La maladie de Lyme, par le professeur Benoît Jaulhac, au Club III, et le sionisme comme maladie. Que des dénis…

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Suivi de la maladie du sionisme…

Le Club III de la Communauté israélite de Strasbourg organisait hier une conférence sur la maladie de Lyme. Sujet porteur si on en juge par l’affluence record dans la salle où il fallut rajouter des chaises. Plus du double de participants pour ce sujet de société “chaud” et objet de vives controverses. Et cette conférence étant, comme d’habitude, verbalement au moins, ouverte à tous publics, il y avait de nombreuses personnes non juives et qui venaient pour la première fois en ce lieu hebdomadairement fréquenté par des personnes du 4e âge.

La conférence, très scientifique et excellente, dont on trouvera ci-après un enregistrement audio, à l’exception du début qu’on a raté, s’est terminée dans une certaine confusion.
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La responsabilité en incombe à la dame qui présidait, à la place de M. Greilsammer, trop mal portant pour être présent et qui a cédé, hélas, ses responsabilités à des dames qui se contentaient avant de servir le Kaffekühre et qui ne lui arrivent pas à la cheville.

L’exposé à peine terminé – il était déjà 15h45, car il avait été plus long que d’habitude, mais fort documenté avec son Power-Point commenté en direct- la présidente voulut passe directement au café sans laisser de place aux questions des auditeurs-trices. Déjà révélateur d’un état d’esprit.

La réprobation immédiate et spontanée de la salle changea la donne. Il y eut foule de questions. Et le conférencier y répondit avec précision. Puis vint une intervention d’un monsieur certes un peu enflammée, mais qui ne dépassait pas les limites de la civilité, même s’il traita de “bobard” les assertions du professeur, en comparant la manière dont la maladie de Lyme et les patients sont traités de part et d’autres du Rhin et en évoquant la fermeture par la justice du laboratoire Schaller.
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Comme on peut l’entendre dans l’audio n°2 à partir de la minute 4’25, l’organisatrice intervint brutalement sans préavis intimant au monsieur de se taire, de prendre la porte ou le menaçant d’appeler la sécurité! Marx dit quelque part que dans l’histoire, les choses arrivent deux fois, la première en tragédie, la seconde en farce: on était en plein dedans! Cette dame ne faisait qu’imiter grossièrement son prédécesseur qui intervenait parfois de la même façon, mais avec plus de civilité et de souplesse.
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Au fond de la salle où je me trouvais, les gens désapprouvaient massivement ce terrorisme verbal, peu respectueux de la diversité des opinions et des règles du libre débat contradictoire en démocratie.

Triste état de fait, pas si inhabituel que ça, mais cette fois il y avait du monde et des non habitués. Et je n’étais pas en cause, n’étant intervenu à aucun moment…

Ce qui n’a pas empêché, une fois la conférence terminée, et pendant que les personnes s’installaient pour le goûter, et que d’autres discutaient encore entre elles de l’incident récent, l’une des dames du comité organisateur, de venir vers moi et, interrompant la conversation, de me dire “pas de propagande!“. Sans doute s’imaginait-elle que nous parlions de la Palestine!

Les gens très étonnés autour de moi se posaient des questions sur la curieuse conception du débat qui règne en ce lieu. Et il y a de quoi! Si on saisit bien, est appellé “propagande” toute critique des positions sionistes pro-israéliennes. Bien entendu, le CRIF et Israël ne font aucune propagande, et des esprits de leurs ami(e)s ne jaillit que la pure vérité objective…

Tout se passe comme si les esprits, dans la Communauté juive, s’étaient ghettoïsés, soit du fait de la séparation induite par l’observance religieuse stricte – mais beaucoup de ces dames ne sont pas plus observantes que la moyenne des Juifs – soit de la conséquence de la propagande du CRIF et de l’État d’Israël, qui fait croire aux Juifs que le monde entier les déteste (comme si l’anti-judaïsme et l’antisémitisme existaient de toute éternité), sans qu’ils se rendent compte, outre de la fausseté de cette thèse, que si détestation il y a aujourd’hui, l’une des causes supplémentaires en est évidemment le soutien inconditionnel que les responsables israéliens et juifs apportent à l’État d’Israël, à ses gouvernements, quels qu’ils soient, à son armée, celle même qui occupe, colonise et massacre les Palestiniens comme à Gaza récemment ou il y a quatre ans et depuis 1948.

