Tirer dans le tas ! De l’avenir des musulmans en France par Alain Gresh

islamophobie

Longtemps, les colonisés ont été considérés comme appartenant à une espèce inférieure, dont le statut ne relevait ni de principes universels, ni du droit international. Et que l’on pouvait exploiter, voire exterminer sans remords. Dieu reconnaîtrait les siens !

En 1898, Heinrich von Treischke, un expert en sciences politiques, soutenait ce qui pour nombre de ses contemporains apparaissait comme une banalité : « Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. » La balle dum-dum fut inventée à la fin du XIXe siècle ; elle causait des blessures particulièrement graves. En 1897, la convention internationale de La Haye adoptée par les Etats « civilisés » la bannissait ; elle fut réservée à « la chasse au gros gibier et aux guerres coloniales » (lire « La fin du droit international ? », 16 août 2006). « Exterminez toutes ces brutes », gribouille, durant ses tribulations au cœur du Congo colonial, le Dr Kurz, le personage central de Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad.

A la même époque, l’antisémitisme, fondé sur les mêmes théories « scientifiques » de la race, affirmait que les juifs étaient des sous-humains, théories ouvrant la voie au génocide de la seconde guerre mondiale. Durant ces années, le gouvernement de Vichy adoptait des lois sans précédent d’exclusion des juifs, d’interdiction de nombre de leurs pratiques religieuses, de déchéance de citoyens français de leur nationalité, tout en contribuant activement à l’entreprise génocidaire nazie.

Depuis, il semblait que ces discours et ces mesures d’exclusion ne pouvaient être défendus en France, non seulement contre les juifs, mais contre toute minorité. Nous avions tort.

Dans un texte intitulé « Que faire des musulmans une fois le Coran interdit ? », publié par le site Boulevard Voltaire et qui n’a suscité aucune condamnation officielle de tous ceux qui sont si prompts à condamner tout acte antisémite, Christine Tasin fait « un rêve » — merci à Sébastien de m’avoir signalé ce texte.

« Les musulmans, qu’ils soient Français ou pas, auront donc le choix. S’ils veulent rester en France, ils seront dans un pays où disparaîtra toute visibilité de l’islam, le voile, le kami, l’abattage rituel, les boucheries halal, les prénoms musulmans, les mosquées… Les nés-musulmans pourront alors librement abdiquer l’islam et devenir apostats ou pratiquer leur culte de façon totalement privée, chez eux, sans en faire état. Si cela ne leur convenait pas, ils auraient le droit de gagner un des cinquante-sept pays musulmans de la planète où règne la charia. À cela s’ajoutera un moratoire sur l’immigration s’accompagnant de mesures de préférence nationale pour les prestations sociales, afin de supprimer l’appel d’air permanent qu’elles suscitent. Bien sûr, il faudra ou sortir de l’Union européenne ou la faire exploser puisqu’elle voudra nous empêcher de faire la loi chez nous, et reconstituer une Europe des nations.

Bien sûr, il y aura contestations, émeutes et même menaces terroristes. Le pouvoir y mettra fin grâce à sa détermination sans faille, et, s’il faut sacrifier quelques extrémistes pour redonner à 65 millions d’habitants paix et protection, il faudra faire savoir que l’armée, dépêchée à chaque menace, n’hésitera pas à tirer dans le tas. C’est terrible, mais il n’y aura pas d’autre solution pour calmer le jeu et imposer notre loi. »

(…)

« Bien sûr enfin, on nous dira qu’il y a trop de citoyens concernés. Et qu’on ne peut expulser des gens présents depuis si longtemps en France, avec la nationalité du pays. À ceux-là, nous répondrons qu’en 1962, on a fait partir d’Algérie plus de 10 % de sa population, dont la plus grande partie n’avait plus aucun contact avec la France depuis plusieurs générations. À notre connaissance, c’est loin d’être le cas de nombreux musulmans qui vont en vacances, tous les ans, “au pays”. »

Ce texte se passe de commentaires. Pour vous distraire, si l’on peut dire, remplacez le terme musulmans par juifs, roms ou Noirs… Et vous aurez une idée de la France « ethniquement pure » que l’on nous prépare.

http://blog.mondediplo.net/2013-04-16-Tirer-dans-le-tas-De-l-avenir-des-musulmans-en

 Non à la parade de l’extrême-droite le 12 mai à Paris

Ce 12 mai, une nouvelle fois, l’extrême-droite la plus violente annonce plusieurs manifestations dans Paris.

