8 mai 1945 – 8 mai 2013: Hommage aux oubliés de l’Histoire

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http://negreinverti.wordpress.com/2012/05/08/lautre-8-mai-1945-setif-et-les-premices-de-la-guerre-dindependance-algerienne/

8 mai 1945 – 8 mai 2013 – le MRAP rend hommage aux « oubliés de l’histoire »

Le 8 mai 1945 était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les peuples étaient « venus à bout de la bête immonde ».

Le MRAP se doit de rappeler inlassablement, qu’à cette victoire sur le IIIe Reich et le fascisme ont contribué, à côté des alliés –Soviétiques, Américains et Anglais pour la plupart – de nombreux immigrés venus d’Afrique noire et du Maghreb mais aussi de l’Europe toute entière.

Les uns avaient fui l’idéologie fasciste qui avait d’abord triomphé en Italie, puis en Allemagne et en Espagne ; d’autres, colonisés, espéraient que leurs peuples bénéficieraient eux aussi de cette liberté chèrement acquise pour sortir du statut colonial et devenir des citoyens de leur propre patrie.

On ne demandait pas alors aux combattants étrangers de la résistance s’ils mangeaient de la viande hallal ou s’ils avaient des papiers ! Qu’il s’agisse des Algériens, Marocains, Tunisiens, Africains, Antillais, Malgaches, de ceux du groupe Manouchian de la Main d’Œuvre Immigrée (MOI) désignés comme « terroristes » sur l’Affiche rouge, ou encore de ceux, notamment les Républicains espagnols, qui, dans des chars baptisés Guadalajara Ebro, Teruel, Brunete, Madrid – mais également Don Quijote ou Durruti – ont contribué à libérer Paris.

« Pourrions nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelies sous l’oubli et l’ingratitude ? », interrogeait le Général De Gaulle le 23 avril 1968.

Aujourd’hui, après les 5 années de xénophobie d’Etat du gouvernement Sarkozy et une campagne électorale 2012 durant laquelle, une droite – dont les composantes de droite extrême n’ont plus rien de républicaines – ainsi que le Front National – ont rivalisé dans l’abject, le racisme atteint des proportions particulièrement inquiétantes : 69% des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22% par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23%. Des thèses racialistes se développent.

Le MRAP espérait, avec l’élection de François Hollande et une majorité PS à l’Assemblée des changements notoires. Mais hélas, la douloureuse question des sans papiers demeurent inchangée : aujourd’hui un très grand nombre d’ enfants et petits enfants des combattants morts pour la France sont sans papiers, sans droits, sans reconnaissance. Ceux qui ont des papiers se voient toujours refuser le droit à la citoyenneté : le droit de vote aux résidents non communautaires, pourtant promesse du candidat François Hollande semble oublié. Ce n’est pourtant qu’une question de justice d’égalité, de dignité.

Ceux d’entre eux qui sont de nationalité française sont trop souvent victimes du racisme, de la relégation, de la discrimination.

Le MRAP tient également à rappeler que non seulement ces « indigènes » ont été exclus du défilé de la victoire du 8 mai 1945 à Paris, mais que, ce même jour, une répression terrible s’abattait en Algérie, sur la région de Sétif, parce qu’un drapeau algérien, symbole de l’indépendance, était brandi au cours d’un défilé célébrant la victoire. Il y eut alors des milliers de morts. Ces massacres préfiguraient ceux de dizaines de milliers de manifestants perpétrés à Madagascar par l’armée française face aux insurgés Malgaches qui avaient attaqué un camp militaire

En ce 8 mai 2013, le MRAP tient à rendre hommage à tous ces combattants venus d’ailleurs, « à ces étrangers et nos frères pourtant », qui ont lutté pour que la devise Liberté, Égalité, Fraternité ne soit pas un vain mot. Et quel meilleur hommage que de continuer leur lutte pour une société plus juste d’où le racisme aura enfin disparu, où le « vivre ensemble » l’emportera sur toutes les peurs et les haines.

Paris, 8 Mai 2013

 Round’up Non Merci!

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Notre campagne Round’up Non Merci prend une nouvelle ampleur avec notre partenariat avec le site change.org, avec qui nous venons de mettre en place une pétition visant à écrire à la direction de Castorama afin de leur demander un arrêt de la commercialisation du Round’up dans leurs enseignes.

