VALLS MINISTRE DE LA CHASSE A L’ENFANT ? LUI AUSSI ?

RESF
Communiqué de presse

6 mai, Nîmes. La police demande aux directeurs d’école de retenir les enfants d’une demandeuse d’asile afin qu’ils soient arrêtés après la sortie des élèves.
30 mai, Rennes. La PAF (police aux frontières) se rend dans l’école de l’Ille pour vérifier la scolarisation d’une enfant de demandeuse d’asile.

VALLS MINISTRE DE LA CHASSE A L’ENFANT ? LUI AUSSI ?

Ci-dessous le communiqué de protestation RESF 35- MRAP 35 – FSU 35

Jeudi 30 mai, deux policiers de la PAF (Police aux Frontières) se sont introduits à l’Ecole de l’Ille à Rennes, au moment de la récréation, et sont montés à l’étage pour rencontrer le directeur de l’école. Ils voulaient s’assurer qu’une jeune élève mongole était bien scolarisée dans cet établissement.

Madame B, sa mère demandeuse d’asile, avait fait l’objet quelques heures avant d’un contrôle d’identité. Conduite au commissariat, elle avait été libérée après son audition mais convoquée à la PAF lundi 3 juin.
Madame B. s’est présentée à cette convocation, mais dès son entrée dans les locaux, elle a été mise en retenue administrative de 16 heures (CF. loi du 31 décembre 2012 qui remplace la garde à vue devenue illégale pour le séjour irrégulier). Elle a finalement été libérée en fin de journée.

Nous dénonçons cette intrusion policière dans une école, afin d’obtenir des renseignements sur une famille sans-papiers. Nous dénonçons aussi la violence qui est faite à cette famille monoparentale déjà en grande souffrance par un parcours migratoire difficile, provoquant des troubles chez la jeune élève. Qu’en est-il de « l’intérêt supérieur de l’enfant » ?

Après les arrestations aux abords des associations caritatives fréquentées par les migrants, cette descente de la PAF en journée dans une école est inacceptable et illégale, comme l’a confirmée l’Inspection Académique.

En laissant faire ces pratiques, le Préfet d’Ille et Vilaine cautionne des méthodes scandaleuses qui provoquent l’indignation des enseignants et des parents d’élèves.

 Communiqué de presse Latcho Rom: “La journée des voisins”? Les Roms aussi?

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Communiqué de presse de Latcho Rom

Strasbourg, le 31 mai 2013, 17h

« La Journée des voisins », dans les campements de Roms à Strasbourg.

Des familles de Roms, revenues de Roumanie, après la Pâques orthodoxe, ont découvert que leurs baraques au campement Petite Forêt, le long de la bretelle d’autoroute de Hautepierre à la route des Romains, avaient été détruites pendant leur absence, sur ordre du Préfet du Bas-Rhin.

Elles s’apprêtaient à les reconstruire grâce à un don de Emmaus-Mundolsheim qui stockait plusieurs anciens chalets de Noël, du Christkindelsmärik.

Mais l’opération de reconstruction a été interrompue hier en fin d’après midi, suite à la visite d’une quinzaine de policiers menaçants.

D’après des témoignages, recueillis ce matin, de personnes déjà installées depuis plusieurs années, les policiers auraient menacé de détruire leurs propres cabanes si de nouvelles installations se construisaient.

Est-ce de cette façon que la préfecture compte appliquer la circulaire du 26 août 2012 qui prévoit un diagnostic et un accompagnement social en amont des destructions de campements et des expulsions de familles ?

La politique du mépris, du racisme, de l’exclusion brutale, de la négation des droits les plus élémentaires, « c’est maintenant » ?

Parmi les familles revenues cette semaine, l’une d’elle a deux enfants d’âge scolaire. Ces derniers étaient retournés hier à leur école et les parents avaient été reçus par le directeur et les maitresses.

Toutes ces personnes ont dû dormir, la nuit dernière, et dormiront cette nuit, adultes et enfants, dans une des baraques actuellement inoccupée et qui avait échappé à la destruction. Les enfants, heureux d’être retournés hier à l’école, n’y sont pas retournés ce jour.

Ce vendredi 31 mai est, paraît-il Journée des voisins.

Les Roms, citoyens européens dont le pays, la Roumanie, appartient à l’Union européenne, ne seraient-ils pas nos voisins ?

