La solidarité, contre la com et le protocole: Jean-Michel Augé

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Jean-Michel Augé, conseiller national suppléant du PS, appelle de ses vœux une politique municipale de solidarité dirigée vers les quartiers et les populations les plus fragiles. Les mesures proposées représenteraient 1 % des budgets de la Ville et de la CUS et seraient financées en surveillant la politique des achats et en taillant dans les frais de communication et de protocole.

« La crise est le fruit d’une politique irresponsable conduite durant de longues années. Le choix de privilégier la rente au détriment de la rémunération du travail a conduit à un enrichissement des plus riches et à un appauvrissement des plus pauvres. Notre pays se trouve à présent dans une situation très préoccupante sur le plan économique et social. À Strasbourg, les habitants des quartiers populaires subissent les conséquences de cette crise beaucoup plus lourdement que les autres. Pauvreté, chômage, échec scolaire s’y sont développés massivement sans que l’on y prête vraiment attention. Cette évolution générale a été parfaitement décrite dans le rapport de la cour des comptes : « Politique de la ville, une décennie de réformes – 17 juillet 2012 ». Il est indispensable d’engager, localement comme nationalement, une politique extrêmement volontariste.

Alors que la tête de liste socialiste pour les élections municipales de 2014 sera désignée à la sortie de l’été, et à moins d’un an du scrutin lui-même, il est utile de s’interroger sur la façon dont ces enjeux seront pris en considération dans notre ville et dans notre agglomération durant les six prochaines années.

Les clichés ont la vie dure : l’argent public coulerait à flots – et en pure perte – dans les quartiers populaires. C’est totalement faux quoiqu’en dise l’extrême droite. Dans notre pays, les quartiers populaires n’accèdent pas au même niveau de soutien financier que les autres quartiers. Pire, alors que des efforts exceptionnels devraient être consentis pour compenser les handicaps qui les affectent, ces quartiers reçoivent au contraire moins d’argent public que les autres. Le rapport de la cour des comptes en atteste.

Près d’un Strasbourgeois sur quatre et près d’un habitant de la CUS sur cinq réside dans les quartiers d’habitat social. Les jeunes de moins de 20 ans y sont, en proportion, nettement plus nombreux que dans les autres quartiers. Certes, ces quartiers changent ; la rénovation urbaine a fait son chemin ; de nouveaux équipements voient le jour. Certes, pour faciliter la réussite scolaire, les effectifs de l’Éducation nationale vont être renforcés. Mais cela ne suffira pas compte tenu de l’ampleur considérable des enjeux en question.

 15 millions d’euros de plus chaque année : c’est le montant qui peut raisonnablement être avancé sur le territoire de notre agglomération pour donner un nouveau souffle au principe républicain d’égalité. Cela peut sembler énorme et donc irréaliste. C’est au contraire raisonnable et donc très réaliste. 15 millions d’euros par an – soit 1 % des budgets cumulés de la ville et de la CUS – pourraient financer l’ensemble des actions suivantes :

•2 000 places supplémentaires en accompagnement scolaire pour les jeunes en difficulté

•1 000 places supplémentaires pour l’accompagnement vers la réussite éducative de jeunes en grande difficulté

•150 postes supplémentaires d’éducateurs ou d’animateurs pour le sport, l’éducation à la citoyenneté, et la réalisation de projets culturels

•600 postes en emplois d’avenir supplémentaires pour les jeunes sans qualification

•L’accompagnement vers l’emploi de 500 chômeurs en grande difficulté d’insertion professionnelle.

Est-il utile de préciser que ces actions correspondent à des besoins avérés ?

