Tous au TA de Strasbourg à 14h ce 13 février contre l’expulsion d’un étudiant africain

Appel de l’intersyndicale de l’Université de Strasbourg :

 

NON à l’expulsion des étudiants étrangers !

 

Depuis quelques mois, nous assistons à Strasbourg à une recrudescence des refus de renouvellement des titres de séjour des étudiants étrangers et à une multiplication des expulsions. Cette accélération est souvent menée en application de la trop célèbre circulaire Guéant et touche désormais de plus en plus d’étudiants régulièrement inscrits à l’Université de Strasbourg, y passant leurs examens et y suivant régulièrement leurs cours. D’autres encore se voient refuser un changement de statut, d’étudiant à salarié. Cette politique mise en oeuvre avec zèle par le préfet du Bas-Rhin est à la fois inhumaine et absurde, seulement liée à la volonté du gouvernement de faire du chiffre à n’importe quel prix, et ce à l’approche des élections. Cette politique est d’autant plus absurde et délétère que notre université accueille 20% d’étudiants étrangers qui bientôt choisiront d’aller faire leurs études dans des pays plus accueillants et plus respectueux que le nôtre.

L’intersyndicale appelle l’ensemble des personnels de l’UdS et des organismes de recherche à participer à un rassemblement devant le TA ce lundi 13 à 14h, 31 avenue de la Paix. Un étudiant de l’UFR de Physique, arrêté la semaine dernière en Cité U, avec la complicité active du directeur du CROUS – qui n’en est pas à son coup d’essai en la matière -, détenu depuis au centre de rétention de Geispolsheim, sera entendu par le juge du Tribunal Administratif, préalablement à une trop probable expulsion.

Mobilisons-nous ce jour pour empêcher cette nouvelle expulsion! Cet étudiant a déjà reçu le soutien officiel des directions des UFR de Maths et de Physique ainsi que de la présidence de l’UdS.

Tous devant le Tribunal Administratif à 14h !

 

SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SUD Education UDS, SNPREES-FO, SNTRS-CGT, SES-CGT, SGEN-CFDT UdS

 

Motion adoptée par le CEVU et Conseil d’Administration de l’UdS

 

le 31 janvier 2011

La circulaire du 31 Mai 2011 et son complément récent, émanant du Ministre de l’intérieur, de l’outre mer, des collectivités territoriales et de l’immigration et du Ministre du travail, de l’emploi et de la santé, à destination des préfets, les encourage à limiter le nombre d’autorisations de travail délivrées. Selon le ministre de l’Intérieur «une entreprise pourra embaucher un étranger (avec son diplôme français) si elle ne parvient pas à pourvoir le poste avec des candidats français».

 

 

 

L’Université de Strasbourg accueille un très grand nombre d’étudiants étrangers en son sein. La qualité de la formation que nous leur proposons et les conditions de vie que nous leur offrons sont le témoin à l’étranger de la valeur que nous leur accordons. Les étudiants internationaux contribuent à l’enrichissement et au rayonnement international de notre université.

 

 

 

Le Conseil d’Administration et le Conseil des Etudes de la Vie Universitaire de l’Université de Strasbourg s’inquiètent des effets de l’application de la circulaire du 31 Mai 2011 concernant la délivrance des autorisations de travail, et demandent que la circulaire soit retirée ainsi que l’abrogation du décret élevant les conditions de ressource des étudiants étrangers.

 

 

 

 

 

Délibération du CEVU :

 

approuvé à l’unanimité par le CEVU qui invite le Conseil d’Administration à l’adopter à son tour.

 

 

 

Délibération du CA :

 

approuvé par 20 voix pour et 2 abstentions

 Contre l’expulsion de Widad Belatel, devant la Préfecture du Bas-Rhin

Environ 80 personnes se sont rassemblées de 12 à 13h15 devant la Préfeture du bas-Rhin, place de la république à Strasbourg, une semaine après que l’étudiante algérienne Widad Belatel a été interpellée par des policiers à l’intérieur de la Cité Paul Appel, avec l’accord de M. Chazal, directeur du CROUS…conduite immédiatement, sans que son identité ait été vérifiée, au Centre de Rétention Administrative de Geispolsheim, sans garde à vue, ni présentation devant le Juge des libertés et de la détention, puis expulsée dès le ledemain en Algérie! cette étudiante, qui avait des examens à passer avait par ailleurs acheté depuis des semaines son billet de retour pour son pays!

