COordination Nationale contre l’EXtrême droite CONEX

anti_nazi_01

COordination Nationale contre l’EXtrême droite CONEX

FACE A L’EXTREME DROITE ET SON IDEOLOGIE,
LA CONTRE OFFENSIVE UNITAIRE
EST UNE URGENCE !

L’extrême droite s’est durablement enracinée dans le paysage politique français et européen.
Ses thèmes de prédilection n’ont pas changé : la préférence nationale, la stigmatisation des immigrés, la xénophobie, l’antisémitisme, l’homophobie, la défense de l’ordre moral au détriment des droits et de la place des femmes, l’Etat autoritaire, le nationalisme exacerbé…
Lire la suite

 Le CRIF contre BDS et l’antisionisme assimilés à de l’antisémitisme

Discours de Nicole Bornstein, présidente du CRIF Rhône-Alpes, lors du dîner du CRIF Rhône-Alpes, jeudi 31 janvier 2013

“Monsieur le ministre, même si nombre d’entre nous puisent leurs racines loin dans les siècles en terre de France, beaucoup sont arrière-petit- fils, petit-fils ou fils d’étranger, qui, comme vous, ont choisi la France tolérante, la France des droits de l’homme en se naturalisant. Cette communauté de destin explique peut-être le courant de sympathie réciproque entre vous et nous.
Monsieur le ministre soyez ici le bienvenu!
J’ai beaucoup réfléchi à la façon dont j’allais m’exprimer aujourd’hui.  La tâche me paraissait très difficile.
Lire la suite

 Les éditions de La Grand Cour : 4 ouvrages d’analyse à télécharger gratuitement

Les Editions de La Grand Cour sont un projet a-capitaliste d’éditions numériques. Il ne s’agit ni d’une SARL, ni d’une association, ni d’une forme d’auto-édition. Aucune somme d’argent n’est engagée dans ce projet. Les textes édités sont proposés à la lecture gratuite sur support numérique et leurs droits d’édition demeurent aux auteurs.

Le but est d’éditer et de diffuser des textes d’analyse ou des documents peu commercialisables dans un circuit classique, et de contribuer ainsi à une intelligence collective et un savoir commun qui ne peuvent être l’objet d’une quelconque spéculation commerciale. La suite: http://www.editions-grandcour.eu/Les_editions_de_la_Grand_Cour/Le_projet.html

 

Pour leur premier catalogue, les Editions de La Grand Cour ont choisi 4 ouvrages d’analyse de la Commission DLA 37 * à télécharger gratuitement:

shapeimage_2-3

Tous évalués, tous compétents !  Commission DLA 37

Ce travail part de l’analyse du dispositif d’évaluation des compétences du ministère de l’Education (Nationale) en France, rencontre très vite les textes européens de la Commission Européenne, lesquels sont une reprises de ceux l’OCDE et aboutit à l’hypothèse qu’il s’agit là de la mise en oeuvre de ce qu’il faut bien appeler un projet politique à l’échelle du monde. En tentant d’en dégager quelques caractéristiques, notamment à la lumière des analyses foucaldiennes sur le néolibéralisme, il en arrive à une seconde conclusion : plus encore qu’un projet politique (au sens habituel du terme), il s’agit d’un véritable projet de société. L’analyse détaillée des compétences-clés de la Commission Européenne est éclairante : on peut dire alors qu’il y a là une volonté explicite de former un homme nouveau : un homo economicus.

Télécharger gratuitement : http://www.editions-grandcour.eu/pdf/Tous_evalues.pdf

 °°°°°°°°°°°°

shapeimage_2-2

L’économie de la connaissance et stratégie néolibérale  Commission DLA 37

Économie de la connaissance, société de la connaissance…Ces expressions reviennent souvent chez les économistes et les gestionnaires, parfois indirectement sous le terme d’innovation. Est-ce bien de cette façon que notre société est en train de se faire (ou de se défaire?) depuis deux ou trois décennies ?

Beaucoup ont parlé de société de consommation, de société de services, de société post-industrielle.

L’économie de la connaissance prétend répondre à la question qui porte sur le futur du système capitaliste : quoi, après les grandes industries manufacturières ? Quelles formes nouvelles pour le système capitaliste ?

