“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Dernières Nouvelles des Roms de Strasbourg

Diaporama
http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633410466336/show/

Ce matin, une fois de plus, des policiers sont venus sur le campement rom de la petite Forêt, au-dessus de la bretelle d’autoroute venant de Hautepierre.

Ils étaient une trentaine, pour une fois de plus contrôler les identités des habitants qu’ils connaissent parfaitement, car certains sont là depuis des années.

A quoi riment ces contrôles permanents?

Il s’agit de faire monter la pression sur ces populations, afin qu’elles s’en aillent “d’elles-mêmes”.

La même tactique avait été utilisée contre des SDF près du Pont Saint-Guillaume, et dans ce cas, ils avaient préféré s’en aller en emportant leurs maigres bagages pour s’installer ailleurs.

Mais en général, contre les Roms, ça ne marche pas, car ils souhaitent rester chez nous en France, où ils vivent moins misérablement que dans leurs pays d’origine.

Il semble bien que certaines autorités cherchent à évacuer ces populations dont les enfants sont pourtant scolarisés et certains mêmes français car nés en France.

Il y a comme une double langage et une répartition du sale boulot.
Le sénateur-maire Roland Ries avait déclaré qu’il n’y aurait pas d’évacuations sans relogement préalable. A pas de tortue, il a réussi à fermer plusieurs campements dont les habitants sont relogés soit à l’Espace XVI, soit à l’Écluse, soit à Saint-Gall.

Pendant que des habitants étaient partis provisoirement en Roumanie, le Préfet a fait détruire 8 baraques à la Petite Forêt.

Mais tout se passe comme si le processus d’évacuation était en marche inexorablement.

Et la bretelle d’autoroute semble le prochain campement que le Préfet cherche à vider, en collaboration avec la Ville de Strasbourg, comme on a pu l’observer, le jour où le capitaine de police (municipale) était sur le terrain pendant que le bulldozer démolissait les baraques.

Certes, pour “humaniser” un peu les choses et faire passer la pilule amère, il a fait ôter les broussailles où se réfugiaient les rats, et a accepté la demande de Frère André concernant un passage laissé à l’entrée pour que les femmes n’aient plus à enjamber les barrières et que les poussettes puissent passer ainsi que les chariots transportant de l’eau ou des matériaux divers.

Mais la politique suivie est bien celle de fermer des campements.
Cependant quid de la promesse de reloger? Les Roms qui reviendront de Roumanie ne trouveront plus leurs baraques, et ne seront pas relogés. suffit-il que le terrain soit d’État et non municipal pour déroger à la parole?

Un couple avec bébé dont la femme vient d’accoucher a enfin obtenu d’être relogé à l’Espace XVI parce que des caravanes s’étaient libérées.

Mais il est clair que cet espace déjà surpeuplé, ne suffira pas. Alors, où en est le terrain viable et permanent aménagé dont il est question depuis des mois?

Celui du Port du Rhin qui n’est pollué que sur une partie ne paraît pas avancer. Y en a-il d’autres prévus? Pourquoi est-ce si long?
Le terrain de Saint-Gall qui vient d’accueillir des rescapés du Petit Parking, ne peut-il être viabilisé?

Dans la ville, et surtout dans les quartiers ouest, à Koenigshoffen et Montagne-Verte, il y a bien d’autres campements de tailles diverses.

Quand donc une solution durable sera-t-elle offerte? L’association Latcho Rom a proposé un processus d’auto-construction des habitats à venir. Encore faut-il que des terrains soient attribués!

Il serait pourtant dans l’intérêt de l’actuelle municipalité de régler la question avant la pleine période électorale des municipales peu favorable à améliorer la situation de gens qui ne votent pas et qui sont parfois l’objet de rejets de la part de certains voisins qu’on a pu entendre à l’occasion de Conseils de quartiers relayés par le Journal
.
Et d’ailleurs, pourquoi toujours mettre les Roms à l’ouest? pourquoi pas vers la Robertsau ou d’autres “beaux quartiers”? A chacun de prendre un peu de la misère du monde comme disait Michel Rocard!

