Crif et chuchotemants [Canard enchaîné]

Le CRIF est mort, et il ne le sait pas…
Schlomo ben Jacov

Roger Cuckierman

Crif et Chuchotemants

Le retour du dérapant Roger à la tête du Conseil représentatif des institutions juives de France fait jaser.

DEPUIS plusieurs mois, d’éminentes personnali­tés de la communauté juive de France appelaient à une rénovation du Crif. En privé, elles s’en prenaient, sou­vent avec vigueur, à une insti­tution « ne représentant plus qu’elle-même et à bout de souffle ». C’est sans doute pour cette raison que Roger Cuckierman en est redevenu le président, le 26 mai. Quasi oc­togénaire, déjà président de l’institution pendant six ans, de 2001 à 2007, décrédibilisé par ses nombreuses déclara­tions à l’emporte-pièce et sa ca­pacité, tout à fait inédite, à se mettre les politiques à dos, il était en effet le candidat idéal.

La campagne a été courte, et aucun débat n’a été orga­nisé, car M. Cuckierman ne le souhaitait pas.

Le choix du conservatisme

Le président sortant, Richard Prasquier, n’y a rien trouvé à redire. Au Crif, tout le monde se connaît et cha­cun déteste les éclats de voix.
L’important, c’est de se mettre d’accord. Cuckierman avait pro­mis à Prasquier qu’il ne criti­querait pas son bilan, ses at­taques violentes contre Stéphane Hessel, ses diatribes contre le journaliste Charles Enderlin, accusé d’avoir monté de toutes pièces l’affaire du petit Mohammed al-Durah.

Parfait petit arrangement entre amis et transition sans bruit.

« Chez nous, désormais, on débat moins qu’au Medef ou qu’à l’UOIF », ironise un membre du bureau. Au Crif et dans les associations qui le
composent, c’est bien simple, on ne parle plus de rien. Les dirigeants de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) ont voté pour Cuckierman, sans que leur base ait jamais été ap­pelée à en discuter … La dé­mocratie, c’est si compliqué.

En mars, pourtant, un texte circulait, qui se promettait de bouger les lignes, de mettre les pieds dans le plat. Tout plutôt que ce silence pesant, cette chape de plomb. Que devait être le Crif, quelle devait être sa mission? Quel discours tenir sur le développement de l’islam radical, après l’affaire Merah ? Est-il possible, comme le souhaite l’avocat de gauche Michel Zaoui, ancien membre du bureau, de se montrer cri­tique à l’égard d’Israël sans être accusé de traîtrise?

L’« appel pour une refondation du Crif» avait été signé par des personnalités importantes, comme David de Rothschild, président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, l’es­sayiste Alain Finkielkraut, Sid­ney Toledano, pédégé de Dior, Nicole Guedj ou Pierre Bes­nainou, président du FSJU (Fonds spécial juif unifié). Il y était question de « force de pro­position dans le débat natio­nal ». Les signataires suggé­raient aussi de« se situer dansl’anticipation et la réflexion », mais également de« s’entourer d’un comité de sages pour nour­rir la réflexion et inspirer son action ».

Il n’en sera rien … « Tétanisé par l’affaire Bernheim, l’esta­blishment askhénaze, qui tient les rênes du Cri!, a fait le choix du conservatisme », analyse un excellent connaisseur de l’ins­titution. Ce fut donc « Roger “, Roger est un ancien banquier, ex-président du directoire de la Compagnie financière Ed­mond de Rothschild, entre autres. Rassurant, certes, mais à condition que Roger fasse preuve d’un tantinet de rete­nue dans les dîners. Car, quand Roger se lâche, il dérape facilement. Au dîner annuel du Crif, en 2005, Roger n’y était pas allé avec le dos de la cuillère, interpellant Jean­ -Pierre Raffarin sur la politique étrangère de la France, « in­compatible avec une politique de lutte contre l’antisémi­tisme ».