Après l’expulsion de Widad Belatel étudiante algérienne

Après l’expulsion de Widad Belatel étudiante algérienne
27 avr. 2011
80 personnes devant la Préfecture de la région Alsace pour protester contre l’arrestation, la rétention et l’expulsion de Widad Belatel en 24h

Vidéos à venir…

Trois prises de parole ont eu lieu, au nom de l’Intersyndicale de l’Université de Strasbourg, de Justice & Libertés et d’un responsable de l’UDEES (Union des étudiants étrangers de Strasbourg).

Une délégation a demandé à être reçue par le Préfet. On lui a répondu que le secrétaire général déjeunait…On espère qu’il digère bien.

par la suite, après la fin du rassemblement, plusieurs personnes comptaient se rendre au CROUS pour demander des comptes sur leur complaisance avec les forces de polcie, qui, ailleurs en France, ne rentrent pas dans les cités universitaires. En Alsace, l’ordre règne!

Rappelons qu’il y aurait 8000 étudiants étrangers à Strasbourg, sur 40 000 au total, et que selon les chiffres de la police, 400 seraient expulsables (800 selon l’UDEES).

Les quotas!

Une meilleure coordination se met en place entre les syndicats, les associatiosns à l’Université de Strasbourg, pour agir préventivement avec les étudiants menacés, afin qu’ils cessent d’avoir peur, se signalent à temps aux associations pour qu’on puisse organiser leur défense préalablement aux procédures express du pouvoir. Un responsable syndical a signalé que la Présidence de l’Université agissait en faveur des étudiantnS, selon des motifs pédagogiques, auprès de la Préfecture.

On n’a malheureusement aucune nouvelle de l’étudiante expulsée qui ne répond pas aux appels et n’appelle pas elle-même.

 

 

 La police à la cuisine: un plat immangeable…

De 30 à 50 personnes, selon les moments, entre 8h et 9h30, se sont rassemblées ce matin devant la Préfecture du Bas-Rhin, place de la République (sic), pour protester contre l’interpellation, hier matin dans la cuisine de la cité universitaire Paul Appel, d’une étudiante algérienne, présente en France depuis 5 ans, et qui devait passer un examen dans les semaines à venir.

Des policiers, puis le secrétaire général adjoint de la Préfecture, puis le premier adjoint au maire de Strasbourg, Alain Fontanel, ont joué les petits télégraphistes afin de demander au Préfet de stopper immédiatement la procédure d’expulsion de Widad Belatel dans son pays, l’Algérie.

Au début de rassemblement, nous avions appris qu’elle devait préparer ses bagages au centre de Rétention administrative de Geispolsheim où elle avait été conduite, hier matin, directement de la cuisine où des policiers d’on ne sait quel sévice service l’ont kidnappée. Il n’y a eu ni garde à vue, ni conduite devant le juge des détentions et de la liberté.

Une procédure TGV indigne d’une nation respectueuse des droits et libertés de plus en plus rognés par des lois quasi d’exception.

Et ne parlons pas du traumatisme subi par cette étudiante qui devait passer ses examens, et avait déjà acheté son billet d’avion pour rentrer en son pays librement!

Dans ce cas, pas de cellule d’écoute psychologique! La sinistre politique de quotas fait feu de tout bois et s’attaque aux plus faibles.

La honte pour une France ex colonialiste qui a opprimé et exploité le peuple algérien de 1832 à 1962.

Quant aux remerciements pour les services rendus à la France par les grands-pères et pères des jeunes d’aujourd’hui qui ont libéré le pays deux fois en 14/18 et 39/45, ils ne sont plus à l’ordre du jour avec le gouvernement Sarkozy/Fillon/Guéant and co

A l’heure où ces lignes sont publiées, nous ne savons pas ce qui est advenu de l’étudiante qui n’était plus au CRA vers 9h30.


Non à l’expulsion express de Widad Belatel en Algérie!

Non à l’expulsion express de Widad Belatel en Algérie!
19 avr. 2011
de jcreyem
Rassemblement à l’appel de RUSF, EUDEES, MJCF, MJS, NPA,RESF…devant la Préfecture de la Région Alsace
LireLire