“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Laïcité en danger

Logolaicitedaccord

Correspondant

La lecture du Monde.fr offre des découvertes surprenantes.

Ci-joint l’article paru ce jour à 12 h, rédigé par Nathalie BRAFMAN.

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On y apprend que le gouvernement prépare un plan de soutien pour les sciences humaines et l’on s’en réjouit d’avance …

Mais, dans le cours du texte, on découvre une énumération de douze « disciplines rares » qui méritent une attention particulière, car « au ministère, on estime qu’en deçà de 400 enseignants chercheurs, il y a menace. Douze disciplines rares ont déjà été recensées : de la théologie à l’histoire du droit en passant par les sciences politiques, la philosophie et les langues. Des filières entières sont en train de disparaître. Les langues slaves, germaniques, scandinaves, romanes ou orientales sont, dans de nombreux établissements, sur la sellette. Sans parler du grec et du latin… »

Il convient peut-être de se renseigner davantage sur le soutien dont pourrait bénéficier la théologie « discipline » qui, à ma connaissance, fait l’objet d’un enseignement dans une université publique seulement à STRASBOURG et METZ !

Si je change de « chaîne » et passe sur le Figaro.fr je trouve, toujours aujourd’hui, un autre papier intéressant !

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Fioraso et Valls veulent former les imams dans des établissements publics.

Fioraso : « C’est un travail en profondeur que nous menons avec la communauté musulmane. À Strasbourg, il y a déjà des formations qui se font dans un cadre laïc», a-t-elle précisé sur RMC mardi. Elle souhaiterait les étendre.

Les deux ministres ont confié cette mission à Francis Messner, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions religieuses » …

Pour ceux qui ont oublié, Messner participe à l’INSTITUT DU DROIT LOCAL et écrivait par exemple sous Sarkozy : « Il est difficile de trouver un équilibre entre neutralité de l’État et politiques publiques … il faut modifier le régime des cultes pour mieux intégrer de nouvelles communautés » … (La Croix 2011)

 8 mai 1945 – 8 mai 2012 – 8 mai 2013

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Comme prédit dans la vidéo, le Directeur départemental de la sécurité publique qu’on y voit prendre à partie les manifestants qui commémorent les massacres coloniaux commis en Algérie le jour même où la “métropole” se libérait du nazisme, n’est plus en poste ici à Strasbourg…Il sévit ailleurs.

 H7N9: Si vous êtes pris en grippe…

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La Feuille de chou pratique

ALERTE SANITAIRE – Conduites à tenir pour la prise en charge clinique d’un cas suspect d’infection par le virus grippal A (H7N9)

L’ARS vous informe

CONDUITE A TENIR POUR LA PRISE EN CHARGE CLINIQUE D’UN CAS SUSPECT

D’INFECTION PAR LE VIRUS GRIPPAL A (H7N9)

Préconisations

Lundi 6 mai 2013

Population cible : Professionnels de Santé d’Alsace

L’ARS vous informe :

Selon l’OMS, il n’y a toujours pas, à ce jour, de transmission interhumaine avérée. Même si de nombreuses inconnues persistent, les formes cliniques observées ce jour en Chine sont graves dans plus de 90% des cas.

Le HCSP et l’InVS ont émis des recommandations en matière de prise en charge des cas suspects de grippe A H7N9 (avis HCSP du 25 avril 2013 disponible sur le site HCSP à l’adresse : http://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Telecharger?NomFichier=hcspa20130426_infectionah7n9ah5n1.pdf ).

Une hospitalisation en urgence après appel au SAMU Centre 15 est recommandée devant toute personne ayant voyagé ou séjourné en Chine et qui, au cours des 10 jours après son retour, présente des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë basse grave sans autre étiologie identifiée pouvant expliquer la pathologie.

A la suite des prélèvements hospitaliers, si votre patient est un cas confirmé de grippe H7N9, vous serez averti par l’Agence Régionale de Santé d’Alsace sur la conduite à tenir pour la prise en charge d’éventuelles personnes ayant été en contacts étroits avec lui ou co-exposés au même risque pendant le même séjour.

De façon générale, il est rappelé que la prise en charge initiale de patients présentant des signes respiratoires infectieux doit s’accompagner des mesures d’hygiène et de prévention habituelles (port du masque chirurgical, gants, lavage des mains ou frictions hydro-alcoolique…).

