Regards croisés sur l’égalité et les discriminations

discrimination

La Feuille de chou pratique

2 formations dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin :

27 et 28 mai et 10 et 11 juin 2013 (Bas-Rhin)

18 et 19 novembre et 2 et 3 décembre 2013 (Haut-Rhin)

Les professionnels-les sur le terrain témoignent de difficultés a analyser voire a repérer les situations de discriminations, de difficultés a saisir les enjeux d’une part et de confusion concernant les concepts mobilises (égalité, discrimination, diversité, citoyenneté, mixité, culture …) d’autre part ainsi que d’une méconnaissance des ressources (acteurs et stratégies) a mettre en œuvre dans la lutte contre les discriminations. Pour répondre au mieux à ces différents besoins, le CIDFF, Migrations Sante Alsace et Alda croisent leur expertise et proposent conjointement ce module de formation. Cette approche croisée est une 1ere réponse à la complexité des situations et permet de développer une approche de la lutte contre les discriminations par le droit.

Public

Toute personne (professionnel-le, cadre et membre d’association…) en contact avec un public susceptible de vivre des discriminations.

Objectifs

· Situer les enjeux de l’égalité et de la lutte contre les discriminations

· Informer sur les cadres législatifs et réglementaires ainsi que sur les structures ressources et les acteurs compétents

· Améliorer sa capacité d’action au travers d’analyse de situations concrètes

· Favoriser le questionnement de pratiques professionnelles par la mise en évidence de représentations et de préjugés

Méthode

• La formation se déroule en groupe de 15 personnes au maximum

• L’émergence et la prise de conscience des représentations qui sous-tendent les rapports sociaux, y compris au sein du groupe de formation, permettent de les identifier et de les analyser

• Le support principal de la démarche sera constitue des situations concrètes rencontrées par les stagiaires ainsi que la dynamique du groupe en formation

• La démarche pédagogique s’appuie sur des supports varies : tableaux à compléter, questionnaires, photolangage, jeu d’associations…

• Les références théoriques sont issues de recherches en sociologie et anthropologie notamment les travaux sur l’intersectionnalité mais aussi sur la dimension juridique des discriminations

• Un dossier documentaire est remis à chaque participant-e

Programme

Journée 1

Repérer

- Identification de la problématique

- Exposition des situations

- Repérage des enjeux

Prendre conscience de ses représentations

- Questionnement sur ses perceptions

- Mise en lien des représentations, des rôles et des comportements

Journée 2

Comprendre et apprendre

- Clarification du vocabulaire et des concepts

- Connaissance du cadre juridique

- Identification des mécanismes de catégorisation et de construction de l’identité

- Compréhension des processus d’altérisation et de discrimination

Journée 3

Analyser

- Expose des situations de discrimination

- Etude de cas : vécu et accompagnement des victimes de discrimination

- Identification des cadres de références

- Un intervalle de 15 jours permet aux participants-es de repérer et d’analyser des

- situations de discrimination rencontrées dans leur vie professionnelle et personnelle.

- Une grille d’observation leur est remise à cet effet.

Journée 4

Construire et agir

- Se positionner, gagner en cohérence

- Identification de pratiques pertinentes

- Élaboration de projet d’action

- Mobilisation des ressources (acteurs, réseau, outils…)

Informations pratiques

Durée : la formation se déroule sur 4 journées. Âpres deux jours de formation, un intervalle de quinze jours est propose avant les deux dernières journées de formation (voir programme)

Intervenantes :

- Joëlle Braeuner, formatrice au CIDFF

- Jacqueline Girardat, chargée de mission a Alda

- Emilie Jung, formatrice a Migrations sante Alsace

Dates :

- Pour le Bas-Rhin : 27 et 28 mai et 10 et 11 juin 2013

- Pour le Haut-Rhin : 18 et 19 novembre et 2 et 3 décembre 2013

Lieux :

- Pour le Bas-Rhin : CIDFF ou Migrations Sante Alsace – 24 rue du 22 novembre – 67000 Strasbourg

- Pour le Haut-Rhin : Association Sainte-Marie – 44 rue des Franciscains – 68100 Mulhouse

Informations :

CIDFF au 03.88.32.03.22 ou Josiane PETER : jpeter@cidff67.fr

Cette formation est financée par la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale d’Alsace (ACSE).