Fait unique, les nombreux ministres présents étaient res­tés les bras croisés, sans ap­plaudir, quand Cuckierman avait regagné sa table. Fillon, alors ministre de l’Education, n’avait pas caché son agace­ment: « Notre politique étrangère ne peut pas se réduire à la seule question des relations avec Israël” Et Chrirac avait alors fait savoir que ce discours était “contraire à la courtoisie républicaine” . Alain Finkielkraut, estomaqué, avait quant à lui, jugé le dîner “légérement grotesque”. Cukierman avait, en effet, seulement oublié que Chirac avait le premier dénoncé la responsabilité de l”Etat dans la déportation des Juifs français.

Deux ans auparavant, le même Roger avait fustigé une « alliance brun-vert-rouge », qui « donne le frisson », provoquant la fureur des écologistes, de la LCR et de José Bové, explici­tement visés. Mais il serait in­ juste d’oublier la déclaration la plus ciselée du nouveau pré­sident du Crif, prononcée en avril 2002, après l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. Roger, très en forme, avait dit espé­rer que la victoire du leader du FN au second tour « servirait à réduire l’antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien parce que son score est un message aux mu­sulmans leur indiquant de se tenir tranquilles ». Un séna­teur socialiste membre du co­mité directeur du Crif, Michel Dreyfus-Schmidt, l’avait trouvé “indigne de représenter la communauté juive de France”

Consternation de l’Elysée

Im­pavide, Cukierman avait conservé ses fonctions. Après sa réélection, l’Elysée a fait connaître sans la formuler of­ficiellement sa consternation.
Sentant le malaise ambiant, Cuckierman a fait une conces­sion de taille : il ne fera qu’un seul mandat.

Merci, Roger.

Anne-Sophie Mercier

 Bologne: Des étudiants défendent leur droit d’expression

Les policiers bolognais ont tenté de dissoudre une assemblée étudiante qui se tenait tranquillement sur une place centrale de la ville au prétexte qu’ils utilisaient un mégaphone…

Les étudiants ont refusé fermement… et ont fait dégager la police !

Un porte-parole des étudiants assure que “S’ils continuent à nier les droits ce n’est qu’une première étape.”

Les coupures et les mesures d’ajustement imposées au peuple par les gouvernements et l’Union européenne dans le sud de l’Europe, sont mal perçues par les classes populaires et rejetées. Le plan de Bologne et EU2015 sont des moyens imposées depuis EEES (Espace Européen d’Enseignement Supérieur ) pour faire entrer les entreprises privées dans les universités publiques, qui demandent des frais de scolarité élevés et imposent de combiner travail et études. Cela a créé un malaise général dans la communauté éducative européenne.

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Il y a 6 mois, en Espagne, des manifestants avaient aussi réussi à faire sortir la police du cortège aux cris de “El pueblo unido jamas sera vencido“!


Les manifestants espagnols font reculer la… par Super_Resistence

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 « Souvenir des Déportés », le dimanche 28 avril prochain, à 10h00, devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil de Strasbourg.

Anatomie normale et pathologique

Cercle Menachem Taffel.

Strasbourg, le 22 avril 2013.

Nous nous réunirons pour la 14ème fois, le jour du « Souvenir des Déportés »,

le dimanche 28 avril prochain, à 10h00,

devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil.

Nous convierons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, cambodgienne, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.

Nous nommerons pour la 7 ème fois le nom de 4 Sintis (tsiganes d’origine allemande) victimes des essais sur le phosgène réalisées par le Professeur BICKENBACH entre juin à août 44.dans la chambre à gaz du Struthof

Il s’agit de :

Zirko RESTOCK , né le 28 05 1907 et mort le 16 06 1944 (37 ans)

Andréas HODOSY ( 12 02 11- 16 06 44 (33 ans)

Adalbert ECKSTEIN ( 02 02 24- 18 06 44 (20 ans)

Josef REINHARDT ( 24 08 13- 09 08 44, 15 jours avant son 31 ème anniversaire).

La thèse récente de médecine (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous révèle le nom d’une partie des 189 Roms « sélectionnés » à Auschwitz pour servir de cobayes aux expériences sur le typhus du professeur HAAGEN, au Block 5 du Struthof , dont 29 périrent.

Parmi eux on retrouve

Ferdinand SARKOSI (24 02 1904- 12 11 1943)

Franz SARKOSI (13 07 1892-23 11 1943)

La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005.

