Quel lien entre ‘Opinion Internationale’ et Le Fond National Juif (KKL)?

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Le KKL-JNF arrache les arbres de Palestine et plante des arbres “juifs”…F2C

À PROPOS DE LA SOIRÉE “La Tunisie qu’on aime”

Quel lien entre ‘Opinion Internationale’ et Le Fond National Juif (KKL)?

Lundi 10 juin se tient l’étape française de l’initiative artistique “La Tunisie qu’on aime”.

Cet événement qui a déjà eu lieu à Tunis se fera autour de figures importantes de la scène artistique tunisienne comme Lotfi Abdelli avec la participation d’artistes amis de la Tunisie dont notamment Guy Bedos et Michel Boujenah.

Plusieurs associations sont également impliquées dans la réussite de cet événement, chose que nous souhaitons également car les occasions de montrer le visage de la Tunisie libérée de la dictature sont toutes bonnes à prendre, en particulier quand il s’agit de montrer le talent de ses créateurs et artistes.

Cependant, une fausse note nous empêche de partager l’harmonie de cette fête.

En effet, l’événement est soutenu par un journal en ligne “Opinion Internationale” qui se permet de faire l’apologie sur ses pages du KKL, le fonds national juif, qui se définit lui même comme « le bras armé du sionisme”.

Le titre même de l’article “Israël : des boîtes bleues pour un poumon vert” révèle l’opération de propagande visant à remaquiller le KKL en acteur écologique qui plante des forêts. Un procédé déjà dénoncé en 2011 dans une pétition d’Amnesty International qui s’intitulait : “contre l’expulsion des habitants et la destruction d’un village bédouin sur lequel le FNJ veut implanter une forêt”

Ne nous méprenons pas, Il ne s’agit pas d’un article informatif, mais plutôt d’un publi-reportage au service d’une basse entreprise.

Ainsi la conclusion de l’article ne laisse aucun doute : “Devant l’ampleur et la diversité du travail réalisé depuis sa naissance, le KKL s’est affirmé comme l’une des organisations juive les plus respectées de par le monde. « Ensemble nous avons marqué d’une empreinte indélébile la terre d’Israël », souligne Efi Stenzler, président mondial du KKL. Souhaitons à l’organisation centenaire d’en laisser encore beaucoup d’autres.”

Qu’est ce que le KKL?

Les premières ligne de la page de wikipedia plantent le décor:

Le Fonds national juif (FNJ) ou Keren Kayemeth LeIsrael (KKL), en hébreu, est un fonds qui possède et gère plusieurs centaines de milliers d’hectares de terres en Israël.

Fondé en 1901 en tant que fonds central du mouvement sioniste, il s’occupa du rachat de terres en Palestine et de la préparation des futurs pionniers sur le terrain.

Le KKL a été identifié comme cible principale du mouvement de solidarité avec la Palestine dans le monde, notamment par le mouvement BDS. Des pages entières peuvent être écrite sur le rôle

du KKL dans l’expropriation des terres palestiniennes, l’arrachement des populations autochtones palestiniennes, et l’instauration de l’apartheid israélien. L’action du KKL aujourd’hui dénoncée par la communauté internationale, c’est la mise en œuvre du Plan Prawer approuvé le 6 mai 2013 par le Comité ministériel israélien sur la législation. Ce plan prévoit la destruction de 35 villages bédouins dits « non reconnus » la dépossession et le déplacement forcé de 70 000 Bédouins palestiniens citoyens d’israël dans le Néguev, pour planter ces fameuses forêts, et implanter une population juive. La boîte bleue et l’argent qu’elle permet de collecter va servir à cela. Le « poumon vert » c’est encore une fois l’expulsion et le déracinement de la population palestinienne.

Opinion Internationale, journal fondé par Michel Taube, principal organisateur de l’événement “la Tunisie qu’on aime” prend ainsi le parti pris d’encenser l’«oeuvre» du KKL.

Refus de tout amalgame !

La Tunisie d’aujourd’hui, celle que les signataires aiment, est une Tunisie qui refuse tout amalgame. Celui en particulier qui considère que tous les juifs sont sionistes. De la même manière qu’elle refuse aussi l’article sur l’accession à la présidence du pays dans la dernière version de la constitution qui ferait des juifs tunisiens des citoyens de seconde zone puisqu’il les priverait d’un droit accordé à d’autres citoyens.

