Commémorer l’abolition de l’esclavage des Rroms

Roms Unserland

TEXTE DIFFUSE PAR ROMEUROPE – Droits de l’Homme le 10 mai 2013

Par Jean-Pierre DACHEUX[1], membre de ROMEUROPE

COMMÉMORER L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DES ROMS.

« Les Européens organisent des sociétés philanthropiques pour l’abolition de l’esclavage en Amérique alors que, sur leur propre continent, 400 000 Tsiganes sont maintenus en esclavage ».Kogalniceanu Mihail, « Esquisse sur l’histoire, les mœurs et la langue des Cigains, connus en France sous le nom de Bohémiens », Berlin, 1837. (Kogalniceanu est un historien roumain francophone qui devint premier ministre de la toute nouvelle Roumanie unifiée, en 1863.)

LE 10 MAI 2013 AURA EU LIEU LA JOURNÉE NATIONALE DES MÉMOIRES DE LA TRAITE, DE L’ESCLAVAGE ET DE LEURS ABOLITIONS. Une cérémonie officielle se sera
déroulée, comme tous les ans, dans le jardin du Luxembourg, en présence du Président de la République.

La loi Taubira du 21 mai 2001 concerne, en effet, la reconnaissance, comme crime contre l’humanité, des traites et des esclavages pratiqués, à partir du XVe siècle, sur certaines populations. Elle précise : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part,
perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité ». (article 1er).

Avant même le XVe siècle, l’esclavage fut une réalité historique, européenne autant qu’américaine, qui ne se limita pas à la perpétration de la traite négrière transatlantique. Parmi les abolitions intervenues au XIXe siècle, figure l’abolition de l’esclavage des Roms en Moldavie et Munténie (ou Valachie). L’Église moldave libéra ses esclaves roms en 1844 et l’Église de Munténie en 1847, mais cet esclavage fut largement maintenu et même réinstauré, en 1849 par les forces occupantes russes et turques. Il ne devint illégal, dans ces deux principautés, qu’en 1855 et 1856, mais ne fut définitivement aboli qu’en 1863, deux ans après l’unification et la création de la Roumanie, sous l’impulsion impériale française, en 1861.

À ce mitan du siècle, l’abolition définitive de tout esclavage avait déjà été signée, en France, le 27 avril 1848, au début de la seconde République, à l’initiative de Victor Schœlcher. Le lien historique entre les abolitions transatlantique et européenne est bien avéré.

L’esclavage des Roms, qui dura donc un demi-millénaire, (dès leur apparition dans les principautés pré-roumaines, au milieu du XIV e siècle, jusqu’au milieu du XIXe siècle), appartient, à présent, à l’histoire de tous les Européens.

Le déni et l’oubli d’un esclavage si long et si brutal n’est plus acceptable, viole la mémoire commune, et pèse encore sur les relations entre les Roms et les autres populations européennes. Il est temps d’enseigner et de rappeler à tous les concitoyens de l’Union que ce lointain passé a laissé des traces dans notre présent, partout en Europe.

L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DES ROMS A DÉSORMAIS TOUTE SA PLACE DANS LA COMMÉMORATION, EN FRANCE, DE L’ABOLITION DES ESCLAVAGES, CHAQUE 10 MAI.

[1] Jean-Pierre Dacheux, auteur avec Bernard Delemotte du livre « Roms de
France, Roms en France » (2010)

RomEurope: http://www.romeurope.org/index.php

 Dernières Nouvelles des Roms de Strasbourg

Diaporama
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Ce matin, une fois de plus, des policiers sont venus sur le campement rom de la petite Forêt, au-dessus de la bretelle d’autoroute venant de Hautepierre.

Ils étaient une trentaine, pour une fois de plus contrôler les identités des habitants qu’ils connaissent parfaitement, car certains sont là depuis des années.

A quoi riment ces contrôles permanents?

Il s’agit de faire monter la pression sur ces populations, afin qu’elles s’en aillent “d’elles-mêmes”.

La même tactique avait été utilisée contre des SDF près du Pont Saint-Guillaume, et dans ce cas, ils avaient préféré s’en aller en emportant leurs maigres bagages pour s’installer ailleurs.

Mais en général, contre les Roms, ça ne marche pas, car ils souhaitent rester chez nous en France, où ils vivent moins misérablement que dans leurs pays d’origine.

Il semble bien que certaines autorités cherchent à évacuer ces populations dont les enfants sont pourtant scolarisés et certains mêmes français car nés en France.