Le Quai MENACHEM TAFFEL a été inauguré officiellement le 12 mai 2011 par le Maire de Strasbourg.

Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l’Homme.

Nous avons le soutien de Mme Frédérique NEAU-DUFOUR ,directrice du CERD.

Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l’enseignement du contenu et de l’essence du procès de Nuremberg, dans les facultés de sciences et de médecine.

Il est de notre devoir de continuer à rappeler aux générations actuelles de soignants, le passé d’un des plus prestigieux médecins français du 20 ème siècle : René LERICHE dont le nom orne plusieurs sites des Hospices Civils.

Mais le grand praticien a aussi été le premier président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Médecins à sa création par Vichy, en 1940, et a occupé ces fonctions jusqu’en décembre 1942.

Il s’en est justifié en affirmant que le conseil de l’Ordre, à l’instar du gouvernement de Vichy, avait servi de bouclier face à l’occupant nazi.

Rappelons que l’Ordre a été institué par la loi du 16 août 1940 et que c’est à partir de l’automne 1940 que le gouvernement de Vichy lança une offensive d’ordre législatif contre les juifs résidant en France.

Rappelons que l’opération policière réalisée contre les juifs de Paris ” Vent printanier “, plus connue sous le nom de ” Rafle du Vél’d'Hiv’”, eut lieu les 16 et 17 juillet 1942.

Rappelons que la Solution Finale date du début 1942.

Le Conseil de l’Ordre a participé au recensement des médecins juifs, à leur exclusion ; il a adopté une politique de répression vis-à-vis d’eux et il a participé à la spoliation de leur cabinet.

Cette page sombre de l’histoire récente doit être transmise aux étudiants en médecine. Le silence actuel des enseignants dans toute la France ne peut être interprété que comme l’illustration de « l‘archaïsme », à leurs yeux, de Vichy et de ses lois anti-juives.

Ils continuent à entretenir l’idée que Vichy a été un accident, et que la médecine ne peut servir que le bien qu’elle incarne forcément.

Ils font « du révisionnisme par défaut ».

Nous estimons, en effet, que la matrice idéologique qui a présidé à la montée du nazisme en Allemagne et qui a présidé à l’installation du régime de Vichy a toujours été à l’œuvre malgré Nuremberg.

Et qu’elle a participé à structurer notre manière de compartimenter la société et de hiérarchiser la valeur de la vie humaine jusqu’à aujourd’hui.

En dehors des 23 médecins allemands ayant adhéré au nazisme et jugés à Nuremberg (6 seront pendus), tous les autres seront recyclés et continueront à exercer et à enseigner …comme des nazis jusqu’au milieu des années 70 !

Il en est de même de nos élites ayant adhéré à Vichy.

Dr Georges Yoram Federmann

0388251230 / 0614704242

 Encore des étudiants étrangers menacés d’expulsion à Strasbourg

UDEES

lu dans les DNA
http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2013/04/20/cinq-etudiants-etrangers-menaces-d-expulsion

En prime, sur la photo de nos confrères des DNA, la Feuille de chou qui pratique un journalisme indépendant et participatif engagé…Merci au correspondant qui nous l’a signalé.

 Non à la fermeture du Restaurant Universitaire Pasteur à Strasbourg

RU Pasteur Strasbourg feuille2chouphoto

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Diaporama
http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633213194492/show/

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées une fois de plus entre midi et deux heures devant le restaurant universitaire que le CROUS veut fermer cette semaine.

Les syndicats, partis, associations, habitants du quartier, élus présents s’opposent à cette destruction d’un lieu de vie et de rencontre entre étudiants en médecine, en archi avec les habitants du quartier populaire de la gare.

Encore une fois il s’agirait d’une grande perte d’un lieu où il est possible de manger chaud à des tarifs encore à peu près abordables malgré les hausses.

Il est à craindre qu’en cet endroit des intérêts privés succèdent aux œuvres universitaires, augmentant le profit de quelques uns au détriment de tous-tes.

Après les prises de parole des uns et des autres, tout le monde est entré pour y déjeuner en signe de solidarité avec les personnels qui y travaillent depuis des années. Souhaitons que ce ne soit pas la dernière fois!