Plusieurs groupes et organisations, dont certains sont ouvertement néo-nazis, vont en effet « commémorer » à leur manière, la mort d’un de leurs militants, survenue le 9 mai 1994 suite à une manifestation non autorisée et violente, organisée par le GUD ; pour certains d’entre eux il s’agit aussi de rendre leur « hommage » à Jeanne d’Arc.

Le premier cortège partira de la Madeleine à 10h ; il est organisé par le groupe « 3ème Voie » son dirigeant Serge Ayoub alias ” Batskin” , a animé nombre d’organisations et de mouvances, dont certains militants ont très rapidement franchi le pas vers la violence active, voire le meurtre. Ainsi le 18 juin 1990 au Havre, le jeune James Dindoyal était empoisonné puis jeté à l’eau, avant de décéder dans d’atroces souffrances. Les responsables étaient deux membres des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, proches de Serge Ayoub (1).

Aujourd’hui, Serge Ayoub et ses troupes prétendent à la respectabilité : cependant, très récemment, le 23 avril dernier les deux militants armés venus soutenir les agresseurs homophobes du bar de Lille et interpellés par la police, ont fait référence à leur appartenance au groupe 3ème Voie (2).

Cette manifestation est appelée au nom de la lutte contre l’’ impérialisme ». Or, la dernière initiative de ce type (3) a rassemblé autour de 3ème Voie des organisations de défense de la dictature syrienne, organisations dont les militants ont attaqué très violemment, à Paris et ailleurs en France, des manifestations organisée par les démocrates syriens (4).

Cette initiative est d’ailleurs rejointe par d’autres groupes notamment une partie des « nationalistes autonomes », belges et français, dont la dangerosité immédiate n’est plus à prouver. Ainsi, leur section de Nancy s‘est spécialisée dans l‘agression des cibles habituelles de l’extrême-droite, membres des minorités ou des mouvements progressistes (5).

La seconde manifestation est appelée notamment par l’Oeuvre Française, à 10h à la Concorde. On y trouvera aussi les Jeunesses Nationalistes et le GUD. Ces trois organisations sont ouvertement pétainistes et pro-nazies. Leur propagande est faite d’un mélange extrêmement violent d’antisémitisme, de racisme, d’homophobie et de négationnisme. Les Jeunesses Nationalistes comme le GUD sont à l’origine de nombreuses agressions ces deux dernières années : très récemment, le GUD a appelé ouvertement à la violence contre les homosexuels (6), et l’un de ses membres a également été condamné pour l’agression grave d’un jeune musulman dans les Yvelines (7).

Plus globalement c’est autour de ces groupes et de leur propagande en ligne, que gravitent et se forment les individus qui attaquent les locaux des associations LGBT, des forces de gauche, les centres de planning familial, les mosquées. C’est aussi sur leurs sites et leurs pages Facebook que sont diffusées des théories meurtrières contre les Juifs et les Roms et des appels au passage à l’acte contre ces populations.

L’après-midi, une troisième manifestation se tiendra à l’appel de CIVITAS, et nul doute que nombre des manifestants du matin iront ensuite grossir les rangs de l’organisation catholique intégriste.

