Un tunnel destiné à permettre des infiltrations de Palestiniens de la bande de Gaza en territoire israélien a été découvert lundi par des soldats, a fait savoir l’armée israélienne, mardi 15 janvier.
“Hier [lundi 14 janvier], des soldats de l’armée israélienne ont découvert l’entrée d’un tunnel creusé en territoire israélien au cours d’une opération de routine menée près de la clôture de sécurité dans la partie sud de la bande de Gaza. Ces tunnels sont les mêmes que ceux [qui avaient été] utilisés par le Hamas pour kidnapper le soldat Gilad Shalit en 2006″, a expliqué l’armée dans un communiqué.
“Ce tunnel devait permettre aux terroristes de s’infiltrer en plein cœur du territoire israélien pour y mener des attaques contre des civils et des soldats”, selon la même source, qui ajoute qu’une enquête est en cours pour “déterminer la date et les circonstances” de la construction du tunnel.
Bonjour chers Camarades c’est avec effarement que nous avons appris que le “journaliste” nommé Michel Collon serait présent a la fête de l’humanité.
“Michel Collon, Vanessa Stojilkovic et Bahar Kimyongür et l’équipe Investig’Action présenteront leurs livres et DVD, dédicaceront et échangeront avec vous. Au stand belge à côté du livre « Comment osent-ils ? », le best-seller de Peter Mertens sur la crise et l’Europe. Du vendredi soir au dimanche après midi. Stand n° 83 dans la rue Ernesto Guevara. Parc de la Courneuve, avenue Waldeck-Rochet, Paris. Contact : secretariat@michelcollon.info-Stand n° 83 dans la rue Ernesto Guevara. Parc de la Courneuve, avenue Waldeck-Rochet” Lire la suite →
Malgré le quasi boycott des médias régionaux – ainsi les DNA se sont contentées comme souvent, d’annoncer par une brève perdue dans une colonne du journal, sa venue, puis dans le carnet du jour, près de 120 personnes étaient présentes à 19h30 dans la salle de Cap-Europe, lorsque l’ex-prisonnier d’Israël est entré dans la salle, accompagné par Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS qui l’avait visité plusieurs fois dans sa cellule.
Imaginons un instant que le soldat franco-israélien Gilad Shalit, ait été invité par ses amis à une conférence publique. On est certain qu’on aurait eu autant de publicité médiatico-politique qu’il y a eu d’initiatives en Alsace pour le soutenir. Rappelons entre autres, une grande banderole suspendue sur un mur de la synagogue de la Paix, aux côtés d’Ingrid Bettancourt, une autre au-dessus de la porte d’entrée du Conseil régional, des interventions politiques nombreuses et diverses du plus haut niveau.
Et pourtant, le soldat avait été capturé en opération contre Gaza. C’était un prisonnier de guerre, pas un otage en dépit de ce que la presse et ses amis ont fait croire.
Alors que Salah Hamouri, de nationalité française seulement, comme l’a rappelé Lefort, du fait que les Palestiniens de Jérusalem, par une loi injuste d’Israël, ne peuvent avoir de passeport ni israélien ni palestinien, n’a eu ni le soutien du président de la République d’alors, ni les honneurs des médias.
Seule la solidarité de ses amis de France et d’ailleurs a essayé de rompre son isolement. Et c’est la raison pour laquelle après une tournée de 70 villes en mai-juin dernier, en ce début de septembre, avant la fête de l’Humanité, il a tenu à rendre visite à tous ses amis dans les villes pas encore visitées.
Rappelons aussi qu’il avait été condamné à 7 ans de prison, qu’il a accomplis entièrement, avec même du rab, pour une prétendue tentative d’assassinat d’un rabbin fasciste, acte qu’il n’avait ni envisagé ni commencé d’exécuter.