Nous considérons également qu’en Israël les juifs sont aussi les victimes d’une politique coloniale dont ils ne portent pas tous la responsabilité et dont ils subissent pourtant les conséquences. Il y a également des juifs en Israël et dans le monde qui combattent aux côtés des Palestiniens, contre l’apartheid israélien pour promouvoir une société de citoyens égaux en droits. Leur courage mérite le respect. Quant à nous, nous préférons penser que les amis de la Tunisie sont ceux qui dans l’ère qui s’ouvre des révolutions arabes, voudront œuvrer ensemble à plus de justice et d’égalité et une perspective de paix véritable, fondée sur la reconnaissance des droits des Palestiniens.

Signataires :

FTCR
d’autres suivront…

 Lettre ouverte des protestataires d’Istanbul au peuple de Tunisie

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Nos cher/ère frères et sœurs de Tunisie,

Il n’y a pas très longtemps, vous avez créé une étincelle dans votre région qui s’est répandue partout rapidement, devenant le flambeau qui guide non seulement votre pays, mais aussi beaucoup d’autres vers un chemin où les régimes oppressifs ne sont plus tolérés. Cet essor a été fait au nom de la démocratie, de la liberté et des droits dont vous étiez privés. Vous avez été une inspiration et le monde vous a regardé mener votre pays vers un demain plus humain, plus signifié et plus libre.

Aujourd’hui, en Turquie, nous vivons des moments très importants, marqués par la solidarité entre les gens qui se révoltent de manière pacifiste contre un gouvernement oppressif. La police, en qui nous faisons confiance, que nous appelons quand nous avons besoin d’aide, qui a juré de nous protéger nous attaque avec des armes chimiques qui brulent la chair, différents types de gaz qui nous empêche de respirer, de l’eau à haute pression, des balles plastiques qui sont tirées directement sur la tête des gens. Pourquoi ? Parce que nous avons agi comme notre constitution nous permet d’agir : nous avons protesté.

Il y a cinq jours, les habitants du quartier de Taksim à Istanbul ont commencé à protester contre un projet de construction d’un centre multi-fonctionel au lieu du seul parc restant du quartier. Ils étaient des écologistes qui voulaient simplement faire arrêter la construction donc ils ont pris leurs tentes et commencé à y faire un camp. Un jour à 5 heures du matin, la police a lancé une opération et a pulvérisé les gens avec le gaz poivre et l’eau à haute pression alors qu’ils dormaient sous leur tentes.

Cette opération contre une simple manifestation qui se faisait en paix a eu une importante réponse de toute la Turquie. Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes sont venus à İstanbul, et il existe des mouvements de résistance dans de nombreuses autres villes qui dénoncent la violence de la police qui est complètement arbitraire et qui va contre tout principe démocratique. La foule est devenue immense, pourtant ils restent ensemble et calmes, ils s’avertissent les uns les autres pour pouvoir rester calme aux moments de tension et pour éviter tout acte de violence en dépit de l’utilisation disproportionnée de la force de la part de la police. Du coup, aujourd’hui, nous sommes unis. Aujourd’hui, nous ne nous battons plus. Aujourd’hui, nous résistons.

Chaque jour, il devient plus clair que nous sommes des pacifistes qui n’essayent que de se protéger, tandis que la réponse de la police devient de plus en plus brutale. Une recherche rapide apportera devant vos yeux des milliers d’images atroces, des vidéos et des histoires personnelles des manifestants. Vous verrez des images d’une fille seule, battue et insultée par 10 policiers. Vous verrez les policiers jeter les bombes de gaz dans des immeubles d’habitation et verrouiller les portes afin que les gens ne puissent pas sortir. Vous verrez les policiers pulvériser par les gaz des mosquées où les jeunes volontaires réalisent les premiers secours pour sauver les blessés. Pourtant, cela va vous montrer une solidarité qui n’a jamais été vu jusqu’à ce jour en Turquie.

Nous sommes devenus un peuple qui se sent coupable quand il va se coucher, quand il n’est pas dans les rues avec ses amis, à respirer le gaz chimique constamment pulvérisé sur eux. Le soir, nous devenons des chimistes, des pharmaciens, des infirmiers, des agents de renseignement et des journalistes; et simplement des amis. Or, à travers la même recherche, dans les rues vous verrez des gens se faire des boucliers humains pour protéger des inconnus. Vous verrez des gens qui protègent et se soutiennent les uns des autres par tous les moyens possibles.

