Mamans toutes égales

Le MRAP soutient les mamans accompagnantes scolaires dans leur aspiration à l’égalité de traitement

Le MRAP prend acte du  jugement rendu  par le TA  du 22 novembre 2011déboutant une mère d’élève  de l’école Paul-Lafargue de Montreuil (93) de son recours contre la décision de la direction de l’établissement scolaire – sur le fondement du règlement intérieur de l’école – de ne pas accepter qu’elle participe aux sorties scolaires de l’école, au motif qu’elle porte un foulard.

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 Chasse aux foulards ou combat contre les discriminations?

Le foulard est de nouveau à l’ordre du jour. Après le jugement d’octobre dernier, validant la décision de la direction de la crèche Babyloup contre une de ses puéricultrices, qui portait un voile, deux autres affaires mettent le hidjab sur le devant de la scène.

 Pourquoi la France rejette-t-elle son islam ?

Feuille2Chou:

Parce qu’elle aime se couper la main droite…comme aux voleurs!

Mediapart

07 Février 2011 Par Les invités de Mediapart

Alors que Marine Le Pen parlait récemment «d’occupation» à propos des musulmans effectuant leur prière dans la rue, Fathi Fakhfakh, Bachir Kerroumi et Annick Vignes, économistes, dénoncent la discrimination dont les citoyens de confession musulmane font l’objet, victimes en France d’une «double peine» économique et politique.

A Lyon, en décembre dernier, Marine le Pen nous révélait que «certains territoires» sont actuellement occupés : une occupation d’un type nouveau, «sans blindés ni soldats» mais composée d’une armée de musulmans qui prient ! A côté des réactions indignées de Martine Aubry ou Laurent Fabius, se sont fait entendre des propos hasardeux, tels que ceux de Benoît Hamon, qui sur RTL le 15 décembre soulignait que «les prières de rue ne sont pas tolérables» ou ceux d’Eric Zemmour, qui le 18 décembre, dans l’émission «Ça se dispute» parlait d’occupation illicite, prétendant que la prière qui se tient tous les vendredis rue Myrha (dans le XVIIIe arrondissement de Paris) relevait d’un fait illégal.

Ces références multiples et banalisées au danger musulman, présentant le monde «civilisé»?, «chrétien»?, «occidental»? comme envahi par des hordes musulmanes, nous paraissent particulièrement dangereuses et nécessitent une claire mise au point. Rappelons tout d’abord que la prière hebdomadaire de la rue Myrha est la conséquence d’un accord entre la préfecture et les autorités religieuses musulmanes pour répondre à une insuffisance notoire de lieux de cultes dans Paris. Elle n’est ni illicite, ni illégale, elle est scandaleuse : il est en effet scandaleux que dans un pays comme le nôtre, les gens aient à prier dans la rue, faute de lieux appropriés.

Le manque de statistiques ethniques en France ne permet pas de mesurer de façon précise l’influence de l’appartenance religieuse sur l’intégration socio-économique des individus. Rappelons toutefois que, en France, les Français ayant au moins un parent originaire du Maghreb ont un taux d’emploi inférieur de 18 points et un salaire de 13% inférieur à celui des Français (Economie et Statistiques, janvier 2011). Ils sont aussi ceux qui ont le taux de sortie le plus faible des H.L.M., révélant là les difficultés régulièrement pointées du doigt par des associations comme le Mrap ou par la Halde, de ces citoyens à intégrer le marché du logement privé.

Les immigrés sont pourtant une «très bonne affaire pour l’économie française», amenant plus d’argent que ce qu’ils en reçoivent (Courrier International, 2 décembre 2010). Discriminés à l’embauche, mal rémunérés, mal logés, condamnés à prier dans la rue, ne serait-ce pas plutôt aux musulmans de France d’avoir quelques raisons d’être mécontents ?

Les citoyens de confession musulmane se trouvent aujourd’hui confrontés à une double peine. Une première peine, que nous pourrions qualifier de «systémique» : sous payés, plus mal logés, moins employés, ils sont discriminés par notre système socio-économique. Une deuxième peine, que nous qualifierions alors de politique : dans un contexte de crise et d’instabilité, nos hommes et femmes politiques sembleraient avoir trouvé un coupable idéal, préférant entretenir, comme l’exprime si bien Jacques Rancière, «le sentiment permanent d’une insécurité qui mêle les risques de la crise et du chômage à ceux du verglas ou du formamide pour faire culminer le tout dans la menace suprême de l’islamiste terroriste». Nicolas Sarkozy, s’exprimant à l’occasion du drame de la tuerie copte en Egypte, n’a pas hésité à parler «d’épuration religieuse» lors de la cérémonie de présentation des vœux aux… représentants religieux !