Il y a comme une double langage et une répartition du sale boulot.
Le sénateur-maire Roland Ries avait déclaré qu’il n’y aurait pas d’évacuations sans relogement préalable. A pas de tortue, il a réussi à fermer plusieurs campements dont les habitants sont relogés soit à l’Espace XVI, soit à l’Écluse, soit à Saint-Gall.

Pendant que des habitants étaient partis provisoirement en Roumanie, le Préfet a fait détruire 8 baraques à la Petite Forêt.

Mais tout se passe comme si le processus d’évacuation était en marche inexorablement.

Et la bretelle d’autoroute semble le prochain campement que le Préfet cherche à vider, en collaboration avec la Ville de Strasbourg, comme on a pu l’observer, le jour où le capitaine de police (municipale) était sur le terrain pendant que le bulldozer démolissait les baraques.

Certes, pour “humaniser” un peu les choses et faire passer la pilule amère, il a fait ôter les broussailles où se réfugiaient les rats, et a accepté la demande de Frère André concernant un passage laissé à l’entrée pour que les femmes n’aient plus à enjamber les barrières et que les poussettes puissent passer ainsi que les chariots transportant de l’eau ou des matériaux divers.

Mais la politique suivie est bien celle de fermer des campements.
Cependant quid de la promesse de reloger? Les Roms qui reviendront de Roumanie ne trouveront plus leurs baraques, et ne seront pas relogés. suffit-il que le terrain soit d’État et non municipal pour déroger à la parole?

Un couple avec bébé dont la femme vient d’accoucher a enfin obtenu d’être relogé à l’Espace XVI parce que des caravanes s’étaient libérées.

Mais il est clair que cet espace déjà surpeuplé, ne suffira pas. Alors, où en est le terrain viable et permanent aménagé dont il est question depuis des mois?

Celui du Port du Rhin qui n’est pollué que sur une partie ne paraît pas avancer. Y en a-il d’autres prévus? Pourquoi est-ce si long?
Le terrain de Saint-Gall qui vient d’accueillir des rescapés du Petit Parking, ne peut-il être viabilisé?

Dans la ville, et surtout dans les quartiers ouest, à Koenigshoffen et Montagne-Verte, il y a bien d’autres campements de tailles diverses.

Quand donc une solution durable sera-t-elle offerte? L’association Latcho Rom a proposé un processus d’auto-construction des habitats à venir. Encore faut-il que des terrains soient attribués!

Il serait pourtant dans l’intérêt de l’actuelle municipalité de régler la question avant la pleine période électorale des municipales peu favorable à améliorer la situation de gens qui ne votent pas et qui sont parfois l’objet de rejets de la part de certains voisins qu’on a pu entendre à l’occasion de Conseils de quartiers relayés par le Journal
.
Et d’ailleurs, pourquoi toujours mettre les Roms à l’ouest? pourquoi pas vers la Robertsau ou d’autres “beaux quartiers”? A chacun de prendre un peu de la misère du monde comme disait Michel Rocard!

Feuille2ChouRadio
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La feuille de chou a visité ce matin un mini-campement situé quai du Brulig à la Montagne Verte. Ses ex-habitants ont montré le lieu qu’ils occupaient depuis deux ans. Il se trouve au bord de l’Ill, dans un jardin grillagé sur lequel ont été apposées des deux côtés, depuis peu, des affichettes “Propriété privée”, avec un n° de portable qui ne répond pas. Les chaines que cette famille avec deux bébés et une jeune fille de 12 ans, avaient installées, ont été brisées par un groupe d’homme vêtu de sombre, aperçus par un promeneur. Et remplacées par de gros cadenas et d’autres fermetures.

A l’intérieur, les ronces ont été coupées. Les baraques du fond sont toujours debout, avec les affaires des gens à l’intérieur, qu’ils voudraient bien récupérer. Ces personnes avaient nettoyé le terrain comme le prouve le tas de déchets du côté de la rue des Mérovingiens. Qu’attend la ville pour mettre un conteneur afin d’évacuer ces encombrants?

Dans le voisinage qu’on n’a pas pu rencontrer, il doit y avoir des gens qui souhaitent que les Roms quittent les lieux, et d ‘autres plus sympathiques et accueillants.

En tout cas ces personnes souhaitent pouvoir y habiter à nouveau. Ils sont actuellement logés par le 115 dans un hôtel, jusqu’au 3 juin. Et après?

L’homme, est handicapé, mais n’a pu obtenir d’être ainsi reconnu. Sur les papiers qu’il a reçus est écrit qu’il n’a qu’un handicap de 50 à 79 %. Cela ne suffit-il pas?

Bref, la situation pourrait être meilleure si les pouvoirs publics, l’État, la région, le Conseil général, la Ville y mettaient du leur une bonne fois pour toutes.