Quand on voit que les ambassadeurs israéliens ont été convoqués par les gouvernements d’États aussi amis que la France ou la Grande Bretagne, au lendemain de l’annonce de 3 000 logements de plus dans les colonies et de la colonisation de la zone entre Jérusalem-Est et Maale Adumin, et que les prétendus représentants des Juifs et ceux qui les suivent aveuglément, s’obstinent à soutenir l’insoutenable, on ne peut qu’être inquiets quant à l’avenir des Juifs, d’Israël ou de la diaspora. On se reportera aussi au récit de l’incident survenu au salon de la Wizo, dimanche dernier, où deux Juifs ont été expulsés par la force, car ils s’interrogeaient avec des présents, sur les récentes déclarations exterminatrices du “grand” écrivain israélien A.B.Yehoshua.
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Il est temps, chers coreligionnaires, d’ouvrir les yeux et de cesser de soutenir des criminels de guerre et leurs complices.Il est temps de vous souvenir des règles simples de la démocratie et de l’égalité des droits, ici, et là-bas. Il est même encore temps de vous souvenir des paroles de Hillel selon qui toute la Torah se résume en ceci, qu’il ne faut pas faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas qu’il nous fasse!

On est loin de la maladie de Lyme.

Mais le nationalisme et la fermeture identitaire sur sa seule tribu sont des maladies bien plus graves. Mortelles, même.

Commentaire reçu à propos de la conférence

J’ ai lu votre article concernant la conférence de Mr Jaulhac sur La maladie De Lyme.

Comment pouvez-vous affirmer que cette conférence était scientifique et excellente .
Seul un débat contradictoire avec les professeurs Luc Montagnier et Péronne ( service infectiologie de Garches)
serait crédible !

Meilleures salutations.

Réponse de la Feuille2chou
D’accord avec vous, mais notez que j’ai choisi de commenter autre chose, c’est à dire l’incident qui s’est passé lors du débat.
Il me paraît que le contenu de la conférence du professeur était scientifique et peu contestable du genre cours fait aux étudiants en médecine.
Et il n’a pas dit grand-chose sur les soins.
C’est pourquoi l’intervention un peu énervée d’un auditeur a pointé les problèmes par la comparaison entre les deux rives du Rhin
Oui, un débat contradictoire serait nécessaire.

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D’autres archives sont disponibles en tapant “Lyme” dans la fenêtre “recherches”

 CIS Club III Alain Howiller ex-directeur des DNA, sur l’Alsace.

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Malgré le beau temps ensoleillé, un public fidèle, un peu moins nombreux cependant que les jours de froid ou de pluie, est venu écouter le conférencier invité par le président Greilsammer au Club III de la Communauté israélite de Strasbourg.

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Il s’agissait d’une personnalité connue et influente en Alsace, ex directeur des Dernières Nouvelles d’Alsace, Alain Howiller, bon pied, bon œil, voix de stentor qui pourrait se passer de micro, qui tient de roboratives conférences à un débit aussi important que les matières radioactives échappées des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Avec cependant des effets beaucoup moins dangereux.

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Après 40 minutes d’exposé plein de renseignements actualisés sur l’économie alsacienne, il a répondu à une question (bien que le président comme à son habitude eût préféré passer au Koffe-Kuhre de suite, on a eu la surprise agréable d’entendre cet homme qui a fait carrière aux DNA, produire, à propos du traitement des faits divers dans son ex-quotidien, une critique qui ne jurerait pas sur Acrimed...où il nous est arrivé d’écrire des gentillesses du même tabac..

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Mais que ne le font-ils quand ils sont encore en fonction?

club III Alain Howiller J C Meyer Alsace immigration richesse et critique des médias

N’est-ce pas Dominique Jung?

Heureux “hasard”:

Les faits divers font-ils diversion?

Et aussi Claude Keiflin, Marine Le Pen et Mélenchon:

● Quand les Dernières Nouvelles d’Alsace soupèsent les « extrêmes » –

17/03/2011

DNA Acrimed Colmar

(pseudo de J C Meyer)

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 L’histoire, l’origine et le rayonnement de l’établissement public de santé d’Alsace du nord (EPSAN) à Brumath.