L’enjeu est socio-politique. Principalement, il ne s’agit pas de recherche libre, pure, ou fondamentale. Il s’agit de transformer la connaissance en rapport social de production, en une  forme nouvelle de domination : par un flux continu d’innovations, produire la connaissance comme capital, comme moyen de produire d’autres connaissances qui sont susceptibles de profit.

Comment les notions de connaissance, de recherche, d’invention sont remaniées et restreintes afin d’être mises en œuvre dans cette stratégie socio-politique ?

Il s’agit d’une véritable politique de civilisation, dans laquelle les producteurs “institutionnels” de connaissance sont amenés et incités à être des entrepreneurs de connaissance en même temps qu’entrepreneurs d’eux-mêmes.

L’économie de la connaissance s’articule avec des reconfigurations du monde en territoires compétitifs, en réseaux soi-disant auto-régulateurs à l’échelle de la planète, fortement sélectifs et hiérarchisés.

L’économie, la société de la connaissance est-elle vraiment notre avenir ?

Télécharger gratuitement : http://www.editions-grandcour.eu/pdf/Eco_connaissance.pdf

°°°°°°°°

shapeimage_2-1

La Loi LRU ou l’Université-entreprise  Commission DLA 37

LRU : loi relative aux Libertés et Responsabilités Universitaires, adoptée en août 2007 selon la procédure d’urgence.

Contrairement au discours à la Sarkozy, la loi LRU n’est pas une rupture. C’est plutôt l’aboutissement de projets de réformes (Rapport Attali, 1998 ; colloques de la Conférence des Présidents d’Université, 2001, 2002, 2003, et 2004), et de réformes (processus de Bologne, 1999 ; lois sur la recherche de 1999 et de 2006).

La loi LRU répond à une double exigence des classes dirigeantes :

- La loi LRU met la gestion des universités en conformité avec la LOLF et la réforme de l’État (le “nouveau management public”). L’autonomie (=”libertés et responsabilités”) qu’elle instaure est celle de la présidence et des services comptables des universités. Il ne s’agit pas du tout de l’autonomie des personnes, de la recherche. Bien au contraire, celles-ci sont l’objet d’un contrôle plus étroit.

- La loi LRU s’inscrit dans la stratégie d’économie de la connaissance : “gagner la bataille mondiale de la connaissance”, selon l’expression de Valérie Pécresse dans l’exposé des motifs devant le Sénat. La loi LRU vise à orienter la recherche vers les applications industrielles. Mais aussi, par la “professionnalisation” de l’enseignement universitaire, elle vise la production de capital humain qualifié.

Elle met en forme l’Université néolibérale, la fabrique du capital humain par excellence.

Télécharger gratuitement : http://www.editions-grandcour.eu/pdf/LRU.pdf

 °°°°°°°°°°°

shapeimage_2

LOLF et réforme de l’Etat  Commission DLA 37

Nos sociétés aiment bien les sigles. La LOLF ? Loi Organique relative aux Lois de Finance, adoptée le 1er août 2000, à l’initiative de L. Fabius, alors président de l’Assemblée Nationale, sous le gouvernement de L. Jospin. Comme loi organique, dans la hiérarchie du droit politique, elle est supérieure aux lois ordinaires – c’est pourquoi d’aucuns l’appellent la “constitution financière”. Pourquoi la LOLF ? Elle dit comment les lois de finance, le budget de l’État, doivent être confectionnés et structurés.

Mais ce n’est pas tout. L’essentiel ne porte pas sur la forme des lois de finance, mais sur les finalités. La LOLF légitime le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats, et d’une comptabilité de caisse (recettes/dépenses) à une comptabilité de capital, car l’argent public fonctionne alors comme investissement. Sur le “modèle” de la grande entreprise transnationale, le budget de l’État est structuré en missions, programmes, actions, objectifs, indicateurs de résultats, évaluation, en bref : à la manière d’un projet d’entreprise.

La deuxième finalité consiste dans la “maîtrise de la dépense publique”, ce qui, dans la novlangue néolibérale, signifie en fait la réduction des dépenses publiques. Par le biais de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (autre sigle : LFSS), l’Assurance Maladie, la gestion de l’hôpital, sont soumises à la logique de la LOLF.

La LOLF ne va pas sans la réforme de l’État : le “nouveau management public”, et aussi “l’évaluation” des fonctionnaires d’État (décret du 29 avril 2002).