C’est en ce sens que l’association Latcho Rom inscrit son action.

Le prochain week-end, qui correspond à la Pâque orthodoxe, nous irons sur les terrains pour y apporter de quoi passer des Pâques dignes de ce nom.

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 Danser, avec la Guinguette du Rhin

lu dans les DNA

Au jardin des Deux-rives
Cet été
Menaces sur la guinguette

Malgré le succès des bals et concerts tout l’été au jardin des Deux-Rives depuis trois ans, Antoine Johner, organisateur de la Guinguette du Rhin, se voit obligé de réduire la voilure. On dansera cet été… mais moins qu’avant.

« Je n’ai plus de revenus , il faut que je travaille. Donc je ne vais plus pouvoir m’investir autant que les années précédentes », explique simplement Antoine Johner, organisateur de la Guinguette du Rhin. « Je me suis fait plaisir, mais il faut que je revienne à un dispositif plus raisonnable. »

Et que faisiez-vous aux temps chauds ? Je dansais, ne vous déplaise… Antoine Johner est rattrapé par la fable : pendant trois ans, il a essayé de transformer sa passion de la danse en une source de revenus suffisante pour en vivre. Sans y parvenir.
8 000 danseurs l’été dernier

L’idée d’une guinguette au jardin des Deux-Rives, c’est lui. La mise en place, la communication, la montée en puissance pendant trois étés de ce lieu devenu un incontournable de l’été strasbourgeois, c’est encore lui. L’été dernier, 8 000 danseurs en ont fait chauffer le parquet, un vrai succès. De nombreux groupes, chanteurs et chorales ont trouvé là une nouvelle scène.

En dehors de l’été, Antoine Johner a tenté de capitaliser sur l’image de la guinguette. Animation de mariages, d’inaugurations, etc. « On a organisé un réveillon, on a eu 400 personnes. Ça nous a rapporté 0 euro. »

Pourtant, Antoine Johner est aujourd’hui une célébrité dans le petit monde des thés dansants. Il est soutenu par un « fan-club », des danseurs venus de toute la ville et au-delà, présents à chaque animation qu’il propose. Une pétition circule même pour demander le maintien de la guinguette cet été…

« Ça fait plaisir, soupire Antoine. Mais ce sont souvent les mêmes qui ne prennent pas de carte de membre parce que de toute façon, c’est gratuit. »

C’est le paradoxe de la guinguette : ça cartonne, mais ça ne rapporte rien. « Les gens ne veulent pas payer pour danser. Aujourd’hui, les seuls qui peuvent s’en sortir ce sont les associations, clubs de foot et autres, qui font ça une fois l’an avec une armée de bénévoles et une buvette. » Résultat : à Strasbourg « il n’y a plus de dancing » et les personnes qui vivent de cette activité pourtant populaire sont très rares.

La guinguette n’avait même pas la possibilité de vendre des boissons et snacks pour faire quelques bénéfices. Seul le restaurant voisin en avait le droit, selon la convention signée avec la Ville.
« Une activité dont on aurait du mal à se passer »

« La guinguette, c’est une activité dont on aurait du mal à se passer », convient Françoise Buffet, adjointe en charge des espaces verts. D’autant plus que la fréquentation du jardin devrait augmenter « maintenant qu’il y a une belle piste cyclable pour y aller. » La Ville continuera de soutenir la guinguette. Mais pour l’instant, il n’y a pas de plan B prévu. « On réfléchit à un programme compatible avec une éventuelle activité professionnelle [d’Antoine]. »

http://laguinguettedurhin.fr

par J.R., publiée le 30/04/2013 à 05:00

http://laguinguettedurhin.fr/cours-rock-salsa/

 Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce!

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Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce !

par Pierre Stambul

Des officines zélées (CRIF, BNVCA* …) ont pris l’habitude de dégainer instantanément pour faire taire toute critique de la politique israélienne.

Une propagande bien rodée

Vous vous réclamez du droit international, vous revendiquez l’égalité des droits pour les Palestiniens ? Vous êtes antisémites.

Vous dénoncez l’occupation et la colonisation ? Vous êtes antisémites.

Vous n’acceptez pas l’expulsion du peuple palestinien de son propre pays en 1948-49 et vous êtes pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ? Vous voulez « jeter les Juifs à la mer » et vous êtes antisémites.

Le tribunal Russell sur la Palestine utilise les mots justes pour qualifier ce qui est à l’œuvre : apartheid, sociocide … ? Ce tribunal est bien sûr antisémite.

