Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.
Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).
Suivi de Gidéon Lévy: Élections au conseil syndical
Eyal Sivan propos recueillis par Michèle Sibony
Eyal Sivan, le cinéaste et auteur israélien, co-auteur avec Eric Hazan de «un Etat Commun» et du film qui l’ accompagne : Conversation Potentielle (édition La fabrique) , a accepté de partager avec nous sa connaissance approfondie du système électoral israélien, et ses analyses du déroulement de la campagne et de ses résultats. Il a aussi voulu nous offrir la lecture de l’article de Gideon Levy publié dans Haaretz le 24 janvier 2013, après l’annonce des résultats définitifs:«Elections au conseil syndical» qu’il a traduit depuis l’hébreu.
Pendant qu’en Palestine, les troupes sionistes massacrent et terrorisent, en France, la LDJ attaque les militants anti racistes et propalestiniens. Avec de la peinture aujourd’hui, mais demain avec de l’acide, voire des balles puisque personne au gouvernement n’ose rien refuser à ces groupes violents, enfants gâtés issus du mariage naturel entre la république française néocoloniale et le sionisme.
Imaginons une seule seconde qu’un indigène verse de la peinture rouge sur la tête de Richard Prasquier ou sur celle de Sammy Gozlan qui ne manquent pas une occasion, via leurs réseaux dans la police, de faire relâcher les militants sionistes extrémistes lorsque par hasard ils sont interpellés après une action violente.
Nous le constatons, pour dix fois moins que ça des groupes musulmans comme Forsane al Hiza, n’ayant pourtant commis absolument aucune violence, ont été arrêtés et dissous. Nous sommes encore une fois au prises avec le double standard.
Si la LDJ continue à jouir de la formidable impunité historique dont elle a toujours bénéficié, les musulmans devront demain, pour pouvoir continuer à assurer leur solidarité avec la Palestine et dénoncer l’islamophobie de la LDJ, organiser eux mêmes leur autodéfense.
Que se passera t-il le jour où il y aura un mort ? Le gouvernement si laxiste avec les agresseurs sionistes devra alors totalement assumer les conséquences de ce qui s’apparentera à un violent conflit aux débordements évidents. Loin de redouter ce conflit, des groupes comme la LDJ le souhaitent ardemment puisque cela permettra de justifier leur propagande en faveur de l’émigration/colonisation vers la Palestine, des juifs de France.
Les véritables responsables de la violence des groupes sionistes comme la LDJ sont les autorités françaises, policières, judiciaires et politiques. Aujourd’hui le gouvernement Hollande / Taubira.
L’action politique résolue et la plus large peut seule nous permettre de nous débarrasser des ces groupes sionistes violents tout en assurant notre protection. Pour peu que chacun réponde présent lorsque les initiatives en proposition seront rendues publiques.
Jean Clair présentait son dernier ouvrage, Hubris,, à la librairie Kléber, interrogé par le sempiternel Miclo-le-causeur.
Notre correspondant de la Feuille de Chou a une nouvelle fois été frappé par l’évolution conservatrice (dans les deux sens du terme) de celui qui dirigeait jadis Chroniques de l’art vivant, une revue qui défendait la peinture contemporaine avec brio.
Or, depuis quelques années, Jean Clair a fait marche arrière. Il brûle désormais ce qu’il adorait et revient à une sorte de classicisme quelque peu régressif.
Le ton même de sa causerie laisse passer quelque lassitude. Il se demande, question rhétorique, ou pas, pourquoi, vers la fin du 19e siècle, ces mutations brusques dans les arts, les “dissonances” en musique, les déformations en peinture,etc.
Le romantisme déjà avait amorcé le mouvement (qui hait les lignes). Et si on remonte plus haut dans l’histoire de l’art, on trouvera bien des “monstruosités”.
Une dame dans le public, a demandé quand on reviendra à la beauté…
On a envie de lui répondre: quand le monde sera apaisé. C’est pas demain la veille!
Comment ne pas voir que si Picasso a déformé le corps humain, si Schoenberg a rompu avec les règles, c’est que, plaques sensibles d’un monde qui, pour certains, était la ” Belle Epoque“, ils étaient déjà sensibles aux horreurs à venir de la guerre de 14-18, horreurs qui d’ailleurs se déroulaient dans ces années-là dans la conquête coloniale en Indochine ou en Algérie.
Espérer, comme cette dame , que reviendrait l’ère du beau relève d’une vision en rétroviseur. Pourquoi pas le Bien, le Vrai, le Beau platoniciens? Si les oeuvres sont plus souvent jugées “intéressantes” que belles, ce n’est pas l’effet du hasard ou d’on ne sait quel attentat antihumaniste. En tout cas, cet attentat, ce n’est pas aux artistes qu’il faut l’attribuer, mais au Capital toujours plus déshumanisant.
Mais comme le dit si bien Marx, cela ne nous empêche pas aussi d’apprécier encore Mozart ou Giotto, preuve d’une certaine intemporalité de l’art, sensible à chaque époque.