Pour vous inscrire

Renvoyez le bulletin d’inscription complété avant le 17 mai 2013 à l’adresse suivante :

CIDFF – 24 rue du 22 novembre – 67000 Strasbourg

ou par mail : skhattab@cidff67.fr

http://www.urml-alsace.fr/Portals/0/commissions/Interface/Programme.pdf

Read

 Dangereux communautarisme judéo-israélien à Montpellier

boycott Israël

LA MAIRE DE MONTPELLIER DÉCLARE A LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE MONTPELLIER:
“SOYEZ FIERS DE VOTRE PAYS”(ISRAËL)

​Selon elle le pays des juifs de Montpellier ne serait pas la France mais Israël​​ ! Est-ce de l’antisémitisme​, du sionisme ou plus simplement parce que le maire de Montpellier à autant de culture et de bave qu’un escargot ?
Mld

VOICI COMMENT LE CCCJM DIFFUSE LA soit disant “CULTURE JUIVE” A L’OCCASION DE LA JOURNÉE “DITE DE JÉRUSALEM” DEPUIS 35 ANS À MONTPELLIER AVEC LES SUBVENTIONS ET LA PRÉSENCE DES ÉLUS DE LA RÉGION, DU DÉPARTEMENT ET DE LA VILLE.
Le petit dîner du CRIF en province…

N’oublions pas que l’élue responsable des relations internationales à la Ville de Montpellier, Mme Perla Dana, n’est autre que la vice-présidente du CRIF Languedoc-Roussillon…Vous comprendrez pourquoi il a été impossible de voir flotter le drapeau palestinien à la Mairie (ancienne et nouvelle) !!

Déclaration de Frédéric CORCOS, Président du Centre Communautaire et Culturel juif (CCCJ) de Montpellier (en 2011)

« Notre attachement à cette commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem reste un particularisme spécifique à Montpellier et unique en Diaspora… A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… JERUSALEM EST ET DOIT RESTER LA CAPITALE DE L’ETAT D’ISRAËL !(faux!) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’Etat d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! »

C’est pourquoi depuis juin 2011 une large campagne est lancée contre la tenue de cette journée tant qu’elle se fera sur les bases actuelles de la violation du droit international ! Bien sûr nous dénonçons le financement de cette opération de propagande israélienne en France par les collectivités territoriales mais nous dénonçons plus fermement encore leur complicité dans cet acte de violation flagrante du droit international et de soutien à la colonisation de Jérusalem. Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël !! (c’est Tel Aviv)

Ne ratez pas l’exceptionnelle conférence débat :

libérer alqodsDER

 Israël n’est pas le bienvenu à Marseille

marpal_540

Pour voir ou revoir l’interview de Pierre Stambul [à 1'] et le sujet autour de la polémique initiée par la pétition contre la présence d’Israël dans le cadre de Marseille Capitale de la Culture 2013:

http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_local_19_20_marseille_,cafe_HD_1957_marseille_locale_120413_567_12042013201551_F3.html

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13295

 24 avril: Commémoration du génocide des Arméniens

24 avril 2012 Strasbourg Arménie génocide feuille2chouphoto

Madame, Monsieur,

Les Arméniens et leurs amis vous invitent à commémorer le

98ème anniversaire

du

Génocide des Arméniens

commis en 1915 dans l’Empire Ottoman.

* Nous nous rassemblerons à partir de 17h45 au

Monument aux Morts,

place de la République à Strasbourg

Mercredi 24 Avril 2013

* Puis à18h, en présence des Représentants des Cultes, de S-E l’Ambassadeur Représentant Permanent de l’Arménie auprès du Conseil de l’Europe,
des Elus et des Associations :

Dépôt de gerbes en mémoire des

1.500.000 Arméniens déportés et exterminés.

* Nous nous rendrons ensuite

à 19h15

à l’église catholique Sainte-Madeleine

( place Sainte Madeleine à Strasbourg )

à notre

Célébration religieuse œcuménique

Respectueusement à vous.