Des équipements moins coûteux, des dépenses de communication et de protocole réduites, une politique des achats rigoureusement orientée vers les économies pour davantage de bien-être chez ceux qui en ont le plus besoin. C’est par une politique exigeante de réduction des coûts sur les autres dépenses que nous pourrons, à pression fiscale inchangée, mettre en place une audacieuse politique d’égalité des chances dans notre cité. La question de savoir si cela est possible ne se posant plus, reste celle de la volonté politique.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance », disait Abraham Lincoln. En 2014, nous devrons faire le choix de l’éducation. Et plus largement de l’égalité des chances. Nous cherchons régulièrement de nouveaux projets qui contribuent au rayonnement de la capitale européenne des droits de l’homme ? L’esprit de solidarité des élus et des habitants de Strasbourg fera parler de lui bien au-delà des frontières régionales. Je défendrai un tel projet. Je m’y engage dès à présent avec détermination. »
par Jean-Michel AUGE, Conseiller national suppléant du Parti socialiste, Membre du bureau fédéral du PS 67, mandataire de la motion , publiée le 18/05/2013 à 05:00

 “Révolution citoyenne” ou lutte des classes?

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Quand Galet et les frères Morenas révisent Marx et substituent le national-républicanisme à la lutte des classes.

« Karl Marx a probablement été « dépassé » depuis longtemps; »
Par qui ? Par Kévin Galet et les frères Morenas du Parti de Gauche qui envoient des pétards mouillés contre la Feuille de chou!

Si on considère la longueur des pamphlets de ces nouveaux petits marquis et futurs bureaucrates d’une social-démocratie juste un peu à gauche du PS, proche de la dite aile gauche de ce parti , – on ne répond cash qu’au second- on se dit que le tenancier de la Feuille de Chou doit disposer de plusieurs divisions combattantes, du simple fait de l’audience de ce média indépendant de tout parti, et de toute organisation.

Il est vrai que les forces réunies du PCF et du PG en Alsace sont si maigrelettes qu’elles semblent menacées dans leur emprise idéologique par le courant révolutionnaire à l’extérieur et à l’intérieur du Front de gauche. Ce n’est sans doute pas par hasard que les polémiques galeto-morenasiennes s’en prennent ainsi maintenant à une pensée et à une activité pratique indépendante de tout parti.

Juste avant la venue de Mélenchon avec son compère Laurent à Mulhouse, ils ont bien choisi le moment pour se hausser du col en défendant la pensée du Leader Maximo. Ils seront récompensés.

Le problème avec notre trio, c’est qu’ils falsifient la pensée de leur alter-ego en prétendant que celui-ci aurait qualifié leur groupe d’« organisation national-fasciste crypto-stalinienne » !

Nous n’avions parlé que de national-républicain, en distinguant une aile gauche (PG-PCF) à quoi on peut ajouter le POI, et une aile droite, plus dispersée avec, entre autres, Dupond-Aignan et quelques autres petits partis.

Nos polémiste en herbe défendent, et c’est leur droit , une introuvable « révolution citoyenne ». Ils se croient obligés d’opposer la République, sans qualificatif (chez Jaurès, déjà, elle était sociale au moins) à l’offensive néo-libérale. Le patriotisme républicain serait le bouclier contre les atteintes aux droits sociaux attaqués les uns après les autres par le Capital.

Ils retardent de plus de deux siècles en croyant qu’on peut revenir à l’État-Nation progressiste des débuts de la bourgeoisie nationale lorsque celle-ci luttait avec le peuple contre le féodalisme arriéré des puissances centrales comme à Valmy. Ont-ils entendu parler de la Commune de Paris en 1871 qui, selon Marx, ouvrait la voie à l’ère des révolutions prolétariennes?

Ne savent-ils pas que 1914 marque la trahison de la social-démocratie européenne lorsque les socialistes français et allemands lançaient les ouvriers les uns contre les autres au cris de « A Berlin » ou « Nach Paris » !

Ignorent-ils que la glorieuse Révolution d’Octobre ouvrait dans les faits, avec Lénine allié à Trotski, l’ère des révolutions permanentes bien loin de l’étapisme d’inspiration stalino-réformiste qu’ils osent encore prôner en 2013 !