Ces dernières semaines, galvanisée par l’élan violent des manifestations homophobes, cette extrême-droite n’hésite plus, même dans la capitale, à passer à l’attaque physique contre les manifestations ou les militants : le 1er mai, un cortège en hommage à Brahim Bouarram a été attaqué par une quarantaine de néo-fascistes armés (8).

ll ne s’agit pas de « groupuscules » sans importance ou anecdotiques: ces groupes sont parfaitement intégrés et tolérés, aussi bien dans les manifestations homophobes soutenues par l’UMP que dans les défilés du FN ” dédiabolisé” quoi qu’en disent Marine Le Pen ou Frigide Barjot. C’est bien au sein du défilé du FN du 1er mai, au vu et au su de son service de sécurité, qu’ont par exemple été diffusées et collées des affiches comportant l’adresse personnelle de journalistes et d’intellectuels désignés comme les cibles à abattre (9)

Comment comprendre que de tels défilés belliqueux, organisés par des individus et des organisations ayant fait la preuve de leur violence, se voient autorisés ?

Stopper cette agitation haineuse et dangereuse doit constituer une priorité pour un gouvernement se revendiquant du progressisme et affirmant vouloir protéger les minorités mises en cause.

Il n’y a aucun obstacle juridique pour interdire ces manifestations du 12 mai : les précédents violents lors des manifestations d’extrême-droite sont légion, même en prenant uniquement en compte les derniers mois. Le «  trouble à l’ordre public » est donc bien constitué sauf si l’on considère que l’attaque de certaines catégories de la population ne provoque pas un trouble conséquent et important.

La démocratie, c’est la protection du droit de chacun à vivre en paix ; elle ne consiste à pas autoriser les appels à la violence contre une partie de la population, même sous couvert de liberté d’expression.

Ça suffit. Nous refusons de vivre dans la peur des violences qui entourent ces défilés de la haine.

Nous exigeons du Ministre de l’Intérieur, et du Préfet de Police qu’ils mettent un terme à cette agitation haineuse permanente et qu’ils prennent les mesures nécessaires pour rendre l’espace public à tous et à toutes.

Nous demandons également à toutes les organisations progressistes et antiracistes et notamment aux plus importantes d’entre elles de prendre la mesure de la gravité de la situation et de se mobiliser pour que ce 12 mai ne soit pas une nouvelle banalisation des parades fascistes.

Memorial 98

Operation Poulpe

(1)http://www.liberation.fr/histoires/0101262224-skins-tueurs-a-la-biere-empoisonnee-les-meurtriers-d-un-mauricien-au-havre-demasques-huit-ans-apres

(2)http://www.nordeclair.fr/faits-divers-justice/violences-homophobes-deux-skinheads-armes-etaient-ia0b0n198056

(3)http://www.streetpress.com/sujet/73877-les-skinheads-de-troisieme-voie-defileront-samedi-au-coeur-de-paris

(4)http://www.lemonde.fr/proche-orient/portfolio/2011/10/03/portraits-d-opposants-syriens-agresses-a-paris_1581630_3218.html#ens_id=1481132

(5)http://www.libestrasbourg.fr/actu/2011/02/cinq-skinheads-suspectes-dagressions-en-serie.html

(6)http://yagg.com/2013/04/03/provocation-homophobe-du-gud-linter-lgbt-va-porter-plainte/

(7)http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/31/deux-militants-d-extreme-droite-comparaissent-pour-agression-contre-un-musulman_1637089_3224.html

(8)http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/1er-mai-des-militants-anti-fascistes-agresses-lors-d-un-hommage-7948618.html

(9)http://www.europe1.fr/France/Le-Monde-va-porter-plainte-contre-le-FN-1503797/

Comment relayer cet appel ?

Vous pouvez également l’envoyer aux associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de défense des droits de l’homme, afin qu’ils prennent des initiatives contre ces parades d’extrême-droite. Et bien sûr, le diffuser dans vos propres réseaux… ou faire votre propre appel.