Dans le pays fondateur de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, serions-nous en train de revenir sur ce qui a caractérisé notre pays depuis 1789 (article 10 : «nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi») ? Ce n’est pas la première fois dans l’Histoire qu’un gouvernement cherche un bouc émissaire. Les crises économiques se suivent et les erreurs se répètent. En Allemagne aussi, à une certaine époque, un leader politique avait désigné un peuple maudit. Pourquoi tant de haine ?

On pourrait tout d’abord pointer du doigt l’impuissance de leaders politiques en matière économique qui les amènerait par faiblesse ou par lâcheté à désigner un coupable, pour justifier ou faire oublier leurs échecs. On pourrait aussi pointer du doigt le rôle de certains journalistes qui devraient garder leur distance avec ce jeu stratégique et se garder de nourrir une surenchère périlleuse. Pourtant, le Monde du 4 janvier 2011 qui, commentant les résultats d’un sondage récent, titrait «Islam et intégration : le constat d’échec franco-allemand», concluant à une rupture dramatique entre la France et ses musulmans. Cependant, quand, par exemple, l’enquête demandait aux participants s’ils seraient hostiles à l’élection d’un maire d’origine musulmane dans la commune où ils habitent, 67% des Français déclaraient être non hostiles ou sans avis. On peut s’étonner que seuls les jugements les plus négatifs aient été retenus par les analystes, privilégiant ainsi l’idée que les non musulmans perçoivent les musulmans comme menaçants et non intégrés.

Des résultats récents du sondage d’opinions Sofres révèlent que les principales préoccupations des Français sont, dans l’ordre, le chômage, la santé, les retraites et le pouvoir d’achat. «L’intégration et les relations entre groupes sociaux» arrive en dernière position, après l’individualisme dans la société ou la sécurité routière ! Le battage actuel sur le péril musulman viserait-il à fonder l’idée que nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter les politiques de stigmatisation et d’exclusion actuellement mises en œuvre? Chercherait-on à détourner l’attention des citoyens des questions qui leur tiennent à cœur ?

Fathi Fakhfakh (maître de conférences, Université de Paris 2 Panthéon-Assas)
Bachir Kerroumi (économiste, chercheur associé CNAM Paris)
Annick Vignes (maître de conférences, Université de Paris 2 Panthéon-Assas)

Source TERRA : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/070211/pourquoi-la-france-rejette-t-elle-son-islam


Source : PJ Doriax, Olivia Vignaud feat RF Bordes StreetPress
Publié le 31.01.11

L’Islam fait-il partie de la France ?

Les députés répondent à StreetPress

Speed question Grosse gêne dans les couloirs de l’Assemblée Nationale. Alors qu’Angela Merkel et le président allemand ont déclaré sans ambiguïté que « l’Islam fait partie de l’Allemagne » nos députés ont un peu plus de mal à franchir le pas.

“L’Islam en tant que religion … OK heuuu …”

Les faits :

En octobre 2010 le président allemand Christian Wullf déclarait à l’occasion du 20ème anniversaire de la réunification: « L’Islam fait aussi partie de l’Allemagne », des propos repris immédiatement par la chancelière Angela Merkel . A l’heure où Nicolas Sarkozy tente à tout prix de s’aligner sur le modèle de nos voisins d’outre-Rhin, nos députés voient-ils les choses de la même façon quand il s’agit de l’Islam ?

Le background:

La fin d’année 2010 en France a été marquée par les propos de Marine Le Pen sur les prières de rue, l’organisation des « Assises contre l’Islamisation » , et la volonté de Jean-François Copé de ré-ouvrir le débat sur l’identité nationale .

Interrogé par StreetPress, l’historien Patrick Weil regrettait « qu’aucun gouvernement n’arrive à dire aujourd’hui » que l’Islam fait parti de la France, alors que « Napoléon III l’avait déjà dit puisqu’à son époque l’Algérie était la France ». Selon lui « jouant sur la peur d’une réalité qui n’est pas effrayante (…) les gouvernants ont décidé de cibler une population minoritaire ». Alors messieurs les députés, prêts à franchir le pas et à apporter un message un paix ?


La question de StreetPress:

A l’instar du président allemand, peut-on dire que l’Islam fait partie de la France ?