Sur le modèle de ce qui s’est fait en Afrique du Sud, 172 associations de la société civile palestinienne lancent un appel mondial au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de l’État d’Israël ? Les Palestiniens veulent bien sûr « achever l’œuvre des Nazis ». D’ailleurs « Arafat était un nouvel Hitler ». Et ceux qui pratiquent le BDS sont des antisémites.

Des personnalités juives françaises critiquent publiquement la politique israélienne ? On les traîne dans la boue. On fait un procès à Edgar Morin qui fut un grand résistant. On récuse la judéité et les combats dans la résistance de Stéphane Hessel et on proclame qu’il fut « un maître à ne pas penser » (lire Prasquier, président du CRIF). On orchestre une campagne de diffamation contre Charles Enderlin accusé d’avoir « bidonné » un reportage sur l’assassinat de Mohamed al-Durah. Tous ces Juifs critiques sont des « traîtres ayant la haine de soi », voire des Juifs nazis.

Les Pays-Bas décident de demander l’étiquetage des produits des colonies ? Cette décision est qualifiée d’antisémite. Et le ministre de l’intérieur israélien déclare que les Pays-Bas n’ont pas correctement indemnisé les Juifs néerlandais victimes du nazisme. Bref, vous leur parlez colonialisme, droit international, égalité des droits et ils vous répondent Shoah.

Comprendre ce qu’est l’antisémitisme …

C’est le christianisme qui a inventé l’antijudaïsme à la fin de l’Empire Romain quand il est devenu religion d’État. Il y a eu l’accusation de déicide et de crimes rituels, les stéréotypes racistes (« les Juifs veulent dominer le monde »), les nombreux interdits professionnels (notamment à la possession de la terre), les expulsions et spoliations répétées, l’enfermement dans les juderias et les ghettos, puis les pogroms qui commencent dès la première croisade et connaîtront leur apogée en Espagne et en Ukraine.

Une réécriture de l’histoire est en marche, à la fois pour masquer l’antijudaïsme chrétien et pour prétendre que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde arabo-musulman. Les Juifs ont eu le statut de « dhimmi » (= « protégé ») auquel avaient droit les adeptes des « religions du livre » non musulmanes : chrétiens, zoroastriens, juifs … Ce n’était certes pas la citoyenneté (elle n’existait nulle part à l’époque). Il y a eu des moments difficiles, mais rien de comparable (avant l’apparition du sionisme) avec les massacres et discriminations incessants subits par les Juifs dans l’Europe chrétienne. Et d’ailleurs c’est au Maghreb ou dans l’empire Ottoman que la majorité des Juifs expulsés d’Espagne trouveront refuge et accueil.

L’émancipation des Juifs commence en Europe à la fin du XVIIIe siècle et c’est paradoxalement elle qui va provoquer la transformation de l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. En sortant du ghetto et en se laïcisant, les Juifs deviennent une minorité invisible et un obstacle au rêve fou d’États ethniquement purs. Le consensus antisémite parmi les dirigeants européens apparaît en Europe dans une période d’exacerbation de nationalismes niant les droits de « l’autre ». C’est pourtant sur ce terreau idéologique qu’est né le sionisme.

… qui n’a rien à voir avec l’antisionisme

Les Juifs ont été les parias de l’Europe, réputés être des « asiatiques inassimilables ». Balfour était Premier ministre anglais en 1905. Il prononce devant la Chambre des Communes un discours antisémite virulent considérant les Juifs polonais comme des agitateurs révolutionnaires et il interdit leur immigration en Angleterre. Plus tard en 1917, il envoie à Lord Rothschild (choix pas vraiment neutre) la fameuse déclaration Balfour promettant aux Juifs que la Palestine (où moins de 10% de la population est juive) deviendra un « Foyer National Juif ».

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 Roms Strasbourg: d’un campement à l’autre…

campement Rom écluse feuille2chouphoto

campement Rom écluse
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Suite à la réunion de vendredi dernier à la mairie de Strasbourg avec des Roms victimes de l’incendie de leurs caravanes au campement Petit Parking, certains d’entre eux, après avoir logé au Ciarus, ou à l’Auberge de Jeunesse, ou au foyer Jaurès, ont été relogés dans des caravanes d’occasion, achetées par la ville et placées sur un terrain déjà partiellement occupé, situé Impasse de l’Écluse, lieu difficile à atteindre, mais sans voisinage immédiat.

Ces personnes passent ainsi d’un terrain “sauvage” promis à fermeture après évacuation de tous les derniers occupants, à un terrain légal autorisé.

