“À visage découvert Burqa : l’Etat de droit, aimez-le ou quittez-le !”

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Merci à Elisabeth Lévy dont j’ai seulement remplacé quelques mots par d’autres pour faire sens au moment où une nouvelle loi contre les musulmanes est proposée en haut lieu…

À visage découvertcuisses découvertes
BurqaMinijupes : l’Etat de droit, aimez-le ou quittez-le !

Publié le 19 juin 2009 à 18:50 dans MédiasSociété
légèrement rectifié le 2 avril 2013

“Peut-on empêcher la femme musulmanefrançaise d’affirmer son identité ?” Je ne sais plus quel journaliste de radio a lancé avec cette phrase le sujet sur la burqaminijupe (ou j’ai préféré l’oublier), mais évidemment, la réponse était contenue dans la question. Et c’était non, bien sûr : on ne saurait, sous peine d’être taxé de ringardisme ou de racisme, empêcher qui que ce soit de se livrer à quelque exhibition identitaire que ce soit – même quand cette exhibition consiste à se cacher des regards dumontrer ses cuisses au reste du monde. Les identités c’est sacré, proclament chaque jour les médias et les grandes consciences. Imposer des limites à certaines d’entre elles serait de surcroît atrocement discriminatoire.

En réalité, on peut et on doit empêcher la femme musulmanefrançaise d’affirmer son identité quand cette affirmation heurte la décence commune, c’est-à-dire la culture commune. On trouverait, j’imagine, assez légitime, d’empêcher une femme à qui son identité imposerait d’être promenée en laisse de laisser libre cours à ses pulsions identitaires dans la rue. Je ne vois pas de raison d’être plus tolérante avec celles qui s’affirment en se cachantmontrant tout. Que certains et certaines s’épanouissent dans la servitude ne nous oblige en rien à leur donner droit de cité dans la Cité.

C’est mon choix, nous disent-elles, ces femmes sans visagecuisses nues, à l’image de cette titulaire d’un mastère qui expliquait sur France Info que sous son niqabquasi à poil (terme qui vient de faire son entrée dans notre vocabulaire), elle se sentait pleinement “épanouie”. Au passage, elle confiait qu’en-dessous, elle était habillée en jean’s et t-shirt.n’avait pas grand-chose “Et pourquoi pas à poil, ça devient érotique”, me souffle un copain. Je m’égare.

D’abord, ne soyons pas naïfs : les femmes voilées de pied en cap denudéessont rarement autorisées à causer dans un micro, puisque l’objectif de leur armureexhibition vestimentaire est précisément de leur interdirefavoriser tout contact avec le monde extérieur, celui-ci commençant à la lisière de la famille nucléaire, et encore, après un certain âge, il n’est pas certain que les garçons aient le droit de voir leur mère en jean’stoutes nues. Elles sont plus souvent analphabètes que diplômées de l’enseignement supérieur. Celle qui répond aux journalistes est donc, par le simple fait qu’elle répond, une exception. Et quand bien même toutes seraient dans ce cas, je m’en fiche complètement, que les femmes-fantômesdeshabillées soient consentantes et épanouies. Moi, je ne suis pas consentante.

Le défilé des bonnes âmes a promptement commencé. Soyons honnête, personne ne défend le port de la burqala nudité intégrale. La seule chose sur laquelle on se dispute, c’est sur la meilleure façon de la faire disparaîtrel’exhiber. Face aux partisans de la schlague législative (dont je suis au cas où vous ne l’auriez pas compris), les fanatiques du compromis, les angoissés du “remède pire que le mal”, les mous du genou qui jurent que “l’interdiction est toujours la plus mauvaise des solutions” sont donc sortis du bois. Eric Besson aimerait qu’on parle d’autre chose. Pour Cécile Duflot, qui parait-il, exerce des fonctions dirigeantes chez les Verts, le principal danger n’est pas l’islamisation l’apoilisation mais la “stigmatisation”. On n’en attendait pas moins. Quant à Martine Aubry, elle s’est surpassée, en demandant sur RMC et BFM TV qu’on s’occupe un peu moins de burqaminijupes et un peu plus d’insertion. Donnons-leur des emplois et des subventions, et tout changera. Heureusement que la Première secrétaire a ajouté qu’il fallait éviter les solutions “simplistes”. Pour la maire de Lille, une loi interdisant le voile intégralles tenues affriolantes n’empêchera pas les femmes de continuer à le lesporter mais “elles resteront chez elles, on ne les verra plus”. J’en suis sincèrement désolée pour ces dames, dont beaucoup subissent cet enfermementpublicité sans même savoir qu’elles pourraient se révolter, mais justement, “ne plus les voir”, c’est exactement ce que nous voulons. Aussi cruel que cela puisse sembler, l’interdiction de la burqaminijupe n’a pas pour objectif essentiel de sauver celles qui en sont prisonnières mais de nous épargner à tous cet atterrant spectacle.