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C’est le capital et la marchandise, et pas de méchants politiciens, qui ne sont que les voix des banques et des gros capitalistes, qui détruisent toutes les frontières, pas seulement nationales.

Et Marx aujourd’hui encore, comme dans le Manifeste communiste en 1847, ne nous pousserait pas à retrouver une forme plus archaïque d’organisation politique, dans les États-Nations qui n’ont plus de semblant d’indépendance que dans les ministères régaliens.

Tout retour en arrière est, par définition, réactionnaire. La classe ouvrière doit défendre pas à pas ses acquis sociaux attaqués par le néolibéralisme, mais aucune bouée de secours n’est à trouver dans le cadre de l’État national, dont le pouvoir est rogné par le cadre européen.

Pas de retour en arrière , mais une Europe sociale, avec le mieux-disant des droits sociaux, voilà la perspective, mais pas comme l’entend le PS ou les écologistes qui se proposent de gagner des miettes. Il s’agit pour les travailleurs européens de faire converger leurs luttes, comme l’ont fait à Strasbourg récemment, et les Morenas et Galet y étaient, pour arborer leur banderole, les Belges, les Luxembourgeois et les Français de Lorraine de Arcelor-Mittal

Le Parti de Gauche va-t-il proposer aux ouvriers internationalistes de lutter chacun dans son propre pays alors que leur patron se fout des frontières nationales et que ces ouvriers rassemblés devant le Parlement européen, élu, ont d’ores et déjà abandonné le cadre de leurs nations respectives.

« quand une Nation opère des transformations de nature révolutionnaire, elle est enviée par toutes et par tous. Elle terrorise les puissants »

Alors, oui, « toute victoire à l’échelon national ne fait que préparer le terrain aux conquêtes internationales.», mais ces conquêtes se moquent des frontières des États bourgeois comme on l’a vu en 1968. « Les ouvriers n’ont pas de patrie ! »

Leurs luttes commencent dans les frontières des États nationaux, mais les dépassent aussitôt dès lors qu’ils se heurtent à un patronat international qui réunit son conseil d’administration à Davos tous les ans.

Galet et les jumeaux Morenas ignorent la nécessité basique de l’indépendance des partis ouvriers à l’égard de la bourgeoisie

Ils interrogent :
« Que peut signifier cette expression « d’indépendance absolue » à l’heure où le gouvernement « socialiste » décide de faire signer des accords avec le MEDEF par une minorité syndicale? »
Relisez Marx !

Et ceci, encore pire :
« l’indépendance du mouvement ouvrier » dépend pour l’essentiel du gouvernement en place. »  (sic)

Et ils y opposent un salmigondis :

« Le Front de gauche, ce n’est un secret pour personne, défend la perspective (plus opérationnelle) de l’autonomie conquérante, pour l’hégémonie à gauche. Or, tout cela dépend bien évidemment du « cadre national »
Savent-ils seulement que, même le PS, est membre d’une Internationale, la Seconde ?

Il s’agit de discourir entre ex-staliniens et nationaux-républicains de gauche :

« un groupement politique comme le Front de gauche, solidement arrimé au PCF et armé du petit Parti de Gauche, peut alors  construire l’autonomie du discours, préalable à tout développement révolutionnaire. Il s’agit de rompre avec l’orthodoxie des dominants. Quitte à faire jaser les gauchistes. » ???

Ce n’est pas un hasard si sont oubliés les petites organisations qui, à la différence du NPA, ont rejoint le Front de Gauche et pourraient, si elles s’unifient, en constituer l’aile réellement anticapitaliste. Tirer sur la Feuille de Chou, pour atteindre ceux-là?

« Parler de Marx sans l’avoir lu » (comme Galet et les Morenas?)