Comme à Mulhouse, au printemps dernier, Salah Hamouri a décrit avec une grande précision les traitements inhumains subis par les 4700 prisonniers palestiniens, dont de très jeunes enfants. Certains de ces prisonniers n’ont jamais été jugés. Ils sont retenus de 6 mois en 6 mois renouvelables sans limites par l’application d’une loi de 1939 , britannique d’origine, sur la rétention administrative.
Il a dénoncé le sort des malades, des familles qui ont le plus grand mal à visiter les leurs emprisonnés. Même les morts en prison sont maltraités, en n’étant pas restitués rapidement aux familles.
Salah a détaillé comment se préparent les grèves de la faim coordonnées des prisonniers malgré toutes les difficultés.
Et il a terminé en remerciant encore chaleureusement ses soutiens présents et avec la certitude que le juste combat du peuple palestinien, malgré toutes les difficultés, finira par l’emporter, comme l’avaient emportés avant les Vietnamiens ou les Algériens.
le 11 septembre, Salah a été reçu au parlement européen à l’invitation du groupe GUE/VN Gauche unie européenne/Verts nordiques
Voici un bref compte-rendu fait par
Patrick Alexanian
Collaborateur du groupe GUE au Parlement Européen
tel Bruxelles: 0032 (0)22846524
tel Paris: 0033 (0)145518248
tel Strasbourg: 0033(0)388173571 Email: patrick.alexanian@europarl.europa.eu
En cette période de reprise et avant de vous passer les informations sur les votes au Parlement je voulais vous dire que notre groupe GUE/NGL a reçu Salah Hamouri à l’initiative de la délégation française et de Jean Claude Lefort ancien député communiste et président de l’Association France-Palestine solidarité et coordinateur du comité national de soutien à Salah Hamouri.
Vous le voyez à la tribune de notre groupe au coté de Patrick Le Hyaric.
La participation était nombreuse y compris de député(e)s européen(e)s d’autres groupes que le notre. Salah nous a fait vivre les condition de détention des prisonniers palestiniens. Le liste est longue et l’assemblée diverse a été émue et étonnée d’apprendre des choses difficiles à croire. Deux ou trois choses parmi d’autres.
La peine va à son terme y compris malgré le décès du prisonnier son corps n’est retournée à sa famille qu’à la fin de la peine.
Lorsqu’on une femme accouche son bébé reste avec elle en captivité pour des périodes longues…
Enfin les droits de visites, ils sont tous réduits mais différents selon les régions. A Jérusalem un détenu a 45 mn par quinzaine pour voir sa famille. En Cisjordanie, il faut toujours une autorisation exceptionnelle délivré par l’armée pour avoir droit à la visite. Enfin, à Gaza, aucune visite n’a été permise depuis 2006… et cela pour tous les détenus, enfants, femmes et hommes….
Bref, le respect des conditions internationales n’est pas à l’ordre pour Israël…
Vous imaginez le soutien qui lui a été apporté par notre groupe qui a, il y a quelques mois, avait envoyé une délégation de parlementaire dans les prisons et qui ne cesse d’agir pour les 4700 prisonniers politiques palestiniens et palestiniennes.
Mais vous pourrez avoir l’occasion d’en savoir plus car Salah Hamouri restera un mois en France…Il sera aussi à la fête de l’Humanité…
“Il y a bien des mots qui sont piégés, mais pas nécessairement ceux auxquels on pense. Ainsi en va-t-il de Gilad Shalit, que presque tout le monde a présenté comme un « otage » qui avait été « kidnappé ». J’ai pour ma part toujours fait attention, dans mes écrits, à le qualifier de « prisonnier ». En effet pour moi il ne fait aucun doute qu’il s’agissait bien d’un prisonnier de guerre, au même titre qu’un grand nombre de détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. Et Gilad Shalit n’avait pas été « kidnappé », mais bien capturé par les Palestiniens.”