Personne n’est obligé de vivre en Occident. Mais en Occident, on accepte le regard des autres.

PCC Elisabeth Lévy (T)

 Louis Aliot et le FN balancent les petits camarades du GUD

Manif pour tous du 24 mars : Louis Aliot et le FN balancent les petits camarades du GUD

Comme annoncé depuis plusieurs semaines sur de nombreux comptes twitter et facebook de plusieurs groupes nationalistes (Jeunesses Nationalistes, GUD, Génération Identitaire …), les militants d’extrême droite présents à la manifestation des opposants au mariage gay ont tenté d’envahir les Champs-Elysées, provoquant des affrontements avec la police.

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Arnaud Delrieux, militant de Génération Identitaire-Lyon faisant le malin devant les forces de l’ordre une fois que tout était terminé

Pseudo charge du GUD dans les rues autour des Champs-Elysées le 24 mars :

http://www.zoofs.com/v/Fg6zbnnMlXo#.UVA8YuvhvzY.facebook

Le Front National, représenté par une petite délégation dont des membres du FNJ, a rapidement tenté de prendre ses distances avec les évènements, tentant de rejeter la faute sur d’autres formations d’extrême droite :

http://bcove.me/s7m67lo5

Pourtant des militants du GUD au FN ça existe, comme l’avait démontré REFLEXes il y a quelques semaines dans cet article !: http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article492

Source: http://lahorde.samizdat.net/?p=1719

Juliette a écrit:

Le militant identitaire qui fait le malin sur la photo, c’est Arnaud Delrieux, de Lyon. Apparemment c’est lui le nigaud qui s’est fait piéger par Caroline Fourest et son équipe dans le documentaire « les enragés de l’identité » diffusé il y a quelques semaines, où il explique devant une caméra cachée que « il n’y a pas d’islamisation de l’Europe » et que leur but est en réalité de lancer des ballons d’essai sur des sujets polémiques au profit du FN.

 A xénophobe, xénophobe et demi?

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Lu dans les DNA

Un Strasbourgeois de 28 ans se réclamant de la droite identitaire comparaît depuis hier devant la cour d’assises du Bas-Rhin. A l’automne 2010, il avait mis le feu à trois maisons occupées par des familles d’origine turque de Vendenheim.

Laurent Roeckel, 28 ans, voulait ” les inviter à partir, à quitter la région. Parce qu’ils sont trop nombreux.

Sous l’article principal, écrit par Antoine Bonin, on peut lire ceci :

Alsacien, allemand puis français

Passionné de généalogie, Laurent Roeckel est fier de ses racines alsaciennes. Il se présente d’ailleurs comme alsacien, allemand et français. Dans cet ordre. « Qu’est-ce que vous faites en France si vous êtes allemand ? Vous êtes un étranger », ironise l’avocat général Gueorgui Varbanov. La remarque fait mouche. Après un silence, l’accusé se lance dans une description du « stéréotype de l’Alsacien, de droite et raciste », dont il prétend s’être lui-même démarqué : « Aujourd’hui je ne me revendique plus d’aucune appartenance. Je suis un habitant de la planète. »
publiée le 19/03/2013 à 05:00″

Grassé par la Feuille de chou.