Feuille2ChouRadio
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La feuille de chou a visité ce matin un mini-campement situé quai du Brulig à la Montagne Verte. Ses ex-habitants ont montré le lieu qu’ils occupaient depuis deux ans. Il se trouve au bord de l’Ill, dans un jardin grillagé sur lequel ont été apposées des deux côtés, depuis peu, des affichettes “Propriété privée”, avec un n° de portable qui ne répond pas. Les chaines que cette famille avec deux bébés et une jeune fille de 12 ans, avaient installées, ont été brisées par un groupe d’homme vêtu de sombre, aperçus par un promeneur. Et remplacées par de gros cadenas et d’autres fermetures.

A l’intérieur, les ronces ont été coupées. Les baraques du fond sont toujours debout, avec les affaires des gens à l’intérieur, qu’ils voudraient bien récupérer. Ces personnes avaient nettoyé le terrain comme le prouve le tas de déchets du côté de la rue des Mérovingiens. Qu’attend la ville pour mettre un conteneur afin d’évacuer ces encombrants?

Dans le voisinage qu’on n’a pas pu rencontrer, il doit y avoir des gens qui souhaitent que les Roms quittent les lieux, et d ‘autres plus sympathiques et accueillants.

En tout cas ces personnes souhaitent pouvoir y habiter à nouveau. Ils sont actuellement logés par le 115 dans un hôtel, jusqu’au 3 juin. Et après?

L’homme, est handicapé, mais n’a pu obtenir d’être ainsi reconnu. Sur les papiers qu’il a reçus est écrit qu’il n’a qu’un handicap de 50 à 79 %. Cela ne suffit-il pas?

Bref, la situation pourrait être meilleure si les pouvoirs publics, l’État, la région, le Conseil général, la Ville y mettaient du leur une bonne fois pour toutes.

C’est en ce sens que l’association Latcho Rom inscrit son action.

Le prochain week-end, qui correspond à la Pâque orthodoxe, nous irons sur les terrains pour y apporter de quoi passer des Pâques dignes de ce nom.

Lire

 Les citoyens ont-ils des groins?

Groin-de-sanglier

 

 

 

 

 

 

 

Le citoyen, version DNA

C’est la question qu’on se pose à la lecture de la page deux des Dernières Nouvelles d’Alsace du 30 avril.

Le Chournal titre en gros caractères: “La grogne de printemps“. Dans la dernière colonne de droite, on peut lire: “grogne salariée“, “grogne d’extrême-droite“,”grogne des anti Hollande de gauche“, “grogne des anti Hollande de droite“.

Dans l’article principal, on lit: “un mois d’expression des grognes syndicales et politiques”, “les Français manifestent, les Français s’inquiètent et grognent“.

A un sociologue, la question est posée: “Comprenez-vous la grogne des Français,“. Il répond: “C’est plus grave qu’une simple grogne

Les groins qui ont éructé ce terme répété jusqu’à en dégueuler, se nomment Ludovic Bassand et Francis Brochet.

 “Ce qui n’est pas dans le Journal unique [ DNAlsace] ni Rue 89 Strasbourg est dans la Feuille de chou

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Je l’ai lu dans le Journal“, entend-on souvent dire, ce qui signifie non seulement que l’information s’y trouvait, mais aussi, implicitement, que la chose a eu lieu, dans le monde réel.
Par conséquent, même si ce n’est pas explicite, ce qui n’est pas dans le Journal, ou sur les écrans, de BFMTV, par exemple, le France Info de l’image, n’a pas du tout existé.

Ainsi, pour eux qui lisent les Dernières Nouvelles d’Alsace, ce mercredi 13 mars 2013, il n’y a eu qu’une “seule contestation notable à la visite du président israélien au Parlement européen hier“.

