La solidarité, contre la com et le protocole: Jean-Michel Augé

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lu dans les DNA 180513

Jean-Michel Augé, conseiller national suppléant du PS, appelle de ses vœux une politique municipale de solidarité dirigée vers les quartiers et les populations les plus fragiles. Les mesures proposées représenteraient 1 % des budgets de la Ville et de la CUS et seraient financées en surveillant la politique des achats et en taillant dans les frais de communication et de protocole.

« La crise est le fruit d’une politique irresponsable conduite durant de longues années. Le choix de privilégier la rente au détriment de la rémunération du travail a conduit à un enrichissement des plus riches et à un appauvrissement des plus pauvres. Notre pays se trouve à présent dans une situation très préoccupante sur le plan économique et social. À Strasbourg, les habitants des quartiers populaires subissent les conséquences de cette crise beaucoup plus lourdement que les autres. Pauvreté, chômage, échec scolaire s’y sont développés massivement sans que l’on y prête vraiment attention. Cette évolution générale a été parfaitement décrite dans le rapport de la cour des comptes : « Politique de la ville, une décennie de réformes – 17 juillet 2012 ». Il est indispensable d’engager, localement comme nationalement, une politique extrêmement volontariste.

Alors que la tête de liste socialiste pour les élections municipales de 2014 sera désignée à la sortie de l’été, et à moins d’un an du scrutin lui-même, il est utile de s’interroger sur la façon dont ces enjeux seront pris en considération dans notre ville et dans notre agglomération durant les six prochaines années.

Les clichés ont la vie dure : l’argent public coulerait à flots – et en pure perte – dans les quartiers populaires. C’est totalement faux quoiqu’en dise l’extrême droite. Dans notre pays, les quartiers populaires n’accèdent pas au même niveau de soutien financier que les autres quartiers. Pire, alors que des efforts exceptionnels devraient être consentis pour compenser les handicaps qui les affectent, ces quartiers reçoivent au contraire moins d’argent public que les autres. Le rapport de la cour des comptes en atteste.

Près d’un Strasbourgeois sur quatre et près d’un habitant de la CUS sur cinq réside dans les quartiers d’habitat social. Les jeunes de moins de 20 ans y sont, en proportion, nettement plus nombreux que dans les autres quartiers. Certes, ces quartiers changent ; la rénovation urbaine a fait son chemin ; de nouveaux équipements voient le jour. Certes, pour faciliter la réussite scolaire, les effectifs de l’Éducation nationale vont être renforcés. Mais cela ne suffira pas compte tenu de l’ampleur considérable des enjeux en question.

 15 millions d’euros de plus chaque année : c’est le montant qui peut raisonnablement être avancé sur le territoire de notre agglomération pour donner un nouveau souffle au principe républicain d’égalité. Cela peut sembler énorme et donc irréaliste. C’est au contraire raisonnable et donc très réaliste. 15 millions d’euros par an – soit 1 % des budgets cumulés de la ville et de la CUS – pourraient financer l’ensemble des actions suivantes :

•2 000 places supplémentaires en accompagnement scolaire pour les jeunes en difficulté

•1 000 places supplémentaires pour l’accompagnement vers la réussite éducative de jeunes en grande difficulté

•150 postes supplémentaires d’éducateurs ou d’animateurs pour le sport, l’éducation à la citoyenneté, et la réalisation de projets culturels

•600 postes en emplois d’avenir supplémentaires pour les jeunes sans qualification

•L’accompagnement vers l’emploi de 500 chômeurs en grande difficulté d’insertion professionnelle.

Est-il utile de préciser que ces actions correspondent à des besoins avérés ?

Des équipements moins coûteux, des dépenses de communication et de protocole réduites, une politique des achats rigoureusement orientée vers les économies pour davantage de bien-être chez ceux qui en ont le plus besoin. C’est par une politique exigeante de réduction des coûts sur les autres dépenses que nous pourrons, à pression fiscale inchangée, mettre en place une audacieuse politique d’égalité des chances dans notre cité. La question de savoir si cela est possible ne se posant plus, reste celle de la volonté politique.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln. En 2014, nous devrons faire le choix de l’éducation. Et plus largement de l’égalité des chances. Nous cherchons régulièrement de nouveaux projets qui contribuent au rayonnement de la capitale européenne des droits de l’homme ? L’esprit de solidarité des élus et des habitants de Strasbourg fera parler de lui bien au-delà des frontières régionales. Je défendrai un tel projet. Je m’y engage dès à présent avec détermination. »
par Jean-Michel AUGE, Conseiller national suppléant du Parti socialiste, Membre du bureau fédéral du PS 67, mandataire de la motion , publiée le 18/05/2013 à 05:00

 Appels des étudiantes et étudiants, de l’Education, de la Santé… pour la 6e République

Appel des étudiantes et étudiants pour la 6e République:

La République que nous voulons est le lieu de l’émancipation de toutes et tous et doit permettre à chacun-e de prendre effectivement part à la vie civique. Pour les étudiant-e-s, cela passe notamment par la libération des lieux d’éducation et de savoir – moyens de l’émancipation citoyenne que nous souhaitons – des politiques néo-libérales qui les contraignent.