Le philosophe Emmanuel Kant, dans ses textes anthropologiques, ne manquait pas de rappeler que les éducateurs aussi devaient être éduqués.

A sa suite, on se demande si des procureurs, également, n’auraient pas besoin de suivre des stages d’antiracisme?

L’ironie, invoquée par le journaliste, effacerait-elle la xénophobie du propos? Un comble, alors que M.Gueorgui Varbanov juge un “identitaire” et xénophobe anti-turc local!

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 Après les DOM-TOM, un DOV-TOV?

S’ELSASS, UNSER LAND

Tribune libre

Collectivité territoriale d’Alsace…
pourquoi pas territoire d’Outre-Vosges?

Ainsi donc le Conseil d’Alsace a fait long feu…il faudra désormais l’appeler ”collectivité territoriale d’Alsace” si l’on en croit les dernières cogitations des trois assemblées départementales et régionale
qui ont retenu ce terme dans le document qui sera soumis aux Alsaciens par référendum le 7 avril 2013. ”Il faut savoir dire qui nous sommes et ce que nous voulons.” n’a pas craint d’affirmer celui qui a été longtemps un adversaire déclaré de ce projet, Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin. ”Qui nous sommes?”, la réponse nous est clairement donnée dans l’appellation retenue au détriment de celle sans doute trop identitaire de Conseil d’Alsace. Ainsi donc, nous deviendrons une ”collectivité territoriale” au même titre que ces collectivités qui ne sont pas situées sur le territoire “européen” de la République : la Guadeloupe,la Guyane,la Martinique,La Réunion,Mayotte,Saint-Barthélemy,Saint-Martin,Saint-Pierre-et-Miquelon,les îles Wallis et Futuna,la Polynésie française, toutes collectivités territoriales de la République. L’archipel de Crozet, l’archipel des Kerguelen, les îles Saint-Paul et Amsterdam, la terre Adélie constituent pour leur part les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) qui ont quant à elles un statut de « territoire d’outre-mer ».l.
Territoire d’Outre-Vosges, voilà un terme auquel nos éminents élus n’ont pas pensé pour dire ”qui nous sommes.” L’Alsace, ”territoire d’Outre-Vosges”, voilà une appellation d’origine contrôlée qui pourtant nous sied à merveille ! .Comme il y a les DOM-TOM pour les Départements et Territoires d’Outre-Mer, pourquoi ne pas appeler dans la même logique l’Alsace et la Lorraine, les DOV-TOV, Départements et Territoires d’Outre-Vosges ?
josé meidinger

 La maladie de Lyme, par le professeur Benoît Jaulhac, au Club III, et le sionisme comme maladie. Que des dénis…

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Suivi de la maladie du sionisme…

Le Club III de la Communauté israélite de Strasbourg organisait hier une conférence sur la maladie de Lyme. Sujet porteur si on en juge par l’affluence record dans la salle où il fallut rajouter des chaises. Plus du double de participants pour ce sujet de société “chaud” et objet de vives controverses. Et cette conférence étant, comme d’habitude, verbalement au moins, ouverte à tous publics, il y avait de nombreuses personnes non juives et qui venaient pour la première fois en ce lieu hebdomadairement fréquenté par des personnes du 4e âge.

La conférence, très scientifique et excellente, dont on trouvera ci-après un enregistrement audio, à l’exception du début qu’on a raté, s’est terminée dans une certaine confusion.
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La responsabilité en incombe à la dame qui présidait, à la place de M. Greilsammer, trop mal portant pour être présent et qui a cédé, hélas, ses responsabilités à des dames qui se contentaient avant de servir le Kaffekühre et qui ne lui arrivent pas à la cheville.

L’exposé à peine terminé – il était déjà 15h45, car il avait été plus long que d’habitude, mais fort documenté avec son Power-Point commenté en direct- la présidente voulut passe directement au café sans laisser de place aux questions des auditeurs-trices. Déjà révélateur d’un état d’esprit.