Feuille2ChouRadio

RU Pasteur Strasbourg

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 Les étudiants étrangers, on ne veut plus les voir Vallser [Strasbourg]

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Diaporama

http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633201117921/show/

Elena, 3 ans avant udees2
Slogans udees3
Changement udees4
Résistance udees5
Délégation udees 7
Solidarité Udees 8

80 manifestant(e)s ce matin dès 9 h devant la préfecture du Bas-Rhin place de la République à Strasbourg.

Plusieurs organisations étaient présentes à l’appel de l’UDEES, Union des étudiants étrangers de Strasbourg, pour demander au préfet de lever les OQTF qui pèsent sur des étudiants étrangers dont le seul tort est de ne pas avoir réussi la totalité de leurs examens.

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Mais comme l’a dit une étudiante, c’est une discrimination insupportable entre étudiants français et étrangers, car les premiers peuvent s’inscrire toute leur vie à l’université, tandis que les seconds sont victimes du couperet de papiers provisoires.

Ils doivent avoir une carte de séjour valide plus longtemps.

La préfecture, a-t-il été affirmé avec force, n’a aucune compétence pédagogique, laquelle n’appartient qu’aux enseignants de l’UNISTRA.

Par ailleurs, le rôle néfaste du CROUS a été dénoncé, une fois de plus, car cet organisme, dont le rôle est de loger et nourrir les étudiants, ouvre grands les accès des cités universitaires aux policiers qui recherchent des étudiants.

Une délégation a été reçue. A sa sortie, elle semblait optimiste, du fait que la préfecture a annoncé que les cas soumis seraient réexaminés. Mais ce ne serait que du cas par cas.

Il est temps que le ministre Valls rompe avec la politique de ses prédécesseurs sarkozystes!

Depuis que Valls a remplacé Guéant, on a en effet du mal à percevoir la différence dans la politique d’expulsion des étrangers.

UDEES 9 avril 17:12
Plus de 80 personnes étaient présentes au rassemblement de ce matin. L’U.D.E.E.S. a été reçue par la préfecture (en tant que membre d’une délégation de 7 personnes, avec des représentants de l’UNEF, de l’AFGES, et des personnels de l’université de Strasbourg dont certains venaient soutenir leurs propres étudiants). Nous avons défendu 6 étudiants qui avaient eu des problèmes de renouvellement de titre de séjour (en raison de redoublement, de réorientation, ou de la circulaire Guéant). La décision de la préfecture concernant le cas de ces 6 étudiants nous sera donnée dans une dizaine de jours. Merci à tous ceux qui se sont mobilisés avec nous pour soutenir les étudiants étrangers ! Organisations syndicales et associatives, différents partis politiques, conseillers municipaux et adjoints au maire… de nombreuses organisations, beaucoup d’individus et la Ville ont répondu à notre appel, et nous les en remercions. Merci également à tous ceux qui ne pouvaient être là mais nous soutenaient dans leurs coeurs, et à dans 10 jours pour la décision de la préfecture !

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 Les Alsaciens ont dégagé la classe politique. A suivre…

urnes mkd

urnes mkd

Le peuple souverain irrationnel, selon Richard Kleinschmagger, bolidoloque…8 04 13 vers 8h16 sur Radio bleu Alsace:

les arguments bizarres l’ont emporté sur les motifs rationnels…”

On dégage les bolidoloques aussi?

Philippe Jean Pierre
Alsace le peuple a dégagé la classe politique radiobleue2

alsace bretzel logo

S’Molshemer plok esch guet hit morje!

http://stierkopf.over-blog.com/article-alsace-for-ever-116900474.html

On fait quoi maintenant?
Mardi à 9 h devant la préfecture du Bas-Rhin, on soutient les étudiants étrangers menacés d’OQTF.
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/47695

Ensuite, à 10h, on rejoint les syndicats place de la Bourse pour défiler.
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/47893

Une réaction du PRG 67
Ça existe, si si, et même ça cause la langue de bois d’avant…

Julien Viel
Président du PRG 67

“Le Parti Radical de Gauche du Bas-Rhin se félicite du rejet du projet “Richert” par la majorité des inscrits. L’abstention, qu’on ne peut que déplorer démontre que le projet “Richert”, qui à l’évidence était trop flou et mal préparé, ne pouvait être adopté en l’état.