“Je voudrais finir en ajoutant que ce qui est valable pour les mots est également valable dans un autre domaine : les cartes. Il existe en effet une production cartographique « classique » qui structure l’imaginaire, y compris l’imaginaire médiatique. On serait face à une région que l’on peut diviser en deux : à l’ouest, Israël, et à l’est, la Cisjordanie. Cela entretient l’idée que l’on va vers la création de deux Etats, qu’il suffirait d’opérer un découpage le long de la « ligne verte » qui séparerait Israël de la Cisjordanie. Or la réalité est bien différente : il y a, partout d’est en ouest, l’Etat d’Israël, avec en son sein quelques enclaves palestiniennes. Et lorsque l’on déplace le curseur géographique, comme lorsque l’on interroge le vocabulaire, on questionne vraiment les schémas classiques et les paradigmes sur la base desquels est trop souvent construite l’information.”
Plusieurs “amis” sur Facebook, dont Brahim Senouci, m’ont demandé pourquoi je m’interrogeais sur la vigilance nécessaire à l’égard de tout dérapage antisémite ou islamophobe. Côté islamophobe, les exemples ne manquent pas. Mais il en existe aussi côté antisémite. Voici des extraits du dernier “livre” de Gilad Atzmon, qui n’appellent pas de commentaire – sauf que cet auteur a été défendu par le site Info-Palestine…
Noam Shalit, le père de l’ancien prisonnier Gilad Shalit, a annoncé sur Channel 10, télévision israélienne, qu’il enlèverait un soldat israélien dans sa recherche de liberté, s’il était palestinien.
(JPG)Père d’un soldat israélien retenu en captivité pendant plus de cinq ans par le Hamas, il a déclaré qu’il enlèverait des soldats israéliens s’il était palestinien.
Noam Shalit, qui a annoncé en début d’année qu’il soutiendrait le Parti travailliste d’opposition aux prochaines élections israéliennes, a provoqué l’indignation dans la droite israélienne avec son propos. Son fils, Gilad, a été libéré par un échange de prisonniers en octobre 2011.
Et Shalit d’ajouter que l’enlèvement de soldats israéliens par les militants du Hamas était comparable aux techniques utilisées par les combattants paramilitaires israéliens de la Haganah contre les Britanniques, arguant « nous avons nous aussi kidnappé des soldats britanniques quand nous combattions pour notre liberté ».
S’adressant à un journaliste de la télévision qui l’interviewait dans la cuisine de la maison familiale des Shalit, cadre habituel pour le public israélien durant les cinq années de campagne de la famille pour la libération de leur fils, Shalit était soumis à des questions incessantes qui tentaient de le coincer sur ses opinions politiques.
L’ancien ingénieur a finalement résumé les questions importantes de sa campagne comme « une responsabilité mutuelle. On ne laisse pas des soldats derrière, ni aucun Israélien qui a un problème ». Il a déclaré également qu’il serait prêt à négocier avec le Hamas s’il était député, ce que le gouvernement israélien, avec la Grande-Bretagne et les États-Unis ont refusé de faire.
Le franco-palestinien Salah Hamouri a accompli ce 28 novembre la totalité de la peine injuste de 8 ans de prison à laquelle les tribunaux israéliens l’avaient condamné.
Il était libérable ce jour.
Mais ses geôliers israéliens le gardent encore emprisonné de manière arbitraire.
Il ne serait libéré qu’en même temps que la seconde vague de prisonniers palestiniens en échange de Gilad Shalit.
Une injustice de plus !
Quelques dizaines de personnes sont venues le rappeler ce soir place Kléber à Strasbourg à l’appel des Jeunes Communistes.
* Historien et journaliste. Vient de diriger le livre collectif
Palestine-Israël : un État, deux États ? chez Sindbad/Actes Sud.
Est-ce leur méconnaissance du sujet ? Sont-ce leurs parti-pris politiques et idéologiques qui les aveuglent ? A moins que certains ne se vivent comme les combattants d’une « cause » supérieure à toute déontologie ? En tout cas force est de constater que la couverture médiatique (et politique, d’ailleurs) de l’offensive palestinienne au sein de l’Organisation des Nations (ONU) unies laisse – c’est un euphémisme – à désirer.