8 mai 1945 – 8 mai 2013: Hommage aux oubliés de l’Histoire

sc3a9tif-8-mai-1945-photo-el-watan

http://negreinverti.wordpress.com/2012/05/08/lautre-8-mai-1945-setif-et-les-premices-de-la-guerre-dindependance-algerienne/

8 mai 1945 – 8 mai 2013 – le MRAP rend hommage aux « oubliés de l’histoire »

Le 8 mai 1945 était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les peuples étaient « venus à bout de la bête immonde ».

Le MRAP se doit de rappeler inlassablement, qu’à cette victoire sur le IIIe Reich et le fascisme ont contribué, à côté des alliés –Soviétiques, Américains et Anglais pour la plupart – de nombreux immigrés venus d’Afrique noire et du Maghreb mais aussi de l’Europe toute entière.

Les uns avaient fui l’idéologie fasciste qui avait d’abord triomphé en Italie, puis en Allemagne et en Espagne ; d’autres, colonisés, espéraient que leurs peuples bénéficieraient eux aussi de cette liberté chèrement acquise pour sortir du statut colonial et devenir des citoyens de leur propre patrie.

On ne demandait pas alors aux combattants étrangers de la résistance s’ils mangeaient de la viande hallal ou s’ils avaient des papiers ! Qu’il s’agisse des Algériens, Marocains, Tunisiens, Africains, Antillais, Malgaches, de ceux du groupe Manouchian de la Main d’Œuvre Immigrée (MOI) désignés comme « terroristes » sur l’Affiche rouge, ou encore de ceux, notamment les Républicains espagnols, qui, dans des chars baptisés Guadalajara Ebro, Teruel, Brunete, Madrid – mais également Don Quijote ou Durruti – ont contribué à libérer Paris.

« Pourrions nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelies sous l’oubli et l’ingratitude ? », interrogeait le Général De Gaulle le 23 avril 1968.

Aujourd’hui, après les 5 années de xénophobie d’Etat du gouvernement Sarkozy et une campagne électorale 2012 durant laquelle, une droite – dont les composantes de droite extrême n’ont plus rien de républicaines – ainsi que le Front National – ont rivalisé dans l’abject, le racisme atteint des proportions particulièrement inquiétantes : 69% des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22% par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23%. Des thèses racialistes se développent.

Le MRAP espérait, avec l’élection de François Hollande et une majorité PS à l’Assemblée des changements notoires. Mais hélas, la douloureuse question des sans papiers demeurent inchangée : aujourd’hui un très grand nombre d’ enfants et petits enfants des combattants morts pour la France sont sans papiers, sans droits, sans reconnaissance. Ceux qui ont des papiers se voient toujours refuser le droit à la citoyenneté : le droit de vote aux résidents non communautaires, pourtant promesse du candidat François Hollande semble oublié. Ce n’est pourtant qu’une question de justice d’égalité, de dignité.

Ceux d’entre eux qui sont de nationalité française sont trop souvent victimes du racisme, de la relégation, de la discrimination.

Le MRAP tient également à rappeler que non seulement ces « indigènes » ont été exclus du défilé de la victoire du 8 mai 1945 à Paris, mais que, ce même jour, une répression terrible s’abattait en Algérie, sur la région de Sétif, parce qu’un drapeau algérien, symbole de l’indépendance, était brandi au cours d’un défilé célébrant la victoire. Il y eut alors des milliers de morts. Ces massacres préfiguraient ceux de dizaines de milliers de manifestants perpétrés à Madagascar par l’armée française face aux insurgés Malgaches qui avaient attaqué un camp militaire

En ce 8 mai 2013, le MRAP tient à rendre hommage à tous ces combattants venus d’ailleurs, « à ces étrangers et nos frères pourtant », qui ont lutté pour que la devise Liberté, Égalité, Fraternité ne soit pas un vain mot. Et quel meilleur hommage que de continuer leur lutte pour une société plus juste d’où le racisme aura enfin disparu, où le « vivre ensemble » l’emportera sur toutes les peurs et les haines.

Paris, 8 Mai 2013

 Législatives 2012: Français monarchistes?

http://www.19e.org/documents/restauration/louis16roimartyr1.htm
 

On le savait déjà, par le succès des retransmissions de cérémonies royales, en Grand-Bretagne, par exemple: les Français, pourtant héritiers lointain des révolutionnaires de 1789-93, qui ont raccourci leur roi Louis XVI, sont restés monarchistes dans l’âme.

Le général de Gaulle le savait aussi, lui qui avait pris des contacts avec l’héritier du trône,  avant de mettre en place la Constitution de la Ve République donnant des pouvoirs forts au président, et même avec l’article 16, le pouvoir de se passer du Parlement, puis il a rajouté l’élection du président au suffrage universel, le “coup d’État permanen”t selon François Mitterrand qui en a usé pourtant, une fois élu.