 Dustin Hoffmann, cible de Juifs ultra-sionistes antisémites…

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USA : les sionistes s’en prennent au « sale juif » Dustin Hoffman
vendredi 10 mai 2013

Les attaques les plus ordurières du lobby israélien contre leurs opposants se multiplient aux Etats-Unis, avec une prédilection pour ceux d’entre eux qui sont d’origine juive, rapporte, quelque peu épouvanté, le journaliste du Haaretz Bradley Burston.

C’est aujourd’hui le célèbre acteur Dustin Hoffman qui est la cible de leurs attaques, dans des termes qui n’ont rien à envier aux gazettes hitlériennes.

Le crime de Dustin Hoffman ? Avoir accepté de participer à une cérémonie de remise de prix aux réalisateurs du film israélo-palestinien « Five broken cameras » (« Cinq caméras brisées »), qui relate la résistance des villageois de Bil’in au vol de leurs terres par la colonisation.

Alors, le Jewish Press, à l’en croire « le plus grand journal juif indépendant des Etats-Unis » se déchaîne. « Hoffman est quelqu’un dont la judaïté ne semble avoir joué aucun rôle dans l’existence, sinon d’avoir développé l’antisémitisme, de par sa petite taille, son appendice nasal, sa voix nasillarde et ses rôles de petit mec dégourdi, autant de caractéristiques qu’on attribue typiquement aux Juifs », lit-on dans ce journal. L’auteur de l’article, Lori Lowenthal Marcus, est également le président de l’association Z Street (avec un Z pour Zionist).

D’autres américains juifs coupables de critiques, mêmes timides, de la politique israélienne, ont droit à leur tombereau d’injures. L’écrivain Peter Beinart se voit par exemple traité de « vomissable Kapo ».

« Il faut que cela cesse”, se désespère Bradley Burston. « Parce que si les fanatiques, les partisans de l’apartheid et les fascistes de l’extrême-droite israélienne continuent de jouir de tribunes et de pouvoir se présenter comme des experts d’Israël, alors aucun de ceux qui souhaitent la destruction d’Israël n’aura bientôt plus besoin d’ouvrir la bouche ».

Source : http://www.haaretz.com/blogs/a-special-place-in-hell/targeting-stephen-hawking-and-dustin-hoffman-right-wing-pro-israel-advocacy-as-hate-speech.premium-1.523189

CAPJPO-EuroPalestine

 « Souvenir des Déportés », le dimanche 28 avril prochain, à 10h00, devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil de Strasbourg.

Anatomie normale et pathologique

Cercle Menachem Taffel.

Strasbourg, le 22 avril 2013.

Nous nous réunirons pour la 14ème fois, le jour du « Souvenir des Déportés »,

le dimanche 28 avril prochain, à 10h00,

devant l’Institut d’Anatomie Normale à l’Hôpital civil.

Nous convierons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, cambodgienne, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.

Nous nommerons pour la 7 ème fois le nom de 4 Sintis (tsiganes d’origine allemande) victimes des essais sur le phosgène réalisées par le Professeur BICKENBACH entre juin à août 44.dans la chambre à gaz du Struthof

Il s’agit de :

Zirko RESTOCK , né le 28 05 1907 et mort le 16 06 1944 (37 ans)

Andréas HODOSY ( 12 02 11- 16 06 44 (33 ans)

Adalbert ECKSTEIN ( 02 02 24- 18 06 44 (20 ans)

Josef REINHARDT ( 24 08 13- 09 08 44, 15 jours avant son 31 ème anniversaire).

La thèse récente de médecine (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous révèle le nom d’une partie des 189 Roms « sélectionnés » à Auschwitz pour servir de cobayes aux expériences sur le typhus du professeur HAAGEN, au Block 5 du Struthof , dont 29 périrent.

Parmi eux on retrouve

Ferdinand SARKOSI (24 02 1904- 12 11 1943)

Franz SARKOSI (13 07 1892-23 11 1943)

La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005.

Le Quai MENACHEM TAFFEL a été inauguré officiellement le 12 mai 2011 par le Maire de Strasbourg.

Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l’Homme.