Ce projet, incohérent et à contre temps, ne pouvait que conduire les alsaciens à ne pas l’accepter.

La tromperie orchestrée n’aura pas trouvé d’écho. Les prochaines échéances seront l’occasion de donner à l’Alsace de nouvelles majorités, afin de créer un projet répondant aux attentes de l’Alsace et des alsaciens.

Le PRG 67 rappelle qu’il pèsera et travaillera auprès des parlementaires radicaux, pour qu’un projet nouveau puisse satisfaire aux attentes des alsaciens, dans le cadre des débats sur l’acte III de la décentralisation.

Le PRG 67 prendra pleinement sa part à construire un véritable projet pour l’Alsace”.

Pour Djamila, c’est un problème de com et de pédagogie!!!!

Les Alsacien-ne-s ont choisi.
La plupart ne s’est pas déplacée pour aller voter.
Celles et ceux qui ont voté pour le changement n’ont pas été assez nombreux pour contrer l’immobilisme.
Je le regrette tout en comprenant celles et ceux qui n’ont pas été voter, qui ont voté blanc ou qui ont voté NON.
Je le comprends parce que nous n’avons pas su faire comprendre et entendre suffisamment l’opportunité d’une nouvelle organisation de la politique alsacienne qui aurait pu être un plus sur la politique économique, sur la politique sociale, sur l’aménagement du territoire, sur les déplacements, sur la protection de l’environnement…
La démarche initiale a été quelque peu maladroite, laissant penser que c’était un arrangement entre grands élus. Il aurait fallu dès le départ associer la société civile, les citoyens, mettre cette question sur la place publique bien en amont de la courte campagne qui a suivi le vote des élus pour le Oui.
Les chefs de file de tous bords des partisans du non ont surfé sur les peurs et tout mélanger : la sauvegarde de la République, l’accord national interprofessionnel… en jouant du violon nationaliste et chauvin …
Je me réjouis du vote des mulhousien-ne-s qui ont dit OUI à plus de 50 pour cent même si je reconnais que le taux de participation était insuffisant.
Je prends acte de ce vote. J’en tirerais les leçons qui s’imposent : plus de démocratie, plus de pédagogie, plus d’écoute …
J’espère que cette opportunité de simplifier le millefeuille, d’être plus efficace, plus cohérent se représentera rapidement.
Djamila sonzogni

M’PEP

VICTOIRE DE LA DÉMOCRATIE EN ALSACE !

Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 7 avril 2013.

C’est le “non” qui l’a emporté aujourd’hui lors du référendum en Alsace, a contrario de toutes les prévisions et les attentes des promoteurs du “oui” à la fusion des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et du Conseil Régional.

Les Alsaciens ont refusé d’être les cobayes d’une expérimentation préfigurant le démembrement de la République.

Ils ont choisi de ne pas entrer dans l’espace du “Rhin Supérieur”, tant vanté par ceux qui rêvaient déjà des charmes euro-régionaux, des droits du travail allemand.

Ils ont refusé les transferts massifs de compétences de l’État à la collectivité territoriale d’Alsace.

Ce projet initié par l’UMP avec les encouragements du gouvernement socialiste, était soutenu par les régionalistes et les écologistes qui œuvrent pour le fédéralisme européen, dédaignent la nation et méprisent la République.

Les Alsaciens viennent d’infliger un coup cinglant au patronat qui agit sans relâche pour briser les frontières afin de disposer de toujours plus de liberté d’exploiter le monde du travail.

Coup d’arrêt également à tous les européistes qui n’ont de cesse de diluer la France dans un espace de libre-échange toujours plus vaste et dérégulé !

Les Alsaciens viennent d’envoyer un signal fort à tous les autres Français pour qu’ils résistent aux sirènes identitaires régionales, aux habitants de Bretagne, de Savoie et de Haute-Savoie notamment, les suivants sur la liste des référendums de même nature.