Au Club III de la Communauté israélite de Strasbourg avec M. André Fisher, cadre hospitalier retraité qui a fait œuvre d’historien du 12 siècle à nos jours en contant l’histoire de Stephansfeld à Brumath, qui a abrité des enfants abandonnés, puis des “aliénés” au 19e siècle pour devenir l’Établissement public de santé d’Alsace du nord où toute référence à la psychiatrie a disparu dans l’appellation.

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M. Fisher a fait un remarquable exposé à partir de ses notes de travail rédigées d’une fine écriture à la main. Son auditoire était particulièrement élogieux à juste titre à son égard.

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Note

Une fois de plus le correspondant de la Feuille de Chou, pourtant membre de la CIS, la Communauté Israélite de Strasbourg, a été victime de l’ostracisme du “comité” du Club III.

En effet, comme il se dirigeait, après la brillante conférence, vers la table où les orateurs prennent le Kafe avec des douceurs, et prolongent la discussion, il s’est vu interdire, par une dame, l’accès à cette table, “l e comité a décidé que vous ne pouvez pas vous asseoir à la table du comité” , sans doute réservée, à la race supérieure des ” bons juifs” qui croient prouver leur judéité, en soutenant inconditionnellement les crimes de l’État d’Israël.

Après cela, ils-elles peuvent toujours venir nous parler de l’éthique juive tournée, paraît-il, vers l’ouverture à l’autre, et même au Grand Autre, comme dirait Lacan.

L’autre du juif, en Israël, n’est-il pas d’abord le Palestinien ( et le sefarad, ou le falasha)? Cet indigène massacré, expulsé, colonisé. Et même celui qui, pourtant citoyen, de seconde zone, de l’État “juif”, se voit refuser des logements par des propriétaires juifs israéliens, à l’appel de 300 “rabbins” à Safed? Et ces racistes osent s’appuyer sur la Torah!

La honte, là-bas, et ici.

Combien de ces juifs anti-juifs viendront écouter Michel Warschawski, le fils du Grand Rabbin, (mon maître en judaïsme) qui, en Israël, était, de son vivant, le seul rabbin francophone militant parmi les anglosaxons de Rabis for human rights. On tient les comptes!

Savez-vous que Michel Warschawski est interdit de salle communautaire dans sa ville natale?

Merci aux catholiques, aux protestants, aux musulmans, et à tous les autres, sans religion, d’accueillir chaque fois Mikado.

Et savez-vous que, lapsus sublime, lors de la construction d’une monument à l’entrée de la rue Hirschler, constitué de plaques de verre portant, gravés, les noms des juifs célèbres d’Alsace, ILS ont oublié le Grand-Rabbin Max Warschawski! En guise de rattrapage, ils ont ensuite réparé leur bévue significative, en nommant le square du nom du père de Michel.

Pas annoncé dans UNIR, le mensuel de la CIS, ni sur le site de la CIS:

Il sera mardi 11 janvier à la salle blanche de la librairie Kléber à 17h30 pour son livre: Au pied du mur. De notre correspondant à Jérusalem.

Et le même soir, à 20 h, à la Maison des Syndicats, 1, rue Sédillot, pour une réunion-débat.

Thème:

Israël au bord de l’abîme.

Pas

 Rapport à soi et rapport aux autres chez les Juifs de la campagne d’Alsace

Audio:

Conférence du professeur émérite de l’Université de Strasbourg, Freddy Raphaël, le 30 novembre 2010 au Club III de la Communauté Israélite de Strasbourg.

Il est probable que le contenu de cette étude sera bientôt disponible dans un ouvrage. mais, l’écrit, comme on le sait depuis Platon, ou l’imprimé, ne rend pas compte de la chaleur et de l’émotion de cette communication qu’il serait dommage de ne pas faire entendre au-delà du fidèle public de Club III.

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Freddy Raphaël ayant évoqué un de ses grands-pères, ayant servi dans l’armée du Kaiser Willhelm II, voici la photographie du mien, Maurice Geismar, né en Alsace en 1869, décédé en 1958.