Nous avons le soutien de Mme Frédérique NEAU-DUFOUR ,directrice du CERD.

Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l’enseignement du contenu et de l’essence du procès de Nuremberg, dans les facultés de sciences et de médecine.

Il est de notre devoir de continuer à rappeler aux générations actuelles de soignants, le passé d’un des plus prestigieux médecins français du 20 ème siècle : René LERICHE dont le nom orne plusieurs sites des Hospices Civils.

Mais le grand praticien a aussi été le premier président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Médecins à sa création par Vichy, en 1940, et a occupé ces fonctions jusqu’en décembre 1942.

Il s’en est justifié en affirmant que le conseil de l’Ordre, à l’instar du gouvernement de Vichy, avait servi de bouclier face à l’occupant nazi.

Rappelons que l’Ordre a été institué par la loi du 16 août 1940 et que c’est à partir de l’automne 1940 que le gouvernement de Vichy lança une offensive d’ordre législatif contre les juifs résidant en France.

Rappelons que l’opération policière réalisée contre les juifs de Paris ” Vent printanier “, plus connue sous le nom de ” Rafle du Vél’d'Hiv’”, eut lieu les 16 et 17 juillet 1942.

Rappelons que la Solution Finale date du début 1942.

Le Conseil de l’Ordre a participé au recensement des médecins juifs, à leur exclusion ; il a adopté une politique de répression vis-à-vis d’eux et il a participé à la spoliation de leur cabinet.

Cette page sombre de l’histoire récente doit être transmise aux étudiants en médecine. Le silence actuel des enseignants dans toute la France ne peut être interprété que comme l’illustration de « l‘archaïsme », à leurs yeux, de Vichy et de ses lois anti-juives.

Ils continuent à entretenir l’idée que Vichy a été un accident, et que la médecine ne peut servir que le bien qu’elle incarne forcément.

Ils font « du révisionnisme par défaut ».

Nous estimons, en effet, que la matrice idéologique qui a présidé à la montée du nazisme en Allemagne et qui a présidé à l’installation du régime de Vichy a toujours été à l’œuvre malgré Nuremberg.

Et qu’elle a participé à structurer notre manière de compartimenter la société et de hiérarchiser la valeur de la vie humaine jusqu’à aujourd’hui.

En dehors des 23 médecins allemands ayant adhéré au nazisme et jugés à Nuremberg (6 seront pendus), tous les autres seront recyclés et continueront à exercer et à enseigner …comme des nazis jusqu’au milieu des années 70 !

Il en est de même de nos élites ayant adhéré à Vichy.

Dr Georges Yoram Federmann

0388251230 / 0614704242

 Dangereux communautarisme judéo-israélien à Montpellier

boycott Israël

LA MAIRE DE MONTPELLIER DÉCLARE A LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE MONTPELLIER:
“SOYEZ FIERS DE VOTRE PAYS”(ISRAËL)

​Selon elle le pays des juifs de Montpellier ne serait pas la France mais Israël​​ ! Est-ce de l’antisémitisme​, du sionisme ou plus simplement parce que le maire de Montpellier à autant de culture et de bave qu’un escargot ?
Mld

VOICI COMMENT LE CCCJM DIFFUSE LA soit disant “CULTURE JUIVE” A L’OCCASION DE LA JOURNÉE “DITE DE JÉRUSALEM” DEPUIS 35 ANS À MONTPELLIER AVEC LES SUBVENTIONS ET LA PRÉSENCE DES ÉLUS DE LA RÉGION, DU DÉPARTEMENT ET DE LA VILLE.
Le petit dîner du CRIF en province…

N’oublions pas que l’élue responsable des relations internationales à la Ville de Montpellier, Mme Perla Dana, n’est autre que la vice-présidente du CRIF Languedoc-Roussillon…Vous comprendrez pourquoi il a été impossible de voir flotter le drapeau palestinien à la Mairie (ancienne et nouvelle) !!

