Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.

 Conférence de presse Latcho Rom à Saint-Gall, et campement Petite Forêt

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Feuille2Chouradio
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Le campement Petite Forêt, un des quatre qui doit, selon la justice, être évacué, ne compte plus que quatre caravanes. Et la partie arrière a été nettoyée complètement. Un petit bulldozer était sur place ce mercredi qui doit racler la terre polluée avant que ce site ne redevienne un jardin municipal.

Diaporama
http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633267624699/show/

Cependant, alors que la ville s’est engagée à reloger les victimes de l’incendie, elle n’est pas encore parvenue à leur trouver un terrain. Le relogement se fait à un train de sénateur…maire!

C’est d’autant plus inadmissible que dans l’une des caravanes se trouve un couple avec une femme enceinte et un bébé. Mais que fait le Conseil général? Sur la route en face de la rue des Remparts, il y a aussi une caravane où loge un couple, dont la femme est aussi enceinte et avec un bébé de deux ans. Combien de temps cette situation va-t-elle durer?

DNA

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2013/04/18/latcho-rom-s-impatiente

France 3 Alsace

http://pluzz.francetv.fr/videos/soir_3_alsace_,80226079.html

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 Pinar Selek a tenu une conférence de presse aux côtés de Günther Wallraff

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Salle comble , avec des gens debout, ce jour, de midi à près de 14h, dans une salle du nouveau bâtiment de l’ARES, dans le quartier de l’Esplanade à Strasbourg, pour la conférence de presse de Pinar Selek, au lendemain de sa condamnation insensée à la prison à perpétuité à Istamboul. Quelqu’un a même fait la comparaison avec l’affaire Dreyfus.

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Le célèbre journaliste allemand Günther Wallraff, connu pour ses métamorphoses afin d’enquêter sur des sujets sociaux brûlants, était à ses côtés.

De même que le député Philippe Bies, le conseiller municipal Éric Schultz, de retour avec d’autres du tribunal hier. Le responsable du SNEsup,et élu du Conseil de l’Unistra, Pascal Maillard, Irène Tabellion de La Lune, et beaucoup d’autres membres du comité de soutien, et d’associations solidaires étaient présents devant plusieurs journalistes et des caméras professionnelles et amateurs.

Le point a été fait sur le procès, lecture faite d’un communiqué des universitaires. Günther Wallraff a pris la parole en allemand, traduit par Christine Panzer. Puis, Pinar Selek, toute d’émotion et de combativité s’est exprimée. La presse a parlé un peu vite d’une demande d’asile politique, mais elle a réaffirmé qu’elle voulait rentrer chez elle, en Turquie, et qu’elle allait prendre le temps, avec ses ami(e)s et les responsables, de réfléchir.

En tout cas, elle est sous la protection de tous ses ami(e)s ici et au pays. Elle a remarqué avec plaisir que les jeunes générations en Turquie retournaient l’argument menaçant des autorités, et qu’ils allaient clamer “Nous sommes tous Pinar Selek“.

Le gouvernement français est saisi ainsi que les parlementaires et les institutions européennes. Il faut assurer sa sécurité ici en France. Valls peut enfin servir à quelque chose dans le sens de sa liberté… Il s’agit de développer encore plus une solidarité de tous les instants, comme l’a dit Maillard qui a appelé les universités à créer des comités de soutien.

 Roger Winterhalter: Si c’était à refaire

Roger Winterhalter a tenu une conférence de presse ce lundi 22 octobre à Strasbourg. Il avait été interviewé par L’Alsace, filmé par France 3 Alsace à Mulhouse. Les DNA ont eu un contact avec lui. Ce qui fait qu’à la conférence de presse où Roger Winterhalter était entouré de Malika Benarab-Attou, députée européenne (Les Verts ALE),Djamila Sonzogni (conseillère régionale EELV) Jean-Yves Causer, sociologue, Alfred Zimmer, (MRAP), n’était présent comme média que La Feuille de chou (Ce qui n’est pas dans le Journal est dans la Feuille de Chou).

Vous pouvez donc entendre ces intervenants ainsi que Roger Winterhalter auteur du livre: Si c’était à refaire, sur son expérience de soldat français recruté par une cellule du FLN pendant la guerre d’Algérie.