Télécharger gratuitement : http://www.editions-grandcour.eu/pdf/LOLF.pdf

 °°°°°°°°°°°°

* La commission DLA 37:

La commission DLA37 (pour Décentralisation, LOLF, AGCS), est née en mai – juin 2003 du mouvement de grève déclenché en réaction à la réforme des retraites dans la fonction publique et à la loi de décentralisation. Elle est issue de l’Assemblée Générale de l’Éducation Nationale en Indre-et-Loire (37).

Elle s’est donnée pour but de faire une étude précise des textes, rapports, lois, décrets… concernant la « réforme de l’État » sous ses multiples formes (démantèlement des services publics, privatisations, logiques de gestion managériale, nouvelles formes et aggravation du contrôle social des populations…), de fournir des informations et des textes d’analyse diffusables.

La commission DLA37 n’est affiliée à aucune organisation syndicale ou politique, ce qui ne signifie nullement qu’elle soit “apolitique”, au contraire. Elle s’attache à mettre en évidence et à combattre les logiques néolibérales qui transforment en profondeur la société, qui cherchent à anéantir toute forme de solidarité au profit d’une concurrence généralisée.

La commission DLA37 a vocation à s’inscrire dans toute initiative visant à organiser la résistance contre la logique néolibérale qui préside à la déconcentration et la décentralisation, à la liquidation des services publics, au démantèlement de la protection sociale… Elle participe aux rencontres, débats, réunions qui portent la critique sociale, et aux luttes collectives qui l’expriment.

 

Read

 Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !

SIGNEZ LA PÉTITION ICI

Pourquoi c’est important

Paris, le 18 janvier 2013 — Le ministère de la Culture a annoncé hier la conclusion de deux accords, signés entre la Bibliothèque nationale de France et des firmes privées, pour la numérisation de corpus de documents appartenant pour tout (livres anciens) ou partie (78 et 33 tours) au domaine public. Les fonds concernés sont considérables : 70 000 livres anciens français datant de 1470 à 1700, ainsi que plus de 200 000 enregistrements sonores patrimoniaux. Ces accords, qui interviennent dans le cadre des Investissements d’avenir et mobilisent donc de l’argent public, vont avoir pour effet que ces documents ne seront pas diffusés en ligne, mais uniquement sur place à la BnF, sauf pour une proportion symbolique.

Ces partenariats prévoient une exclusivité de 10 ans accordée à ces firmes privées, pour commercialiser ces corpus sous forme de base de données, à l’issue de laquelle ils seront mis en ligne dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF. Les principaux acheteurs des licences d’accès à ces contenus seront des organismes publics de recherche ou des bibliothèques universitaires, situation absurde dans laquelle les acteurs du service public se retrouveront contraints et forcés, faute d’alternative à acheter des contenus numérisés qui font partie du patrimoine culturel commun.

Les conditions d’accès à ces éléments de patrimoine du domaine public seront restreintes d’une façon inadmissible par rapport aux possibilités ouvertes par la numérisation. Seule la minorité de ceux qui pourront faire le déplacement à Paris et accéder à la BnF seront en mesure de consulter ces documents, ce qui annule le principal avantage de la révolution numérique, à savoir la transmission à distance. Partout enFrance et dans le monde, ce sont les chercheurs, les étudiants, les enseignants, les élèves, les amateurs de culture, les citoyens qui se trouveront privés de l’accès libre et gratuit à ce patrimoine.

La valeur du domaine public réside dans la diffusion de la connaissance qu’il permet et dans la capacité à créer de nouvelles œuvres à partir de notre héritage culturel. Sa privatisation constitue une atteinte même à la notion de domaine public qui porte atteinte aux droits de chacun.

Source : 
http://www.savoirscom1.info/2013/01/18/non-a-la-privatisation-du-domaine-public-par-la-bibliotheque-nationale-de-france/?doing_wp_cron=1358813520.8861958980560302734375

Communiqué de l’Association des Bibliothécaires de France :

http://www.abf.asso.fr/pages/interieur-contenu.php?categorieTOP=2&categorie=22&id_contenu=320&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

Manifeste Pour Le Domaine Public : 
http://www.publicdomainmanifesto.org/french

 Alima Boumedienne-Thiery: compte-rendu de l’audience de la Cour d’appel de Versailles


Compte-rendu de l’audience de la cour d’appel de Versailles du 17 novembre 2012 sur le recours d’Alima Boumediene-Thiery contre le refus d’inscription par l’Ordre des avocats du barreau du Val d’Oise

Me Didier Liger, avocat d’Alima, a fait un brillant plaidoyer de 90 minutes pour démontrer que le rapport du bâtonnier du Val d’Oise qui mettait en cause le manque de délicatesse et de moralité d’Alima était une position politique et non juridique et remettait en cause le droit et la liberté d’expression.

