“HommeMort”, une semaine après: des interprétations variées , mais surtout ne pas parler d’Etat policier…

dna 220513

Il ne s’autorise que de lui-même”, j’ajouterai “… et de quelques autres“.  Les non-dupes errent
Après une semaine de battage médiatico-policier autour de “HommeMort”, un vent de relativisation souffle, au moins dans les médias, comme dans les DNA de ce mercredi 22 mai.
En “une”, “Vraie prudence, fausse menace?“, avec un révolver policier en gros plan.
On peut aussi penser, à la lecture attentive du message déclencheur, que, soit le fabulateur est assez au courant des symptômes du mal-être de certains jeunes, soit qu’il s’agit d’un vrai appel au secours, qui, une fois la super-médiatisation réussie, au-delà de toute espérance, ne passerait pas à l’acte, ni tourné contre lui-même, ni contre d’autres.

Un commentaire n ‘est jamais fait dans les médias, qui consiste à souligner, comme on l’a fait ici déjà, que la mobilisation sécuritaire à l’occasion de ce fait divers virtuel, a une fonction éminemment politique dans la perspective d’habituer toujours plus la population qui craint pour sa sécurité, à s’en remettre à un État “protecteur” policier. Les médias instantanés en tout cas surfent depuis longtemps déjà sur ce type d’événements.
Admettons un moment que ce soit un jeune très mal dans sa peau.
Tout ce qui suit est dans le message:

“Je” vis chez mes parents, je suis sans emploi, je n’ai pas terminé mes études. J’en ai marre. Toute ma famille se moque de moi. Je suis dans une situation merdique. Tout le monde me rabaisse. Je n’ai plus d’amis depuis le collège.Je suis désintéressé de l’IRL (In Real Life, la vie réelle). Je passe mon temps sur Internet, à des jeux-vidéos.Les gens se sont éloignés de moi. Ma mère m’a coupé Internet, a vendu mes consoles, pour me faire sortir à nouveau. Cela n’a pas marché. Je reste asocial. Je déteste ma mère encore plus. Quelques années plus tard, je me sens insignifiant.J’ai arrêté la fac après 6 mois. Les gens sont faux autour de moi. Me lever le matin n’a aucun intérêt. Je veux avoir un intérêt? [Inter-esse=être entre les autres, vivre ensemble!]. Dehors, il n’y a que des larves.

Le réalisme de cette auto-description des symptômes d’un type de maladie psychique actuelle d’une minorité de jeunes, est tel que si ce n’est pas un éventuel patient, ce pourrait être un psychiatre…

Un psychiatre sur France bleu Alsace affirme le contraire:
DNA

Les menaces de l’internaute HommeMort postées à Strasbourg

Un psychiatre relève trois éléments “atypiques” qui plaident pour le canular
Ce matin, sur France Bleu Alsace, le psychiatre et criminologue Roland Coutanceau a donné quelques éléments d’analyse du texte de l’internaute “HommeMort”, posté le 14 mai depuis un cybercafé de Strasbourg, qui plaident, une fois de plus, pour le canular…

Interrogé ce matin, au lendemain de la décision du procureur de la République de Strasbourg d’ouvrir une information judiciaire pour “diffusion de fausse information”, Roland Coutanceau se livre à une analyse du texte posté le 14 mai par un internaute anonyme, “HommeMort” qui menaçait de semer la terreur dans un lycée avec une arme semi-automatique. Pour le psychiatre, ce texte contenait effectivement des éléments alarmants renvoyant à “l’imaginaire potentiel d’un meurtrier de masse”.