La réprobation immédiate et spontanée de la salle changea la donne. Il y eut foule de questions. Et le conférencier y répondit avec précision. Puis vint une intervention d’un monsieur certes un peu enflammée, mais qui ne dépassait pas les limites de la civilité, même s’il traita de “bobard” les assertions du professeur, en comparant la manière dont la maladie de Lyme et les patients sont traités de part et d’autres du Rhin et en évoquant la fermeture par la justice du laboratoire Schaller.
Archives http://la-feuille-de-chou.fr/archives/38158

Comme on peut l’entendre dans l’audio n°2 à partir de la minute 4’25, l’organisatrice intervint brutalement sans préavis intimant au monsieur de se taire, de prendre la porte ou le menaçant d’appeler la sécurité! Marx dit quelque part que dans l’histoire, les choses arrivent deux fois, la première en tragédie, la seconde en farce: on était en plein dedans! Cette dame ne faisait qu’imiter grossièrement son prédécesseur qui intervenait parfois de la même façon, mais avec plus de civilité et de souplesse.
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Au fond de la salle où je me trouvais, les gens désapprouvaient massivement ce terrorisme verbal, peu respectueux de la diversité des opinions et des règles du libre débat contradictoire en démocratie.

Triste état de fait, pas si inhabituel que ça, mais cette fois il y avait du monde et des non habitués. Et je n’étais pas en cause, n’étant intervenu à aucun moment…

Ce qui n’a pas empêché, une fois la conférence terminée, et pendant que les personnes s’installaient pour le goûter, et que d’autres discutaient encore entre elles de l’incident récent, l’une des dames du comité organisateur, de venir vers moi et, interrompant la conversation, de me dire “pas de propagande!“. Sans doute s’imaginait-elle que nous parlions de la Palestine!

Les gens très étonnés autour de moi se posaient des questions sur la curieuse conception du débat qui règne en ce lieu. Et il y a de quoi! Si on saisit bien, est appellé “propagande” toute critique des positions sionistes pro-israéliennes. Bien entendu, le CRIF et Israël ne font aucune propagande, et des esprits de leurs ami(e)s ne jaillit que la pure vérité objective…

Tout se passe comme si les esprits, dans la Communauté juive, s’étaient ghettoïsés, soit du fait de la séparation induite par l’observance religieuse stricte – mais beaucoup de ces dames ne sont pas plus observantes que la moyenne des Juifs – soit de la conséquence de la propagande du CRIF et de l’État d’Israël, qui fait croire aux Juifs que le monde entier les déteste (comme si l’anti-judaïsme et l’antisémitisme existaient de toute éternité), sans qu’ils se rendent compte, outre de la fausseté de cette thèse, que si détestation il y a aujourd’hui, l’une des causes supplémentaires en est évidemment le soutien inconditionnel que les responsables israéliens et juifs apportent à l’État d’Israël, à ses gouvernements, quels qu’ils soient, à son armée, celle même qui occupe, colonise et massacre les Palestiniens comme à Gaza récemment ou il y a quatre ans et depuis 1948.

Quand on voit que les ambassadeurs israéliens ont été convoqués par les gouvernements d’États aussi amis que la France ou la Grande Bretagne, au lendemain de l’annonce de 3 000 logements de plus dans les colonies et de la colonisation de la zone entre Jérusalem-Est et Maale Adumin, et que les prétendus représentants des Juifs et ceux qui les suivent aveuglément, s’obstinent à soutenir l’insoutenable, on ne peut qu’être inquiets quant à l’avenir des Juifs, d’Israël ou de la diaspora. On se reportera aussi au récit de l’incident survenu au salon de la Wizo, dimanche dernier, où deux Juifs ont été expulsés par la force, car ils s’interrogeaient avec des présents, sur les récentes déclarations exterminatrices du “grand” écrivain israélien A.B.Yehoshua.
Archives http://la-feuille-de-chou.fr/archives/41499

Il est temps, chers coreligionnaires, d’ouvrir les yeux et de cesser de soutenir des criminels de guerre et leurs complices.Il est temps de vous souvenir des règles simples de la démocratie et de l’égalité des droits, ici, et là-bas. Il est même encore temps de vous souvenir des paroles de Hillel selon qui toute la Torah se résume en ceci, qu’il ne faut pas faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas qu’il nous fasse!