Liens

http://judaisme.sdv.fr/perso/fraphael/index.htm

http://schlomoh.blog.lemonde.fr/2008/10/13/la-feuille-de-chou-n%c2%b01408-freddy-raphael-directeur-de-conscience/

http://la-feuille-de-chou.fr/?p=5304

http://sionisme.populus.org/rub/20


 La Wizo rassemble les écrivains…et les amis d’Israël

Les DNA s’en font fidèlement l’écho, chaque année, plutôt deux fois qu’une, pour l’annoncer et pour en rendre compte.

Tout le monde n’a pas cette chance d’être servi et resservi!

Il est vrai qu’il s’agit d’un événement littéraire, organisé avec la tout aussi fidèle Librairie Kléber.

Cela se déroule dans les salons d’une banque, le CIC, excusez du peu.

Et l’organisateur, c’est la Wizo.: Women International Zionist Organisation. L’Organisation internationale des Femmes sionistes.

Sionistes, vous avez dit sionistes?

Oui, et elles se présentent et sont présentées par le Journal ainsi:

“… la Wizo s’occupe des femmes de toutes croyances, des enfants et des personnes âgées pour lesquelles elles financent des structures d’accueil.”

N’est ce pas beau et charitable?

On suppose qu’elles accueillent les femmes et les enfants de Gaza ( ou du Negev), victimes des crimes de guerre de l’État d’Israël. On peut voir ces victimes des bombes au phosphore à l’exposition parisienne que le CRIF a voulu interdire, et que la Ligue de défense “juive” a attaquée.

L’année dernière, on avait été au salon, et très mal accueilli, ( cette année, on a boycotté) pour rencontrer des auteurs souvent intéressants. Tous ne savent pas ce qu’est la Wizo, en dehors de sa flatteuse auto et exo promotion.

Le Z (Zionist) renvoie bien au sionisme, non, pas à Zorro? Et le sionisme est ce mouvement du 19e siècle qui a combattu pour la création d’un État pour les juifs, et cet État s’est et a été proclamé en 1948 en se débarrassant de 750 000 Palestiniens indigènes, dont nécessairement des femmes, des enfants et des personnes âgées…Et ce nettoyage ethnique se poursuit sous nos yeux, avec la judaïsation de Jérusalem, et même l’exigence faite aux Palestiniens de l’intérieur, descendants de ceux de 1948, qui n’ont pas été expulsés, de faire allégeance à “l’État juif“. Et s’ils refusent, ils auront le sort qui leur est promis par Liebermann avec son ami Netanyahu, expulsés, comme l’ex député Azmi Bishara de la Knesset.

Le Journal nous informe de la présence de personnalités au salon du livre sioniste. Parmi lesquelles Raphaël Nisand, maire de Schiltigheim, Eric Elkouby, Henri Dreyfus, adjoints au maire de Strasbourg, Martine Calderoli, vice-présidente de la région Alsace,le directeur régional du CIC, M. Hagenbach, le ministre des Collectivités territoriales et président de la Région Alsace, . Philippe Richert, qui a accroché la photo de Gilad Shalit sur le Conseil régional (mais oublie Salah Hamouri et les 11 000 prisonniers palestiniens), le grand-rabbin Gutmann, M. Jean Kahn, président honoraire du Consistoire de France et M. Kling, président de la Communauté israélite de Strasbourg.

On attendra en vain de tout ce beau monde, comme de la Wizo, la moindre considération du peuple palestinien, opprimé par l’État d’Israël, création continue du sionisme…

Si t’es gai, ris donc

Un Witz (intraduisible) in english .

An American is talking with an Egyptian:
“In USA we have Barack Obama, Stevie Wonder, Bob Hope and Johnny Cash”
The Egyptian replied:
“In Egypt we have Hosny Mobarak, No Wonder, No Hope and No Cash”


Version israélienne …

An American is talking with an Israeli Arab: “In USA we have Barack Obama, Stevie Wonder, Bob Hope and Johnny Cash”.
The Israeli Arab replied: “In Israël we have Ehud Barak, No Wonder, No Hope and No Cash” !

 Agression antisémite ou acting-out psychotique?