Dans cette 6e République, l’université ne sera pas un lieu où l’on apprend quoi penser, mais un lieu où l’on apprend à penser. Elle contribuera à la production et à la transmission d’un savoir libre. La République ne transformera plus ce savoir en marchandise et ne soumettra plus l’université aux aléas des conjonctures économiques. Notre 6e république n’est pas celle des autoproclamés « pôles d’excellence universitaire ». Notre excellence, c’est l’égalité : l’université de la 6e république ne sera pas le lieu de la reproduction sociale, mais celui de la justice sociale, un endroit favorisant l’auto-détermination des individus ; elle ne hiérarchisera pas les disciplines en fonction de leur prétendue rentabilité. L’université de la 6e République travaillera aussi aux évolutions concrètes que nous souhaitons, en formant par exemple chacun-e aux besoins de la transition énergétique et de la planification écologique, quelle que soit sa place dans la société. La rentabilité financière ne sera plus la toise sous laquelle devront passer les diplômes pour survivre. Au contraire, l’intérêt général sera l’étalon de toute chose. L’université de la 6eRépublique sera aussi celle de la démocratie : les droits des étudiant-e-s et des personnels ne seront pas soumis à une gouvernance opaque et asservie au monde des entreprises. Les étudiant-e-s recevront un revenu garantissant leur autonomie financière, grâce à laquelle nous passerons de l’égalité des chances à l’égalité des droits. Ils et elles n’auront plus à faire le choix entre travailler et réussir leurs études, entre s’endetter et arrêter leurs études. La 6e République garantira une université qui permet à tou-te-s les étudiant-e-s de se doter d’un diplôme vraiment protecteur, grâce auquel la rémunération sera en relation avec le niveau de qualification. Seul un cadre national des diplômes assurera ce droit face au patronat.

Parce que la 6e République affirmera que l’université est un service public, donc accessible à tou-te-s, et qu’elle est une des clés accompagnant le changement que nous voulons ; parce que nous sommes potentiellement tou-te-s des constituant-e-s de cette nouvelle République, nous, étudiant-e-s appelons toutes celles et tous ceux qui veulent une Université au service du Peuple et non de la finance à participer à la grande marche citoyenne pour la 6e République le 5 mai !

Appel de l’éducation pour la 6ème République

Les professionnel-les et usager-es de la santé et du social appellent à la marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel de syndicalistes à la marche unitaire du 5 mai, contre la finance et l’austérité, pour la 6ème République

Appel de la culture pour la marche citoyenne pour la 6ème République

Appel des Français de l’Étranger pour le 5 mai 2013

Appel des économistes pour une VIe République, contre la finance et l’austérité

Appel pour la défense des libertés associatives et de l’éducation populaire à la marche du 5 mai pour la 6e République

Appel des écologistes à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République

Appel d’élu-e-s pour la 6ème République

D’autres appels nationaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=5

D’autres appels locaux: http://www.marchepourla6eme.fr/?cat=4

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 Elections locales: ce qui va changer en 2014/2015

Elections

La Feuille de chou pratique

Collectivités locales
17/04/2013 – « le Courrier des maires » – Élections locales : ce qui va changer en 2014 et 2015

La réforme des scrutins locaux a été définitivement adoptée par le Parlement le 17 avril 2013. Sous réserve des conclusions du Conseil constitutionnel, saisi le même jour par l’opposition, des règles nouvelles vont s’appliquer aux élections des conseillers départementaux, municipaux et intercommunaux. Et modifient le calendrier électoral. Explications.

http://www.courrierdesmaires.fr/15056/elections-locales-ce-qui-va-changer-en-2014-et-2015/

 CUS/Vescovo: acharnement non thérapeutique

DNA

L’agent de la CUS réintégré mais suspendu

Licencié pour faute, l’ex-éducateur Jean-Charles Vescovo a obtenu gain de cause par le tribunal administratif pour sanction disproportionnée. Qu’à cela ne tienne, la CUS le réintègre dans ses effectifs – mais le suspend de son poste. Situation kafkaïenne.