On est loin de la maladie de Lyme.

Mais le nationalisme et la fermeture identitaire sur sa seule tribu sont des maladies bien plus graves. Mortelles, même.

Commentaire reçu à propos de la conférence

J’ ai lu votre article concernant la conférence de Mr Jaulhac sur La maladie De Lyme.

Comment pouvez-vous affirmer que cette conférence était scientifique et excellente .
Seul un débat contradictoire avec les professeurs Luc Montagnier et Péronne ( service infectiologie de Garches)
serait crédible !

Meilleures salutations.

Réponse de la Feuille2chou
D’accord avec vous, mais notez que j’ai choisi de commenter autre chose, c’est à dire l’incident qui s’est passé lors du débat.
Il me paraît que le contenu de la conférence du professeur était scientifique et peu contestable du genre cours fait aux étudiants en médecine.
Et il n’a pas dit grand-chose sur les soins.
C’est pourquoi l’intervention un peu énervée d’un auditeur a pointé les problèmes par la comparaison entre les deux rives du Rhin
Oui, un débat contradictoire serait nécessaire.

Archives
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/38040
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/38158

D’autres archives sont disponibles en tapant “Lyme” dans la fenêtre “recherches”

 Intégristes, hors de nos vies ! Civitas, dégage !

Plusieurs dizaines de personnes venues défendre les droits des homosexuels s’étaient données rendez-vous ce mercredi soir devant la salle Mozart où Alain Escada, président de l’institut catholique intégriste Civitas, tenait une conférence de défense des valeurs traditionnelles de la famille, menacées -selon lui- par le projet de loi sur le mariage homosexuel.

Étaient présents: le collectif Justice et Liberté, le NPA, LGBT, des libertaires et des élus locaux d’EELV.

DNA

Strasbourg Tags anti « Civitas » rue du Miroir

L’institut Civitas, proche des milieux intégristes catholiques, tient une réunion ce soir à Strasbourg, dans la salle du Miroir, rue du même nom. En présence d’Alain Escada, son président.

Les militants de Civitas sont en train d’arriver sur place, « au compte-gouttes », selon un journaliste des DNA présents sur les lieux. Non, loin rue Gutenberg, des militants de gauche et d’extrême gauche manifestent contre Civitas.

Des tags mettant en cause les intégristes catholiques « Fachos cathos collabos » ont été découverts sur place, a constaté le journaliste des DNA.

DT
publié le 28/11/2012 à 20:2

Les membres de Civitas étaient déjà bien connus pour leur idéologie ultra-intégriste, homophobe, raciste et fascisante. Désormais, c’est aussi par leurs interventions musclées comme lors de la récente manifestation de militantes Femen à Paris, qu’ils se distinguent. Nul étonnement donc, qu’une vingtaine de militants de la mouvance d’extrême-droite et identitaire soient de la soirée… Quelques uns ont tenté l’affrontement avec les manifestants, les autres assuraient le service d’ordre de la conférence.

 

Tribune libre des Communistes libertaires autonomes

Communiqué post-manif – 28/11/12

Ce mercredi 28 septembre à Strasbourg, une soixantaine de personnes se sont rassemblées contre la tenue de la conférence homophobe tenue par le leader de l’organisation catho-fasciste Civitas logiquement protégée par d’importantes forces policières.

Outre la non réactivité de la très grande majorité des contre-manifestants lors d’une brève altercation entre quelques antifascistes et un petit groupe d’extrême-droite, nous dénonçons les organisations sauciale-démocrates et particulièrement celle “Justice et Liberté” qui s’est d’abord distinguée par son appel à empêcher “les bagarres”. Mais surtout, alors même que des membres cathos-fascistes entraient encore en continu dans la salle de conférence, ce sous haute protection policière, quand cette même organisation a soudainement appelé à la dissolution de la contre-manifestation.

Une fois de plus, des actes de désolidarisation d’organisations de marketing et bonne conscience qui s’auto-décrètent responsables de manifestations initiées par de nombreux appels.

Pour un antifascisme radical. NO PASARAN-

-Communistes Libertaires Autonomes/ groupe Strasbourg.