Désormais, c’est à l’acte III de la décentralisation qu’il faut s’opposer.

Frontalement.

Sans chercher à améliorer, à amender les trois textes prévus par le gouvernement Hollande, car sur le fond il vise le même objectif : détruire la nation, livrer les Français aux appétits insatiables des néolibéraux, briser les résistances populaires.

Le M’PEP, qui a organisé des brigades républicaines, se félicite de cette victoire de la démocratie.

Il a mené campagne en faveur du “non” et continuera d’agir sans relâche pour que les citoyens de France se libèrent de la tutelle de l’Union européenne, en faveur de la souveraineté nationale, monétaire, budgétaire…

Pour que demain reviennent des jours heureux !

La feuille de chou publie vos communiqués…c’est pas la presse au Crédit Mutuel…de Draluca

PCF 67

Coup de tonnerre en Alsace : Richert et le Conseil Unique mis KO !

le 07 avril 2013

Strasbourg, le 7 avril 2013

Coup de tonnerre en Alsace : Richert et le Conseil Unique mis K.O !

Le coup de tonnerre qui vient de se produire dans le paysage politique alsacien est un véritable désaveu de Philippe Richert.

Le Parti Communiste Français, membre du Front de Gauche, se félicite de la mise en échec du projet de collectivité territoriale d’Alsace porté par l’UMP et ses alliés.

Dans un contexte particulièrement hostile, le Parti Communiste Français a porté l’expression d’un Non de progrès avec ses partenaires du Front de Gauche rejoints par de nombreux syndicats. Conscients de la dangerosité de la collectivité unique, les électeurs se sont montrés méfiants face à un projet qui n’apporte aucune solution concrète à leurs préoccupations, bien au contraire !

Ce référendum a été organisé dans des conditions démocratiques particulièrement inquiétantes. Tout a été fait pour museler les forces du NON ! L’instrumentalisation des « Vœux » par les maires de la Majorité Alsacienne, l’envoi d’une circulaire électorale « officielle » présentant uniquement le OUI avec des arguments mensongers, sans oublier l’utilisation de certains services municipaux à des fins partisanes, ont été des coups de poignard portés à la démocratie.

Malgré les obstacles et des intimidations, les communistes et les militants du Front de Gauche ont mené une grande campagne de proximité, avec des dizaines d’assemblées citoyennes, pour dévoiler la face cachée de ce projet. Lors du plus grand meeting de la campagne (près de 1000 personnes), les leaders nationaux du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, co-président du PG, et Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du PCF, ont apporté la dimension nationale à cette consultation.

En cette période troublée, les électeurs ont rejeté les petits arrangements politiciens. Ce NON appelle un nouvel âge de la démocratie locale. Nous souhaitons que cette fois-ci la souveraineté populaire soit pleinement respectée.

Le Parti Communiste Français est fier d’avoir contribué au rejet de ce projet porteur d’austérité et de régression sociale. Avec le report de l’acte III de la décentralisation et la victoire du NON, c’est le rejet de la réduction des dépenses publiques, au nom des intérêts du libéralisme et des traités européens, qui l’a emporté.

Le PCF et ses partenaires du Front de Gauche se sont sentis bien seuls à gauche face à la lamentable cacophonie du Parti Socialiste et à l’alliance de fait de la direction d’EELV avec l’UMP et le MEDEF.

Ce refus de la collectivité unique fera date et sera un point d’appui pour les luttes à venir : le 9 avril contre l’Accord National Interprofessionnel, le 1er mai pour refuser l’austérité et le 5 mai pour une 6ème République !
Béatrice Lejarre, secrétaire départementale du PCF 67
Aline Parmentier, secrétaire départementale du PCF 68

Radio bleu Alsace

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Le Monde

Echec du référendum alsacien : “Un signe fort pour la classe politique en place”

La fusion du conseil régional d’Alsace avec les deux conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin n’aura pas lieu. Des résultats partiels du référendum de dimanche créditent le “non” d’une victoire par 56,44 % des voix dans le Haut-Rhin, dans un contexte de très faible mobilisation des électeurs. Les électeurs Bas-Rhinois y seraient en revanche favorables à près de 67 %, mais l’abstention a également été très forte.