« Avec beaucoup de prétention, « Schlomo » croit citer Karl Marx lorsqu’il prétend que celui-ci aurait valorisé la puissance du capital apte à « abolir les frontières », condition de la victoire du « prolétariat révolutionnaire ».

[A propos, Schlomo n'est pas un pseudonyme, mais un hétéronyme. C'est vous qui vous cachez dans l'anonymat!]

Citons, au contraire, ce passage magnifique du Manifeste, en rappelant qu’il date de 1847 :

. « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. » 

Et c’est en 1847 que Marx a publié ça !
Et l’on voudrait nous faire retourner, en 2013, à nos bases nationales?

Contresens sur Marx, et ignorance de l’État et la Révolution de Lénine, pour qui l’État de « dictature du prolétariat » doit immédiatement commencer à dépérir ce que Staline avait “oublié”. .

« tout n’est pas bon à prendre chez Karl Marx, critiquable comme n’importe quel autre auteur. Il souhaitait que le prolétariat prisse le contrôle de l’État et que l’État centralisât tout – y compris les moyens de transport, pour libérer les forces productives. » [au 19e siècle, hé!]

Le monde à l’envers !

Nos auteurs inversent les processus réels. Ce n’est pas la République qui a accordé les conquêtes ouvrières ! Pour ne rappeler qu’un seul exemple : ce n’est pas la Troisème République ni Léon Blum qui auraient « offert » les congés payés aux travailleurs, mais la vague de grève et d’occupation d’usines !
La République, la Quatrième, avec Jules Moch, a fait tirer sur les ouvriers. Sans parler de la politique coloniale de la France jusqu’en 1962 et ses prolongements néo-coloniaux jusqu’au Mali de 2013.

Défense de la République ou des luttes ouvrières?

« Parlons de la République qui a légalisé les syndicats, salarisé la plupart des activités sociales, construit la socialisation du salaire via la cotisation sociale, établit un Code du Travail et l’Inspection du Travail chargée du contrôle administratif de son application, mis en place le salaire minimum, les retraites par répartition, les congés payés, créé le statut général de la Fonction Publique, multiplié les dispositifs sociaux favorables à la classe ouvrière, lutté par la loi contre le patriarcat, et tout ce qui n’a pu être conquis que parce que le salariat s’est organisé dans des partis et des syndicats dans le fameux « cadre national ». C’est la République qui a construit la classe ouvrière. Voilà qui est certain: la patrie concrète des travailleuses et des travailleurs Français, c’est la France républicaine. »

Du délire !

Ne reculant devant aucune ineptie, Galet et Morenas osent perler d’un ”concept creux de lutte des classes » ” !

Cocorico !

Ou, comment le discours pégéiste remplace la lutte des classes par la lutte pour l’indépendance nationale…

« la défense de l’unité et de l’indépendance nationales ne sont pas des questions idéologiques. Cette défense n’est nullement déduite du discours, par amour des symboles et du drapeau tricolore, mais de la nécessité de contrer la stratégie des dominants, lesquels veulent détruire toute souveraineté populaire. Il est d’ailleurs démontré qu’il est impossible de se réclamer des idées anticapitalistes sans en passer, d’une manière ou d’une autre, par la réhabilitation des cadres républicains de souveraineté populaire que l’oligarchie tente de démanteler par tous les bouts. »

Encore un effort, mais un gros, pour être lutte de classes et ne plus confondre « révolution citoyenne » et révolution socialiste internationale !

JCM, en réponse à http://republique-ecosocialiste.fr/WordPress3/?p=161

 Collectivité Territoriale d’Alsace, Front de gauche: défendre l’Etat-nation ou la lutte des classes?

quatrieme internationale logo

drapeau alsacien

Lu dans le compte-rendu d’une réunion publique tenue en Alsace du nord

vendredi 29 mars 2013
7ème Assemblée Citoyenne du Front de Gauche – Bilan

Extrait

Faut-il à ce point ne pas aimer l’Alsace pour voter “non” ? Contrairement aux contenus des messages subliminaux induits par la propagande des tenants du “oui”, c’est justement aimer l’Alsace que de s’opposer fermement à son détachement de la République Française. Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux Etats Nations. Et c’est ça, comme l’a souligné Jean-Louis Dolfus, les véritables orientations d’un projet politique qui n’ose pas dire son nom.