A l’appel du Consistoire Israélite du Bas-Rhin, de la Communauté Israélite de Strasbourg, du CRIF, de la LICRA, de l’UEJF:

Rassemblement silencieux

Contre l’antisémitisme

Lundi 03 Mai à 12h30

Parvis de la Synagogue de la Paix

Ce rassemblement fait suite à l’agression à l’arme blanche d’un membre de la Communauté juive datée du vendredi 30 avril en plein cœur de notre ville de Strasbourg.

lu dans les DNA

Faits divers
Strasbourg / Agression antisémite vendredi

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L’agresseur écroué

L’auteur d’une violente agression contre un homme portant une kippa à Strasbourg a été mis en examen, hier, pour tentative de meurtre aggravée et placé sous mandat de dépôt. Il assume son geste. Son comparse a été remis en liberté.

Mehdi K. a été mis en examen, hier, pour tentative de meurtre avec la circonstance aggravante que l’infraction avait une motivation antisémite présumée. L’homme âgé de 38 ans, d’origine maghrébine et de confession musulmane, a été présenté au juge d’instruction Patricia Krummenacker et placé sous mandat de dépôt au terme des débats.
Vendredi vers midi, il avait accosté un homme portant une kippa place de l’Homme-de-Fer à Strasbourg – lui lançant « c’est de ta faute si je suis allé à l’hôpital » -, avant de s’acharner sur sa victime. David Pariente, 42 ans, a été frappé dans le dos et au visage avec une barre de fer, puis a été blessé d’un coup de couteau au niveau de l’épaule.

« Je vais enfin pouvoir me reconstruire »

Hier, le suspect a répété son projet de « se venger des juifs », responsables selon lui de son premier internement. « Il pensait qu’il ne pourrait redémarrer sa vie qu’après être passé à l’acte, précise le vice-procureur Thierry Massa. Ce qu’il a fait vendredi. Il a déclaré : “Je vais enfin pouvoir me reconstruire”. »
Mehdi K. assume pleinement son acte et n’a fait part d’aucun regret. Selon ses propos, Dieu a décidé des blessures de sa victime, et décidera de sa peine future. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Le mis en examen, actuellement sous traitement Subutex, est connu « des services psychiatriques » mais aussi de la justice. « Il était sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve, à la suite d’une condamnation pour violence avec arme sans ITT et dégradation, au moment des faits », indique le magistrat.

Le second mis en cause remis en liberté

En mars 1997, Mehdi K. – alors inconnu des autorités judiciaires – avait déjà été condamné à 15 mois dont 9 mois avec sursis pour un vol avec violence. Il avait participé avec un complice à une attaque dans un bureau de tabac d’Eckbolsheim, son complice frappant lourdement le buraliste à la tête et au thorax, avec une tringle à rideau. Les agresseurs avaient fait main basse sur le fonds de caisse estimé à 4 500 F (soit 686 €). Ils avaient été identifiés par les gendarmes quelques jours plus tard.

Le second mis en cause, un Alsacien converti récemment à l’islam, a été remis en liberté hier au terme de sa garde à vue. Thierry B., âgé de 39 ans, n’a pas participé activement aux violences et a été mis hors de cause par de nombreux témoins. Egalement connu de la justice – il a été condamné en 2008 pour un vol simple – et des services psychiatriques, il était hébergé de temps à autre par Mehdi K. dans son appartement du quartier Vauban.
Thierry B. pourrait faire l’objet d’une procédure incidente. Des photos le montrant avec une arme ont été découvertes dans son téléphone portable.
Aujourd’hui, la victime devrait se porter partie civile.

Cél. L.

Un rassemblement silencieux est prévu aujourd’hui à 12h30 sur le parvis de la grande synagogue de Strasbourg, avenue de la Paix, à l’appel des responsables de la communauté juive de Strasbourg, en présence notamment de Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Si on sait lire et entendre ce qui est rapporté dans les DNA, depuis le 1er article, on ne peut que se demander si l’acte barbare commis par le mis en cause ne relève pas plus de la folie que de l’antisémitisme, même si, en l’occurrence, les deux peuvent être intimement liés.

S’en prendre avec violence à un juif sous le prétexte, peut-être imaginaire, qu’un médecin de la même confession serait responsable de son internement, c’est confondre une partie avec le tout. Et ressemble aux soupçons de type paranoïaque que certains malades portent contre des personnes de leur entourage.