Amitiés Alsace-Arménie (AAA), Action Chrétienne en Orient (ACO), Amitiés Franche-Comté-Arménie (AFCA), Association Areg, Association Arméniens d’Europe Culture et Spiritualité, Association des Jeunes Arméniens de Strasbourg (AJAS),

Paroisse arménienne de Strasbourg,

Association Sevak

contacts: pierre.zouloumian@free.fr et nicolas.tatessian@gmail.com

 Après le referendum : affaiblissement ou renforcement de l’identité alsacienne ?

Alsace Agonie 07-11-2009 10-34-06

LIBRE OPINION

Après le referendum : affaiblissement ou renforcement de l’identité alsacienne ?

Pierre Klein

Jean-Marie Woehrling[1]

Dès les résultats connus, on a avancé la thèse de la « fin du particularisme alsacien ». Il est vrai que l’affirmation d’un projet régional alsacien était sous-jacente à l’idée de fusion des trois collectivités et que celle-ci a été attaquée pour ce motif par les éléments les plus extrêmes et les plus jacobins, en même temps que d’autres aspects de ce « particularisme » (le droit local, l’enseignement bilingue paritaire) étaient remis en cause.

Toutefois, ni le déroulement de la campagne ni l’analyse du scrutin ne permettent de retenir la thèse d’un rejet de la dimension alsacienne. C’est plutôt la permanence de certaines traditions alsaciennes qui s’expriment dans ces résultats : la méfiance à l’égard d‘un leadership strasbourgeois jugé lointain et hautain, la préférence pour le concret et l’existant plutôt que pour les constructions abstraites et nouvelles (Besser a Spatz en der Hand statt a Duwa uf’m Dach), la méfiance à l’égard d’un projet dont les modalités auraient été arrêtés à Paris. Tout ceci ne traduit pas un rejet de la personnalité régionale.

C’est au contraire l’insuffisant affirmation de l’identité alsacienne dans le projet, au bénéfice d’arguments « technocratiques », qui a suscité l’indifférence voire la méfiance des électeurs. Plus d’Alsace aurait été un slogan davantage porteur que plus d’efficacité. Ensemble, les électeurs des deux départements, les uns par le non, les autres par l’abstention, ont fait entendre qu’ils veulent un autre projet régional et non que l’identité régionale ne les intéresse plus. C’est bien en fin de compte une certaine idée d’Alsace qui sort vainqueur du scrutin. Plus que jamais, les Alsaciens sont conscients de leur situation géo-économique au sein du Rhin supérieur et de que ce facteur décisif pour le dynamisme de la région implique un certain nombre d’investissements culturels, notamment dans la langue régionale, c’est-à-dire l’allemand dans sa version standard comme dans ses formes dialectales.

Malgré le grand gâchis qu’il représente, l’échec du projet de réforme des structures peut nous donner l’opportunité de nous concentrer sur les contenus : un projet régional impliquant toutes les composantes géographiques de l’Alsace axé sur des questions concrètes. Comment mieux vivre ensemble, comment être plus efficaces dans le monde de la compétition, comment nous sentir bien dans notre peau malgré l’inéluctable nécessité d’ajuster nos dépenses à nos ressources, comment cultiver la solidarité sans brider l’initiative, comment gérer avec parcimonie notre territoire ?

Les réponses à ces questions, nous devrons les trouver, même sans réformes institutionnelles, dans notre cadre territorial qui est l’Alsace. Celui-ci offre à tous les habitants de l’Alsace une richesse culturelle considérable s’ils veulent bien la prendre en main. A titre d’exemple, même sans fusion, la Région et les deux Départements sont appelés, à l’occasion des assises de la langue et de la culture régionales en voie de préparation, à adopter une charte linguistique qui mettra en œuvre les grands principes européens de respect des langues régionales, qui à la fois nous donnera plus d’atouts économique, plus d’ouverture sur le monde et plus de personnalité. JMW et PK

[1] Pierre Klein est président d’Initiative Citoyenne Alsacienne (ICA) ; Jean-Marie Woehrling est président de Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle – René Schickele Gesellschaft

 “À visage découvert Burqa : l’Etat de droit, aimez-le ou quittez-le !”

rencontre voilée au Christkindelsmärik feuille2chouphoto

rencontre voilée au Christkindelsmärik
feuille2chouphoto

Merci à Elisabeth Lévy dont j’ai seulement remplacé quelques mots par d’autres pour faire sens au moment où une nouvelle loi contre les musulmanes est proposée en haut lieu…

À visage découvertcuisses découvertes
BurqaMinijupes : l’Etat de droit, aimez-le ou quittez-le !