La réponse des députés:

http://www.youtube.com/watch?v=8LJQm78GiFc&feature=player_embedded

« Et est-ce que la nuit fait peur aux enfants ? » Pierre Bourguignon
« Il ne fait plus partie de la France depuis Charles Martel » Alain Rodet
« Non la culture arabo-musulmane ne fait pas partie de la France » Eric Diard
Eric Diard, député UMP des Bouches-du-Rhône, chrétien et fier de l’être : « Non la culture arabo-musulmane ne fait pas partie de la France. La France a un héritage chrétien qui lui appartient. »

Philippe Boennec, député UMP de Loire-Atlantique, se rattrape in extremis: « Heuuuu … L’Islam ne fait pas tout à fait partie de l’Histoire de la France, faut bien reconnaitre. Mais fait partie aujourd’hui de la vie de la France ! »

René Dosière, député PS de l’Aisne, européen convaincu:« [L’Islam fait partie] en tout cas de l’Europe, compte tenu de l’Histoire .»

Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes de Haute-Provence, juste comme Salomon: « L’Islam fait partie de la France de même que la religion juive, que la religion chrétienne, que la religion orthodoxe ».

Etienne Pinte, député UMP des Yvelines, se demande si le ballon a franchi la ligne: « Oh certainement pas totalement ! Elle en fait partie mais pas intégralement »

George Colombier député UMP de l’Isère, gêné aux entournures: « L’Islam en tant que religion … OK heuuu …. pour les gens qui y croient heuu … comme les catholiques ou les protestant, mais sans mélanger les genres … »

Alain Rodet, député PS de la Haute-Vienne, poitevin qui connait son histoire: « Il fait partie de l’Espagne. Il ne fait plus partie de la France depuis Charles Martel. Mais je pense que l’Islam fait quand même partie de la France. Mais bon, à côté des autres religions, y’a pas de soucis. »

Maxime Gremetz, député PC de la Somme, prolétaire un jour, prolétaire toujours: « Y’a une période, c’est liée à notre histoire, quand on est allé les chercher pour pallier le manque de main-d’oeuvre, y compris dans notre pays. »

Pierre Bourguignon, député PS de Seine Maritime, en mode ‘bonne nuit les petits’: « Je voyais un titre qui disait ‘l’Islam fait-il peur aux Français ?’ Je me disais: ‘oui, et est-ce que la nuit fait peur aux enfants ?’ Enfin, on reste dans le simple. »

Lionel Tardy, député UMP de la Haute-Savoie, demande l’arbitrage vidéo: « Oulala, j’ai pas de réponse ! Honnêtement, j’ai pas regardé ! ».


Source TERRA : http://www.streetpress.com/sujet/1640-l-islam-fait-il-partie-de-la-france


 NON à la suppression du contrôleur général des lieux de privation de liberté !


La commission des lois de l’Assemblée Nationale a adopté mercredi 1er décembre, en première lecture, le projet de loi organique créant la nouvelle fonction de Défenseur des droits. Il devait déjà remplacer le médiateur de la République, le défenseur des enfants, la Commission Nationale de la Déontologie de la Sécurité et la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE). La commission des lois lui a également confié la mission de « contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes privées de liberté » jusqu’alors assurée par le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté. Les organisations signataires tiennent à exprimer leur plus grande défiance vis-à-vis de la dilution de cette autorité dans le défenseur des droits considérant qu’elle est de nature à compromettre l’avancée des droits des personnes privées de liberté par décision judiciaire ou administrative.

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 360 salariés attaquent la SNCF

http://www.metrofrance.com/info/360-salaries-attaquent-la-sncf/mjlm!MQjZUTkE0eWU/

Les cheminots français ont un statut plus avantageux que leurs collègues étrangers. Ces derniers poursuivent la SNCF pour discrimination.

La SNCF est-elle coupable de discrimination à l’égard de ses cheminots étrangers ? C’est ce que pensent 360 d’entre eux, essentiellement des Marocains, qui poursuivent l’entreprise devant les prud’hommes. Une audience doit se tenir mardi à Paris.

La SNCF, qui ne veut “pas faire de commentaires” sur le sujet, a demandé un délai pour préparer sa défense. Le procès sera donc renvoyé en 2011. Les plaignants, employés ou retraités, se battent pour accéder au statut protecteur du personnel de la SNCF réservé aux Français et, depuis peu, aux ressortissants de l’Union européenne. Ce statut, dit “de cadre permanent”, permet aux cheminots de partir à la retraite à 55 ans et de cotiser à la caisse de prévoyance et de retraite de la SNCF.

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