Si on ajoute à cela l’idée qui peut être aussi bien délirante que religieuse, -mais n’est-ce pas la même chose?- selon laquelle Dieu aurait commandé l’acte, et déciderait de la peine, on ne saurait partager l’exploitation politico-communautaire de ce fait divers. Le vivre-ensemble si automatiquement invoqué en ces circonstances, a bon dos. On ne voit pas en quoi un acte fou le remettrait en cause. Mais on est dans une société qui croit magiquement au zéro mort, zéro blessé, zéro trouble.

C’est comme lorsqu’un lycéen tire sur un professeur, comme récemment, faut-il mettre en cause tout le lien social pour chaque acte délirant?

On s’étonne par ailleurs que, selon le compte-rendu qu’en fait le Journal, Mgr Grallet, archevêque de Strasbourg, qui exprime sa solidarité à la victime, n’ait pas un mot de compassion pour l’auteur de l’acte.

On n’est pas chrétien, mais on se souvient des mots qu’avait eus dans des circonstances aussi dramatiques, Georges Yoram Federmann, alors que sa compagne avait été tuée dans un acte délirant du même genre.

vidéo DNA ajoutée le 3 mai à 15h50

http://www.dailymotion.com/video/k3onYUy0ogGQ661uOtt

 CIS/CRIF/Esther Benbassa/Théo Klein

Rompre avec la politique endogamique juive!

Esther Benbassa avait écrit au CRIF, Théo Klein, ex président de cette institution,lui avait répondu sur le site du même CRIF, mais ce dernier a refusé que la réponse d’Esther Benbassa soit publiée au même endroit.

Voir le dossier plus bas.

A vrai dire, cela ne nous étonne pas du tout et ici à Strasbourg, nous vivons depuis des semaines un véritable ostracisme de la part des dirigeants communautaires, quoique membre de cette Communauté israélite de Strasbourg.

Le dernier incident, mineur, mais qui relève d’un véritable harcèlement,dont on informa ici dans les jours qui viennent s’est déroulé mardi après-midi, au Club III, pendant la conférence sur la Police Judiciaire.

A peine le seuil du sas franchi à l’entrée du centre, j’ai été interpellé par deux jeunes de la sécurité, qui sont sortis de la loge.

Ils prétendaient vérifier le contenu de mes poches! J’ai refusé ce contrôle antijuif par des Juifs. L’un d’eux m’a demandé si j’avais un appareil photo? Est-ce la dernière arme de destruction massive à la mode? On sait bien que le judaïsme est iconophobe concernant toute représentation d’Hachem, mais de là à interdire les appareils photo, j’avoue ignorer ce commandement “divin”.

Avant d’entrer dans la salle de conférence, un besoin pressant mais humain m’a poussé vers les toilettes au fond d’un couloir; j’ai eu droit à l’escorte d’un de ces jeunes gens! Il s’est cependant arrêté à la porte. J’ai donc manœuvré la fermeture de ma braguette tout seul.

Je suis entré dans la salle sans bruit étant donné que la conférence avait commencé.

Quelques minutes après l’un des pandores en herbe a traversé la cour, entrouvert la porte de la salle et observé.

Un peu après l’autre jeune chiot de garde est entré aussi,restant près de la porte.

Puis un troisième gaillard, plus âgé leur a succédé. il est resté un long moment dans l’ouverture, scrutant dans la relative pénombre, due à l’usage d’un rétroprojecteur à la recherche d’un improbable ennemi des Juifs.

Enfin il a aperçu l’objet de sa quête éperdue, moi.

Il est entré dans la salle, s’est approché de ma chaise de plastique, s’est posté à ma gauche et m’a interpellé par mon nom, exigeant que je me rende illico dare-dare chez le directeur administratif…

Comme je lui faisais signe avec mon index devant la bouche qu’il dérangeait le conférencier, il insista, puis prétendit que j’étais malpoli(!) alors que je me contentais d’essayer de suivre l’orateur, tout en refusant l’invitation péremptoire.

Le cerbère repartit la queue basse.