De nombreux soutiens, notamment dans la profession d’avocat, ont été cités et traduisaient l’honneur que la profession voulait témoigner pour l’intégration d’Alima.

En réponse, Me Gilles Paruelle, avocat représentant l’Ordre des avocats du barreau du Val d’Oise, n’a pu produire aucune preuve, ni produire aucune pièce sérieuse pour mettre en cause l’attitude de son militantisme, ni dans son expérience de juriste, ni dans ses différents mandats d’élue. Bien au contraire, à plusieurs reprises, l’avocat de l’Ordre a cité des documents extraits de sites Internet qu’il a maladroitement attribués dans un premier temps à Alima, avant d’être obligé de reconnaître qu’ils n’étaient pas écrits par elle, ce qui démontrait la faiblesse des arguments censés démontrer le manque de moralité et la délicatesse.

La discussion a porté essentiellement sur la campagne BDS et son caractère licite ou non. Répandu géographiquement et dans l’histoire, jamais l’avocat du barreau du Val d’Oise n’a pu condamner le boycott en tant que tel, mais il a laissé planer le doute de la non-reconnaissance de la présomption d’innocence concernant les affaires en cours liées aux actes du BDS.

Madame l’avocat général a essayé de souligner qu’il n’était pas besoin de faire la preuve juridique du manque de moralité ou du manque de délicatesse, car le conseil de l’Ordre des avocats devait statuer en prenant en compte le critère de la moralité, et non simplement valider toute candidature répondant aux conditions juridiques pour devenir avocat. Le fait que la lutte pour le BDS pourrait être condamnable, donc qu’Alima puisse être condamnée, dans le futur, puisqu’elle affirme qu’elle va continuer ce type d’action, ferait d’elle quelqu’un de mauvaise moralité ?

Alima a déclaré à la barre qu’elle comptait continuer ces combats, et que, comme avocate, elle mettrait son honneur à lutter contre le racisme, pour le respect des droits de l’homme et du droit international.

Le président de la cour d’appel de Versailles a ensuite demandé aux deux parties de trouver une conciliation pacifique pour une issue positive de cette situation (ce qui ne peut se réaliser que par l’inscription d’Alima au tableau de l’Ordre des avocats du Val d’Oise). Cette médiation, qui pourrait être gérée par un pair reconnu par les deux parties, le bâtonnier André DAMIEN, et comporter également l’audition d’Alima, en présence de son avocat, par le conseil de l’Ordre du barreau du Val d’Oise, devra être réalisée rapidement, car si aucune solution n’est trouvée entre temps, la cour examinera à nouveau l’affaire lors de son audience du mercredi 19 décembre prochain et rendra ensuite son arrêt.

Gilles Monsillon

Pour le comité de soutien du recours d’Alima Boumediene-Thiery auprès de la cour d’appel de Versailles

——————————————————————

Remerciement d’Alima Boumediene Thiery

Je tiens personnellement à remercier toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés par leur message, leur diffusion du texte de soutien, leur venue au tribunal, … afin que nos droits fondamentaux soient respectés et que nos valeurs de paix et de justice soient victorieux !

Grâce à votre solidarité et votre soutien, nous avons pu faire entendre la voix du combat que nous menons aux côtés des peuples opprimés, plus particulièrement celui des Palestiniens, et du respect du Droit International. Ensemble nous gagnerons car nous sommes convaincus que seule la justice peut instaurer la Paix.

Continuons ensemble notre mobilisation jusqu’à la reconnaissance de notre juste cause.

Merci de tout cœur, fraternité,

Alima Boumediene Thiery

Le comité de soutien continue à s’élargir jusqu’à l’obtention de l’inscription d’Alima au tableau de l’Ordre des avocats du Val d’Oise.