Vous verrez les manifestants résister, main dans la main, pendant toute la nuit et nettoyer les rues qui ont vu leur combat de la veille pendant la journée – à nouveau main dans la main. Vous verrez un flux irrépressible d’informations entre les manifestants à travers les médias sociaux et les émetteurs-récepteurs, malgré les restrictions sur les moyens de communication adoptées par le gouvernement pour nous empêcher d’utiliser notre droit démocratique de citoyens dignes, pour protester et se faire entendre.

Nos chaînes d’information opprimée par le gouvernement refusent de montrer ce qui se déroule sous leurs yeux, c’est pour ça que vous voyez les gens s’organiser pour que tout le monde soit au courant de cette férocité à la fois en Anatolie et dans le monde entier. Cette violence contre les générations qui sont l’avenir de notre beau pays n’est plus tolérable. Nous ne sommes pas des terroristes, et nous refusons d’être perçus comme tel.

Aujourd’hui, nous sommes unis. Aujourd’hui, nous sommes Un. Nous refusons d’être associés à un parti politique ou une idéologie. Notre idéologie est la liberté et la démocratie. Nous sommes des personnes de tous âge, de toutes religions, de toutes minorités ethniques, de toutes idéologies qui, épaule contre épaule, se révoltent contre un gouvernement qui ne respecte pas les principes d’une véritable démocratie.

Nous nous révoltons contre notre Premier ministre, qui a répondu à nos appels en nous rappelant qu’il détenait 50% de la population de la Turquie qui ont voté pour lui et s’il le veut, il pourra rassembler un million de personnes pour aller dans la rue et se révolter contre nous. C’est très dommage, car nous ne sommes pas contre une partie de notre population; nous sommes contre la mentalité qui perçoit le pourcentage de ses votes comme une source de légitimité pour ses actions arbitraires. Or, ceci n’est pas comment une démocratie est définie; une démocratie est polyphonique pendant et après les élections.

Nous nous révoltons donc contre ce même système dont chaque communauté a souffert dans différentes périodes de l’Histoire de la Turquie moderne; la communauté islamique, laïque, kurde, arménienne et plusieurs autres. Nous revendiquons aujourd’hui, le droit d’être entendu et respecté par le gouvernement qui a la fonction de nous protéger et de nous rendre le droit de vivre comme des êtres humains dignes de respect dans notre pays que nous aimons. Nous voulons que notre Premier ministre arrête les forces de police et nous laisse nous exprimer. De cette façon, il va voir que c’est ses propres jeunes qu’il est en train d’attaquer et personne d’autre.

La raison pour laquelle nous vous écrivons cette lettre est que cette semaine, notre Premier ministre Tayyip Erdoğan va visiter votre pays au lieu de rester en Turquie et de régler la situation qui est arrivée au point de causer les morts de nos amis. Cela nous indique que malheureusement, il ignore tous ceux qui sont morts et blessés par suite de l’application brutale de ses directives par les forces de la sécurité. Cette lettre est notre cri, notre appel à vous, à nous aider, à nous rejoindre dans notre protestation en vous-même protestant son arrivée en Tunisie.

S’il vous plait, montrez-lui que nous ne sommes pas seuls. Montrez-lui que les manifestants pacifiques et démocratiques gagnent toujours, comme vous l’avez montré au monde entier.

Au nom de la paix, de la liberté et de l’expression.

Vos frères et sœurs en Turquie

http://nawaat.org/portail/2013/06/04/lettre-ouverte-des-protestataires-distanbul-au-peuple-de-tunisie/

 “Jeune Alsace” marche aux flambeaux …

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Le groupuscule Jeune Alsace, proche de Alsace d’Abord, annonce qu’il organise une marche aux flambeaux le 8 juin à travers la forêt vers un château des Vosges.

La photo ci-dessus probablement prise d’une marche passée vers le Château du Landsberg, propriété privée, ne signifie pas que le but de leur montée païenne néo-nazie soit le même.

Rappelons qu’une année précédente, leur marche avait été interdite pour cause de danger d’incendie. Or, après des semaines de pluie, le beau temps est revenu…Que les autorités fassent respecter la loi!

Le Journal présente les jeunes fachos comme des autonomistes qui célèbreraient la Constitution du Reichsland de 1911.