Après les dernières questions et réponses, jugeant peu amicale l’ambiance à mon égard, et ne me voyant pas prendre comme si de rien n’était le kaffe-kuhre avec ces dames du comité ou le président qui l’an dernier déjà m’avait “interdit” par courrier de fréquenter le Club III, rappelons le, ouvert à tous, même les “goyim” selon les DNA, je me suis levé et suis parti, non sans avoir encore été rappelé à l’ordre par celui qui exigeait que je me ndisse chez le directeur administratif.

Au dehors, l’air était encore frais, mais le temps déjà printanier, et je respirai le bon air des Contades…

Et maintenant, la parole est à Esther Benbassa

Chers amis, collègues et lecteurs, La tribune sur le CRIF (“Le CRIF, vrai lobby et faux pouvoir “) que j’ai publiée le 17 février dernier dans Libération a suscité quelques remous. Le CRIF a publié sur son site une lettre que mon ami Théo Klein m’avait adressée en réaction à cette tribune. Vous trouverez ci-après: 1) le texte de cette lettre de Théo Klein; 2) ma réponse à Théo Klein. J’ai demandé au CRIF la publication de ma réponse sur son site web ainsi que sa diffusion auprès des abonnés de sa newsletter. Le CRIF vient de me signifier son refus. Cette attitude ne fait hélas que confirmer mon diagnostic. Vous souhaitant une bonne lecture, bien cordialement,
Esther Benbassa

La lettre de Théo Klein (19 février), telle que publiée sur le site du CRIF

Chère Esther Benbassa,

J’ai pris connaissance avec étonnement et regret des termes sulfureux de votre article sur le CRIF publié dans Libération, plus exactement sur son dîner annuel, dont d’ailleurs j’ai été l’initiateur en 1985.

Le déferlement de qualificatifs dérisoires et méprisants dont vous souhaitez balayer le dîner, l’institution et ses dirigeants n’apporte cependant en dehors de la manifestation de votre colère et de votre mépris aucune contribution, pas la moindre suggestion : votre balayage, vous le souhaitez total et définitif.

Vous parlez de communautarisme à ce groupe humain auquel vous avez longtemps appartenu et appartenez peut-être encore, dans la méconnaissance de l’esprit de la kehilah qui marque ce groupe sans doute depuis la Babylonie et certainement depuis la fin du deuxième Temple et de toute autorité juive sur la terre ancestrale.

Il y a bien longtemps que je déplore certains propos dans des discours de présidents du CRIF et que, d’ailleurs, je leur fais part de mes critiques.

Je n’assiste que rarement au dîner lui-même en manifestant cependant par ma présence au moment des discours de la permanence au sein de l’institution de femmes et d’hommes ouverts à d’autres idées que celles qui sont exprimées publiquement.

Nos juifs sont tels qu’ils sont et le problème est de savoir si nous restons avec eux pour les aider à sortir du ghetto dans lequel ils s’enferment au moindre vent mauvais ou si nous les abandonnons mais alors pour aller où ?

J’ai été inquiet et triste en vous lisant, car dans la voie où vous vous êtes lancée avec votre ardeur habituelle, vous risquez de vous retrouver bien seule et de ne plus être celle que vous étiez.

Bien cordialement vôtre.

Théo Klein

Ma réponse à Théo Klein (21 février)

Cher Théo Klein,

Dès réception de votre lettre, le 19 février, je vous ai appelé au téléphone pour, au nom de l’amitié et de l’estime que je vous porte, débattre directement avec vous. Ce que nous avons fait en toute cordialité. Vous m’avez annoncé que votre lettre serait publiée sur le site du CRIF. Maintenant qu’elle l’est, je me permets à mon tour de vous répondre publiquement.

Il me semble que vous avez focalisé votre attention sur le dîner dont vous avez été l’initiateur. Dois-je pourtant vous rappeler que lorsque vous étiez vous-même président du CRIF, ce dîner, porte ouverte aux échanges, avait une autre tonalité ?

De fait, le CRIF d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec le CRIF d’alors.

C’est un CRIF de repli, un CRIF dont les actes et les discours portent préjudice aux Juifs plutôt qu’ils ne les protègent, en entretenant le mythe d’une puissance juive omniprésente.

