, aux termes de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, au cœur même de la notion de société démocratique ».

Ainsi, l’Ordre des Avocats du Val d’Oise n’hésite pas à commenter le jugement du 14 octobre 2010, précisant que « la relaxe est -sous entendu, seulement- due au vice de procédure », puis il fait mention d’une nouvelle instance engagée à l’encontre de Mme Alima BOUMEDIENE THIERY devant le TGI de Pontoise, audience renvoyée en septembre 2013, au mépris du principe fondamental de la « présomption d’innocence » dont il s’affranchit aisément, comme celui du droit à la liberté d’exprimer ses opinions politiques, reconnu à tout citoyen, y compris aux avocats.

Enfin, l’Ordre des Avocats du Barreau du Val d’Oise rejette la demande d’inscription au tableau des Avocats du Barreau du Val d’Oise de Mme Alima BOUMEDIENE THIERY, constatant que « son attitude, en ce qu’elle milite activement dans le cadre de l’incitation à entraver l’exercice normal d’une activité économique en visant de façon discriminatoire les producteurs et fournisseurs de produits en raison de leur appartenance à une nation, en l’occurrence ISRAEL, ne respecte pas les principes de moralité, de modération et de dignité nécessaire à l’inscription sur le tableau d’un ordre d’avocat. »

Mme Alima BOUMEDIENE THIERY conteste ce rejet qu’elle qualifie d’illégal et discriminatoire, et a donc déposé un recours à la Cour d’Appel de Versailles qui devra, en audience publique, nous dire si le fait d’être militante active et pacifique est contraire au respect des principes essentiels de la profession d’avocat !

Rendez Vous : Mercredi 14 novembre à 10 h à la Cour d’Appel de Versailles : 5 rue Carnot
– salle n°1 rez de chaussée Gauche (1ère chambre, 1ère section) – RER Versailles Rive Gauche -

 “Coup de filet”, par Eric Hazan

Le site d’extrême-droite d’Alain Soral, “Égalité et Réconciliation” ayant fait un lien vers le texte d’Éric Hazan, Coup de filet, La Feuille de Chou tient à préciser qu’elle n’a rigoureusement rien à voir avec Alain Soral et ses amis…

COUP DE FILET

Dans l’affaire de la « cellule terroriste démantelée » à Strasbourg et à Cannes au début du mois d’octobre, les médias ont été unanimes à reprendre sans état d’âme les déclarations de la police. Aucun conditionnel, aucune petite phrase prudente permettant une retraite éventuelle en bon ordre.

Ce n’est pas la première fois. On se souvient de l’agression antisémite du RER D en 2004, de cette jeune femme victime de « 6 étrangers, dont 4 Mahgrébins et 2 Noirs », un acte odieux dénoncé par toute la presse, par le président Chirac, par Villepin, ministre de l’Intérieur, par toute la classe politique, droite et gauche mêlées. Dommage, c’était une mythomane. On n’a pas oublié non plus le scandaleux incendie criminel du centre social juif de la rue Popincourt, la même année : le ministre israélien des Affaires étrangères, Sylvan Shalom, était venu à Paris pour visiter les lieux et critiquer le laxisme français face aux actes antisémites. Pas de chance, là non plus : l’incendie était l’œuvre d’un vieux fou, juif de surcroît. Dans un cas comme dans l’autre, tous les médias ont donné dans le panneau, aucun sauf erreur n’a présenté d’excuses.

Plus près de nous, dans les premiers jours de « l’affaire Tarnac », presse écrite, radios et télévisions ont été unanimes à dénoncer l’action terroriste des « anarcho-autonomes », de « ce noyau dur qui avait pour objet la lutte armée », dixit le procureur Marin. Libération titrait en une « L’ultra-gauche déraille », Le Point parlait de « nihilistes clandestins », le Figaro Magazine des « caténaires de la peur », France 2 de « la petite épicerie tapie dans l’ombre » qui servait de QG au « commando ». Là non plus, pas d’excuses quand le montage policier s’est profilé à l’horizon.

Dans le coup de filet récent, il est possible que Jérémie Louis-Sidney, « un converti de 33 ans, apprenti terroriste qui voulait finir martyr » (France 24) ait été abattu par des tirs de riposte des policiers, il est possible que les hommes placés en garde à vue pendant cinq jours, puis inculpés, soient bien ceux qui ont lancé une grenade contre l’épicerie juive de Sarcelles. Mais l’unanimité des médias à tenir la parole policière pour vérité révélée, l’indignation générale des politiques, l’énorme retentissement donné à toute l’affaire, tout cela a un sens. En dénonçant les dérives françaises de « l’islam radical », les médias asservis et les politiques cherchent à faire monter dans le pays un sentiment de peur. La peur est la meilleure des diversions possibles – voir ce à quoi ont servi en leur temps la grippe aviaire, la vache folle, la grippe H1N1 ou les JO de Londres. Et puis, en montrant que la barbarie n’est plus seulement à nos portes mais qu’elle est désormais parmi nous, en incriminant une fois de plus – tout en jurant le contraire – la jeunesse des quartiers populaires, on reste entre nous, on resserre les rangs, on relègue à l’arrière plan le racisme et la misère.

