Sport solidaire avec la Palestine

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« Sport solidaire avec la Palestine »

Un temps fort de solidarité et de sensibilisation

 

 

Les droits des sportifs palestiniens à l’image de l’ensemble des Palestiniens sont bafoués, en particulier le droit de circulation, avec le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, la multiplication des check-points, le Mur, et le contrôle de toutes les frontières. La dernière attaque de la bande de Gaza en novembre 2012, le bombardement du « Palestine Stadium » tuant quatre jeunes adolescents et l’emprisonnement de deux footballeurs palestiniens victimes de la détention administrative témoignent de la réalité de la vie quotidienne des Palestiniens et notamment les atteintes au droit à la liberté de circulation. Israël a néanmoins obtenu de l’UEFA l’organisation en juin 2013 du championnat d’Europe des moins de 21 ans et en 2015 du championnat des espoirs féminins.

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 Cercle de silence de Strasbourg: an 5


Le changement, c’est maintenant”, disait le candidat François Hollande.

Pour les sans-papiers criminalisés, comme en bien d’autres domaines, on n’a rien vu venir.

Et le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, annonce pour la rentrée, une loi pour remplacer la rétention administrative, désormais rendue illégale par la Cour européenne des droits de l’homme, par une loi d’exception autorisant la détention pendant 12h, à la demande des responsables policiers, selon lesquels la garde à vue de 4h serait insuffisante.

Quelle que soit sa durée, six mois renouvelable en Israël, ou 12h en France, la détention administrative est contraire aux droits de l’homme! Même si des associations, comme la CIMADE, s’occupant des étrangers sans-papiers en font elles-mêmes la demande…

 Procès BDS, prisonniers palestiniens,et autres actualités sur la Palestine

 

 

Procès des militants de la campagne BDS

Je viens d’apprendre que la Cour de Cassation, après des longs mois de remue méninges (un temps exceptionnellement long) a condamné Sakina Arnaud, militante de la LDH Talence, pour le boycott des produits israéliens. La décision a été rendue quelques petits jours après l’élection du nouveau président de la république.

La Cour a estimé qu’il s’agit d’une discrimination alors même que plusieurs ministres, dirigeants politiques ou personnalités ont appelé au boycott du Mexique, de la Chine et même de la Corse …

La Campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) ne cessera pas pour autant , la paix s’éloigne, et que les ministres des affaires étrangères sont “exaspérés” par la colonisation des territoires palestiniens…

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 UJFP: Sur la libération des prisonniers Palestiniens


L’ UJFP se félicite de l’accord conclu entre le Hamas et le gouvernement israélien et qui a permis, dans un premier temps, la libération de 477 prisonniers politiques palestiniens contre celle du soldat israélien fait prisonnier – rappelons le – au cours d’une attaque israélienne sur la Bande de Gaza en 2005. Selon cet accord, 550 autres prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes doivent être libérés d’ici à deux mois.

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 Nouvelles très inquiétantes pour les emprisonnés du Freedom Theatre de Jénine

Voici en pièce jointe et ci-dessous la traduction de l’article de la journaliste israélienne Amira Hass, publié en anglais dans l’édition du 18 août du journal Haaretz. Le lien pour la version en anglais est :

http://www.haaretz.com/print-edition/news/shin-bet-accused-of-exceeding-its-authority-in-mer-khamis-murder-case-1.379205

Cet article contient des nouvelles alarmantes.

Adnan Naghnaghhiye et Bilal Saadi, fidèles collaborateurs de Juliano Mer Khamis assassiné le 4 avril, sont détenus en Israël sous le régime de la “détention administrative” et sont donc suspendus au bon vouloir des autorités d’occupation.
Rappelons que l’armée et la police israéliennes sont intervenues en dehors de toute légalité internationale, perpétrant un coup de force et ne tenant aucun compte des procédures d’enquête au sein des instances judiciaires palestiniennes.
Qu’en serait-il si la France avait opéré un tel coup de force à l’encontre d’un autre pays sous prétexte d’enquêter sur l’assassinat de l’un de ses ressortissants dans ce pays ?

Des réactions ont commencé à se propager dans plusieurs pays, dont ici, aussi bien parmi les milieux culturels, parmi les personnalités ou parmi les associations et partis défendant les droits humains.

Une nouvelle audience est prévue le lundi 22 août. Après cette audience nous vous inviterons à participer à diverses initiatives, nationales, européennes ou internationales pour exiger la libération immédiate des trois détenus. En attendant nous vous invitons à continuer à mobiliser vos réseaux et à interpeller les autorités et les milieux concernés.

Le Shin Beth accusé d’abus de pouvoir dans l’affaire du meurtre de Mer Khamis

Selon les avocats l’assassinat n’ayant pas été caractérisé comme crime de sécurité, le Shin Beth n’a pas, conformément à la loi, autorité pour enquêter.