La droitisation de cet organisme est un fait patent. L’entrée de M. Gilles-William Goldnadel au sein de son comité directeur n’est pas due hasard. Je vous renvoie aux déclarations faites à ce sujet à la presse par M. Serge Hajdenberg, lui aussi ancien président du CRIF.

Dans ma tribune, c’est tout cela que je déplorais. Et si je l’ai écrit, c’est parce que je constate chaque jour un peu plus l’hostilité antijuive certes blâmable que le CRIF contribue à sa façon à nourrir, et ce plus encore depuis l’offensive israélienne contre Gaza et les déclarations faites alors par M. Richard Prasquier.

Dans votre missive, vous m’écrivez qu’il faut vivre avec les Juifs tels qu’ils sont. Je vous rappelle que, depuis 1790-1791, les Juifs français sont émancipés légalement et que rester membre de la « communauté » est désormais affaire de choix individuel. J’assume pour ma part pleinement ma judéité. C’est précisément pour cette raison que je critique le CRIF tel qu’il est.

Je m’octroie en outre le luxe de décider de vivre avec des Juifs qui sont pour l’existence d’Israël, mais sont aussi capables de le critiquer quand il le faut et ne rechignent pas à défendre la cause des Palestiniens. Bref, avec des Juifs dignes de l’humanisme et de l’universalisme auxquels, autrefois, on les identifiait. Le nombre ne fait pas la qualité, et si « isolée » je devais être, je préfère l’être avec ceux que j’ai choisis.

Je crois aux vertus du débat public, y compris s’agissant des questions « communautaires ». C’est précisément là ce que le CRIF rejette, ainsi qu’il l’a encore démontré en refusant à France Info, le 17 février, d’envoyer un de ses membres dialoguer publiquement avec moi sur les ondes, et en optant pour ce que j’appellerai la « guerre entre Juifs », comme dans le ghetto d’antan.

Vous me demandez quelle suggestion je puis faire.

Profitons de l’exemple nord-américain et de la naissance du mouvement J-Street qui, se distinguant des institutions juives existantes, cherche à promouvoir, concernant Israël, un autre discours juif, aussi bien auprès du Congrès que dans le pays.

Exigeons du CRIF qu’il devienne effectivement représentatif des Juifs de France, dans toute leur diversité, qu’il donne droit de cité en son sein à toutes les nuances de l’opinion juive (telles Une autre voix juive, l’Union juive française pour la paix, etc.), qu’il cesse de frapper d’illégitimité de principe telle ou telle d’entre elles, et de taxer de haine de soi ou de trahison les Juifs critiques de la politique israélienne.

C’est en rompant avec sa politique endogamique actuelle que le CRIF aura quelque chance de faire entendre une voix juive équilibrée et donc crédible.

Avec toute mon amitié.

Esther Benbassa

 Prasquier/CRIF/Fillon versus juifs et boycotteurs

Monsieur Prasquier en flagrant délit de mensonge

Comme chacun sait, la campagne BDS, Boycott, désinvestissements,sanctions concerne non les produits cachers, dont certains sont d’ailleurs produits hors d’Israël (en Alsace, par exemple comme les matzots Heymann), mais les produits made in Israël, dont plusieurs d’une traçabilité incertaine, proviennent de Palestine occupée.

Juif et membre de la Communauté israélite de Strasbourg, j’ai boycotté, je boycotte, je boycotterai les produits israéliens tant que cet État enferme Gaza dans un ghetto, occupe la Cisjordanie, le Golan syrien, occupe, colonise et judaïse Jérusalem-Est, capitale de la Palestine.

Schlomoh ben Jacov

mur de l'apartheid jérusalem abu dis

Répondant à une inquiétude du président du Crif Richard Prasquier, le chef du gouvernement (…) a également dénoncé le “scandaleux mouvement de boycott de produits cachers ou israéliens”.


Délire!
Au moment même où l’État d’Israël, soutenu par les USA, l’Union européenne et plusieurs pays arabes, dont l’Égypte, enferment 1,5 millions d’habitants de Gaza dans le plus grand ghetto du monde, pratiquant un génocide lent, on croit rêver, ou plutôt cauchemarder, en entendant le premier ministre de la France, Fillon, s’en prendre à l’Iran!

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