Voici la pétition à signer et à diffuser à tous vos amis:
https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/castorama-fr-retirez-le-roundup-de-la-vente-pour-prot%C3%A9ger-vos-clients-bricolage-jardinage-2

Également, notre site internet: http://www.roundup-non-merci.fr
Et la possibilité de faire un petit don pour nous encourager dans notre
action: http://www.roundup-non-merci.fr/171886690

 Le malencontreux texte du Grand Rabbin de France contre l’homoparentalité [Opinion, in Le Monde]

26/10/2012 – L’essai que vient de publier le grand rabbin de France sur le site internet du CRIF est étonnant à plus d’un titre. Relevons tout d’abord son caractère violemment homophobe. La terminologie utilisée est quasiment guerrière. A au moins trois reprises, le terme de “cheval de Troie” est utilisée. Les homosexuels, par diverses stratégies, chercheraient à réaliser un ambitieux projet, la négation de toute différence sexuelle (p. 14), le combat contre l’hétérosexualité (p. 20), l’effacement de différences sexuelles (p 17), le combat contre l’actuel modèle familial (p.20), le projet politique de détruire le mariage : ” L’objectif des militants serait finalement la destruction pure et simple du mariage et de la famille “. Et à nouveau dans la conclusion, ” le mariage homosexuel comme un cheval de Troie dans l’entreprise de nier la sexuation… pour dynamiter les fondements hétérosexuels de notre société “. A l’image du mythe dans l’Iliade et l’Odyssée, ce serait une malédiction. L’homophobie, la peur des homosexuels. Ici, il ne s’agit plus de peur mais de terreur. Comment qualifier autrement ce discours quasiment guerrier ?
Il faut se rappeler que le grand rabbin de France a été, avec son homologue bouddhiste, un des rares hauts dignitaires religieux à signer la déclaration contre l’homophobie à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie en 2011. Déclaration qu’il a ensuite diffusée auprès de tous les rabbins consistoriaux en juin 2012. Cette déclaration condamnait notamment tout acte de violence verbale et physique à l’encontre des homosexuels. Comment le même homme peut-il ensuite signer le brûlot qu’il vient de publier ? Ce d’autant que la religion juive s’est toujours honorée, y compris dans son rituel à bénir et respecter les lois de la République.

Pourquoi s’étonner que le grand rabbin tienne un pareil discours homophobe ? Après tout la Torah qualifie l’homosexualité masculine d’abomination et condamne à mort ceux qui commettent cette abomination. Mais le grand rabbin se défend dans son introduction d’appuyer son discours sur les Ecritures, malgré plusieurs pages consacrées à la fin de l’essai à la vision biblique de la complémentarité homme-femme. Il nous explique que l’humanité est faite de la différence sexuelle et que notre finitude, à savoir l’autre sexe à jamais inaccessible, est une marque de notre humanité. Pour mieux combattre les revendications ayant trait au mariage et à l’homoparentalité, il prête aux homosexuels rien de moins que l’intention de détruire la dimension sexuée de l’individu. Qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage ! A l’appui de son argumentation, il reprend à son compte mot pour mot l’argumentaire de la Conférence des évêques de France dans la controverse de 2011 sur l’enseignement du genre en classe de 1ere SVT.

“La théorie du genre”
Selon cette argumentation, les revendications d’égalité des homosexuels s’appuieraient sur “la théorie du genre”. Or, il n’existe pas de théorie du genre mais des études de genre. Le genre est un concept et un champ d’études. Si le grand rabbin fait l’effort de définir la notion de “genre” comme rôle social relatif aux normes imposées par la société, il tombe dans le travers qui consiste à simplifier à l’extrême, au point de tordre les mots et de falsifier la notion, en attribuant aux théoriciens du genre la définition des individus par leur orientation sexuelle plutôt que par leur sexe. Or, ce qui intéresse les études de genre, c’est l’articulation entre identité sexuelle et orientation sexuelle, comment par exemple l’hétérosexualité façonne les normes de masculinité et de féminité. L’orientation sexuelle ne vient donc nullement remplacer l’identité sexuelle, comme le prétend le grand rabbin.