En cas de doute sur la définition du cas et la conduite à tenir, vous pourrez contacter (7 jours/7, 24h/24) la plateforme régionale de veille et des urgences sanitaires de l’ARS Alsace au : 03 88 88 93 33 aux heures ouvrables ou au 06 07 62 87 78 en dehors de ces heures, ou par mail à l’adresse suivante : ARS67-ALERTE@ars.sante.fr

Enfin, si le cas n’est pas considéré comme possible après avis, une surveillance et une vigilance devra être notifiée au patient, notamment quant à l’apparition de signes de gravité.

Pour plus d’informations :

§ Site de l’InVS : http://www.invs.sante.fr/

§ Site du HCSP : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/Accueil

§ Site du ministère chargé de la santé : http://www.sante.gouv.fr/informations-sur-la-grippe-a-h7n9.html

Pour le Directeur général de l’ARS,

Read

 Les DNA, SAV des caméras-piétons policières

que fait la police ça crève les yeux

 

 

 

 

 

 

Vidéo-culte d’un contrôle policier à Strasbourg lors des manifestations anti-Otan [58160 vues au 7 mai 2013]

Tous-tes filmé(e)s par la police

Nouveau gadget liberticide, après les caméras de vidéo-surveillance, ou vidéo-protection, par euphémisme, des caméras équipent à l’essai des policiers pour filmer les contrôles d’identité.

Le prétexte, garder trace au cas où ça déraperait. On voit que ces caméras, mais ce n’est pas dit par la DDSP, peuvent se retourner contre les policiers eux-mêmes, qui souvent parlent brutalement au citoyen. Qu’en pensent leurs syndicats?

On imagine, en combinant plusieurs questions sensibles, le contrôle dans la rue d’une femme musulmane en tchador…Le policier se contentera-t-il de filmer le grillage de coton? Exigera-t-il, comme au “bon vieux temps des colonies”, en Algérie, que la femme se dévoile? Arrachera-t-il l’objet du délit? Du travail en perspective pour le Collectif contre l’islamophobie! Et un joli et lucratif marché pour les entreprises privées sécuritaires!

Et que se passera-t-il si le filmé filme le filmeur? Légalement, il n’est pas interdit de filmer la police en action dans l’espace public, même si les keufs vous affirment le contraire avec aplomb. Comme celui qui pas content d’être la vedette d’une vidéo, juste avant le festival de Cannes pourtant, est venu contrôler l’identité d’un correspondant de la Feuille de chou, juste après la fin de la scène enregistrée…

Extrait de http://la-feuille-de-chou.fr/archives/48480

Si ses propos avaient été enregistrés, on aurait eu une preuve de plus que certains policiers (un sur trois, dans ce cas) parlent brutalement, sans raison au citoyen. Au fait, pourquoi filmer, alors que l’enregistrement sonore serait bien suffisant pour atteindre l’objectif proclamé par la direction de la police?

Copwatch
http://copwatch.fr.over-blog.com/
Que fait la police?
http://quefaitlapolice.samizdat.net/

DNA

“A la différence des espaces privés, l’intéressé ne peut pas (sic) s’opposer à la vidéo s’il se trouve sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public.”

Dernières Nouvelles d’Alsace

Strasbourg Six caméras-piéton en service au Neuhof et à la Meinau « Dans l’ensemble, ça calme les gens »

Après leurs collègues mulhousiens il y a trois semaines, les policiers strasbourgeois bénéficient à leur tour de caméras-piéton. Le dispositif, expérimenté jusqu’à la mi-septembre dans les zones de sécurité prioritaire (ZSP) du Neuhof et de la Meinau, doit permettre d’apaiser les contrôles.

Malgré ses petites dimensions, il est impossible de ne pas la remarquer. Dotée d’un objectif orientable avec prise de son, la minicaméra s’accroche à la veste du policier. « Le dispositif filme en continu mais il garde uniquement en mémoire les trente dernières secondes, détaille le commandant Philippe Friedrich, chef de l’unité de sécurisation (US) de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin. À chaque nouvelle seconde enregistrée, une autre est écrasée. »

La procédure, testée au niveau national depuis la mi-mars pour une durée de six mois, a été définie strictement. L’agent équipé d’une caméra-piéton est toujours accompagné d’un chef de bord, lequel est seul habilité à décider de l’enregistrement d’un contrôle. Le policier doit alors indiquer à la personne qu’elle va être filmée. À la différence des espaces privés, l’intéressé ne peut pas s’opposer à la vidéo s’il se trouve sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public.