Le fort taux d’abstention ce 10 juin laisse penser qu’ une fois qu’ils ont élu leur “roi”, ils se désintéressent du reste, c’est à dire, qu’ils se contrefoutent de l’élection des députés sans lesquels le “roi” ne peut rien, car ce sont encore ces élus qui votent les lois et permettent à une majorité gouvernementale et à un premier ministre de mettre en œuvre la politique voulue par le président et approuvée par le peuple.

Nouveau signe de désamour pour les partis politiques, malgré l’offre plus que généreuse, parfois incompréhensible pour les citoyens pas trop informés?

Selon la presse étrangère, le souhait du président d’avoir une majorité ne semble pas en bonne voie au soir du premier tour. Des surprises sont à découvrir au 20h.

Mais il y a un second tour le 17 juin, donc rien n’est joué: rattrapage possible.

 Comparatif de discours d’investiture

Le changement, c’est …” quand?

 

 

Discours d’investiture de Nicolas Sarkozy

Je pense à tous les Présidents de la Ve République qui m’ont précédé. Je pense au Général De Gaulle qui sauva deux fois la République, qui rendit à la France sa souveraineté et à l’Etat sa dignité et son autorité. Je pense à Georges Pompidou et à Valéry Giscard d’Estaing qui, chacun à leur manière, firent tant pour que la France entrât de plain-pied dans la modernité. Je pense à François Mitterrand, qui sut préserver les institutions et incarner l’alternance politique à un moment où elle devenait nécessaire pour que la République soit à tous les Français. Je pense à Jacques Chirac, qui pendant douze ans a œuvré pour la paix et fait rayonner dans le monde les valeurs universelles de la France. Je pense au rôle qui a été le sien pour faire prendre conscience à tous les hommes de l’imminence du désastre écologique et de la responsabilité de chacun d’entre eux envers les générations à venir.

Discours d’investiture de François Hollande

En cet instant où je suis chargé de présider aux destinées de notre pays et de le représenter dans le monde, je salue mes prédécesseurs, tous ceux qui avant moi ont eu la responsabilité de conduire la République, Charles de Gaulle qui mit son prestige au service de la grandeur et de la souveraineté de la France, Georges Pompidou qui fit de l’impératif industriel un enjeu national, Valéry Giscard d’ Estaing qui relança la modernisation de la société, François Mitterrand qui fit tant avancer les libertés et le progrès social, Jacques Chirac qui marqua son attachement aux valeurs de la République ; Nicolas Sarkozy à qui j’adresse mes vœux pour la nouvelle vie qui s’ouvre devant lui.

Ah, ah,ah!

 Sarkozy, ami des musulmans, comme le général de Gaulle…

14 mars 2012

“Sarkozy, « l’ami » des musulmans à la mosquée de Paris” Le Monde

Propos du Général DE GAULLE sur l’immigration, en 1959

«C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France.

 

Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français.

 

Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées.»

 

Citation du Général De Gaule le 5 mars 1959 rapportée par Alain Peyrefitte

 Les DNA font silence sur le rassemblement pour commémorer le 17 octobre 1961

Les DNA ont encore réussi un tour de force!

Le Journal n’a pas publié le communiqué de presse annonçant le rassemblement du 17 octobre à 17h30 au pont du Corbeau!

Elles se sont contentées de publier celui d’associations algériennes qui pratiquent depuis des années la division en appelant le même jour, à la même heure, sur un autre pont de Strasbourg, ignorant les dizaines d’associations unies qui appellent au pont du Corbeau.

Lire la suite

 Constitution de 1911 en Alsace: Robert Grossmann ou de l’antibochisme primaire

Les Dernières Nouvelles d’Alsace ont publié ce mercredi ma réponse au pamphlet de Robert Grossmann qui tirait à la Grosse Bertha sur la Constitution de 1911…

La version ci-dessous est légèrement différente de celle des DNA, qui n’avaient pas tenu compte de quelques modifications et corrections de bourdes qui m’avaient échappé.

mon grand-père maternel Alsacien soldat allemand du second Reich

Antibochisme primaire

Et maintenant, tous en chœur, avec Robert Grossmann, « Nos ancêtres, les Gaulois... »

Sacré Robert!

Il n’a rien perdu de son style d’à-peu-près flamboyant. Il cause, long comme un jour sans Marseillaise, dans le Journal, les Dernières Nouvelles d’Alsace,ce mardi matin, 17 mai 2011, ça nous change du feuilleton DSK.

« Déployons les rétroviseurs, marche arrière toute! » s’exclame-t-il , tout en nuance, en titre de son pamphlet dans les DNA qui nous avertissent de la colère de l’ex UJP: « …cette célébration, notamment dans l’hémicycle du conseil régional, est inappropriée. » Et vlan pour Philippe Richert!

Dans le genre cocorico (et pas kireriki) le Robe’s est imbattable.

« En ce mois de mai, on va donc célébrer la Constitution…Pas la nôtre! Un constitution enfouie dans l’histoire dont, disons les choses franchement, tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires et…des officines! Il s’agit de la constitution du Reich du Kaiser Wilhelm, un texte de 1911! ». Weh, il a oublié Hansi!