L’affaire traîne depuis le mois de juin dernier : à la suite d’un conseil de discipline, un agent de la CUS, Jean-Charles Vescovo, qui travaille dans des gymnases des quartiers strasbourgeois, est révoqué pour « production et usage réitéré de faux diplômes » au moment de son embauche – il y a plus de douze ans.

Il ne conteste pas ce fait. Ce qu’il rétorque en revanche à la collectivité, c’est que « ce poste peut être occupé sans diplôme comme tous ceux des catégories C de son service » et qu’il fait bien son travail.
Sorti par la police

Là où le bât blesse, c’est que des collègues de la police municipale sont venus à son bureau pour lui demander de prendre ses affaires et de quitter les lieux. « Je ne suis pas un voyou, c’était comme dans une série policière », raconte-t-il, à l’époque.

Des méthodes totalement « disproportionnées par rapport à la faute commise », plaide l’agent de la CUS, qui dépose un « recours en grâce ».
« Sanction disproportionnée », considère le tribunal

Le tribunal administratif rend son jugement sur cette affaire le 26 février dernier : « L’arrêté de révocation est annulé. » Par conséquent, Jean-Charles Vescovo est « réintégré au sein de la communauté urbaine de Strasbourg », notifie Robert Herrmann. Dans son courrier du 15 mars dernier, il lui indique, en outre, que « l’arrêté de radiation des cadres est retiré de [son] dossier personnel. »

« Le tribunal ayant jugé que l’infliction d’une révocation disciplinaire était disproportionnée eu égard à la gravité des fautes que vous avez commises », poursuit Robert Herrmann dans sa missive, avant de lui annoncer par là même « un nouvel arrêté de sanction d’un niveau moins élevé […]: une exclusion de fonctions de seize mois à titre disciplinaire. »
Réintégré, mais suspendu des fonctions, donc sans revenu

Autrement dit, Jean-Charles Vescovo est réintégré dans les effectifs de la CUS (8 000 agents), mais il ne pourra pas reprendre son poste dans son service.

Par conséquent, « il ne touchera donc pas de revenu pour le travail qu’il est empêché d’effectuer par ce nouvel arrêté », indique son syndicat.

Aucun revenu, mais un contrat toujours en cours. « Qui pourrait se retourner contre lui – il pourrait être licencié – s’il cherche un autre travail ailleurs », considère-t-on chez SUD-CUS, qui estime que cet agent est victime « d’un acharnement » : « On le pousse à démissionner. » Le syndicat se réserve, pour l’heure, des suites juridiques à donner à cette affaire.
Des élus municipaux s’en mêlent

Car seize mois de suspension, cela repousse à la prochaine mandature municipale le cas Vescovo, qui ne pourrait pas non plus se présenter aux élections des représentants du personnel à la CUS, organisées six mois au plus tard après les élections municipales.

Deux élus municipaux ont soulevé la question de la sanction contre cet agent : Eric Schultz (groupe EELV et citoyens) a fait un courrier au président de la CUS, Jacques Bigot, ainsi que Jean-Emmanuel Robert (groupe UMP-UDI), qui a évoqué le cas de cet agent, lors du dernier conseil municipal. Sans toutefois obtenir de réponse de Robert Herrmann.

Le vice-président de la CUS n’a pas non plus souhaité répondre à nos questions sur le sujet.
par Philippe Dossmann, publiée le 11/04/2013 à 05:00

Toute l’affaire est sur la Feuille de chou

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/36594

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/35961

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/35746

 Élections dans la deuxième circonscription de l’Oise : le MRAP tire le signal d’alarme

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Le résultat des élections partielles dans la deuxième circonscription de l’Oise est un choc politique majeur.

L’élimination de la candidate socialiste lors du premier tour, avec une perte de plus de la moitié de son électorat de 2012, traduisait déjà un phénomène extrêmement inquiétant. La baisse de la participation n’expliquant pas l’ampleur de l’effondrement.

Mais les résultats du second tour constituent un séisme politique. Dans cette circonscription la droite l’emporte sans récupérer, loin de là, son électorat du deuxième tour de 2012 subissant donc la baisse de participation.

A l’inverse, le Front national voit monter, non seulement son pourcentage, mais aussi son nombre de voix malgré l’effondrement de la participation, talonnant ainsi l’UMP.

C’est un fait politique grave, le Front National est perçu au moins dans cette circonscription comme une alternative politique à la droite et à la gauche par une frange de l’électorat qui n’était pas préalablement ancrée à l’extrême-droite.

Ce résultat électoral catastrophique est dû à un désenchantement profond dans l’électorat de gauche.