30 policiers formés au nouveau dispositif

« Le dispositif n’est pas fait pour filmer les gens mais pour connaître le contexte dans lequel l’intervention s’est déroulée, souligne le commissaire divisionnaire Stéphane Lacour, chef du service de sécurité de proximité de la DDSP. Les images pourront être utilisées ultérieurement dans le cadre de procédures judiciaires, notamment pour constater des infractions. » Étant précisé que les propos tenus par les policiers sont aussi stockés sur la carte mémoire de la caméra.

À Strasbourg, la trentaine de fonctionnaires de l’US, chargés essentiellement des quartiers du Neuhof et de la Meinau classés en ZSP, ont été formés au maniement des caméras-piéton. « Dans l’ensemble, ça calme les gens. Ils sont moins agressifs envers nous », note Cyril, un gardien de la paix qui a déjà pu patrouiller en mode vidéo.

Autour de la place de Hautefort, où les journalistes étaient conviés à une petite démonstration hier matin, les avis étaient plutôt enthousiastes sur ce nouvel appareil. « C’est pas mal qu’il y ait des caméras parce que parfois la police elle exagère », estime Djamel, 43 ans. Canette de bière à la main, son voisin maugrée quant à lui contre l’attitude de « certains policiers » qui « exagèrent » et « parlent mal aux jeunes ».

Comme le résume Jean-François Illy, directeur départemental, les mini-caméras demeurent avant tout « un outil de plus » offert aux policiers pour « prouver le comportement asocial d’un individu ». Un outil dont les policiers espèrent qu’il contribuera notamment à réduire sensiblement les outrages, rébellions et autres violences qu’ils ont trop souvent à déplorer.
par Antoine Bonin, publiée le 07/05/2013 à 05:00

 Appel du Centre André Malraux de Sarajevo

centre malraux sarajevo

Le Centre André Malraux et son directeur lancent un Appel aux Alsaciens.

http://www.malraux.ba/

La paysagiste alsaco-parisienne Chloé Traband évoquera samedi 20 avril à 15 H

A Kléber

Son expérience professionnelle et personnelle de réhabilitation des ruines en Bosnie

Inspirée par un projet de Francis Bueb fondateur du Centre André Malraux, à Sarajevo, en 1995.

Francis lance aujourd’hui un nouvel appel à soutien financier (encore et toujours)

Mais aussi nous fait part de son rêve d’accueillir deux couples de cigognes qui s’établiraient à Stolac, l’un sur le minaret d’une mosquée et l’autre sur le clocher d’une église.

Il aurait besoin de récupérer aussi du mobilier urbain (bancs publics et poubelles) pour continuer le travail en cours d’aménagement des jardins de Stolac.

Contact:

Georges Yoram Federmann

03 88 25 12 30

federmanja@gmail.com

Chloé Traband

traband_chloe@hotmail.fr

 ArcelorMittal Florange: deux documentaires et toute l’info

ArcelorMittaLF2C

ArcelorMittaLF2C

http://television.telerama.fr/television/la-promesse-de-florange-en-avant-premi-re-vendredi-sur-t-l-rama-fr,96068.php

ArcelorMittal: les métallos de Florange “enterrent” leurs hauts
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130412.AFP9604/arcelormittal-les-metallos-de-florange-enterrent-leurs-hauts-fourneaux.html
Le Nouvel Observateur
FLORANGE (France) (AFP) – Brassards noirs et mines grises, c’est en cortège funèbre que les représentants des salariés d’ArcelorMittal sont sortis de la réunion du comité d’entreprise vendredi à Florange, signant l’arrêt de mort des hauts fourneaux.

Liberté-Algérie
Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé, jeudi, qu’il était en pourparlers avec le gouvernement algérien afin d’accroître la production d’acier à l’usine d’El-Hadjar, dont il détient 70% du capital avec l’entreprise publique Sider qui détient le …
http://www.liberte-algerie.com/radar/arcelormittal-veut-augmenter-sa-production-a-el-hadjar-augmentation-de-la-demande-d-acier-au-maghreb-197883

RTBF
Un candidat repreneur se serait manifesté pour la reprise de la cokerie d’ArcelorMittal à Liège. La cokerie seulement, pas l’ensemble du bassin sidérurgique. L’information a été révélée par le journal l’Echo ce samedi matin et du côté des syndicats, on
http://www.rtbf.be/info/economie/detail_arcelormittal-liege-un-candidat-repreneur-pour-la-cokerie?id=7971355

Le Républicain Lorrain
Le comité d’entreprise d’ArcelorMittal-Florange a entériné, hier, la fin de la filière liquide en Lorraine. Alors que Lakshmi Mittal doit être entendu mercredi par les députés, Hollande n’est toujours pas le bienvenu dans la vallée.
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/04/13/arcelormittal-c-est-une-journee-de-deuil