C’est ce qu’on peut penser alors que la préfecture leur met des bâtons dans les roues dans leur lutte pour leur survie, alors qu’en même temps, la Ville de Strasbourg s’engage dans un plan de pré-formation professionnelle, lancé hier, lors d’une réunion avec Marie-Dominique Dreyssé, adjointe aux Affaires sociale, en charge des populations de Roms.

Le double langage État/Ville de Strasbourg doit cesser.

Il est temps de choisir entre le discours xénophobe du ministre de l’Intérieur qui juge ces populations « in-intégrables » et destinées à retourner dans leur pays, et celui du sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries, et de son adjointe qui ont engagé des processus visant à les faire entrer dans le droit commun, en terme de logement et de de travail.

Les associations soussignées exigent la cessation immédiate de la politique d’intimidation policière quotidienne contre les populations de Roms de Strasbourg.

Pas de destruction sans relogement !

Les familles dont les baraques ont été détruites doivent pouvoir les reconstruire pour se reloger provisoirement.

La ville de Strasbourg doit accélérer la mise en place du terrain viable prévu, afin d’en finir avec les conditions inhumaines des campements actuels.

Annexe

Manuel Valls

14 mars : «La situation, devenue intolérable, ne peut perdurer: il faut faire respecter la loi en démantelant le maximum de camps de Roms insalubres…»

« La France aux Français » ?

«Je partage les propos du premier ministre roumain quand ce dernier dit “Les Roms ont vocation à rester en Roumanie, à y retourner”.»

Latcho Rom

avec

Arpomt
Cercle Menachem Taffel
Changer d’R
Cimade
Emmaus Mundolsheim
Justice & Libertés
Secours Populaire 67
Union juive française pour la paix-Alsace

Pour Latcho Rom, Jean-Claude Meyer
06 83 69 17 93

 “Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.

 Les enseignant-e-s gazé-e-s à la manifestation parisienne pour l’école ! C’est inacceptable !

Communiqué Sud éducation

Le 12 février, la grève contre le projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret « rythme scolaire » et pour une école émancipatrice a été massivement suivie partout en France. Comme le 22 janvier, la mobilisation régionale a atteint des chiffres records à Paris. Plus de 10.000 personnes ont notamment manifesté leur opposition au décret sur les rythmes scolaires.

En fin de parcours, le cortège pacifique réunissant enseignants, parents et enfants a été dispersé à l’aide de gaz lacrymogènes !

Pour SUD éducation, comme pour toutes les personnes présentes hier, c’est l’incompréhension et la stupeur !

Alors que les manifestantes déterminées scandaient des slogans dans une ambiance pacifique, ils ont été victimes d’une inqualifiable agression de la part des forces de l’ordre.

Le matin même, lors d’une manifestation de travailleurs de Goodyear contre les licenciements, le gouvernement a envoyé 600 CRS qui ont aussi utilisé les gaz lacrymogènes.

Est-ce la conception que le gouvernement a des négociations et du dialogue social ?

La Fédération SUD éducation est scandalisée par ces méthodes indignes, elle condamne le recours aux méthodes de répression et demande au gouvernement de s’expliquer publiquement.

SUD Education

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Témoignage sur cet “incident”:

Aujourd’hui mardi 12 février, grève massivement suivie dans les écoles de la plupart des départements : instits, personnels des communes, parents… A Paris, grosse manif régionale cet après-midi. A l’arrivée dans la rue de Grenelle, comme d’habitude, rangées de CRS pour interdire l’accès de la rue. Les manifestant-e-s s’aglutinent, ne veulent pas se séparer tout de suite ; l’ambiance est joyeuse, les slogans scandés avec une rage profonde, mais le rassemblement est pacifique, il y a là de nombreux enfants. Soudain, les CRS aspergent la place à la lacrymo ! Les manifestant-e-s s’enfuient dans les rues autour. Yeux rougis, incompréhension, colère. Ils-elles reviennent, sans les enfants. Encore plus déterminé-e-s. Avec cette interrogation, à laquelle le ministre Peillon ne pourra éviter de répondre publiquement : QUI a donné l’ordre de gazer cette manifestation pacifique, en présence de nombreux enfants ? Le ministre, le gouvernement assument-ils cette décision ?

 Lettre au Premier ministre pour que cessent les refus de scolarisation et la création de classes « roms »

Roms Unserland

Monsieur le Premier Ministre,

Selon le préambule de la Constitution de 1946 « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État  ».