Mais Roland Coutanceau relève aussi trois éléments “atypiques” qui plaident pour le canular :

- l’internaute recherché par la police s’est exprimé dans un espace de jeu, le forum des 18-25 ans de jeuvideo.com

- il “donne une chance à la police” en l’invitant à l’arrêter avant la date fatidique du vendredi 17 mai, jour pour lequel il dit programmer son action

- il annonce son intention de passer à l’action et de commettre un acte dans lequel il laissera lui-même sa vie, ce qui serait inhabituel pour un meurtrier qui envisage d’opérer dans un établissement scolaire.
Ch.B.
On peut réécouter l’interview de Roland Coutanceau sur France Bleu ci-dessous (son intervention est à 1mn40)

F2C
On peut interpréter les “trois éléments atypiques” autrement.
- ce n’est pas d’abord, ou pas du tout, un meurtrier, mais un suicidaire
- il souhaite que son entreprise soit interrompue
- il s’exprime là où il en a l’habitude

Archives

Hikikomori: http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://psyzoom.blogspot.fr/2012_06_03_archive.html&title=ici
Phobie sociale: http://fr.wikipedia.org/wiki/Phobie_sociale
Communauté hikikomori: http://hikikomori.e-monsite.com/
France-Japon: http://hikikomori2013.sciencesconf.org/

Archives Feuille de chou

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50371

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50371

 

 Une page d’anticléricalisme primaire et de critique des médias: Très chrétiennes Dernières Nouvelles d’Alsace, catholico-pentecôtistes…

dna chrétiennes sang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du sang à la” Une”, dans le Chournal, mais pour une fois, ce n’est pas un fait divers. On est plutôt dans le paganisme très catholique.

Certes, c’était le ouiquende de la Pentecôte, mais de là à l’imposer à tous les Alsaciens, il n’y a vraiment que notre région d’Alsace-Moselle, où la loi de 1905 se fait attendre, et où les laïques désespèrent, y compris d’un président “saucialiste” et d’un gouvernement PS-EELV, avec, à Strasbourg, un sénateur-maire tellement “saucialiste” qu’il s’est vanté, comme d’autres, de la “glaze bolidik”, d’avoir fait sa scolarité au Collège épiscopal Saint-Étienne, celui qui est en ce moment surveillé de près comme le Gymnase Jean Sturm par une escouade des 700 policiers et gendarmes, à la recherche, vaine, jusqu’à présent, d’un jeune internaute, farceur ou suicidaire, l’avenir le dira peut-être, il y a un grand pas que les DNA n’ont pas hésité à franchir.

Et le matraquage religieux se poursuit dans le corps du Christ Chournal. En page 15, “Autour de la relique de Jean Paul II, “Jesess Maria!“, c’est le cas de le dire.
S’expose sur un gros tiers de la page, le paganisme très catholique, avec la “relique” de Jean Paul II, offerte à la basilique de Marienthal, où “près de 200 fidèles se sont retrouvés…pour une procession mariale“. Les prières n’ont pas suffi à assurer le beau temps, donc elle a été “organisée à l’abri des voutes de Notre-Dame“.

Un peu de sang du bienheureux prélevé à la fin de sa vie et versé sur quelques millimètres de tissu, ouvre la procession.
De quel groupe, le sang du pape défunt? Les DNA ne le disent pas…C’est pas de l’information!
Ici se trouve, paraît-il, l’espérance au cœur de la souffrance

Nous, on aurait plutôt pensé que la souffrance, et l’espérance d’en finir, se seraient trouvées au Centre Socio-culturel de la Meinau, où, en même temps que se déroulait cette procession en chambre, catholico-païenne, 200 personnes, le même nombre qu’à Marienthal, se réunissaient pour dire leur solidarité avec le peuple palestinien, colonisé, opprimé, assassiné, muré, checkpointé, et privé de sa terre et de sa liberté depuis 65 ans.

Archives: http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50319

Mon dieu, mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?“…

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Rassemblement que les DNA , après l’avoir annoncé (merci), ont totalement occulté. Vaut-il mieux être ami de Marie (Myriam) et des globules rouges du pape, qu’ami de la Palestine qui saigne sous les yeux de l’Europe et du monde, sans qu’aucune autorité politique n’arrête l’hémorragie? Surtout ne pas s’aliéner le lobby sioniste, n’est-ce pas? Et que crève la Palestine?