Ce n’est qu’un prétexte car on ne voit pas ce que le mois de juin, et le 8, viennent faire là-dedans, le Kaiser ayant octroyé cette Constitution le 31 mai 1911, à moins que ce ne soit que par anticipation du solstice d’été, date souvent choisie par les néo- païens fascistes?

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Une marche aux flambeaux des jeunes autonomistes ce samedi
Jeune Alsace (autonomistes proches d’Alsace d’Abord) organise samedi sa septième marche aux flambeaux. « On commémore entre patriotes alsaciens la constitution alsacienne de 1911 qui est oubliée par l’Education nationale, explique Benoît Voltz, chargé de l’organisation. C’est notre petit 14-Juillet à nous. Notre grand axe, c’est la réappropriation culturelle de notre histoire. »

Les derniers rassemblements se sont tous déroulés dans des châteaux du secteur d’Obernai. Cependant, les organisateurs — qui partagent bon nombre d’idées de l’extrême droite mais réfutent ce qualificatif — préfèrent rester discrets sur la localisation de l’événement cette année. En 2011, ils avaient changé de château en dernière minute en raison de contre manifestants antifascistes et des mises en garde du syndicat forestier, qui rappelait l’interdiction des feux en forêt. L’an passé, ils étaient retournés au château du Landsberg, comme en 2010, sans prévenir les propriétaires. Entre 60 et 100 partisans sont attendus pour la marche, les discours puis la soirée feu de camp.

 Pour un mouvement antifasciste européen avant qu’il ne soit trop tard…

25 mai par Yorgos Mitralias

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L’approfondissement et la généralisation de la crise à –presque- toute l’Europe Unie fait qu’il soit désormais possible d’appréhender non seulement la dynamique et les caractéristiques de cette crise, mais aussi les tâches que devrait assumer en toute priorité la gauche qui ne se rend pas et persiste à résister.

1. C’est ainsi que dorénavant on peut parler d’une tendance à la « grécisation » -au moins- du sud européen, dans la mesure où les uns après les autres des pays comme l’Espagne, l’Italie ou même la France voient leur paysage politique en train d’être bouleversé très profondément à l’instar de ce qui se passe en Grèce depuis 2-3 ans. À des degrés divers, mais de façon de plus en plus claire, le pilier de leur système politique, c’est-à-dire leur bipartisme traditionnellement triomphant entre en profonde crise (France, Espagne…) ou même s’effondre (Grèce, Italie…) au profit des forces politiques, jusqu’alors souvent inconnues, appartenant aux deux extrémités de l’échiquier politique. En un temps record, leurs deux grands partis néolibéraux de droite et de gauche qui s’alternaient en toute sécurité au pouvoir et totalisaient 70%, 80% ou même plus des voix, reculent ou pire, se décomposent additionnant désormais moins de 50%, 40% ou même… 30% des préférences des citoyens.

2. Bien que la droite classique subisse aussi les conséquences de la désaffection des citoyens, c’est pourtant la social-démocratie qui en est sa victime principale. Les partis sociaux-démocrates s’effondrent partout (Grèce, Espagne, Italie, France, Allemagne…) et, signe des temps, ils n’arrivent plus à profiter de l’usure de la droite quand elle est au pouvoir. Ils reculent fortement même quand ils sont à l’opposition !

En somme, on assiste à une crise sans précédent de la social-démocratie qui a toutes les caractéristiques d’une crise… terminale ! La conséquence est historique et cataclysmique : étant amputé d’un de ses deux piliers, le bipartisme qui garantissait la stabilité politique et le bon fonctionnement d’un système fondé sur l’alternance au pouvoir des partis néolibéraux, reste suspendu en l’air, ne fonctionne plus. Alors, dans ces conditions, la crise de régime n’est pas loin…

3. Force est de constater que la gauche européenne n’est pas aujourd’hui en état d’incarner les espérances des citoyens en colère qui sont en train d’abandonner les partis jusqu’à hier dominants. Sauf en Grèce avec SYRIZA, nulle part ailleurs en Europe la gauche n’a ni la crédibilité, ni la force organisée et l’ancrage social, et surtout ni la capacité pour inspirer les masses qui se détournent des grands partis bourgeois tout en radicalisant leur rejet de l’ordre établi.