S’il est vrai que le projet de CTA masque la volonté de constituer des régions dans le cadre d’un espace fédéral européen, il nous semble que, s’y opposer au nom de l’État-nation n’est pas la bonne posture.

L’affirmation selon laquelle “Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux États Nations.” se heurte à plusieurs problèmes.

D’abord, qu’on le veuille ou non, l’Alsace appartient, géographiquement, historiquement, culturellement, linguistiquement et économiquement à cet “espace rhénan supérieur.

Aucune force politique n’y peut rien.

Autre chose est, pour s’opposer au projet néo-libéral, masqué par le référendum du 7 avril, de prendre appui sur l’État-nation français.
Qu’on défende les principes républicains, c’est une chose.

Mais défendre l’organisation nationale française, serait-elle républicaine, déporte sur un terrain glissant où le Front de gauche se retrouve d’ailleurs, avec sa Marseillaise, obligatoire après l’Internationale, et ses drapeaux tricolores, aux côtés de nationaux républicains de droite et même d’extrême-droite.

Le national ou le social, il faut choisir!

Le droit social, effectivement visé par les libéraux, qu’ils voudraient réduire comme peau de chagrin, ne peut-il être défendu que dans un cadre national? Ne peut-on combattre pour la défense et l’amélioration des droits sociaux que dans le cadre étriqué des États-nations? On a pourtant défendu un droit social mieux-disant européen (et mondial à terme) lors des référendums en Europe!

L’histoire de la composante PCF du Front de gauche rend compte de plusieurs périodes où, ce parti, obéissant aux tournants successifs de la Troisième Internationale stalinisée, abandonnait ses périodes ultra-gauche pour pratiquer l’union nationale. Après 1928, par exemple, la période qui conduit au Front populaire en est un exemple, comme le gouvernement d’union nationale entre de Gaulle et Thorez, qui conduisit ce dernier à s’opposer aux grévistes du Nord, au nom de la reconstruction de l’économie nationale française, après avoir laissé désarmer les FTP.

Le Parti de gauch,e plus récent de création, partage ce positionnement, mêlant un langage et une pratique luttes de classes avec un national-républicanisme tricolore avéré qui s’accompagne d’ailleurs de positions parfois ambiguës sur la laïcité (laïcarde) et l’Islam, confondu avec ses caricatures.

Or, il existe une autre perspective, c’est celle du point de vue de la lutte des classes.

En ce sens, peu importe le cadre national, de toutes façons économiquement et financièrement obsolète, ou un autre cadre politique. L’essentiel selon le BA BA du marxisme c’est l’indépendance absolue du mouvement ouvrier.

Même quand il est amené à s’allier à des éléments bourgeois ou petits-bourgeois, comme par exemple pour défendre les libertés démocratiques, ou comme en 39/45 pour combattre le nazisme, c’est cette indépendance qu’il faut conserver. Sans quoi, le mouvement ouvrier de chaque État est à la traine de sa propre bourgeoisie. On a vu le résultat catastrophique en août 1914! Nach Paris contre A Berlin!

C’est le capital et la marchandise qui détruisent les vieilles frontières. Et ce n’est pas par hasard que Marx, dans son Manifeste communiste, salue la puissance révolutionnaire du capital qui détruit le vieux monde, condition nécessaire afin que le prolétariat puisse poser la question de la révolution et du communisme qui sera sans États-Nations ni frontières aucunes.