Il peut être amusant de souligner que certains écrits de la mystique juive, “queers” avant l’heure, révèlent d’autres relations entre le masculin et le féminin que celles de la différence irréductible des sexes. Charles Mopsik (1956-2003), spécialiste de la Kabbale, relève que les kabbalistes considéraient comme une grave anomalie le fait qu’un homme ou qu’une femme ne comporte pas en lui la valence sexuelle opposée. L’un d’entre eux, Jacob Koppel Lifschietz, un mystique juif du dix-huitième siècle, allait encore plus loin. En s’appuyant sur le Zohar (1,137b), l’un des principaux livres de la mystiques juives : “chaque espèce aime son espèce, chaque genre est attiré par le même genre”, il affirmait en 1803 que le masculin était attiré par le masculin, le féminin par le féminin et non l’inverse. Certains kabbalistes peinaient donc à admettre que le féminin puisse désirer le masculin et réciproquement. Il leur était plus facile d’expliquer, sur un plan théorique, le désir pour le même sexe que pour le sexe opposé. Jacob Koppel Lifschietz résout le paradoxe de l’hétérosexualité de la manière suivante : c’est la présence simultanée du masculin et du féminin au sein de chaque individu qui rend possible le désir de l’homme pour la femme et de la femme pour l’homme dans la mesure où c’est le féminin dans l’homme qui l’attire vers la femme, de même que c’est le masculin dans la femme qui est la clé de son attraction pour l’homme.

Quoi qu’il en soit, les homosexuels s’appuieraient sur “la théorie du genre” pour mener à bien leur entreprise de sape des fondements hétérosexuels de la société. Or, pour quiconque se donne la peine de se pencher sur le vécu des familles homoparentales et la manière dont elles élèvent leurs enfants, il sera évident qu’aucune théorie du genre n’est mise en avant pour justifier leurs revendications à l’égalité et à la protection de leurs enfants. Bien plus, un travail de sociologie encore en cours de Camille Frémont, sous la direction de Didier Le Gall, semble montrer que malgré (ou à cause de) la structure homoparentale de ces familles, elles transmettent les normes de genre à leurs enfants tant elles sont prises dans un désir de conformité et d’intégration pour leurs enfants. En quoi les familles homoparentales détruisent-elles la réalité sexuée de l’humanité ? L’altérité sexuelle de l’humanité ne pourrait pas se transmettre aux enfants élevés dans un foyer homoparental ? Des centaines d’études nous démontrent le contraire.

Ce que l’homoparentalité révèle
Les enfants nés dans les années 1970 et postérieures et élevés dans de tels foyers aujourd’hui sont adultes aujourd’hui, souvent parents à leur tour. Ils ont grandi en tant que garçon, puis homme ou en tant que fille puis femme. Certains sont homosexuels, mais la plupart ne le sont pas. Deux parents de même sexe, sont deux mères ou deux pères. Deux mères, ce sont des femmes, ce ne sont pas des êtres asexués. Deux pères, ce sont deux hommes. Ce ne sont pas deux êtres asexués. Leurs préférences sexuelles ne nient pas la sexuation de l’humanité. C’est bien en tant qu’homme ou en tant que femme, qu’une personne homosexuelle désire une personne du même sexe. De même, dans une famille homoparentale, il ne s’agit nullement de deux parents asexués.

Ce que l’homoparentalité révèle, c’est la distinction possible entre la parenté instituée et les liens biologiques. Deux mères n’ont pas conçu leur enfant ensemble. Il faut toujours un homme et une femme pour concevoir un enfant. Ni les mères lesbiennes, ni les pères gays ne le nient. Ils racontent dès le plus jeune âge à leurs enfants le récit de leurs origines et font place dans leur discours aux tiers : Donneur de sperme pour les unes, gestatrice et donneuse d’ovocyte pour les autres, cet homme bienfaisant pour les unes, ces femmes formidables qui leur ont permis de devenir parents pour les autres. La reproduction sexuée de l’humanité n’est pas remise en cause par les familles homoparentales, mais, dans ces familles, on ne fait pas semblant d’avoir procréé ensemble contrairement à ce qui est institué chez les couples hétérosexuels infertiles. Ce que les familles homoparentales revendiquent c’est de reconnaître qu’on peut constituer légalement un couple de parents sans pour autant qu’ils procréent ensemble.