Voici ce qu’on peut lire en page 6 du premier cahier des DNA:

Sous la pluie qui arrosait Strasbourg hier, la banderole avait du mal à tenir debout. Et donnait bien du fil à retordre à la poignée de militants qui comptait accueillir Shimon Peres avec un « Free Palestine » (« Libérez la Palestine » ou « Palestine libre ») de 15 mètres de long.

Une banderole mouillée. Seule contestation notable à la visite du président israélien au Parlement européen hier.”

Et la Feuille de chou vous offre même la photo de l’action que les DNA ne montrent pas:

flashmob anti Pérès

flashmob anti Pérès

Bien entendu, on ne saurait en rendre responsable Anne-Camille Beckelynck, la correspondante des DNA dans l’hémicycle azuré. Elle était à l’intérieur du Parlement et ne peut être au four et au moulin.

Mais, qu’on sache, les DNA sont une grosse entreprise de presse, où les journalistes et autres photographes se comptent par dizaines.

Pourtant, contrairement à France 3 Alsace qui s’est rendue place Kléber, à 17h30, et a produit un bref contrepoint aux images de Shimon Pérès au parlement, en filmant les 40 à 50 manifestants dénonçant le criminel de guerre et président israélien, les DNA sont totalement muettes. Pas une ligne, pas une photographie! Un non-événement?

France3 Alsace était présent, le reportage débute à 05’19 : http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_alsace_,78702053.html

On attend avec curiosité les explications que les responsables du Journal ne manqueront pas de fournir.

Les DNA qui ont vu “une poignée de militants” n’ont vu ni les deux autres sur place, près des agriculteurs et des moutons, ni la cinquantaine place Kléber en fin de journée.

Dégage, Pérès feuille2chouphoto

Dégage, Pérès feuille2chouphoto

Ni les élu(e)s de la GUE/VN, qui ont eu un certain mal, eux-mêmes, à manifester à l’intérieur du Parlement, leur opposition à la politique israélienne et à Shimon Pérès, ce prix Nobel de la paix qui poursuit la guerre au peuple palestinien.

http://www.flickr.com/photos/guengl/sets/72157632975318653/show/

Cette fois encore, le “jingle” de la Feuille de chou se justifie: “Ce qui n’est pas dans le Journal est dans la Feuille de chou.

Et cette remarque vaut aussi pour Rue 89 Strasbourg tout aussi taiseux.

A quand Rue 93 Strasbourg?

 Laicité d’Accord dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Logolaicitedaccord

Pour une culture religieuse transmise par l’école laïque

« Je partage avec le Pr François Heim (DNA du 22 février) le constat de carence de la transmission d’une culture religieuse à l’Ecole. J’ai également déploré cette carence quand il s’est agi de présenter à mes élèves la thèse de Max Weber sur la place de l’éthique protestante dans le développement du capitalisme.

Nous divergeons sur les réponses à y apporter.

Rappelons d’emblée que ce champ de transmission existe même s’il aurait besoin d’être développé. Notons aussi que les carences des élèves d’Alsace et de Moselle semblent tout aussi importantes que dans les départements de l’intérieur où l’heure de religion chrétienne ou juive n’existe pas. Ce qui ne saurait nous étonner quand comme nous le rappelle le Pr F. Heim les clercs eux-mêmes ont eu tendance à déserter cette transmission au profit de discussions « humanitaires » pour lesquels ils n’étaient pourtant pas certifiés.

La mise en place de l’heure d’Eveil Culturel et Religieux dans certains lycées au lieu de l’enseignement confessionnel religieux a accentué cette dérive.