WC installés 180313 feuille2chouphoto

WC installés 180313 feuille2chouphoto

Une convention a été passée pour trois mois renouvelables. En un sens, on peut dire que la situation de ces Roms s’est améliorée, puisqu’ils ne sont plus susceptibles d’être expulsés.

campement Écluse feuille2chouphoto

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Mais comme on le voit sur les photos prises samedi dernier, ce terrain, à la fois herbeux et goudronné au centre, se trouve coincé entre l’autoroute A35, la voie de chemin de fer et le canal de la Marne au Rhin. Des familles kosovares y sont déjà, en attente d’asile, depuis plus de deux ans.

campement rom écluse feuille2chouphoto

campement rom écluse
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Cinq caravanes ont été disposées, mais les deux WC chimiques promis n’y seront, paraît-il, que lundi. Il y a une prise d’eau, mais pas de branchement électrique, ce qui tient du paradoxe car au-dessus des caravanes passent deux lignes à haute tension et à côté les caténaires des trains. L’exposition à ces lignes n’est pas sans danger d’ailleurs.

point d'eau campement écluse feuille2chouphoto

point d’eau campement écluse feuille2chouphoto

Dans les caravanes, le coin cuisinette et le chauffage sont prévus pour être alimentés au gaz en bouteille, mais les Roms n’avaient pas de bouteilles samedi, donc ni chauffage ni moyen de cuisiner, alors qu’il leur est interdit de faire des feux sur le sol et que le barbecue annoncé est absent.

campement rom écluse feuille2chouphoto

campement rom écluse
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Sur le campement Petit Parking, il reste une caravane au fond en mauvais état, où loge un couple avec bébé et femme enceinte, pas pris en compte dans le relogement, alors qu’il avait été auparavant chassé d’un jardin ouvrier par la police avant d’arriver route des Romains. Et aussi deux caravanes installées sur le devant, en bon état. Où pourront-elles s’installer?

Petit Parking 180313 feuille2chouphoto

Petit Parking 180313 feuille2chouphoto

Par ailleurs, une fois que le sort de ce campement Petit Parking aura été réglé, il restera encore près de 250 personnes vivant dans des conditions aussi précaires, dont celles du campement Saint-Gall, par exemple.

Quand on observe la lenteur administrative pour résoudre les problèmes et en même temps les dernières déclarations inadmissibles de Manuel Valls qui contredisent le type de règlement mis en avant par la ville de Strasbourg (pas d’expulsion sans relogement, même précaire, préalable), on ne peut qu’être inquiets.

C’est pourquoi l’association Latcho Rom reste vigilante et continuera à tout faire pour qu’une solution humaine d’ensemble soit mise en place et accélérée. Et l’association n’acceptera pas la solution de force prônée par le ministre de l’Intérieur.

Archives partielles
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/46776
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/46780

 Geneviève Münch expose à la Ferme bleue de Uttenhoffen


La météo annonçait de gros orages,mais la pluie n’est pas tombée sur la Ferme bleue à Uttenhoffen, et les visiteurs ont été nombreux, tant pour le brunch, en matinée, que pour le vernissage de l’exposition, in situ, des peintures, sur calque ou tissu, de Genviève Münch.

http://www.flickr.com/photos/79179163@N06/sets/72157630925124152/

 IMA: Chants de Al Qods/Jérusalem avec Reem Talhami

PALESTINE
26 mai 2012
AUDITORIUM | TARIF B – 20h30
CHANTS DE JÉRUSALEM
avec Reem Talhami
Reem Talhami est une Palestinienne originaire de Galilée, Elle se passionne pour la musique dès son jeune âge, et, à 17 ans, elle quitte son village de Shfa’Amer, près de Nazareth, pour s’installer à Jérusalem, où elle étudie la musique à l’Université hébraïque et le chant à l’Académie de musique Rubin. Musicienne complète, Reem est aussi professeur et comédienne.
Éclectique, elle chante aussi bien de l’opéra que de la chanson actuelle, de la musique arabe traditionnelle que des comptines pour enfants. Elle obtient son premier succès avec son album indépendant Ashiqa (La passionnée), sorti au début des années 2000, mettant en valeur ses divers goûts musicaux : “Quand j’étais jeune, j’ai été essentiellement influencée par Faïrouz et par la culture musicale libanaise”, a-t-elle confié, avec son doux sourire et son délicieux accent levantin. “Cependant, ajoute-t-elle, j’ai dû garder ma connaissance de la musique arabe dans un petit jardin secret durant mes années passées à l’Académie de musique de Jérusalem, afin de me concentrer sur le style musical classique et occidental. ” Avec sa voix fascinante, Reem chante l’amour, la maternité et la politique, sincèrement et sans craindre d’aborder des sujets tabous.

http://www.imarabe.org/musique/a-la-une