La conséquence de l’actuelle impuissance de la gauche européenne face à la crise généralisée du système de domination bourgeois ne peut pas se résumer à la prévision que la gauche ne va pas profiter de cette crise cataclysmique du capitalisme. Malheureusement, il y a désormais bien pire que ca. Ce qui se profile déjà à l’horizon européen est que cette crise historique combinée à l’actuelle impuissance de la gauche pourrait très bien conduire à ce que des pans entiers d’une société aux abois et désorientée se tournent finalement vers l’extrême droite ou même des forces néo-fascistes et néo-nazies pour exprimer leur révolte anti systémique !

4. Simple hypothèse de travail ? Non, c’est exactement ce qui commence déjà à se produire dans un nombre toujours croissant des pays européens. Maintenant, il ne s’agit plus de l’ « exception grecque » qui a vu l’éclosion et le développement foudroyant des néonazis de l’Aube Dorée. Maintenant, il s’agit d’un véritable raz de marée d’extrême droite, ou tout au moins de l’euroscepticisme réactionnaire (Allemagne, Angleterre), même dans des pays du nord européen encore relativement épargnés par la crise de la dette et les politiques d’austérité !
Encore plus important que la presque généralisation du phénomène est le fait que maintenant l’extrême droite fait une percée historique dans un grand pays comme la France, qui a toujours marqué l’histoire de notre continent. Et même là où l’extrême droite reste toujours marginalisée (Italie, Espagne, Belgique…), la crise sociale et la fragilité politique sont telles que la situation pourrait évoluer au profit de l’émergence d’une force d’extrême droite en un temps-record, d’autant plus qu’il faudra désormais tenir compte de l’effet de contagion…

5. En somme, dorénavant sont présents en Europe tous les ingrédients d’une crise sociale et politique sans précédent depuis la fin de la dernière guerre mondiale, nous rapprochant plutôt de l’entre deux guerres et de ses « démons », bien que le monde actuel a énormément changé depuis les années 1930…

Cependant, les ressemblances avec l’entre deux guerres ne se limitent pas à la situation « objective ». Malheureusement, on voit le « facteur subjectif », la gauche non social-démocrate d’aujourd’hui, faire preuve de la même incapacité de la gauche d’alors de comprendre ce qui se passe aux tréfonds de la société, et de réagir en conséquence. La conclusion doit être catégorique : bien qu’impétueuse, ce n’est pas la montée de l’extrême droite qui fait peur. Ce qui est effrayant et détermine les tâches d’aujourd’hui et de demain est plutôt l’incapacité ou l’impossibilité de la gauche non seulement de résoudre la crise à son profit, mais même de faire barrage à cette montée de la réaction et de l’extrême droite !

6. Alors, si le diagnostic est bon, que devons-nous faire, si évidemment on refuse toute attitude passive et fataliste et on choisit de se battre avant qu’il ne soit trop tard ? La réponse parait évidente : il faut au plus vite rassembler toutes les forces disponibles de par l’Europe -est et ouest, nord et sud- afin de mener un combat à long terme contre l’extrême droite montante, néofascisme et néonazisme inclus.

7. Pour faire sens, et surtout pour pouvoir donner des résultats tangibles, ce rassemblement antifasciste européen doit être à la fois unitaire et radical, de masse et démocratique. Toute approche sectaire qui préfère exclure plutôt qu’unir, trahit une profonde incompréhension ou sous-estimation de la gravité de la situation, qui impose la constitution d’un front unique de tous ceux, sans exclusives, qui sont disposés à combattre la peste brune. Les leçons de l’entre deux guerres, celles de l’Italie des années 20 et celles de l’Allemagne des années 20 et 30, sont ici pour nous rappeler que le chemin le plus court vers le suicide programmé du mouvement ouvrier et socialiste passe par ses sectarismes et ses divisions face à la montée de l’extrême droite raciste, fasciste et nazie…

8. Pour pouvoir inspirer les antifascistes et répondre aux attentes des populations en ces temps de guerre sociale prolongée, ce rassemblement antifasciste doit être unitaire mais aussi radical. Ici, il ne s’agit pas seulement de constater que les combats contre les affameurs du peuple et contre l’extrême droite sont organiquement liés puisque l’extrême droite défend –en dernière analyse- le système et ses fondements économiques. Il s’agit de tenir compte de la révolte, même si elle est confuse et partielle, des victimes des politiques d’austérité contre le système qui les génère et le personnel politique qui les applique. Car c’est la « modération » d’une certaine gauche, perçue –à juste titre- par la population comme « mollesse » et refus de traduire en actes les belles paroles de gauche, qui fait tourner les masses paupérisées et désespérées vers les fascistes et autres extrémistes de droite presque partout en Europe…