Déclaration de Frédéric CORCOS, Président du Centre Communautaire et Culturel juif (CCCJ) de Montpellier (en 2011)

« Notre attachement à cette commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem reste un particularisme spécifique à Montpellier et unique en Diaspora… A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… JERUSALEM EST ET DOIT RESTER LA CAPITALE DE L’ETAT D’ISRAËL !(faux!) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’Etat d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! »

C’est pourquoi depuis juin 2011 une large campagne est lancée contre la tenue de cette journée tant qu’elle se fera sur les bases actuelles de la violation du droit international ! Bien sûr nous dénonçons le financement de cette opération de propagande israélienne en France par les collectivités territoriales mais nous dénonçons plus fermement encore leur complicité dans cet acte de violation flagrante du droit international et de soutien à la colonisation de Jérusalem. Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël !! (c’est Tel Aviv)

Ne ratez pas l’exceptionnelle conférence débat :

libérer alqodsDER

 Yom Hashoah 2013 judéo-juif à Strasbourg? Une crispation identitaire régressive.

birkenau
Archives
Yom Hashoah mai 2011
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/23354

2013
Cette année, en Alsace, le Yom Hashoah (journée de l’extermination, avec lecture des noms des victimes du génocide) n’a été organisée que par L’Union juive libérale de Strasbourg, avec le CRIF Alsace.

Georges Yoram Federmann et le Cercle Menachem Taffel, inventeurs ici de cette commémoration, en ont été exclus.

Conséquence, la lecture des noms n’a concerné que les Juifs exterminés, et seule une mention a été faite du génocide des Tziganes. Par contre, ont été laissées dans l’ombre les autres catégories de victimes, évoquées les années passées, en présence de leurs représentants: homosexuels-lles, malades mentaux, sourds, handicapés, etc.

En même temps, l’absence de GYF, empêchait que soit mentionnée l’actualité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, aussi bien au Rwanda qu’en Bosnie ou en Palestine occupée…

Georges Yoram Federmann:
Tout a commencé le 1er avril 2012 par ma prise de position relayée par le CAPJPO et Parténia
http://www.europalestine.com/IMG/article_PDF/article_a7087.pdf
Je ne pouvais plus prendre la parole.
J’ai accepté à la condition que nous préparions avec l’ UJLS (qui fait partie du CRIF) le Yom Hashoah 2013 sur la base de ma lettre jointe.(11 avril 12)
Ce qui n’a jamais été fait par nos ex-partenaires durant 7 ans…

Chers amis,(UJLS)

Je vous remercie pour votre appel qui encourage la réflexion.

J’ai relu ma lettre qui a été relayée par le site de Partenia et celui des Citoyens du monde sans susciter de réactions outragées.

J’ai relu ma lettre qui traite de sujets complexes et délicats et qui appelle à la paix comme je crois l’avoir toujours fait.

Qui tente d’en faire autant ,localement, avec les risques que cela peut représenter?

Pourquoi ,d’ailleurs, les réactions ne surviennent-elles qu’ aujourd’hui alors que j’ai pris des positions aux côtés du CAPJPO depuis 2005?

Je reste perplexe car elles réveillent en moi celles de mes anciens amis ,cofondateurs du Cercle Taffel, qui l’ont quitté fin 2010 parce que le CRIF avait rejoint le Yom Hashoah!!(cf lettre jointe du 1er février 2011 jointe).

CRIF qui est ,au passage,connu pour ses positions radicales et communautaristes. (Je ne parle pas de Pierre Levy).

J’ai relu ma lettre et me demande ce qui vous semble devoir heurter ?

N’aide-t-elle pas à avancer?

Appelle-t-elle à la haine ? A la Guerre?

Elle critique l’État d’ Israël?
Oui ,nous devrions nous l’interdire?

En quoi cette lettre écrite en mon nom et qui n’engage jamais Taffel est-elle un danger pour le Yom Hashoah et la mémoire des morts que nous honorons ?