Construire un ennemi intérieur est un procédé politicien médiocre, mais c’est bien du camp des médiocres que proviennent souvent les plus graves dangers.

Eric Hazan

 Le MRAP réitère sa demande d’interdiction de la “Ligue de défense juive”

Le MRAP réitère sa demande d’interdiction de la LDJ

Le MRAP exprime son indignation face aux nouvelles exactions commises à l’encontre de militants à Paris les 28 juin et 5 juillet derniers, par la Ligue de Défense juive (LDJ), groupe d’extrême droite, laissé libre d’agir en France alors qu’il est interdit en Israël et aux États-Unis.

Le MRAP dénonce la mansuétude dont bénéficie depuis trop longtemps la Ligue de Défense juive.

La violence de ce groupe, l’étalage sur internet de ses entraînements para-militaires, les vidéos relatant les actions de commando du groupe, ses provocations jusque dans l’enceinte des tribunaux, ne peuvent passer inaperçus du ministère, ils entraîneraient la dissolution de n’importe quelle autre formation fascisante.

C’est ce qui avait été fait récemment à l’encontre d’un autre groupe totalitaire similaire aux méthodes violentes : Forsane Alizza.

Le MRAP réitère sa demande faite au gouvernement français le 8 avril 2002 de dissoudre la dite “Ligue de Défense Juive”, à la suite de quatre agressions du siège national du MRAP, de ceux de la Fondation Danielle Mitterrand, de la CIMADE et du CICP, de violences à Orly contre des militants pacifistes et de menaces de mort contre le président de l’Union des Juifs Français pour la Paix.

Cette demande est restée sans réponse jusqu’à ce jour, malgré la multiplication d’agressions à l’encontre d’organisations ou de personnes qui œuvrent pour le respect du droit des Palestiniens ( attaque de lycéens devant le lycée Janson de Sailly, contre des militants du Centre International de Culture Populaire à Paris, contre la mairie de Vitry, qui s’apprêtait à faire citoyen d’honneur Marwan Barghouti …).

Le MRAP demande que le nouveau gouvernement prenne des mesures fermes à ce sujet, contrairement à ses prédécesseurs.

Paris, le 10 juillet 2012.


Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
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NDLR
Erratum du MRAP
Il faut lire: “le président de l’Union juive française pour la paix.” au lieu de “Union des Juifs français…”

 Crime organisé et déni du droit

J B Pontalis et Daniel Lemler

Quelques jours après le psychanalyste Jean-Bertrand Pontalis qui présentait un petit livre, un-jour-le-crime sur les motifs de l’intérêt du public pour le crime, c’est un point de vue plus universitaire et scientifique qu’on a pu entendre. Le livre dirigé par Chantal Cutajar semble, à l’entendre et à voir le sommaire très détaillé, extrêmement intéressant et sans doute utile aux étudiants et aux professionnels du droit ainsi qu’au public.

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Au moment même où j’écoutais Chantal Cutajar, professeur de droit, présenter cet ouvrage collectif sous sa direction , Le crime organisé , je recevais un texte émanant de Mireille Fanon-Mendès France au sujet de la violation grave du droit international à l’occasion de l’exécution extra-judiciaire, par un commando US, de Oussama ben Laden (appelé Géronimo, ce qui en dit long sur la persistance dans les esprits du crime originaire contre les Nations indiennes!).

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Au cours du débat, et devant une assistance peu nombreuse, mais de spécialistes du droit, de la police, de la gendarmerie (un colonel) et d’enseignants, j’ai posé la question de savoir si la lutte contre le crime organisé ne serait pas plus facile si les États dits démocratiques ne violaient pas aussi habituellement le droit, comme dans l’assassinat de Ben Laden, lequel aurait pu être arrêté et jugé devant un tribunal comme d’autres ex dirigeants politiques l’ont été selon le principe posé au Tribunal de Nuremberg et qui s’exerce partiellement à la Cour Pénale Internationale .

A ma demi-surprise, le professeur de droit, Chantal Cutajar a admis l’exception car selon elle les États-Unis d’Amérique étaient “en guerre contre le terrorisme“; Donc tout serait justifié! Outre que le terme de “guerre” ne convient pas lorsqu’il s’agit de la “nébuleuse” terroriste qui n’est pas un Etat, on s’inquiète des cors que recevront les étudiants de l’Université de Strasbourg, et par là, du sort du droit international.

Comment ne pas voir que le non respect du droit par les “États de droit” constitue une immense victoire du “terrorisme”. Et nous n’évoquerons pas les innombrables violations du droit commises par l’État d’Israël dans le silence complice de la dite “communauté internationale”!


BENLADEN-BANALISATION5mai2011

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