9. Unitaire et radical, ce rassemblement antifasciste européen doit impérativement être aussi démocratique, fondé sur l’auto-organisation des citoyens. Pourquoi ? Parce que seuls les citoyens et citoyennes mobiliséEs peuvent combattre et battre l’extrême droite et parce que la conditionsine qua non pour qu’ils se mobilisent est qu’ils décident eux-mêmes de leur combat, de ses objectifs et de ses formes d’action. En somme, qu’ils prennent leur destin en main…

10. Mais il y a plus que ca. Si on veut se battre avec des chances de succès contre l’extrême droite, on doit le faire partout, en permanence et surtout de façon globale, sur tous les terrains, sans négliger aucun champ de bataille. Car il ne s’agit pas seulement d’affronter dans les rues les troupes d’assaut et autres milices et bandes racistes et néofascistes, mais aussi les énormes ravages que fait dans les esprits et les comportements la contre-révolution néoconservatrice, le retour de la pire réaction raciste, antisémite, homophobe et antiféministe et chauvine. Et tout cela parce que la montée actuelle d’une extrême droite de masse ne tombe pas du ciel, elle a été préparée par l’empoisonnement méthodique des nos sociétés par les « valeurs » égoïstes et antihumaines de la contre-révolution néolibérale, patriarcale et en dernière analyse, misanthrope et barbare.

11. Autrement dit, il n’est pas possible de se dire antifasciste tant qu’on n’est pas en guerre contre les piliers et la raison d’être de l’extrême droite, c’est-à-dire le racisme, l’homophobie, l’antisémitisme, le chauvinisme, le sexisme, et aussi le culte de la violence aveugle, du machisme et de l’intolérance. En quelques mots, une organisation politique ou autre ne peut pas pratiquer un antifascisme conséquent tant qu’elle reste homophobe, patriotarde, machiste ou… fait même parader ses militants au pas de l’oie.

Alors, qui peut donner toutes ces batailles quotidiennes sinon les premiers intéressés, les citoyens/ennes eux-mêmes, là où ils travaillent, habitent, étudient, se manifestent, nouent des rapports entre eux, s’aiment. La conclusion parait évidente : pour être efficace, l’antifascisme ne doit pas être l’affaire des appareils mais des citoyens auto-organisés partout où ils exercent leurs activités en tant qu’êtres sociaux. Un antifascisme qui ne s’attaquerait pas à tous les aspects de la contre-révolution réactionnaire en marche et qui se limiterait à combattre seulement ses épiphénomènes, serait condamné d’avance à l’impuissance…
12. Mais attention : vue l’extrême urgence d’une situation déjà critique, le vrai dilemme actuel n’est plus agir ou ne pas agir contre la menace grandissante d’extrême droite. Maintenant, il s’agit de se décider et d’agir vite, le plus vite possible, car on a déjà perdu énormément de temps précieux tant en Grèce et en Hongrie qu’ailleurs. Qu’on arrête donc de nous mettre en garde en nous disant qu’il ne faut pas laisser le serpent brun sortir de son œuf. Malheureusement, cet avertissement ne sert plus à rien car cela fait déjà longtemps que le serpent est non seulement sorti de son œuf mais qu’il est devenu un monstre qui se balade dans les rues semant la terreur au moins dans plusieurs de nos pays européens !…

Alors, décidons-nous vite et agissons ! Produit d’une initiative pour le moins atypique, leManifeste Antifasciste Européen * a le grand mérite d’exister et de nous mettre tous et toutes devant nos responsabilités. L’heure n’est plus ni à l’indécision des uns ni au fatalisme et à la passivité des autres. Elle n’est plus au sectarisme de ceux qui refusent de comprendre que seulement tous et toutes ensemble nous aurons la crédibilité nécessaire pour inspirer la volonté antifasciste des grandes masses citoyennes. L’heure est à l’unité et à l’action antifasciste, l’heure est à la création du mouvement antifasciste européen. Aujourd’hui ! Demain, il sera peut être trop tard…

* Campagne espagnole : www.antifascismeuropa.org
Campagne grecque : www.antifascismeuropa-ellada…
Campagne française : www.manifesteantifascisteeur…
Campagne slovène : www.odbor.si/antifa