Le mariage est ouvert aux couples hétérosexuels qui ne souhaitent pas avoir d’enfant. Il s’agit de distinguer ici la dimension instituée de la parenté de la dimension biologique. Ce n’est pas nier la dimension biologique, c’est au contraire, accepter de dire qu’elle existe et que dans certains cas son existence ne se confond pas avec des liens légaux de parenté. Notons que les lesbiennes et les gays ne sont pas demandeurs de l’anonymat des dons. Les couples hétérosexuels infertiles cherchent parfois à nier le recours à un tiers donneur et à passer pour les géniteurs de leurs enfants car notre société les y autorise voire les y incite. Les couples de même sexe ne sont pas tentés par cette fiction et font place dans leur récit de l’histoire de la conception, à l’intervention de ce tiers. De plus en plus de lesbiennes ayant recours à une IAD à l’étranger choisissent le don semi-anonyme, c’est-à-dire, la possibilité que leur enfant à 18 ans puisse avoir accès à l’identité du donneur qui a permis sa venue au monde. Les pères gays qui ont eu recours à une gestation pour autrui sont souvent en relation avec les femmes qui les ont aidés à donner la vie. Où est la négation de la différence des sexes ?

Renforcer le mariage
Dernier motif d’étonnement, la manipulation malhonnête des chiffres, (p15 et 16). L’auteur tente notamment de minimiser le nombre d’enfants concernés. Il rapporte par exemple le nombre d’adhérents de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) sans mentionner qu’il existe deux autres associations françaises, l’Association Des Familles Homoparentales (ADFH) et Enfants arc-ciels qui réunissent également des milliers d’adhérents et sympathisants. Mais peu importe les querelles de nombre. Au même titre que les juifs, toute petite minorité, ont obtenus leur pleine citoyenneté en dépit de leur faible nombre, même une poignée d’enfants a le droit d’être protégée juridiquement.

Nous, Français juifs , parents, homosexuels, affirmons que l’ouverture du mariage ne vient pas détruire cette institution mais la renforcer. D’autres courants du judaïsme, à l’inverse de celui que représente Gilles Bernheim, autorisent la nomination de rabbins gays, bénissent les unions de même sexe, et reconnaissent les familles homoparentales qui souhaitent transmettre les traditions. Avec un tel texte, le grand rabbin se rapproche des positions dogmatiques de l’Eglise catholique et ce faisant, perd en légitimité. Nous n’osons imaginer que ceci se justifie par un calcul politique dans un contexte de surenchères internes au Consistoire.

Franck Jaoui, porte-parole du Beit Haverim, Alexandre Urwicz, coprésident de l’AFDH, et Martine Gross, sociologue

Franck Jaoui, porte-parole du Beit Haverim, groupe gay et lesbien juif de France

Alexandre Urwicz, coprésident de l’association des familles homoparentales

Martine Gross, sociologue, Centre d’Etudes Interdisciplinaires des Faits religieux, CNRS
© Le Monde http://www.lemonde.fr
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 Les homophobes manifestent à Strasbourg contre le mariage homosexuel


Animation place Kléber ce mardi en plus de celle de la Ville en faveur du “régime crétois”.

Une coalition homophobe avait choisi l’angle d’une prétendue défense des enfants pour s’opposer au projet de mariage homosexuel.

Leur matériel, rose-layette, proclamait “Un papa, une maman/On ne ment pas aux enfants”.

Premier mensonge puisque ces intégristes font comme s’il n’existait pas d’enfants élevés dans des familles monoparentales, ou après un divorce, dans des familles d’homosexuels ou de lesbiennes.

Avec leurs idées moyenâgeuses, ils semblent même ignorer que depuis la FIV, un enfant peut naître d’un don de sperme (et le donneur n’est pas, pour la loi ,le père) ou d’ovule (et la mère-porteuse n’est pas la mère biologique.

Et plus encore, ces arriérés confondent père et mère avec le sentiment paternel et maternel qui peuvent être porté par tel ou telle sans rapport avec le sexe ou le genre.

Ces mêmes militants, pour beaucoup, d’extrême-droite, catholiques intégristes ou évangéliques protestants, sont une des composantes d’un magma opposé au progressisme et à la gauche en général.

Ces individus qui sont probablement favorables à la peine de mort (mais défendent les embryons), sont en dépit des apparences, les alliés des paganistes islamophobes qui viennent d’occuper une mosquée en construction à Poitiers.

Richard Sancho Andreo conseiller municipal Bischeim feuille2chouradio

Il y a là constitution de fait d’une aile marchante opposée au président et au gouvernement actuels, main-d’œuvre bénévole pour l’extrême-droite et une partie de la droite.