La culture religieuse n’est d’ailleurs pas la seule à pâtir de défauts de transmission. Les cultures latine et grecque notamment ont elles aussi subi le contrecoup des restrictions budgétaires qui ont abouti à la quasi disparition de l’enseignement du latin et du grec dans le secondaire. Cela aussi rend difficile la compréhension critique de bien des œuvres d’art. Hésiode ou Cicéron n’ouvrent-ils pas à un questionnement qu’on ne saurait négliger au seul profit de la culture chrétienne ?

La proposition de Régis Debray visant à développer l’enseignement du fait religieux à l’école publique n’a sans doute pas connu une réponse d’une ampleur souhaitable. Pour autant ce n’est ni incompétence, ni défaut d’objectivité des professeurs de l’enseignement public et on voit mal que la relève par des « instances autres » c’est-à-dire non laïques, comme le propose encore le Pr. Heim puisse davantage garantir, cette nécessaire objectivité.

Pour l’heure, contrairement à ce qu’il affirme, aucun monopole d’enseignement n’est attribué à une famille d’esprit, laïcité et objectivité ne déterminent nulle famille de croyance mais des conditions élémentaires du vivre ensemble. La référence à une « laïcité alsacienne » ne pointe en fait qu’un refus de la laïcité républicaine. La laïcité alsacienne n’existe pas. Seul existe en Alsace et en Moselle un régime des cultes qui fait exception à la laïcité telle que le Conseil constitutionnel l’a définie dans sa toute dernière décision du 21 février 2013. »
par Bernard Anclin, professeur de sciences économiques et sociales retraité B.A., publié le 27/02/2013 à 05:0

 Après l’incendie de caravanes à Strasbourg-Koenigshoffen, la solidarité en action

caravane incendiée campement Petit Parking feuille2chouphoto

Après l’incendie de caravanes sur le campement dit Petit Parking à Strasbourg-Koenigshoffen, la solidarité est en marche. La ville de Strasbourg s’est engagée à reloger les victimes. Des précisions sont attendues lors de la prochaine rencontre jeudi matin où les victimes recensées se rendront accompagnées par l’Association Latcho Rom.
En attendant, les repas de midi ont été assurés ainsi que l’hébergement en foyer.

caravens brûlées feuille2chouphoto

Cet après-midi, vers 14h, les personnes touchées par le drame se sont retrouvées sur le campement dévasté, où ne subsistent que deux caravanes non incendiées à côté de celle dont l’arrière a fondu et qui a été bricolée pour y abriter des gens.

caravane rafistolée feuille2chouphoto

La consule de Roumanie est venue sur le terrain à la rencontre de ses concitoyens. Après avoir observé les lieux, elle s’est engagée en particulier à aider ceux et celles dont les papiers d’identité ont brûlé. Selon certaines déclarations, ils auraient été mal reçus à l’hôtel de police alors qu’ils y étaient venus pour déclarer la perte, du fait qu’ils ne parlaient pas français.

des vêtements pour les victimes de l'incendie de caravanes feuill2chouphoto

Par la suite, les victimes ont été emmenées par Latcho Rom au local de l’ARPOMT, 116, route du Polygone, qui s’était offert pour entreposer les vêtements demandés. Il faut dire que l’appel relayé par les Dernières Nouvelles d’Alsace a rencontré un succès immédiat et massif. De généreux donateurs sont venus offrir vêtements, couvertures, duvets et vaisselle qui ont trouvé rapidement preneurs.

cash du donateur aux victimes feuille2chouphoto

Ceux qui restent seront apportés sur les autres campements où les besoins se font sentir. Des habitants de Strasbourg ont aussi versé des dons en argent qui permettront de poursuivre l’action. Qu’ils-elles soient tous-tes remercié-e-s!

des vêtements qui trouveront preneurs feuille2chouphoto

ARPOMT
socioculturels-67
Adresse : 116 Route du Polygone, 67000 Strasbourg
Téléphone :03 88 44 44 37

 Le proviseur du lycée Le Corbusier d’Illkirch-Graffenstaden critique des médias

A la suite de la publication le 6 février d’un papier sur un vol à l’arraché, le proviseur du lycée mentionné a demandé et obtenu une précision de la part des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Je m’étonne qu’une communauté scolaire accueillant 1350 élèves, 610 apprentis et 360 adultes puisse être citée alors qu’elle est étrangère à cette affaire. Je n’ai jamais remarqué que quand des adultes étaient impliqués dans des affaires pénales, leurs employeurs étaient systématiquement désignés.