Merci de diffuser autour de vous et d’informer que tout soutien doit être envoyé à l’adresse : gilles.monsillon@free.fr

Comité de soutien à Alima Boumedienne Thiery pour son recours

déposé à la Cour d’Appel de Versailles du 14 Nov 2012

Avec le Soutien des organisations : De la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FdG-FASE), du Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC),des Alternatifs, des Alter-ékolo, d’EuroPalestine, de l’association Yallah, de l’Association Abna Philistine (Enfants de la Palestine), la section L.D.H. « Istres-Ouest Provence », de l’AFPS Nord-Pas de Calais, de l’association ÉGALITÉ, du Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient, du Collectif Citoyen de la Vallée de l’Oise 95, de la Gauche Anticapitaliste (FdG-GA), La Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (F.T.C.R.),L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), de l’Association Couserans-Palestine,du Syndicat des Avocats de France (SAS), Association France Palestine Solidarité (AFPS) Alès-Cévennes, de l’Association Au Nom de la Mémoire, de la Coordination contre le Racisme et l’Islamiphobie, de l’Association Nanterre Palestine, de la Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s (FASTI), d’Evry Palestine,

 “Le fascisme ne passera pas!” Il n’est pas passé…

Cependant qu’à Strasbourg, la Salle Blanche de la librairie Kléber rassemblait (on y reviendra dans un autre billet) un nombreux public (“identitaires”, maurrassiens et autres royalistes de tous poils, rasés ou pas, vieux débris fascisants plus plus ou moins jeunes, habituellement porteurs de bombers, sans oublier Jacques Cordonnier, (Alsace d’Abord-rien ensuite) le local de l’étape, qui a pris la succession de Robert Spieler qui sévit dans un parti national, la NDP (Nouvelle [sic] Droite [sic] populaire [resic], (pas confondre avec le NPD, nazi allemand……), bref, toute une extrême-droite qu’on ne voit jamais y mettre les pieds habituellement, pour écouter, interviewé par Laurent Husser, Alain de Benoist (l’idéologue d’extrême-droite: GRECE, Nouvelle Droite, Figaro Magazine, etc.), à Paris, quelques dizaines de fachos, dont le conseiller régional lyonnais Gabriac, ont été interpellés par la police, alors qu’ils tentaient de se rassembler pour une manifestation interdite in extremis, la veille. Ils ont pris la place encore chaude de leurs ennemis musulmans raflés la semaine dernière, eux-aussi, par la police “socialiste” et qu’ils comptaient bouter sinon hors de France, comme la Pucelle, mais au moins de leurs quartiers populaires parisiens.
Pour parodier Serge Ayoub, dit aussi Batskin, dans une vidéo qui tourne sur la toile, “Ils (ne) sont (pas) passés!”…

Manifestation des Jeunesses nationalistes à Paris : 57 interpellations

Ils avaient contourné l’interdiction signifiée par la préfecture de police.

Cinquante-sept personnes ont été interpellées samedi après avoir tenté de se rassembler à Paris, en ignorant l’interdiction d’une manifestation d’un mouvement d’extrême droite. Quatre personnes ont été placées en garde à vue, selon une source policière.

«Il y a eu une tentative de rassemblement sur le parvis de Notre-Dame et les personnes ont été immédiatement interpellées», a-t-on expliqué à la préfecture de police de Paris. Celle-ci avait décidé vendredi d’interdire la manifestation du mouvement des Jeunesses Nationalistes prévue samedi à 14 heures à Paris qui souhaitait protester contre les «zones de non-droit» et le «racisme anti-blanc».

Toutes les personnes qui ont tenté de se rassembler sur le parvis ont été interpellées, selon la préfecture de police. Le leader de ce mouvement, le conseiller régional de Rhône-Alpes Alexandre Gabriac a été placé en garde à vue «pour avoir appelé à participer à une manifestation interdite», a précisé cette source. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue pour «port d’arme prohibé» et une autre pour «outrage et rébellion», selon cette source.

Cette manifestation était prévue sur la place de la République, avant d’être interdite. A 14 heures sur cette place, un important dispositif de sécurité, composé d’une quarantaine de fourgons de la gendarmerie et des CRS, avait été tout de installé, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le mouvement des Jeunesses Nationalistes a été lancé en octobre 2011 par Alexandre Gabriac, exclu du FN en avril 2011 après la diffusion d’une photo le montrant en train de faire le salut nazi. Ce groupuscule a dénoncé dans un communiqué une «répression» qui «montre non pas la force mais la faiblesse d’un régime aux abois» alors que les manifestants souhaitaient «exprimer leur révolte la plus légitime face au racisme anti-blancs».