Il fallait, pour faire passer le projet, que les votes positifs représentent plus de la moitié des suffrages et au moins 25 % des électeurs inscrits dans chacun des départements. Or la participation aurait été de 36 % dans le Bas-Rhin, et de 37 % dans le Haut-Rhin.

“L’ALSACE SERA LA DÉRISION DE LA FRANCE”

Censé, selon ses partisans, renforcer le poids de l’Alsace, le “oui” partait pourtant favori. Un sondage publié début mars donnait près de trois-quarts de “oui” pour un quart de “non”, même si le camp des opposants était déjà plus fort dans le sud de l’Alsace. Plus petite région de France, l’Alsace était la première à utiliser une possibilité ouverte par la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010. Déjà en 2003, les électeurs corses avaient rejeté par référendum un projet comparable.

“Quand on a des débats sur les questions institutionnelles, ça n’intéresse pas nos concitoyens. Quand on vote pour une personne ou un parti, ça intéresse davantage”, a commenté à Strasbourg le président (UMP) du Conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel. Il a aussi déploré les retombées de l’affaire de l’ex-ministre du budget Jérôme Cahuzac. “Demain, l’Alsace sera la dérision de la France”, a-t-il déclaré en apprenant le résultat du vote, selon France Bleu Alsace.
Le résultat traduit les craintes de certains électeurs et élus haut-rhinois de voir leur département passer dans l’orbite du Bas-Rhin et de sa capitale Strasbourg, mais s’explique également par le climat politique, selon le président du Conseil régional d’Alsace, Philippe Richert (UMP), qui regrette un “gâchis”. “L’impact des extrêmes a été important. Ce résultat est aussi à mettre en relation avec le climat général, la crise, et l’affaire Cahuzac a indiscutablement eu un effet”, a-t-il estimé.

“LA QUESTION DU MILLEFEUILLE ADMINISTRATIF RESTE OUVERTE”

Philippe Richert souligne qu’au niveau local il y avait eu aussi “un discours d’inquiétude, de peur, sur l’avenir du département du Haut-Rhin, avec le maire de Colmar [chef-lieu de ce département, l'UMP Gilbert Meyer] qui avait dit que sa ville allait perdre la préfecture et la cour d’appel”. “La question du millefeuille [administratif] reste ouverte. Nous avons raté le coche pour dix, quinze ou vingt ans”, a regretté l’ancien ministre des collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy.

Pour la conseillère régionale FN Martine Binder, le résultat du référendum est “un signe fort pour la classe politique en place”. Le FN participait à une coalition hétéroclite du non réunissant pour l’occasion les deux extrêmes de l’échiquier politique avec le Front de gauche, mais aussi une bonne partie des socialistes, les “souverainistes” de tous bords, quelques élus UMP guère convaincus par les arguments de simplicité, plus grande efficacité et éventuelles économies mis en avant, et des syndicats comme FO et la CGT, qui redoutaient une possible remise en cause du droit du travail national.

“VOUS N’AUREZ PAS L’ALSACE !”

Marine Le Pen, présidente du Front national, s’est réjouie de la victoire du non. “Contre l’ensemble des barons médiatiques et politiques, déjouant tous les sondages, les Français d’Alsace ont signifié par leur abstention et leur vote massif pour le non leur attachement indestructible à la nation française et à la République une et indivisible”, affirme dans un communiqué Mme Le Pen. Selon elle, “en Alsace, le peuple s’est levé face à la caste qui voulait lui vendre à la-va-vite un projet conçu dans les couloirs de Bruxelles au bénéfice de l’Europe anti-nationale des régions”.

Le Parti de gauche (PG) a demandé à François Hollande “d’entendre le message des électeurs” en Alsace et de “renoncer définitivement à son projet”. “C’est une immense gifle pour les partisans d’une France à plusieurs vitesses, fascinés par le prétendu “modèle allemand”", écrit le parti de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. Il souligne que “c’est une très grande satisfaction pour le Front de Gauche qui a été la force militante pour le “non”". Pour le PG, “l’Alsace devait être l’acte de naissance du démantèlement de la République programmé par l’Acte III de la décentralisation. Elle doit devenir son acte de décès”.