France Info
Président Directeur Général d’Arcelor-Mittal France est l’invité de “Patron chef d’Entreprise”. Un président particulièrement attendu alors qu’il vient de prendre la décision de fermer les hauts fourneaux de Florange.
http://www.franceinfo.fr/economie/patron-chef-d-entreprise/nous-avons-des-engagements-que-nous-tiendrons-herve-bourrier-pdg-d-arcelormi-950871-20

Ouest-France
Arcelor Mittal embauche à nouveau à Basse-Indre. Social vendredi 12 avril 2013. Bonne nouvelle pour les salariés d’Arcelor Mittal Basse-Indre. Photo : Ouest-France / Thierry Creux. À l’occasion de la venue du directeur général Lorraine Atlantique …
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Arcelor-Mittal-embauche-a-nouveau-a-Basse-Indre_55257-2183006_actu.Htm

 Ne dites plus UHA, dites UNISTRA!

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Et ce sera pareil avec la Collectivité Territoriale d’Alsace si vous oubliez de VOTER NON le 7 avril!

lu dans les DNA:

Mulhouse
Contrat de site Alsace UHA : « La mort de l’autonomie »

Les enseignants et les personnels de l’Université de Haute-Alsace découvrent, atterrés, le contrat de site transmis par le ministère. S’il est voté, dans le cadre du rattachement, l’Université de Strasbourg sera le seul pilote.

À l’appel du syndicat FSU, les enseignants et les étudiants se sont réunis hier en assemblée générale à Mulhouse. La plupart des élus universitaires étaient présents, visiblement très inquiets du contenu de ce texte, qui s’inscrit dans la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) que le Parlement va étudier prochainement. Le rattachement, pour lequel ils se sont prononcés après des tensions récurrentes au sein du conseil d’administration précédent, est en train de se transformer en fusion. L’UHA serait alors réduite à un « simple collège universitaire de premier cycle », et le Sud-Alsace perdrait « un levier majeur de sa dynamique territoriale ».

La présidente, Christine Gangloff-Ziegler, était présente pour les débats. Avec son équipe, elle a demandé à décaler les délais prévus pour la signature du contrat de site, qui lui est parvenu le 8 mars ; suivi par le contrat d’établissement, le 20 mars. Dans le contexte de l’ESR et de la collectivité territoriale d’Alsace, la région « devient le lieu d’expérimentation idéal ; l’idée est de créer un modèle que l’on puisse transmettre ». Mais « le modèle coopératif » fait place à « un modèle intégratif. Si le ministère veut concentrer les universités, qu’il l’affirme ! Nous avons précisé que le texte était inacceptable. »
« La chimie disparaîtra de Mulhouse »

« Tout est organisé autour de l’Unistra. Dans cette logique de grand pôle, elle est le grand vainqueur », indique Hervé Boeglen (Snesup-FSU). L’UHA se retrouve sur le même plan que l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg ou que la Bibliothèque nationale et universitaire. L’identité commune aux établissements du supérieur sera d’ailleurs réduite à « Université de Strasbourg ».

Aux chercheurs réunis dans l’amphithéâtre, Hervé Boeglen lance : « Vous allez tous rejoindre des laboratoires de l’Université de Strasbourg. Je pense qu’aujourd’hui, on a perdu nos écoles doctorales. Il y aura un pilotage centralisé de la recherche. » Au niveau de la chimie mulhousienne, qu’il pensait être la seule préservée, il est contredit par Pierre Llopiz, directeur de l’École nationale supérieure de chimie de Mulhouse. « J’ai une lecture contraire. Si le texte est appliqué, la chimie disparaîtra de Mulhouse. » Dans le calendrier, la structuration de la filière est prévue pour 2015.

En attendant, l’UHA suit de très près l’accréditation de l’école doctorale de sciences chimiques. Face à « ce match inégal », les membres du conseil d’administration émettent l’hypothèse de voter contre le contrat de site si elle leur échappe.

« Les décisions politiques sont très lourdes et l’enjeu est considérable », estime Pascal Maillard, secrétaire académique du Snesup-FSU (CA de l’Université de Strasbourg). « En Alsace, on anticipe le contrat de site, alors que la loi de décentralisation et la loi ESR ne sont pas encore votées. Si on excepte l’université pilote, c’est la perte progressive et programmée d’autonomie de dizaines d’établissements. C’est un rattachement pré-fusionnel. L’Insa a déjà dit non à cette fusion. »
par Karine Dautel, publiée le 03/04/2013 à 05:00