A Lyon, une manifestation de ce mouvement prévue le 23 juin avait également été interdite, mais 200 militants s’étaient rendus sur le lieu de rassemblement et 58 personnes avaient été interpellées.

Peu après la décision de la préfecture de police de Paris d’interdire la manifestation de samedi, Alexandre Gabriac avait expliqué à l’AFP qu’il n’avait dorénavant «pas beaucoup d’autre alternative que d’entrer dans l’illégalité». Interrogé sur sa présence à Paris samedi malgré l’arrêté d’interdiction, Gabriac avait dit qu’il ne s’interdirait pas de faire ce qu’il croyait «bon pour mon mouvement et pour ma liberté d’expression».

Le mouvement «Jeunesses Nationalistes» souhaite rassembler des militants «déçus» ou «purgés» par le FN, qui ne se reconnaissent plus dans le Front national en raison notamment de la stratégie de «dédiabolisation» de sa présidente Marine Le Pen, avait expliqué Gabriac le jour du lancement de ce mouvement.

(AFP)

 Arte/ Israël : des témoignages gênants pour le Tsahal

Israël : des témoignages gênants pour le Tsahal

Breaking the Silence” (“Briser le silence”), c’est le nom d’une organisation qui rassemble d’anciens soldats d’élite israéliens. Elle milite pour que cesse l’occupation, ce qui fait de ces militaires des traîtres et des menteurs aux yeux du gouvernement israélien. L’organisation a interviewé plus de 800 de leurs frères d’armes sur les opérations militaires et le quotidien dans les territoires occupés. Et le résultat est édifiant.

Date de première diffusion : Hier, 16h04

http://videos.arte.tv/fr/videos/israel-des-temoignanges-genants-pour-le-tsahal–6935262.html

Le site Breaking the silence
http://www.breakingthesilence.org.il/wp-content/uploads/2012/08/Children_and_Youth_Soldiers_Testimonies_2005_2011_Eng.pdf

Read

 “Eichmann au Caire, et autres essais”, de Gilbert Achcar


 

Présentation par André Rosevègue, ex vice-président de l’UJFP

Nous avons parlé ici même du livre de Gilbert Achcar, Les Arabes et la Shoah. Gilbert Achcar (G.A.) assure une sorte de rebond de son livre, en publiant toujours chez Sinbad-Actes Sud Eichmann au Caire et autres essais (108 p., 16 euros).

En premier lieu, G.A. fait une étude systématique de la façon dont le quotidien égyptien nassérien Al Ahram a rendu compte de l’Affaire Eichmann.

Loin d’être fastidieuse, cette étude tord le cou à la thèse israélienne selon laquelle “le monde arabe” avait ignoré le procès ou nié la culpabilité de Eichmann. Bien sûr, AL Ahram ne soutient pas la légitimité d’Israël à enlever Eichmann en Argentine et à lui faire un procès en Israël en refusant un tribunal international. Mais impossible à la lecture des articles qui refusent clairement tout antisémitisme de faire du nassérisme un clone du nazisme !

Le deuxième essai, “La négation de la Shoah en contextes occidental et arabe”,revient sur l’interprétation que G.A. a donnée de la diffusion du négationnisme de la Shoah dans la région arabe dans son livre précédent. G.A. résume “(…) la négation de la Shoah au Moyen-Orient est plus souvent un “antisionisme des imbécilesqu’une attitude découlant d’un véritable antisémitisme. Ce qui ne signifie pas qu’il ne doive pas être vigoureusement dénoncé et combattu“. Et il conclut en reprenant les paroles de Edward Saïd en appelant à la compréhension de la façon dont la Shoah pèse indépendamment de son exploitation politique par Israël “cet acte de compréhension est le gage de notre humanité(…)”.

Le troisième essai, “Israël, l’inscription sur le mur”, montre que si le travaillisme israélien a combattu les thèses de Jabotinsky, c’est bien de fait son projet qui s’est imposé comme stratégie de l’État israélien. Les travaillistes ont fait du Jabotinsky sans le dire, avant que le Likoud le fasse ouvertement : une guerre ouverte et permanente contre les Arabes, la construction d’un “mur de fer“. Je vous laisse découvrir la métaphore du Mur et de l’interprétation par Daniel de l’inscription apparue sur le mur du palais de Balthazar.

An. R.