Malgré la clarté de ce principe à valeur constitutionnelle, nous continuons de constater des refus de scolarisation opposés à des enfants d’origine rom, sous des prétextes divers : manque de pièces au dossier d’inscription, preuve insuffisante de leur résidence sur la commune concernée, ou encore en invoquant des raisons financières (la scolarisation de ces enfants constituerait une charge trop lourde pour la commune). Dans les quelques cas où l’inscription à l’école a finalement été obtenue, c’est toujours à l’issue d’un long parcours du combattant juridique et militant : interpellations des autorités, recours auprès des administrations compétentes (DASEN, Préfecture), saisine du Défenseur des droits…. Cela a été le cas à Champs-sur-Marne et c’est encore le cas actuellement pour la scolarisation de sept enfants roms de Noisy-le-Grand dont, en dépit du refus du maire justifié par « l’absence de domiciliation », le personnel enseignant et le Directeur académique ont décidé qu’ils devaient être accueillis dans une école de la ville. C’est aussi le cas dans quelques villes de l’Essonne comme Evry, Courcouronnes, Villebon-sur-Yvette. Sur cette question, le Défenseur des droits considère qu’« une telle différence de traitement fondée sur l’origine est susceptible de caractériser une discrimination prohibée notamment par l’article 2 de la loi du 27 mai 2008 » (Décision n° MLD/2012-33).

Lire la suite

 Des militants palestiniens ont créé vendredi un nouveau village de tentes de protestation au nord-ouest de Jérusalem.

http://www.ustream.tv/channel/qariat-al-karama-beit-iksa

Dernière minute: Évacuation du campement
http://www.naharnet.com/stories/en/69114-israeli-army-removes-new-palestinian-protest-camp

Traduction JCM depuis agence Ma’an News Agency

Des activistes palestiniens ont créé vendredi un nouveau village de tentes de protestation au nord-ouest de Jérusalem, la deuxième initiative contre la construction de colonies israéliennes quelques semaines.

Les militants ont mis en place trois tentes et un petit bâtiment dans la zone près de Beit Iksa, en nommant le village al-Karama (Dignité).

Des gens du coin disent qu’environ de 400 Palestiniens ont effectué la prière du vendredi en plein air.

Saed Yakrina, un militant du village proche de Beit Ijza, a déclaré que le campement était «un message à Israël et à toutes les sociétés démocratiques pour dire que “nous sommes humains, et nous voulons la paix.”

Des militants de tout le spectre politique, principalement dans les villages voisins, se sont réunis et vont dormir dans les tentes selon l’agence Ma’an.

Beit Iksa, entourée de colonies israéliennes, est situé de sorte qu’il sera entièrement encerclé par le mur de séparation israélien, le coupant de Jérusalem.

Les autorités israéliennes ont ordonné la confiscation de 500 dounams de terres du village il y a trois semaines, et n’autorisent aucun nouveau bâtiment dans la ville, dit Yakrina, notant que les colonies israéliennes étaient toujours en expansion.

«Nous sommes à la recherche d’une vie sans points de contrôle, de murs et des colonies», a-t-il dit.

Les forces israéliennes ont immédiatement fermé le checkpoint militaire à l’entrée de Beit Iksa pour empêcher d’autres militants et sympathisants d’accéder au site de protestation, ont indiqué des témoins.

Mercredi, les forces israéliennes ont démoli le village de tentes de Bab al-Shams, mis en place pour protester contre les projets d’Israël de construire la zone “E1″, coupant la Cisjordanie de Jérusalem.

Le juriste palestinien Mustafa Barghouthi a déclaré vendredi que Bab al-Shams et Al-Karama sont une nouvelle dimension à la lutte palestinienne et que de plus en plus de villages de protestation seraient mis en place.

“L’esprit de résistance populaire diffusé par Bab al-Shams se renforce aujourd’hui dans d’autres e,droits, y compris Izbat al-Tabib et Beit Iksa, ” a déclaré le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne dans un communiqué.

Un rassemblement a eu lieu à Izbat al-Tabib dans le district de Qalqiliya du nord de la Cisjordanie, vendredi, pour protester contre les projets israéliens visant à démolir une école dans le village.

Le rassemblement a montré que la résistance populaire contre l’occupation israélienne se répand, a dit Barghouthi.

Activists set up new protest village northwest of Jerusalem
Published Friday 18/01/2013 (updated) 19/01/2013 17:41

Palestinian activists on Friday established a new tented protest village
northwest of Jerusalem. (MaanImages/HO)
JERUSALEM (Ma’an) — Palestinian activists on Friday established a new tented protest village northwest of Jerusalem, the second such initiative against Israeli settlement building in as many weeks.