Et la charité, bordel, pour ne même pas parler de justice!

Dans un encadré titré “De nombreuses reliques en Alsace“, les DNA contribuent à la désinformation irrationaliste, en listant toutes les prétendues “reliques” de notre région. On croit lire un poème de Jacques Prévert. “Notre père qui êtes aux cieux, restez- y..“.

Un écharde de la Croix du Christ…un bout de voile de la Vierge (sic), un morceau de veste de son époux Joseph (made in Bangladesh?), une relique de l’apôtre Paul, une autre de Saint-André, celle de Saint-Florent, le reliquaire de Sainte-Richarde, (c’est pas la femme de Jean Richard et rien à voir avec la loi Marthe Richard) une main de la nièce de Sainte-Odile,(laquelle, la gauche?), une dent de Saint-Jacques (cariée?), un morceau de peau de Saint-Thiébaut.

Le Journal nous apprend que la balance commerciale de l’Alsace dans la colonne exportation, doit compter avec des reliques de Sainte-Odile, exportées dans d’autres pays, comme le Togo…Il y a encore des stocks à l’archevêché.

Mais on n’en a pas fini avec les bondieuseries ce mardi 21 mai dans le Journal.

En page LST04, le lecteur, gâté, tombe sur ce titre: “Réunis dans l’esprit de la Pentecôte. On y apprend, en gardant en mémoire le nombre de fidèles de la Palestine, qu’une “soixantaine de croyants s’est rassemblée, malgré le temps pluvieux,..pour prier et se recueillir, dans le cadre de la Journée mondiale de prière.

La pluie est toujours une bénédiction“, explique le pasteur évangéliste camerounais…

Évidemment, en Afrique, ce n’est pas comme en Alsace, où dans un autre papier, les DNA se font l’écho de la chasse aux escargots et autres limaces par les rares jardiniers sortis sous la pluie. Il y en a un même qui plante sa fourchette emmanchée dans les limaces avant de les passer au barbecue! Que fait la SPA? Le Chournal ne précise pas si le meurtrier les mange en famille.

On apprend, in fine, que “les participants ont prié pour la paix au Proche-Orient et pour… les chrétiens de Syrie“; vous savez, ceux que le tueur Bachar al Assad protège pendant qu’il massacre le gros de son peuple sauf les Alaouites de son clan

Le Journal ne précise évidemment pas, que la “paix” évoquée, est celle de l’occupant israélien, la “paix des cimetières“. Car les évangéliques protestants, sont israélophiles par antisémitisme.

 “Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Pub beauf: un prétendu second degré qui se mord la queue

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Cette publicité beauf pour une compagnie aérienne “low cost” (évidemment au centième degré, mais…) s’étale partout en pleines pages, comme dans les DNA ici en Alsace.

Elle invite à voyager vers des destinations chaudes (en plusieurs sens) vers le sud-ouest, le sud-est et la Corse – que vient faire Nantes d’ailleurs dans cette liste-?.

Pourquoi ne pas aller bronzer avec l’oncle Gino?

Parce qu’on n’aime pas le racisme anti-Rital

Parce qu’on n’est ni son neveu ni sa nièce

Parce que l’allusion pédophile est de trop

Parce que l’angle de la photographie de “l’oncle”, poilu comme un singe, vêtu d’un slip de bain comme on n’en porte plus, soulignant les couilles, nous en dissuade

Parce que sa moustache est ridicule, et ses lunettes aussi

Parce l’exposition au soleil est cancérigène

Parce que tout ça est d’un ridicule achevé.

On ne prendra donc pas de vols avec cette compagnie…

 Stop à l’homophobie !

Stop-homophobie

lu dans les DNA

Sigolsheim / Mariage pour tous Thierry Speitel reçoit deux cartouches par courrier

Thierry Speitel regrettait les débordements qui ont sans doute causé d’irrémédiables dégâts parmi les jeunes homosexuels qu’il sait particulièrement fragiles.