 “Racisme anti-Blancs”, non à une imposture!

” Racisme anti-Blanc “, non à une imposture !
Beaud Stéphane, Noiriel Stéphane, Le Monde du 15 novembre 2012

 

Sociologue Historien
Le 26 octobre, pour la première fois dans une affaire de ce type, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) s’est portée partie civile contre un prévenu accusé de violences avec la circonstance aggravante de ” racisme “, au motif qu’il a insulté la victime en criant ” sale Blanc, sale Français “. Invité à commenter cette initiative ahurissante, le coprésident du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Pierre Mairat, l’a cautionnée en affirmant que la ” vraie question ” était de savoir si on nie ” le racisme anti-Blanc “, ou si on le ” constate ” et ” l’analyse ” (Le Monde du 27 octobre). Le ” racisme anti-Blanc “, slogan lancé comme on le sait par le Front national (FN) dans les années 1980, repris ensuite par la droite ” décomplexée “, est donc en passe d’être validé par des associations antiracistes ! Si le FN peut revendiquer la paternité de la formule ” racisme anti-Blanc “, il n’a pas inventé la rhétorique qui la sous-tend. Celle-ci a été forgée au début de la IIIe République. Elle a servi au départ à alimenter l’antisémitisme. Toute l’argumentation raciste d’Edouard Drumont dans la France juive (1886) repose sur l’inversion des rapports de domination entre majorité (” nous, Français “) et minorité (” eux, les juifs “). Pour Drumont, les juifs ne sont pas des victimes mais des agresseurs. Ses ” preuves “, il les trouve dans les faits divers colportés par la presse mettant en cause des juifs. C’est aussi dans les écrits de Drumont que l’on trouve un autre argument repris par ceux qui dénoncent le racisme anti-Blanc. Les Français victimes de ces violences n’osent pas se plaindre parce qu’ils ont peur. Au lieu de nier la réalité, comme le font les intellectuels cosmopolites, il faut avoir le courage de l’affronter. Le moment est venu de briser un tabou. Ce type de discours a été d’emblée populaire (La France juive s’est vendue à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires). C’est pourquoi il a été repris par la suite, pour stigmatiser les Tziganes, les immigrés et les indigènes de l’empire colonial. Tout au long du XXe siècle, les associations de défense des droits de l’homme ont combattu cette propagande en affirmant que la lutte contre le racisme était avant tout un combat politique dont la finalité consistait à défendre les droits des minorités. Le fait qu’un Français puisse être insulté (ou agressé) par un individu issu d’une minorité discriminée est condamnable, mais pas au nom des principes qui sous-tendent le combat antiraciste. Comment expliquer que ces principes soient remis en cause par des associations aussi importantes que la Licra ou le MRAP ? La première raison qu’on peut avancer, c’est l’effondrement des causes qui avaient soudé les diverses composantes du mouvement antiraciste au moment des combats contre le nazisme et le colonialisme. Le délitement des engagements politiques alimente la concurrence entre des associations qui s’enferment dans une vision de plus en plus communautaire. Cette dépolitisation a eu aussi pour effet de laisser le champ libre aux entreprises médiatiques qui ont transformé le combat contre le racisme en ” affaires “, (scoops, scandales, etc.). Les ” entrepreneurs de morale ” se sont engouffrés dans la brèche au point d’occuper tout le terrain. Réduit à sa dimension morale, le combat contre le racisme s’est focalisé sur la dénonciation des préjugés. Or, comme les sciences sociales l’ont montré (deux conférences sur le racisme présentées par Claude Lévi-Strauss à l’Unesco), tous les groupes humains ont tendance à voir le monde à partir du clivage entre ” eux ” et ” nous ” et à dévaloriser les ” étrangers “. C’est ce constat qui a incité le mouvement antiraciste à privilégier l’éducation comme arme contre les préjugés ethnico-raciaux tout en combattant leur expression politique. Mais l’idéal éducatif des Lumières a laissé la place à la logique répressive du procès, ce qui a conduit les associations à englober sous le terme ” racisme ” des réalités différentes. L’accusation de ” racisme ” pouvant être mobilisée dans tous les sens, les conservateurs ont compris le bénéfice politique qu’ils pouvaient en tirer. Depuis les années 1980, la médiatisation des affaires de racisme a eu aussi pour effet d’accélérer la ” racialisation ” du discours social. Désigner les individus par leur couleur de peau, leur origine, leur religion, c’est alimenter un processus d’assignation identitaire. Au lieu de résister à cette dérive, une partie du mouvement antiraciste l’a accompagnée et cautionnée. Au moment de ” l’affaire des quotas ” qui a secoué le football français en mai 2011, nous avions attiré l’attention sur les effets contre-productifs d’une posture se contentant d’agiter sans cesse le spectre d’une ” France raciste “. L’occultation des réalités sociales au profit des discours identitaires aboutit à imposer dans le débat public un langage opposant les ” Blancs ” aux ” non-Blancs ” (” Noirs et Arabes “). Ce langage occulte les différenciations internes à ces groupes racialisés et prive le combat anti-raciste du référent universaliste sur lequel il a pourtant construit son identité. Mais surtout, il contribue à fabriquer la réalité qu’il dénonce. La racialisation du discours public contribue ainsi à l’enfermement identitaire de la fraction déshéritée de la jeunesse populaire. Privés de toute possibilité de diversifier leurs appartenances et leurs affiliations, ces jeunes intériorisent un vocabulaire racial qu’ils n’ont pas inventé, mais dans lequel ils se reconnaissent, ce qui explique qu’ils puissent se représenter le monde social de manière binaire et ethnicisée : le ” nous ” (de la cité, des jeunes Noirs ou Arabes, des exclus, mais aussi de plus en plus, semble-t-il, ” nous, les musulmans “) versus le ” eux ” (des bourgeois, des Céfrans, des Gaulois, des Blancs, ou des athées, etc.). En s’engageant dans des procès contre le ” racisme anti-Blanc “, le mouvement associatif ne fera que renforcer ces clivages. Il alimentera aussi le sentiment d’injustice des jeunes qui se sentent humiliés par ceux qui maîtrisent le langage permettant d’échapper aux accusations de ” racisme “. On comprend que les politiciens de la droite décomplexée, qui défendent les classes privilégiées, aient intérêt à faire croire à l’opinion que le ” racisme anti-Blanc ” est le principal problème de la société française. Mais en s’engageant dans cette voie, les associations antiracistes risquent fort de scier la branche sur laquelle elles sont assises.