En quoi l’actualité internationale serait proscrite de nos journées.

C’est bien le député Jung qui parle régulièrement du massacre des Tamouls à notre tribune?

En première intention ,je ne comprendrais pas les raisons du silence de Taffel dimanche.

A ce sujet ,qui serait appelé à prendre la parole?

Mais je suis en train de consulter le Cercle Taffel et m’effacerai à titre personnel si la majorité le suggérait.

Permettez-moi simplement de rappeler que Taffel est en grande partie à l’origine de la diversité de la manifestation en ayant aidé ,avec votre soutien, à ouvrir aux manouches ,homosexuels, sourds et malentendant et usagers de la psychiatrie.

Et ,l’on viendrait reprocher à “un faiseur de paix” son pacifisme en légitimant la violence d’Etat?

Je trouve dommage votre réaction car nous restons bien les organisateurs du Yom Hashoah.

Ou bien l’institutionnel et le religieux nous auraient-ils déjà rattrapé pour faire de cette manifestation une journée convenue et figée “entre nous”, confondant la mémoire de la Shoah avec le soutien inconditionnel à l’État d’ Israël?

Les mêmes qui critiquent mon texte “pour la paix” n’ont rien trouvé à redire au programme des Oubliés de l’ Histoire que je co-organise.

La nuit va entretenir nos réflexions et je souhaite comme vous
un dénouement favorable à la défense de la cause des victimes et de l’humain.

Fidèlement

Georges Yoram

enzo traverso

lu dans les DNA

Strasbourg Cérémonie Yom Hashoa
L’identité retrouvée

« Abraham Charles , 59 ans, convoi 68. Ackermann Théodore, 51 ans, convoi 70. Adam Georgette, 56 ans, convoi 39. Adler Chaim, 23 ans… » Les noms des victimes juives alsaciennes de la déportation noircissent des dizaines de pages. Ils ont tous été lus, hier, place Broglie à Strasbourg, au cours de la cérémonie Yom Hashoa. Commencée un peu avant 11 h, la lecture publique s’est achevée vers 15 h 30.

Cette façon de rendre hommage aux morts a pour objectif « de mettre en échec la volonté des bourreaux de transformer les victimes en numéros », rappelle Pierre Levy, représentant en Alsace du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui patronne cette cérémonie organisée par l’Union juive libérale de Strasbourg (UJLS).
« Les valeurs
de la République »

Avant que la lecture ne commence, plusieurs enfants ont allumé six bougies symbolisant les six millions de juifs tués durant l’Holocauste, mais aussi les 600 000 Roms qui ont subi le même sort – bien que leurs noms ne soient pas lus, « nous tenons à les évoquer. Nous ne les oublions pas », explique Pierre Haas, trésorier de l’UJLS.

Robert Herrmann, premier adjoint au maire de Strasbourg, s’est réjoui de pouvoir « participer à l’œuvre de mémoire » mais aussi à « une occasion de célébrer la fraternité ». « Les valeurs de la République sont à l’opposé de celles des génocidaires », a pour sa part souligné Raphaël Nisand. Rappelant les assassinats perpétrés par Mohamed Merah, le maire de Schiltigheim a souligné que « des questions sont encore posées. L’an passé à Toulouse, des enfants ont été tués parce qu’ils étaient juifs. Yom Hashoah ne doit pas juste servir à se rassembler pour lire des noms. Il faut aussi réfléchir pour qu’un génocide ne se reproduise pas. »
par Aurélien Poivret, publiée le 08/04/2013 à 05:00

Read

 Une des dernières parmi les survivants du ghetto de Varsovie appelle à la rébellion contre l’occupation israélienne.

mur varsovie

Traduit par Serge Quadruppani du blog de Richard Silverstein (qui l’a lui-même traduit de l’hébreu) le discours qu’à l’occasion de la journée de la Shoah, l’une des dernières survivantes du ghetto de Varsovie, Chavka Fulman-Raban, a tenu à la Maison des combattants du ghetto.