Publié le 19 juin 2009 à 18:50 dans MédiasSociété
légèrement rectifié le 2 avril 2013

“Peut-on empêcher la femme musulmanefrançaise d’affirmer son identité ?” Je ne sais plus quel journaliste de radio a lancé avec cette phrase le sujet sur la burqaminijupe (ou j’ai préféré l’oublier), mais évidemment, la réponse était contenue dans la question. Et c’était non, bien sûr : on ne saurait, sous peine d’être taxé de ringardisme ou de racisme, empêcher qui que ce soit de se livrer à quelque exhibition identitaire que ce soit – même quand cette exhibition consiste à se cacher des regards dumontrer ses cuisses au reste du monde. Les identités c’est sacré, proclament chaque jour les médias et les grandes consciences. Imposer des limites à certaines d’entre elles serait de surcroît atrocement discriminatoire.

En réalité, on peut et on doit empêcher la femme musulmanefrançaise d’affirmer son identité quand cette affirmation heurte la décence commune, c’est-à-dire la culture commune. On trouverait, j’imagine, assez légitime, d’empêcher une femme à qui son identité imposerait d’être promenée en laisse de laisser libre cours à ses pulsions identitaires dans la rue. Je ne vois pas de raison d’être plus tolérante avec celles qui s’affirment en se cachantmontrant tout. Que certains et certaines s’épanouissent dans la servitude ne nous oblige en rien à leur donner droit de cité dans la Cité.

C’est mon choix, nous disent-elles, ces femmes sans visagecuisses nues, à l’image de cette titulaire d’un mastère qui expliquait sur France Info que sous son niqabquasi à poil (terme qui vient de faire son entrée dans notre vocabulaire), elle se sentait pleinement “épanouie”. Au passage, elle confiait qu’en-dessous, elle était habillée en jean’s et t-shirt.n’avait pas grand-chose “Et pourquoi pas à poil, ça devient érotique”, me souffle un copain. Je m’égare.

D’abord, ne soyons pas naïfs : les femmes voilées de pied en cap denudéessont rarement autorisées à causer dans un micro, puisque l’objectif de leur armureexhibition vestimentaire est précisément de leur interdirefavoriser tout contact avec le monde extérieur, celui-ci commençant à la lisière de la famille nucléaire, et encore, après un certain âge, il n’est pas certain que les garçons aient le droit de voir leur mère en jean’stoutes nues. Elles sont plus souvent analphabètes que diplômées de l’enseignement supérieur. Celle qui répond aux journalistes est donc, par le simple fait qu’elle répond, une exception. Et quand bien même toutes seraient dans ce cas, je m’en fiche complètement, que les femmes-fantômesdeshabillées soient consentantes et épanouies. Moi, je ne suis pas consentante.

Le défilé des bonnes âmes a promptement commencé. Soyons honnête, personne ne défend le port de la burqala nudité intégrale. La seule chose sur laquelle on se dispute, c’est sur la meilleure façon de la faire disparaîtrel’exhiber. Face aux partisans de la schlague législative (dont je suis au cas où vous ne l’auriez pas compris), les fanatiques du compromis, les angoissés du “remède pire que le mal”, les mous du genou qui jurent que “l’interdiction est toujours la plus mauvaise des solutions” sont donc sortis du bois. Eric Besson aimerait qu’on parle d’autre chose. Pour Cécile Duflot, qui parait-il, exerce des fonctions dirigeantes chez les Verts, le principal danger n’est pas l’islamisation l’apoilisation mais la “stigmatisation”. On n’en attendait pas moins. Quant à Martine Aubry, elle s’est surpassée, en demandant sur RMC et BFM TV qu’on s’occupe un peu moins de burqaminijupes et un peu plus d’insertion. Donnons-leur des emplois et des subventions, et tout changera. Heureusement que la Première secrétaire a ajouté qu’il fallait éviter les solutions “simplistes”. Pour la maire de Lille, une loi interdisant le voile intégralles tenues affriolantes n’empêchera pas les femmes de continuer à le lesporter mais “elles resteront chez elles, on ne les verra plus”. J’en suis sincèrement désolée pour ces dames, dont beaucoup subissent cet enfermementpublicité sans même savoir qu’elles pourraient se révolter, mais justement, “ne plus les voir”, c’est exactement ce que nous voulons. Aussi cruel que cela puisse sembler, l’interdiction de la burqaminijupe n’a pas pour objectif essentiel de sauver celles qui en sont prisonnières mais de nous épargner à tous cet atterrant spectacle.