Activists set up three tents and a small building in the area near Beit Iksa, naming the village al-Karamah (Dignity).

Locals said around 400 Palestinians performed Friday prayers in the open area.

Saed Yakrina, an activist from nearby village Beit Ijza, said the camp was “a message to Israel and all democratic societies that we are human, and we want peace.”

Activists from across the political spectrum, mainly from nearby villages, have gathered and will sleep in the tents overnight, he told Ma’an.

Beit Iksa, surrounded by Israeli settlements, is set to be entirely encircled by Israel’s separation wall, cutting it off from Jerusalem.

Israeli authorities ordered the confiscation of 500 dunams of the village’s land three weeks ago, and do not permit any new building in the town, Yakrina said, noting that Israeli settlements were still expanding.

“We are looking for a life without checkpoints, walls and settlements,” he said.

Israeli forces immediately shut down the military checkpoint at the entrance to Beit Iksa to prevent more activists and supporters from accessing the protest site, witnesses said.

On Wednesday, Israeli forces tore down the tented village Bab al-Shams, set up to protest Israel’s plans to build the “E1″ settlement on the land, severing the West Bank from Jerusalem.

Palestinian lawmaker Mustafa Barghouthi on Friday said Bab al-Shams and al-Karama were a new dimension in the Palestinian struggle and that more protest villages would be established.

“The spirit of popular resistance which Bab al-Shams disseminated is being strengthened today in other areas including Izbat al-Tabib and Beit Iksa,” the secretary-general of the Palestinian National Initiative said in a statement.

A rally was held in Izbat al-Tabib in the Qalqiliya district of the northern West Bank on Friday to protest Israeli plans to demolish a school in the village.

The rally showed that popular resistance against Israel’s occupation is spreading, Barghouthi said.

L’armée israélienne occupée ailleurs ce lundi
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 Lettre à Monsieur le Président de la République Française [sur la visite de M. Netanyahu à Toulouse]

Rudolf Bkouche Lille 2 novembre 2012

59800 Lille

Lettre à Monsieur le Président de la République Française

Monsieur le Président

Vous avez reçu récemment le Premier Ministre de l’Etat d’Israël, Benjamin Netanyahu. Cela fait partie des échanges internationaux et je ne vous le reprocherai pas.

Mais, si Monsieur Benjamin Netanyahu est le représentant de l’État d’Israël, il n’est en rien le représentant des Juifs du monde à supposer qu’il existe un représentant des Juifs du monde, et il me semble important de le rappeler.

Monsieur Benjamin Netanyahu se permet d’appeler les Juifs de France à rejoindre leur “vrai” pays, l’État d’Israël. C’est indécent, et pour vous qui êtes le Président de la République Française, et pour les Juifs de France à qui il dénie le droit de vivre dans leur pays.

Mais ce qui est encore le plus indécent, c’est cette visite dans une école juive, Ozar Hatorah, de Toulouse sous prétexte de commémorer un attentant sanglant dont elle a été victime. Que le crime de Merah soit odieux et condamnable, cela ne justifie pas que le représentant d’un État étranger vienne, sous prétexte de commémoration, marquer son territoire et rappeler que tout ce qui est juif lui appartient.

Encore plus indécent le fait que vous l’accompagniez pour participer avec lui à ce qui n’est qu’une opération de marquage de territoire. Si Monsieur Netanyahu veut rencontrer les parents et les proches des victimes de l’assassinat de Toulouse, cela ne peut être qu’une visite privée. En l’accompagnant, vous acceptez le sens que Monsieur veut donner à cette visite : “cette école juive, parce qu’elle est juive, est une partie de l’État d’Israël”; comme si c’était Monsieur Netanyahu qui vous recevait chez lui.

Et vous ajoutez à l’indécence en vous engageant, au nom de la France, à protéger la communauté juive de France, oubliant que le rôle de la France est de protéger ses ressortissants, tous ses ressortissants.

Votre philosémitisme, aussi sincère soit-il, a des relents délétères.

Et en reconnaissant le droit, pour le représentant de l’État d’Israël, de se présenter comme le représentant des Juifs du monde, vous confortez l’amalgame qui veut faire des Juifs des complices des crimes commis par l’État d’Israël contre les Palestiniens.

Je vous prie de recevoir Monsieur le Président de la République Français l’expression de ma colère et de mon amertume.

rudolf bkouche

membre de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de IJAN (International Jewish AntiZionist Nerwork).

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