http://quadruppani.blogspot.fr/2013/04/une-des-dernieres-parmi-les-survivants.html

http://www.richardsilverstein.com/2013/04/09/last-of-warsaw-ghetto-survivors-calls-for-rebellion-against-israeli-occupation/

“Il y a une unité dans cette commémoration – 70 ans après la révolte du ghetto de Varsovie. Nous approchons de la fin de la génération de la Shoah et des derniers combattants du ghetto. La plupart d’entre vous qui êtes devant moi, représentez la génération de la continuité: les deuxième, trois et quatrième générations. J’ai des pensées et des émotions mélangées sur le passé, le présent, l’avenir.
Je vais vous raconter une expérience de l’époque. Au printemps 1942, j’étais messagère pour une opération secrète. Il m’arriva d’aller voir mes amis du mouvement de jeunesse Dror Bachrubishov, en Pologne orientale occupée, très près des nazis.

Je me trouvais dans la petite gare et de la fenêtre, je pouvais voir, dans un champ près des voies ferrées, une immense multitude, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils étaient surveillés par des Allemands (running wild on horseback: galopant follement sur leurs chevaux: je soupçonne une erreur de traduction depuis l’hébreu – mais peut-être pas, avis aux hébraïsants ndt) A quelques mètres de moi, par la fenêtre, je voyais quatre garçons en train de creuser un trou. Les soldats les abattirent et ils y tombèrent. Le lendemain matin, les champs étaient vides. Le soir, les trains avaient poursuivi leur route: vers les camps, vers la mort.

Ce fut dans ces moments que je compris et que j’eus peur: c’est le début de la fin. C’est la Shoah. Avec cette terrible vérité, je retournai dans le ghetto de Varsovie, auprès de ma famille qui y était restée, auprès de mes camarades.

A ce moment, la nécessité de la révolte du ghetto nous apparut clairement. Nous continuions les activités et les séminaires d’éducation, les journaux et les écoles clandestins. Il était important de renforcer la jeunesse triste, agonisante, du ghetto.
Mais à ce point, il devint important par-dessus tout de trouver des sources d’approvisionnement en armes. La déportation de 3000 000 juifs de Varsovie à Treblinka à l’été 1942 renforça notre détermination pour la dernière bataille – le soulèvement armé.

Le 19 avril 1943, il y a 70 ans, le premier soulèvement en Europe occupé éclata – le soulèvement juif. Je n’y ai pas participé. Comme messagère, j’avais été arrêtée durant des opérations de résistance à Khakvo et emmenée à Auschwitz de nombreux mois auparavant.
Tous mes plus proches et bien-aimés camarades combattirent du haut des toits, dans les flammes, depuis les bunkers. La plupart périrent. Je souffre de ne plus pouvoir me rappeler tous leurs noms. Nous n’en retenons que quelques-uns. Mais dans mon cœur, je ne me suis pas séparée d’eux, les oubliés.

Laissez dans vos cœurs et vos mémoires une place pour eux, jeunes générations. Pour les beaux et fiers et si jeunes, combattants tombés dans la dernière bataille. Je souhaite aux milliers de personnes devant moi, des vies enrichies d’amour, de beauté, de rires, et de sens.

Continuez le soulèvement. Un soulèvement différent, d’ici et maintenant, contre le mal, contre le mal qui afflige notre pays unique et bien-aimé. Soulevez-vous contre le racisme et la violence et la haine de ceux qui sont différents. Contre l’inégalité, les disparités économiques, l’avidité et la corruption.

Soulevez-vous contre l’Occupation. Non – il nous est interdit de dominer un autre peuple, de l’opprimer. Le plus important est d’accomplir la paix et de mettre fin à l’effusion de sang. Ma génération a rêvé de paix. Je voudrais tant y arriver. Vous avez le pouvoir d’y contribuer. Tous mes espoirs sont en vous. Si seulement vous pouviez.”

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