 Sport solidaire avec la Palestine

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« Sport solidaire avec la Palestine »

Un temps fort de solidarité et de sensibilisation

 

 

Les droits des sportifs palestiniens à l’image de l’ensemble des Palestiniens sont bafoués, en particulier le droit de circulation, avec le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, la multiplication des check-points, le Mur, et le contrôle de toutes les frontières. La dernière attaque de la bande de Gaza en novembre 2012, le bombardement du « Palestine Stadium » tuant quatre jeunes adolescents et l’emprisonnement de deux footballeurs palestiniens victimes de la détention administrative témoignent de la réalité de la vie quotidienne des Palestiniens et notamment les atteintes au droit à la liberté de circulation. Israël a néanmoins obtenu de l’UEFA l’organisation en juin 2013 du championnat d’Europe des moins de 21 ans et en 2015 du championnat des espoirs féminins.

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 Appels des étudiantes et étudiants, de l’Education, de la Santé… pour la 6e République

Appel des étudiantes et étudiants pour la 6e République:

La République que nous voulons est le lieu de l’émancipation de toutes et tous et doit permettre à chacun-e de prendre effectivement part à la vie civique. Pour les étudiant-e-s, cela passe notamment par la libération des lieux d’éducation et de savoir – moyens de l’émancipation citoyenne que nous souhaitons – des politiques néo-libérales qui les contraignent.

Dans cette 6e République, l’université ne sera pas un lieu où l’on apprend quoi penser, mais un lieu où l’on apprend à penser. Elle contribuera à la production et à la transmission d’un savoir libre. La République ne transformera plus ce savoir en marchandise et ne soumettra plus l’université aux aléas des conjonctures économiques. Notre 6e république n’est pas celle des autoproclamés « pôles d’excellence universitaire ». Notre excellence, c’est l’égalité : l’université de la 6e république ne sera pas le lieu de la reproduction sociale, mais celui de la justice sociale, un endroit favorisant l’auto-détermination des individus ; elle ne hiérarchisera pas les disciplines en fonction de leur prétendue rentabilité. L’université de la 6e République travaillera aussi aux évolutions concrètes que nous souhaitons, en formant par exemple chacun-e aux besoins de la transition énergétique et de la planification écologique, quelle que soit sa place dans la société. La rentabilité financière ne sera plus la toise sous laquelle devront passer les diplômes pour survivre. Au contraire, l’intérêt général sera l’étalon de toute chose. L’université de la 6eRépublique sera aussi celle de la démocratie : les droits des étudiant-e-s et des personnels ne seront pas soumis à une gouvernance opaque et asservie au monde des entreprises. Les étudiant-e-s recevront un revenu garantissant leur autonomie financière, grâce à laquelle nous passerons de l’égalité des chances à l’égalité des droits. Ils et elles n’auront plus à faire le choix entre travailler et réussir leurs études, entre s’endetter et arrêter leurs études. La 6e République garantira une université qui permet à tou-te-s les étudiant-e-s de se doter d’un diplôme vraiment protecteur, grâce auquel la rémunération sera en relation avec le niveau de qualification. Seul un cadre national des diplômes assurera ce droit face au patronat.

Parce que la 6e République affirmera que l’université est un service public, donc accessible à tou-te-s, et qu’elle est une des clés accompagnant le changement que nous voulons ; parce que nous sommes potentiellement tou-te-s des constituant-e-s de cette nouvelle République, nous, étudiant-e-s appelons toutes celles et tous ceux qui veulent une Université au service du Peuple et non de la finance à participer à la grande marche citoyenne pour la 6e République le 5 mai !

Appel de l’éducation pour la 6ème République

Les professionnel-les et usager-es de la santé et du social appellent à la marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel de syndicalistes à la marche unitaire du 5 mai, contre la finance et l’austérité, pour la 6ème République

Appel de la culture pour la marche citoyenne pour la 6ème République

Appel des Français de l’Étranger pour le 5 mai 2013

Appel des économistes pour une VIe République, contre la finance et l’austérité

Appel pour la défense des libertés associatives et de l’éducation populaire à la marche du 5 mai pour la 6e République

Appel des écologistes à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel d’élu-e-s pour la 6ème République

D’autres appels nationaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=5

D’autres appels locaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=4

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