La seule “patrie” de l’ouvrier, qu’il le sache ou pas, c’est la classe, internationale, à laquelle il appartient;

Les partis comme le PCF et le PG, aujourd’hui, retardent sur l’état réel du monde et du cadre politique nécessairement international qui devrait naître pour sortir l’humanité de l’état de “crise” où le plongent les libéraux ou néo-libéraux, de droite ou de “gauche”.

On ne s’étonnera donc pas des positions anti-régionalistes de ces partis et de l’abandon de la défense des langues parlées en Alsace-Moselle, qui pourtant faisait partie jadis du bagage des staliniens.

C’est pourquoi, personnellement, à l’intérieur du courant régionaliste, je défends des positions lutte de classe, et à l’intérieur des mouvements du Front de gauche ou de la gauche radicale, je défends des positions régionalistes.

Et j’appelle à voter NON le 7 avril!

 Élections dans la deuxième circonscription de l’Oise : le MRAP tire le signal d’alarme

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Le résultat des élections partielles dans la deuxième circonscription de l’Oise est un choc politique majeur.

L’élimination de la candidate socialiste lors du premier tour, avec une perte de plus de la moitié de son électorat de 2012, traduisait déjà un phénomène extrêmement inquiétant. La baisse de la participation n’expliquant pas l’ampleur de l’effondrement.

Mais les résultats du second tour constituent un séisme politique. Dans cette circonscription la droite l’emporte sans récupérer, loin de là, son électorat du deuxième tour de 2012 subissant donc la baisse de participation.

A l’inverse, le Front national voit monter, non seulement son pourcentage, mais aussi son nombre de voix malgré l’effondrement de la participation, talonnant ainsi l’UMP.

C’est un fait politique grave, le Front National est perçu au moins dans cette circonscription comme une alternative politique à la droite et à la gauche par une frange de l’électorat qui n’était pas préalablement ancrée à l’extrême-droite.

Ce résultat électoral catastrophique est dû à un désenchantement profond dans l’électorat de gauche.

Le MRAP laisse au parti majoritaire et au gouvernement le soin d’en analyser les raisons avec lucidité, mais il est évident que le désarroi social explique ce désaveu.

Cependant, cette percée du FN est aussi due à l’abolition des frontières programmatiques entre le Front National et l’UMP. Jean François Mancel en fut d’ailleurs un précurseur puisqu’il déclarait en 1998 « Il faut saisir cette chance qui nous est offerte : le Front national qui a enlevé tout ce qui peut nous hérisser sur le plan des valeurs ». La frontière des valeurs étant abolie le FN n’avait plus, en 2013, qu’à effectuer ses emplettes électorales en dehors de sa base traditionnelle.

Le MRAP en appelle à la mobilisation contre la droite extrême et à une meilleure prise en compte des aspirations populaires par ceux qui nous gouvernent.

A défaut l’avenir serait sombre.

Paris, le 26 mars 2013.

 Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

©2012

Écrit et édité par des membres du Réseau juif international antisioniste (IJAN) après les recherches nécessaires.

Nos remerciements spéciaux à Jimmy Johnson pour ses longues recherches.

Cette publication s’inspire largement de The Israel Connection: Who Israel Arms and Why de Benjamin Beit-Hallahmi (Pantheon City: 1987). Malgré le fait que l’ouvrage date d’il y a 25 ans, le livre continue à jouer un rôle crucial pour documenter le rôle d’Israël dans la répression mondiale. Celle-ci, et la participation d’Israël, s’est énormément développée depuis ; cependant, ces informations restent largement méconnues. Ce qui suit est une tentative modeste de compilation des informations de cette source et d’autres pour faire avancer la trame de cette histoire.Introduction
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 L’Etat d’Israël devant le Tribunal de Paris pour avoir séquestré le bateau français pour Gaza

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L’Etat d’Israël comparaît devant le tribunal de Paris pour avoir séquestré le « bateau français pour Gaza »
7 mars 2013

L’Etat d’Israël est convoqué devant la première chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, mercredi 13 mars à 14h30, pour répondre de l’abordage dans les eaux internationales en juillet 2011 du « Dignité Al Karama » , dans le cadre de la campagne « Un bateau français pour Gaza », et à sa séquestration dans un port israélien.