Il serait temps qu’au-delà des manifestants de ce matin, appartenant à toutes les gauches, libertaires, communistes, Front de gauche, socialistes, avec les homos et les lesbiennes (le NPA était aux abonnés absents) se mobilisent encore plus nombreux pour barrer la route à cette extrême-droite ringarde et réactionnaire.

http://youtu.be/nLEoqFJtzGY

Peu après le début de la contre-manifestation, les policiers, d’abord peu nombreux,se sont renforcés en nombre et en armement, pour s’interposer entre les deux camps, faisant face aux contre-manifestants. Ils avaient d’abord empêché un homme de perturber le rassemblement de gauche, puis ont tenté d’intercepter un libertaire.

Mathieu Kahn secrétaire fédéral PS 67 feuille2chouradio[poverpress]

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 Un des quatre campements menacé d’évacuation à Strasbourg

Le campement se trouve au voisinage immédiat du cimetière Saint-Gall et de jardins ouvriers, à Koenigshoffen, le long de l’autoroute.

Lorsqu’on s’y rend, on remarque de suite un panneau informatif de la ville de Strasbourg au début du chemin.

On voit que des travaux sont programmés pour le mois d’octobre 2012. Tiens, tiens! D’après la photo, il s’agit de construire un parking “végétalisé” pour les voitures des jardiniers.

Or au bout de ce chemin, se trouve à gauche, derrière une barrière récente de métal et un tourniquet, le pré qui avait été occupé d’abord par les Enfants de Don Quichotte, chassés de la station de tram Montagne-Verte, et maintenant il accueille, dans des conditions difficiles, sans eau ni toilettes, des familles Roms et autres, visées par la procédure de la ville qui a obtenu du tribunal le feu vert pour l’expulsion.

On a comme l’impression que là se trouve la raison non avouée de l’obstination de la mairie et de l’adjointe Dreyssé, à vouloir un jugement d’expulsion, alors qu’en même temps ils ne cessent d’affirmer que cette expulsion n’est pas automatique.

 11e marche des visibilités

Pour sa 11e année d’existence, le défilé de la « love parade » de Strasbourg a charrié plusieurs milliers de personnes ( 3 000 au départ, 10 000 à l’arrivée ) sur un parcours allant de la place de l’Université à la place de la République.

Voir le diaporama complet (78 photos)

Outre les habituels chars publicitaires, les cortèges militants ont battu le pavé et fait entendre leurs 2 principales revendications de cette année -le mariage homosexuel et l’accès au don du sang- adressées au nouveau gouvernement en place depuis 1 mois.

Ainsi, on a pu apercevoir: des associations gays- lesbiennes- trans, Amnesty international, le Front de gauche, les Jeunes Communistes, les Jeunes Socialistes, le NPA, et quelques élu(e)s -ou en passe de le devenir- venu(e)s mouiller la chemise à la veille du second tour des législatives…

 

Durga pour la Feuille de Chou

 

 ” Le changement, c’est…euh? ” Logement famille Kraznaï à Strasbourg

Misère

Lettre ouverte concernant les conditions d’hébergement inacceptables de la famille Krasznai et de nombreuses familles installées dans des campements à Strasbourg.

Les Enfants de Don Quichotte
Strasbourg-Quai Sturm

A l’attention de M. le Maire de Strasbourg

Roland Ries

Strasbourg, le 12 juin 2012

Objet : Conditions d’hébergement de la famille Krasznai et de nombreuses familles   installées dans des campements à Strasbourg.

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous souhaitons attirer votre attention sur la situation d’hébergement particulièrement indigne vécue par de nombreuses familles installées en campement sur le territoire de la commune de Strasbourg et tout particulièrement sur les conditions d’hébergement de la famille Krasznai, rue de Rothau.


A l’heure actuelle, des dizaines de familles et de personnes isolées se retrouvent installées en caravanes sur des terrains vagues, dans des conditions d’hébergement inacceptables qui ne respectent pas la dignité des personnes.


Il est plus que temps de mettre fin à ces situations d’hébergement misérables induites par la faiblesse des dispositifs d’hébergement et de logement mis en place par les pouvoirs publics lors des précédentes périodes hivernales.