Roger Winterhalter 3

Roger Winterhalter Djamila Sonzogni

Roger Winterhalter Malika Benarab-Attou députée européenne

Roger Winterhalter Alfred Zimmer MRAP

Roger Winterhalter Jean-Yves Causer

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 Conférence de presse de Zacharia Zubeidi libéré / Délégation générale de Palestine en France

Zakaria a été libéré sous caution le lundi premier octobre. C’est un grand soulagement, bien que sa situation ne soit toujours pas clarifiée. Une audience est prévue le dimanche 7 octobre et nous en saurons davantage à ce moment-là.

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 Contre le Rallye de France en Alsace et ailleurs

lu dans L’Alsace

Rallye de France Un « non-sens indécent » selon ses opposants
le 23/09/2012 à 05:00 par Fabienne Delaunoy

 

« Rallye automobile : non merci ! » : c’est le cri du cœur du collectif alsacien qui rassemble notamment Europe Écologie Les Verts (EELV), Greenpeace, Alsace nature, la Ligue contre la violence routière et les associations de cyclistes et d’usagers des transports en commun.

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 Economie palestinienne et manifestations en Cisjordanie


 

http://www.juliensalingue.fr/article-les-dynamiques-economiques-palestiniennes-1967-2009–39774476.html

Manifestations en Cisjordanie – dernières évolutions

Aujourd’hui Salam Fayyad, premier ministre et ministre des finances, a tenu une conférence de presse suite aux manifestations qui ont lieu en Cisjordanie depuis 6 jours (Naplouse, Bethléem, Hébron et Ramallah où 250 personnes ont manifesté aujourd’hui dans le calme) : la TVA est plafonnée à 15% (à partir d’octobre prochain), le prix des carburants baisse, la moitié des salaires des fonctionnaires sera payé demain, l’autre moitié dans la semaine. Enfin des coupes dans les budgets des ministères de l’AP ont été annoncées sauf Education, Affaires sociales et Santé. L’Autorité palestinienne vit une crise fiscale sans précédent notamment en raison du non-versement de l’aide promise par les donateurs, en particulier les Etats-Unis et les pays arabes.

Au-delà des critiques envers l’Autorité palestinienne, les Accords de Paris, le volet économique des accords d’Oslo sont aussi visés. Ces accords de Paris, aussi appelés « union douanière », conclus en 1994 entre l’Autorité palestinienne et Israël gèrent tous les aspects économiques des relations israélo-palestiniennes et instaurent une dépendance de l’économie palestinienne à celle d’Israël. Les accords de Paris empêchent l’Autorité palestinienne de gérer son propre commerce extérieur. La TVA palestinienne est ainsi indexé sur la TVA israélienne (17%). Conséquence de cette indexation, à la suite de l’augmentation des prix en Israël, le litre d’essence en Palestine est passé en deux mois, de 6 à 8 shekels (d’1,18 à 1,57 euros). Ces accords prévoient par ailleurs la rétrocession par Israël des taxes qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, moyen de pression souvent utilisé par Israël. L’Autorité palestinienne a demandé la renégociation de ces accords à Israël, qui a refusé. Le gouvernement israélien a appelé l’UE et les USA à débloquer des fonds pour éviter la faillite de l’AP.

Chiffres :

- Salaire moyen dans la bande de Gaza en 2011 : 227 euros par mois

- Salaire moyen en Cisjordanie en 2010 : 462 euros par mois

- Le taux de chômage à Gaza est au second semestre 2010 de 45,2% (l’un des plus élevés au monde), en Cisjordanie, il est de 32,5%

- Depuis 1967, 90 à 95% des importations palestiniennes proviennent d’Israël

- Israël verse à l’Autorité palestinienne 50 millions de dollars par mois correspondant au remboursement des droits de douane et de TVA prélevés sur les produits destinés aux Palestiniens qui transitent par les ports et aéroports israéliens

- En 2012, l’aide de l’UE devrait atteindre 300 millions d’euros

http://plateforme-palestine.org/-Palestine-les-chiffres-clefs,182-