Thierry Speitel, maire sans étiquette de Sigolsheim, a été destinataire ce matin en mairie d’une lettre comprenant deux cartouches scotchées à l’article des DNA daté du 26 avril dernier (voir l’article lié) dans lequel il s’exprimait sur son homosexualité. L’élu va déposer plainte cet après-midi à la gendarmerie de Kaysersberg.

C’est la secrétaire de la mairie de Sigolsheim qui a fait la découverte ce matin en ouvrant le courrier : deux balles en métal scotchées à l’article paru dans les DNA du 26 avril dans lequel le maire de la commune, Thierry Speitel, s’explique sur son homosexualité après l’adoption de la loi sur le mariage pour tous. L’article est recouvert de quelques mots, dont « … des malades… ». Thierry Speitel va déposer plainte cet après-midi à la gendarmerie de Kaysersberg à laquelle il apportera l’enveloppe et son contenu.

« C’est quand même violent. On a encore du boulot à faire en matière de tolérance », expliquait ce matin l’élu qui dit avoir reçu plus de 200 messages de sympathie après la publication de l’article dans les DNA et son passage dans l’émission La voix est libre le samedi 27 avril sur France 3 Alsace. Il signale toutefois quelques messages plus violents. « Je ne suis pas un chien. Je refuse de fermer ma gueule quand on me vise », disait-il encore ce matin. « M’envoyer des balles est un geste qui veut dire grosso modo qu’il faut me descendre. Je ne sais pas ce que je dois penser de tout ça. C’est abominable. »

Cette menace d’un élu alsacien ayant pris position sur le mariage pour tous renvoie aux menaces dont Fabienne Keller, la sénatrice UMP de Strasbourg, favorable à la loi, a été la cible la semaine dernière.

Dans l’article des DNA, Thierry Speitel en appelait au « bien vivre ensemble ». Il vit depuis plus de sept ans avec son compagnon, projette de se marier et « pourquoi pas » d’adopter des enfants. Il regrettait aussi qu’on en ait fait autant sur la loi. Je ne comprends pas la peur des uns et des autres. On n’est pas des sous-hommes. On n’a rien enlevé à personne. On a juste donné les mêmes droits à tout le monde» soulignait ce catholique pratiquant qui en appelle à la fraternité «une chose qui doit se cultiver tous les jours».

 Agressions homophobes, verbales et physiques, en finir !

Inegalite
http://www.lastation-lgbti.eu/

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=609347312427347&set=oa.600764693269395&type=1

lu dans les DNA

Bischheim
Projet de loi Taubira Les associations LGBTI outrées par l’édito d’André Klein-Mosser

Consacré au Mariage pour tous, l’avant-dernier paragraphe de l’édito signé du maire André Klein-Mosser (UMP) dans les Cahiers de Bischheim du mois de mars – avril scandalise les associations LGBTI de Strasbourg, qui demandent un droit de réponse et interpellent l’élu.
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« […] Dans les derniers Cahiers de Bischheim, datés de mars-avril 2013, Monsieur André Klein-Mosser, maire de Bischheim et premier vice-président du conseil général faisait connaître sa position sur l’ouverture du mariage à tous les couples quelle que soit leur orientation sexuelle. Dans sa forme, ce texte, selon nous, remet en cause les trois principes fondamentaux de notre belle République : celui de la liberté individuelle, de l’égalité devant la loi et de la fraternité.

« Selon Monsieur André Klein-Mosser, “Le mariage pour tous ne rentre pas dans notre schéma de pensée”.

Tout d’abord, à qui [se rapporte] ce “nôtre” […]? Qui englobe-t-il ?

« Cette forme péremptoire et définitive insinue que son opinion personnelle irait de soi pour tous et toutes. Monsieur le maire parle de l’ouverture du mariage à tous les couples indifféremment de leur orientation sexuelle comme d’une question philosophique, religieuse. Nous tenons à rappeler qu’il s’agit de l’ouverture à tous et à toutes des droits et devoirs du mariage républicain et civil et non du mariage religieux. Cette question est avant tout une question d’égalité entre les citoyens et citoyennes de ce pays : elle permet d’abolir une discrimination flagrante et qui n’a que trop duré au mépris des droits humains.