Des situations d’hébergement extrêmement précaires se sont développées et pérennisées à Strasbourg, comme par exemple sur le terrain que nous avions précédemment occupé « rue de l’Abbé Lemire » à la Montagne Verte, où vivent plusieurs familles. De tels campements se développent sur tout le territoire de la commune sans qu’il ne soit apporté par les pouvoirs publics de solutions concrètes et dignes pour ces personnes ; la fin du dispositif d’hébergement hivernal n’a fait qu’amplifier le phénomène.


En outre, nous souhaitons vous alerter sur la situation que rencontre actuellement la famille Krasznai, qui suite à la signature d’une convention d’occupation précaire avec la Ville de Strasbourg, va devoir payer chaque mois la somme de 300 euros au CCAS de la ville.


Cette famille de Roms Hongrois de Zamoly, est arrivée sur le territoire de la commune de Strasbourg en 2001, pour fuir les persécutions dont ses membres étaient l’objet dans leur pays. Beaucoup d’entre eux ont alors obtenu l’asile politique. A l’heure actuelle, une grande partie d’entre eux sont installés dans des caravanes, rue de Rothau, sur un terrain appartenant à la Ville de Strasbourg.


Notre association accompagne cette famille depuis juillet 2010, date de leur arrivée sur le Campement des « Enfants de Don Quichotte » situé rue de l’Abbé Lemire à la Montagne Verte.


Cette famille, composée d’une vingtaine de personnes avec des enfants, a pu accéder au dispositif d’hébergement mis en place par l’association Regain de novembre 2010 à juin 2011. Vous aviez d’ailleurs été leur rendre visite au moment des fêtes de Noël. Cette famille a par la suite été remise à la rue, suite à la fermeture de la structure, sans aucune solution d’hébergement. La Ville de Strasbourg a par la suite consenti à céder deux caravanes à l’association Regain qui les a mises à disposition de ces familles. Elles ne disposaient cependant d’aucun lieu pour les installer.


Devant cette situation, nous avons décidé de les installer sur un terrain rue de Rothau, que la Ville de Strasbourg a par la suite équipé d’un WC chimique et d’un branchement électrique.

Durant toute cette période, nous avons été en contact avec des élus et des fonctionnaires de la Ville pour permettre une installation de cette famille dans des conditions relativement convenables et pour relayer les attentes et trouver des solutions pour surmonter les difficultés rencontrées.

Cependant, depuis quelques mois, la situation n’a plus évolué. Les fonctionnaires et les élus de la Ville n’ont pas souhaité apporter d’amélioration dans les conditions de vie de ces personnes. Cette famille se retrouve à l’heure actuelle dans des conditions d’hébergement extrêmement difficiles : pas de douche, recherche d’eau potable dans les bornes incendies, présence de rats, pas de sol viabilisé et maintenant un loyer de 300 euros.


En effet, le 25 mai 2012, la Ville de Strasbourg a, sans nous en avertir et sans que l’on puisse en discuter aucune des conditions, fait signer à la famille Krasznai une convention d’occupation précaire qui prendra fin le 1er septembre 2012, par laquelle elle s’engage à verser la somme de 300 euros par mois au titre de la participation aux frais d’électricité.


Cette somme est bien entendu insupportable pour cette famille sans ressources.


De plus, pour obtenir cette signature les fonctionnaires de la Ville présents, ont mentionné que notre association, ainsi que l’avocat de la famille Krasznai, étaient en accord avec les conditions de ladite convention ce qui est complètement faux et mensonger.


Notre association est scandalisée par ces manières de faire inacceptables tant sur la forme que sur le fond.

Nous attendons de votre part que vous preniez toutes les dispositions nécessaires pour permettre à l’ensemble de ces personnes de disposer de conditions de logement et d’hébergement dignes en accord avec les valeurs de solidarité que la Ville de Strasbourg met régulièrement en avant.


Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations les plus distinguées.

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 Un beau texte d’Hélène Cixous

Editorial d’Hélène Cixous dans Libération 15 mars 2012

http://www.liberation.fr/politiques/01012396093-qui

Qui ?

Par HÉLÈNE CIXOUS

- Vous avez dit qui ?

- Ui. Comment ne pas parler de lui, c’est-à-dire de l’Ui, Arturo Ui, cette espèce de Matamore d’aujourd’hui qui prend des cours d’éloquence pseudo-shakespearienne pour haranguer les gangs des marchands de choux-fleurs.

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