En effet, mais cette pratique du Journal est assez fréquente lorsque des faits divers concernent des personnes de nationalité étrangère, alors même que ne sont pas marqués “Alsaciens” ou “Français” les autres…

Lu dans le Chournal

par A.P., publié le 06/02/2013 à 05:00

Illkirch-Graffenstaden Vol à l’arraché Une femme de 86 ans hospitalisée

Une femme de 86 ans est actuellement hospitalisée à Illkirch-Graffenstaden à la suite du vol à l’arraché de son sac à main jeudi dernier. Quatre mineurs ont été interpellés. Trois d’entre eux sont toujours en garde à vue.

Selon les policiers de la sûreté départementale, les images du centre de supervision vidéo (CSV) sont impressionnantes. Lorsque l’agresseur s’empare de son sac, la victime qui se trouve à l’arrêt de tramway Lixenbuhl est projetée en l’air. Elle chute ensuite lourdement au sol.

Souffrant de fractures à l’épaule et à la pommette, l’octogénaire a été transportée au centre de traumatologie et d’orthopédie d’Illkirch-Graffenstaden, où elle est toujours hospitalisée. Dix jours d’incapacité totale de travail lui ont d’ores et déjà été délivrés.

Un butin de 30 euros

Grâce aux caméras, les enquêteurs ont rapidement pu identifier un groupe de trois jeunes gens présents lors de l’agression. Interpellés et interrogés, ils ont livré le nom du voleur qui était avec eux. Ce dernier a été appréhendé lundi.

Âgés de 16 à 17 ans, les quatre adolescents sont scolarisés au lycée Le Corbusier d’Illkirch-Graffenstaden. L’un d’entre eux a été mis hors de cause et remis en liberté.

Les trois autres étaient encore hier soir en garde à vue dans les locaux de l’hôtel de police de Strasbourg.

L’auteur des faits aurait agi par manque d’argent après avoir été encouragé par l’un de ses camarades. Le troisième aurait récupéré le butin de 30 euros.

Tous trois doivent être déférés aujourd’hui devant le parquet des mineurs.
par A.P., publié le 06/02/2013 à 05:00

 Philippe Richert fait campagne pour la Collectivité territoriale d’Alsace au Centre culturel alsacien

Woehrling Rochert Goetschy Windstein feuille2chouphoto

L’ex-ministre, président de la région Alsace est venu présenter et défendre la nouvelle collectivité territoriale d’Alsace soumise au référendum du 7 avril dans les deux départements du Rhin.

Philippe Richert feuille2chouphoto

On peut écouter son intervention ici, suivie des questions des participants et de ses réponses.

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Près de 30 minutes de son discours sont aussi en vidéo.
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On a noté une vive critique dirigée contre les quotidiens régionaux, Dernières Nouvelles d’Alsace et L’Alsace, accusés de trop laisser la parole à des courants qui s’opposent à la Collectivité territoriale d’Alsace au nom d’un danger prétendu de retour de l’autonomisme.
Il a renvoyé la responsabilité de ces positions contre le oui au référendum à l’extrême-gauche, le parti communiste et le Front de gauche…On ne les savait pas si influents au vu de leurs résultats électoraux!

Un argumentaire pour l’abstention
Merci au S’Molshemer blog
http://stierkopf.over-blog.com/article-25-115006880.html

http://weisschristian68.blogspot.fr/2013/01/reforme-territoriale-et-conseil-unique.html

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