Le MRAP laisse au parti majoritaire et au gouvernement le soin d’en analyser les raisons avec lucidité, mais il est évident que le désarroi social explique ce désaveu.

Cependant, cette percée du FN est aussi due à l’abolition des frontières programmatiques entre le Front National et l’UMP. Jean François Mancel en fut d’ailleurs un précurseur puisqu’il déclarait en 1998 « Il faut saisir cette chance qui nous est offerte : le Front national qui a enlevé tout ce qui peut nous hérisser sur le plan des valeurs ». La frontière des valeurs étant abolie le FN n’avait plus, en 2013, qu’à effectuer ses emplettes électorales en dehors de sa base traditionnelle.

Le MRAP en appelle à la mobilisation contre la droite extrême et à une meilleure prise en compte des aspirations populaires par ceux qui nous gouvernent.

A défaut l’avenir serait sombre.

Paris, le 26 mars 2013.

 Les femmes en Egypte par la narration des graffitis/Women in Egypt through the Narrative of Graffiti

Soraya Morayef est une journaliste et une écrivaine habitant au Caire. Elle blogue sur http://suzeeinthecity.wordpress.com/

Toutes les photos © Soraya Morayef

Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.

Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).

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 Selon le Sinistre de l’Intérieur, les Roms dans les campements “ne souhaitent pas s’intéger”!

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Discrimination et xénophobie d’Etat

Valls: les Roms dans les campements “ne souhaitent pas s’intégrer”

Les Roms occupant des campements “ne souhaitent pas s’intégrer” en France, a déclaré jeudi le ministre de l’Intérieur Manuel Valls estimant dans un entretien au Figaro que la solution des villages d’insertion n’a qu’un intérêt limité.

Cette expérience des villages d’insertion “ne peut concerner qu’une minorité car, hélas, les occupants des campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution”, a observé le ministre.

Selon M. Valls qui entend poursuivre le démantèlement des camps de Roms, “les préfets sont soumis à une contradiction car ils doivent à la fois démanteler les campements tout en répondant à la demande de mener un diagnostic social visant à trouver des mesures alternatives”.

“Aujourd’hui, nous estimons qu’environ 20.000 hommes, femmes et enfants originaires de Roumanie et de Bulgarie pour la plupart occupent en toute illégalité plus de 400 campements dans notre pays, dont les deux tiers sont en Ile-de-France”, note M. Valls.

“Implantés en bordure de quartiers populaires déjà percutés par la crise, ils sont à l’origine de problèmes de cohabitation qui prennent des formes parfois inquiétantes comme en témoignent les incendies constatées la semaine dernière à Aubervilliers et Sarcelles”, a-t-il dénoncé.

Trois mois après la victoire de la gauche aux élections présidentielle et législatives, le gouvernement avait consacré une réunion à Matignon à la question des Roms pour trouver des solutions à la question des campements et favoriser leur insertion professionnelle.

En 2012, la France a expulsé 12.800 Roumains et Bulgares sur un chiffre record de près de 37.000 reconduites à la frontière.

Mais le nombre des Roumains et Bulgares reconduits est appelé à baisser en 2013 après la décision de M. Valls de supprimer l’aide au retour humanitaire qui leur était accordée (300 euros par adulte et 100 euros par enfant mineur).

“C’était un système pervers, dénoncé tant par les autorités roumaines que les ONG, qui organisait, favorisait voire institutionnalisait un vaste circuit d’immigration clandestine”, justifie le ministre.

“Les candidats à l’exil débarquaient en France avec la certitude de faire un voyage lucratif. Ils repartaient vers leur pays avec l’argent de l’aide en poche avant e revenir grâce à des prête-noms, en compagnie d’enfants ou encore de faux parents. La France est devenue l’aimant d’un trafic qui tirent les ficelles depuis l’étranger”, a-t-il poursuivi.

Ceux qui disent, comme le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, que les Roms occupant des campements ne veulent pas s’intégrer, sont “des menteurs”, “des irresponsables dangereux pour la paix et la cohésion sociales”, a dénoncé vendredi l’association la Voix des Rroms.

Dans un communiqué, elle estime que “M. Valls appelle à la discrimination des Roms”.

Les propos du ministre sont “un concentré de mensonges et de messages jetant l’opprobre sur les Roms. Des références à la délinquance, aux trafics, à la prétendue non-acceptation des Roms par les habitants des quartiers populaires touchés par la crise, comme si les Rroms en étaient à l’origine…”, s’insurge l’association.

“Je pense qu’objectivement, Valls fait du Sarkozy”, estime Saimir Mile, président de la Voix des Rroms. “Malheureusement, ce n’est pas une surprise, et c’est d’autant plus grave”.