Vous avez compris? Il n’y a de Constitution que celle de la Ve République, de notre héros national, le général de Gaulle. Quoi, on célèbrerait une Constitution étrangère? Celle d’un pays ennemi, là, juste de l’autre côté du Rhin? Et vous voudriez que Robert Grossmann se tût? C’est ne pas le connaître! Déroulède, au secours!

Et cette Constitution, étrangère,« enfouie dans l’histoire », d’aucuns voudraient la déterrer, la dégager de l’oubli? « …un texte de 1911 »

Und was noch? Prenant le parti populiste et antiparlementaire de l’ignorance, Robert Grossmann part au galop sur le cheval de l’anti-intellectualisme: (« tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires…», les élus, le président de l’Université de Strasbourg apprécieront!

L’instituteur Robert Grossmann nous fait ensuite une leçon d’histoire assaisonnée à sa sauce patriotique franco-française. Il est cependant obligé de reconnaître, après les destructions et l’exode de nombreux Alsaciens francophiles, que « le Reich bismarckien va reconstruire et agrandir Strasbourg pour en faire une ville emblématique de sa culture… ».
Mais le négatif l’emporterait:

« Pendant les longues années d’annexion (bien entendu Louis XIV, lui, n’a pas annexé l’Alsace…), une main de fer a germanisé nos régions… » .

Ah, bon? Les Alsaciens parlaient donc tous le français en 1870? Foutaises! Même les Français de l’intérieur, dans les autres provinces, n’ont été linguistiquement francisés qu’avec la première guerre mondiale!

Robert Grossmann révise l’histoire. Il passe sous silence le fait que l’Alsace appartenait à l’aire germanique dont elle était le cap occidental jusqu’en 1648, et que, malgré les efforts des amis de Robert, de droite comme de gauche, notre région est, pour une part encore, de culture et de langue allemandes avec les dialectes qui y sont encore parlés.

Ce n’est pas pour rien que le quartier allemand de la ville sert souvent de décor à des films qui se passent à Berlin dans les années 1910 d’avant la révolution allemande qui a aussi eu lieu ici avec les conseils de soldats et d’ouvriers en 1918.

On laisse aux historiens le soin de débattre ces prochains jours de cette Constitution et du degré plus ou moins grand d’autonomie qu’elle laissait aux Alsaciens à la veille de la grande guerre. Robert Grossmann ne semble pas le mieux placé pour un jugement objectif.

On voit bien sa cible : « Ceux qui en appelaient à une Alsace autonome en furent pour leurs frais. ». Il faut croire que le spectre de cette autonomie effraye encore Robert! Vade retro Satanas!

Ce qui énerve plus notre conseiller municipal c’est le lieu choisi pour le colloque, la salle du conseil régional. Et un direct du droit sur Philippe Richert! La « majorité alsacienne » est bien mal en point.

Ce qui domine cependant c’est l’antibochisme primaire.

« Que compte-t-on nous apprendre avec cette constitution, que certains veulent se réapproprier? Les grandeurs du Reich et de la germanité? Les bonheurs d’une Alsace autonome comme elle ne le fut pas avec la constitution de 1911? ».

Qu’à l’heure de l’Europe, et de la déjà vieille réconciliation franco-allemande, on en soit encore là, signe son bonhomme!

Qui, sinon, lui, parle de « modéliser cette période, de la vanter », confondant le travail de l’histoire et les leçons politiques qu’on peut en tirer, avec le domaine de la propagande qui est manifestement le sien?

« Il s’est passé des choses de 1911 à 1945 …», menace-t-il. Comme si on ne le savait pas! Mais de là à assimiler tout ce qui est allemand à la trique impériale du Kaiser (et Napoléon III?) et au nazisme?

Notre pamphlétaire voir le Teufel partout: un « appel à la fête nationale alsacienne », « des lectures publiques » (on croyait que Grossmann aimait lire?), « une manifestation autonomiste place Kléber », « d’autres événements inattendus »…Et une dernière dose d’anti-germanisme: « Bref certains vont ressusciter (il ne dit pas commémorer) le 30 mai 1911, l’esprit nimbé de nostalgie (forcément, la nostalgie) et les regards embués tournés par-delà le Rhin» – Le Rhin Français, ou la Gallia, ex-Germania!- lui ne regarde, depuis la Robert-sau que vers l’ouest…

Ce ne sont que des « actes militants rétrogrades et obscurantistes ». Fermez le ban. Section, en avant, avec le caporal-chef Grossmann, drapeau tricolore en tête, (au fait tu changes quand ton patronyme germanique? ) pour reconquérir la rive gauche du Rhin, ce fleuve si français qu’il arrête les particules radioactives venus de l’est…

Jean-Claude Meyer
17 mai 2011

Documents

http://mjp.univ-perp.fr/constit/de1911alsacelor.htm

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/05/11/la-constitution-de-1911-des-cles-pour-aujourd-hui