Personne n’est obligé de vivre en Occident. Mais en Occident, on accepte le regard des autres.

PCC Elisabeth Lévy (T)

 Socialisme alsacien: Culture régionale et Etat centralisateur

centre culturel alsacien
Table d’histoire

Vendredi 05 avril à 18h30 5, boulevard de la Victoire

Le socialisme bas-rhinois à l’épreuve de l’intégration nationale, période 1900-1925,
par Geneviève Kimmel-Wendling, historienne

Les socialistes ont vécu une interaction complexe entre identité alsacienne et intégration nationale pendant cette période historique tourmentée. Leurs choix politiques en témoignent. Peut-être est-il possible aujourd’hui de prolonger leur réflexion en repensant le lien entre culture régionale et État centralisateur?
http://www.centre-culturel-alsacien.eu/table-dhistoire-2-02-03-2013

 Laicité d’Accord dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Logolaicitedaccord

Pour une culture religieuse transmise par l’école laïque

« Je partage avec le Pr François Heim (DNA du 22 février) le constat de carence de la transmission d’une culture religieuse à l’Ecole. J’ai également déploré cette carence quand il s’est agi de présenter à mes élèves la thèse de Max Weber sur la place de l’éthique protestante dans le développement du capitalisme.

Nous divergeons sur les réponses à y apporter.

Rappelons d’emblée que ce champ de transmission existe même s’il aurait besoin d’être développé. Notons aussi que les carences des élèves d’Alsace et de Moselle semblent tout aussi importantes que dans les départements de l’intérieur où l’heure de religion chrétienne ou juive n’existe pas. Ce qui ne saurait nous étonner quand comme nous le rappelle le Pr F. Heim les clercs eux-mêmes ont eu tendance à déserter cette transmission au profit de discussions « humanitaires » pour lesquels ils n’étaient pourtant pas certifiés.

La mise en place de l’heure d’Eveil Culturel et Religieux dans certains lycées au lieu de l’enseignement confessionnel religieux a accentué cette dérive.

La culture religieuse n’est d’ailleurs pas la seule à pâtir de défauts de transmission. Les cultures latine et grecque notamment ont elles aussi subi le contrecoup des restrictions budgétaires qui ont abouti à la quasi disparition de l’enseignement du latin et du grec dans le secondaire. Cela aussi rend difficile la compréhension critique de bien des œuvres d’art. Hésiode ou Cicéron n’ouvrent-ils pas à un questionnement qu’on ne saurait négliger au seul profit de la culture chrétienne ?

La proposition de Régis Debray visant à développer l’enseignement du fait religieux à l’école publique n’a sans doute pas connu une réponse d’une ampleur souhaitable. Pour autant ce n’est ni incompétence, ni défaut d’objectivité des professeurs de l’enseignement public et on voit mal que la relève par des « instances autres » c’est-à-dire non laïques, comme le propose encore le Pr. Heim puisse davantage garantir, cette nécessaire objectivité.

Pour l’heure, contrairement à ce qu’il affirme, aucun monopole d’enseignement n’est attribué à une famille d’esprit, laïcité et objectivité ne déterminent nulle famille de croyance mais des conditions élémentaires du vivre ensemble. La référence à une « laïcité alsacienne » ne pointe en fait qu’un refus de la laïcité républicaine. La laïcité alsacienne n’existe pas. Seul existe en Alsace et en Moselle un régime des cultes qui fait exception à la laïcité telle que le Conseil constitutionnel l’a définie dans sa toute dernière décision du 21 février 2013. »
par Bernard Anclin, professeur de sciences économiques et sociales retraité B.A., publié le 27/02/2013 à 05:0