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a estimé dimanche que le gouvernement devait “tirer les enseignements” de ce rejet, en retirant purement et simplement son projet de loi sur la décentralisation.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, s’est également réjoui du “message politique d’une portée historique” envoyé par les Alsaciens. Dans un communiqué intitulé “Vous n’aurez pas l’Alsace !”, M. Dupont-Aignan estime que “la Collectivité Territoriale d’Alsace est maintenant bonne pour les placards et les Alsaciens ne s’en porteront que bien mieux”.

“IL FAUT CONTINUER LE TRAVAIL DE PERSUASION”

A l’inverse, le président de l’UMP, Jean-François Copé, s’est dit “déçu” par le résultat du vote. “Il faut continuer le travail de persuasion car cette réforme était bonne pour l’Alsace et pourrait l’être aussi pour toute la France”, a-t-il ajouté.

Le Parti socialiste a estimé dimanche soir que ce rejet était “la conséquence d’un manque de dialogue”. “La ‘majorité alsacienne’ conduite par l’UMP n’a pas su fédérer autour de ce projet excluant de fait plusieurs territoires et familles politiques”, a commenté dans un communiqué Alain Fontanel, secrétaire national du PS chargé des fédérations. “Ce référendum est une occasion manquée d’approfondir la décentralisation dans notre pays avec des projets adaptés aux spécificités de nos territoires”, a ajouté le responsable socialiste qui a jugé “encore possible” un “projet réellement ambitieux de réforme des collectivités territoriales” même si celui-ci “ne peut plus passer par une fusion des trois collectivités” alsaciennes.

La ministre de la fonction publique, Marylise Lebranchu, et celle déléguée à la décentralisation, Anne-Marie Escoffier, ont pour leur part “pris acte” du résultat.

Philippe Richert, ex futur grand-duc d’Alsace

Alsace Richert ne sera pas grand-duc

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 Strasbourg / Stop “Bouillon” [de culture?] : soutien aux étudiants étrangers menacés d’expulsion

stop renvois resf

UDEES
Mardi 9 Avril à 9h
Devant la préfecture (place de la République à Strasbourg)

Bonjour à tous,

Je me permets d’activer la cellule d’alerte. Cela fait un moment que l’UDEES suit le cas de 4 étudiants sans papiers, nous avons rencontré le cinquième il y a 3 jours.

 

Ce dernier a un master en STAPS et une Obligation de quitter le territoire français qui date de l’époque de la Circulaire Guéant et qui n’est plus à jour (une fois le délai d’un an dépassé, l’OQTF n’est plus valable, l’étudiant n’est donc plus expulsable). Et pourtant il a trouvé un travail qui correspond à son diplôme mais cela fait des mois que la préfecture refuse de le régulariser malgré le soutien de l’employeur. Il a donc fait appel à un député qui a sollicité la préfecture. La préfecture a répondu au député ainsi qu’à l’étudiant en question en lui demandant d’être présent à la préfecture le mardi 9 avril à 9h30. Mais voila j’ai eu l’avocat au téléphone qui m’a confirmé qu’il était arrivé à plusieurs reprises qu’une fois l’OQTF plus valable, la préfecture a donné rendez vous pour délivrer une nouvelle OQTF.. si celle ci est délivrée, on ne pourra faire appel que sous 48 heures.. Du coup, on a décidé d’organiser un rassemblement devant la Préfecture le mardi 9 avril à 9 heures afin d’exiger la régularisation des étudiants sans papiers dont nous avons connaissance et de décourager la Préfecture de délivrer une nouvelle OQTF (si OQTF il y a.. dans tous les cas nous refusons de prendre des risques!)
[.....]

Voici le lien facebook de l’évènement:
https://www.facebook.com/events/396371263795334/

Dilara HATIPOGLU
Présidente de l’Union des étudiants étrangers de Strasbourg

Stéphane Bouillon préfet de la région Alsace,ex préfet de Corse, ex dircab de Claude Guéant
http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr/site/Biographie-Prefet-de-la-region-Alsace-Prefet-du-Bas-Rhin-53.html