« […] De quoi Monsieur Klein-Mosser parle-t-il lorsqu’il affirme “[Ce projet] dénature fondamentalement notre perspective de structuration de la société” ? Surtout, comment ne pas voir autour de nous qu’il existe d’ores et déjà, en France, une multiplicité de constructions familiales, quelle que soit l’orientation sexuelle de celles et ceux qui la composent ou l’ont recomposée (parents comme enfants) !
Déni de réalité

« Ce déni de réalité contraste fortement avec le ton de son texte. Surtout venant de la part d’un homme censé être en contact avec le terrain, avec la réalité et la diversité de ses administrés et administrées. La loi va enfin prendre en compte et protéger toutes les familles, en laissant moins d’enfants de côté. […]

“La société peut et doit donner sa place à chacun, mais elle doit le faire dans le respect de ceux et de celles qui la composent”, [avance encore André Klein-Mosser].

« Bonne nouvelle, les lesbiennes, les gays, les bisexuel-les, les personnes transgenre et intersexes de ce pays font pleinement partie de la société française. Assez de tous ces propos discriminants. Nous les subissons depuis trop longtemps et de façon récurrente. Ils sont coupables de l’augmentation de la violence verbale et physique envers les personnes LGBTI [pour lesbiennes, gays, bi, trans’ intersexes, Ndlr].

« Ainsi, M. Klein-Mosser doit comprendre qu’il a stigmatisé une partie des administrés et administrées, électeurs et électrices.

« Ainsi, pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, La Station, Centre Lesbien, Gay, Bi’, Trans’ et Intersexe de Strasbourg et d’Alsace ainsi que toutes les associations co-signataires de ce communiqué demandent à pouvoir bénéficier d’un droit de réponse dans le prochain Cahiers de Bischheim. »

Les associations signataires : La Lune, David et Jonathan, Conseil de territoire Alsace d’AIDES, Justice et liberté, Homosexualités et Socialisme, Association Pélicanto, Association Festibad, SOS Homophobie-délégation Alsace, Support Transgenre Strasbourg (STS), L’Autre Cercle Alsace et La Station.
publiée le 18/04/2013 à 05:00

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2013/04/18/les-associations-lgbti-outrees-par-l-edito-d-andre-klein-mosser

 Intersyndicale CUS: Le dialogue social est mort !

CUS primes et déprimes durgaphoto

Communiqué de presse intersyndicale CU Strasbourg

Vendredi 22 mars 16h30

Le dialogue social est mort !

L’annonce de son décès est parue dans les pages des DNA du 22 mars.

Robert HERRMANN annonce en effet, que la provocation faite aux organisations syndicales en se rendant directement sur le lieu de travail des agents va continuer. Il court-circuite donc les syndicats, tout en expliquant que le dialogue social continue.

En clair, il ne tient aucun compte de la mobilisation exceptionnelle des agents du 21 mars.

Sa stratégie est claire : il joue l’usure des agents, le pourrissement du mouvement de colère.

Il ne veut plus s’adresser aux syndicats, car il les juge trop combatifs, pas assez inféodés à sa politique.

En clair : il ne veut plus parler aux syndicats mais directement aux agents…

Les syndicats qui ont un profond respect de la démocratie ne s’engageront pas dans la même voie que lui.

Ils pourraient effectivement, en suivant la même logique que lui, refuser désormais de lui parler et s’adresser directement au Maire de Strasbourg et au Président de la CUS en jugeant que ces derniers pourraient avoir une autre vision de ce que doit être un vrai dialogue social.

Faudra-t-il demander à l’exécutif la nomination d’un médiateur, pour sortir de cette impasse ?

Intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FAFPT-FO-SPT67-SUD-UNSA de la Communauté Urbaine de Strasbourg