 Eté meurtrier…

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Sarthe.-Coup-de-couteau-mortel-au-solstice-d-ete-15-ans-de-prison-requis_40771-2130725-pere-pdl_filDMA.Htm

Un ex-élu d’extrême droite condamné
AFP Publié le 08/11/2012 à 19:52

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/08/97001-20121108FILWWW00725-un-ex-elu-d-extreme-droite-condamne.php

Un ancien élu d’extrême droite de la ville de Dreux a été condamné aujourd’hui à 12 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Sarthe pour avoir tué d’un coup de couteau dans le dos un jeune homme de 28 ans, lors d’une fête.

La cour a condamné Laurent Leclercq, 39 ans, pour violence avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’avocat général avait requis 15 ans de réclusion criminelle. Pendant trois jours, Laurent Leclercq, 39 ans, a comparu devant la cour d’assises de la Sarthe, pour avoir tué d’un coup de couteau dans le dos un jeune homme de 28 ans, lors d’une fête organisée par l’association identitaire “Terre et peuples”.

Les faits, qui remontent au 21 juin 2009, s’étaient déroulés dans un champ de la petite commune de Saint-Denis-des-Coudrais. Une trentaine de personnes s’y étaient rassemblées pour célébrer le solstice d’été, autour d’un grand feu de camp. M. Leclercq, responsable de l’organisation, s’était montré agressif avec la victime à qui il reprochait d’écouter de la musique trop fort et de ne pas être un vrai “païen”. Laurent Leclercq, ancien adhérent du Front National, et du MNR, avait été conseiller municipal de 2001 à 2007 à la municipalité de Dreux.