Par Amira Hass – article paru le 18 août 2011 dans le quotidien israélien Haaretz

Deux avocats qui s’occupent de l’affaire ont accusé le service de sécurité Shin Beth d’avoir outrepassé ses pouvoirs en enquêtant sur le meurtre du 4 avril de Juliano Mer Khamis, qui était directeur général du Théâtre de la Liberté de Jénine.

Abeer Baker, représentant la famille de Mer Khamis, et Smadar Ben-Natan, qui représente l’un des suspects, font valoir que du fait que le meurtre n’est pas déclaré crime de sécurité, le Shin Beth n’a pas légalement pouvoir d’enquêter.

Lors d’un renvoi d’audience mercredi dernier concernant Adnan Naghnaghiye de Jénine, qui travaillait en tant que responsable de la régie et des locaux du Freedom Theatre et vivait à l’étage au-dessus du théâtre, Ben-Natan a demandé si le crime dont il est suspecté « comporte un quelconque élément de délit de sécurité.» Le représentant de la police, l’inspecteur Nasser Salah Nasseraldin, a répondu : « Non, il est soupçonné de meurtre. »

Le Shin Beth a commencé ses investigations presque quatre mois après le meurtre, quand il est devenu clair que l’Autorité Palestinienne ne progressait pas dans l’enquête. Bien que Mer Khamis travaillait à Jénine et que le meurtre a eu lieu là-bas, il était citoyen israélien.

L’enquête du Shin Beth s’est concentrée sur quatre personnes : Naghnaghhiye ; Bilal Saadi, un membre de l’équipe du théâtre, qui a été arrêté le 27 juillet ; Raida Sawalem, la baby-sitter du fils de Mer Khamis, qui était dans la voiture avec lui lors de l’assassinat ; et Rami Hwayel, un étudiant acteur du théâtre. Sawalem n’a pas été arrêtée, mais a été interrogée trois fois.

Naghnaghiye et Saadi ont tous deux été arrêtés pour suspicion d’implication dans le meurtre. Saadi est aussi soupçonné d’appartenance au Front Populaire de Libération de la Palestine.

Officiellement, la police israélienne est responsable de l’enquête. Mais lors d’une conversation entre Baker et l’un des enquêteurs de police, il est devenu clair que la police n’avait pas été prévenue des arrestations – même si au tribunal Nasseraldin a dit que la police et le Shin Beth coopèrent.

Saadi et Naghnaghhiye nient tous deux une quelconque implication dans le meurtre. Mais d’après des documents secrets que le Shin Beth a soumis à la cour militaire via la police, la cour a décidé de les renvoyer à lundi prochain.

Ben-Natan a demandé si la police enquêtait aussi auprès de gens non liés au théâtre, dans la mesure où Mer Khamis s’était plaint de recevoir des menaces de gens opposés à son travail. Nasseraldin a répondu oui, mais il a admis que les documents secrets ne contenaient rien qui conduise vers d’autres pistes.

Il est aussi apparu pendant l’audition que la police n’a jamais questionné l’Autorité Palestinienne sur les déclarations que ses enquêteurs ont collecté auprès de témoins oculaires ou d’autres gens interrogés.

Rami Hwayel, l’étudiant acteur, a été arrêté le 6 août mais a été en mesure de prouver qu’il se trouvait à l’étage du théâtre quand le meurtre s’est produit. En conséquence, la cour n’a trouvé aucun fondement permettant de le considérer comme suspect du meurtre – mais elle le tient de toute façon en détention préventive pour suspicion d’être entré une fois illégalement en Israël.

La famille et les amis de Mer Khamis ont dit qu’ils sont contents que des efforts soient effectués pour trouver le meurtrier, mais qu’ils déplorent les méthodes utilisées par le Shin Beth, qui violent les droits des suspects. Par exemple, Saadi et Naghnaghhiye ont été interdits de rencontrer leurs avocats depuis qu’ils ont été arrêtés il y a deux semaines. Ben-Natan a dit que de telles mesures draconiennes sont rarement prises lors d’enquêtes criminelles ordinaires.

De plus, elle a dit que le Shin Beth, contrairement à la police, soumet de façon routinière les suspects à des privations de sommeil et les menotte pendant les interrogatoires, et qu’il ne procède pas à un enregistrement vidéo des interrogatoires. Saadi, par exemple, s’est plaint au juge d’avoir été privé de sommeil, d’avoir du consulter un docteur quatre fois à cause des traitements qui lui ont été infligés pendant les interrogatoires et de ne pas avoir pu manger la nourriture qui lui était donnée parce que ses mains étaient menottées.

Le Shin Beth a répondu que l’enquête « est conduite conjointement par le Sin Beth, les Forces de Défense Israéliennes et la police israélienne, à la lumière du fait qu’un citoyen israélien a été assassiné et en suspectant que le meurtre a été motivé par des raisons nationalistes. La coordination entre le Shin Beth et les autres services de sécurité est conduite conformément aux procédures habituelles mises en œuvre dans toutes les investigations du Shin Beth.»

(Traduction JGG)