Paris le 07/03/2013,

Le « Dignité Al Karama », bateau de plaisance battant pavillon français, avec 16 civils à son bord, était le seul membre de la « Flottille de la liberté II » qui a réussi à échapper à l’interdiction de naviguer des autorités grecques, sous pression israélienne, et à tenter de briser le blocus de Gaza. Ce navire a été attaqué et arraisonné, ses passagers emprisonnés, par les forces navales israéliennes le 19 juillet 2011 dans les eaux internationales, au mépris du droit international sur la libre circulation maritime et du droit de la mer. Il est depuis placé sous séquestre dans un port israélien.

L’Etat d’Israël invoque son immunité d’Etat, et prétend avoir agi dans l’exercice de ses pouvoirs de police. Il est inconcevable en termes de droit qu’un Etat s’arroge le droit d’agir en fonction de ses « intérêts propres » en dehors de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes, et refuse de restituer un navire dans l’état où il l’a saisi. Ce serait la négation de toute règle de droit international, de droit maritime et une infraction évidente à l’article 2.4 de la charte des Nations unies, que l’Etat d’Israël se doit, comme tout Etat membre des Nations unies, de respecter.

Dans ces conditions, on ne peut que s’indigner de la position du ministère public français dans cette affaire, qui dans ses conclusions, légitime l’acte de piraterie de l’Etat d’Israël. A le suivre, il n’y a plus de droit, ni de règles internationales, chaque Etat a le pouvoir de faire ce qu’il veut.

L’Etat d’Israël, comme tout Etat, ne peut agir, en violation du droit, comme bon lui semble, là où il le souhaite et quand il le souhaite. L’Etat d’Israël doit être sanctionné. Il existe des règles, celles du droit international, la justice française doit les faire appliquer.

Campagne « Un bateau français pour Gaza ».

Nous invitons la presse à se rendre à l’audience le 13 mars à 14h30 à la 1ère chambre du TGI de Paris.

Contact presse : Maxime Guimberteau – 01 40 36 41 46/ contact@plateforme-palestine.org

SIGNATAIRES DU COLLECTIF NATIONAL POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAÉLIENS.
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence – Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération Générale du Travail (CGT) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Génération Palestine – La Courneuve-Palestine – Le Mouvement de la Paix – Les Alternatifs – Les Femmes en noir – Les Verts / Europe-Écologie – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union syndicale Solidaires.

SIGNATAIRES DE LA PLATEFORME DES ONG FRANÇAISES POUR LA PALESTINE.
Membres : Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF) – CEDETIM/IPAM – Cimade – Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire (CCFD – Terre Solidaire) – Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient (CVPR-PO) – Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Comité Pays de Loire Gaza Jérusalem Méditerranée – Fédération Artisans du Monde – Génération Palestine – Ligue Internationale des Femmes pour la paix et la liberté – section française (LIFPL) – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement International de la Réconciliation (MIR) – Pax Christi France – Terre des Hommes France – Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
Observateurs : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-France) – Afran Saurel – Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH) – Association « Pour Jérusalem » -Centre de Recherche et d’Information sur le Développement (CRID) – Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Paix – Strasbourg – Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne (GAIC) – RITIMO – SIDI.
AUTRES SIGNATAIRES : Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, Coalition contre Agrexco, Corsica Palestine, Mouvement pour une Alternative Non Violente (MAN), Forum pour un Autre Monde, Collectif 13 « Un Bateau pour Gaza », Chrétiens de la Méditerranée, Compagnie Erinna, Mouvement des Jeunes Communistes (MJC), Confédération paysanne, UNEF, Les Amis d’Al Rowwad, Alternative Libertaire, Syndicat des Travailleurs Corses.