Laïcité en danger

Logolaicitedaccord

Correspondant

La lecture du Monde.fr offre des découvertes surprenantes.

Ci-joint l’article paru ce jour à 12 h, rédigé par Nathalie BRAFMAN.

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On y apprend que le gouvernement prépare un plan de soutien pour les sciences humaines et l’on s’en réjouit d’avance …

Mais, dans le cours du texte, on découvre une énumération de douze « disciplines rares » qui méritent une attention particulière, car « au ministère, on estime qu’en deçà de 400 enseignants chercheurs, il y a menace. Douze disciplines rares ont déjà été recensées : de la théologie à l’histoire du droit en passant par les sciences politiques, la philosophie et les langues. Des filières entières sont en train de disparaître. Les langues slaves, germaniques, scandinaves, romanes ou orientales sont, dans de nombreux établissements, sur la sellette. Sans parler du grec et du latin… »

Il convient peut-être de se renseigner davantage sur le soutien dont pourrait bénéficier la théologie « discipline » qui, à ma connaissance, fait l’objet d’un enseignement dans une université publique seulement à STRASBOURG et METZ !

Si je change de « chaîne » et passe sur le Figaro.fr je trouve, toujours aujourd’hui, un autre papier intéressant !

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Fioraso et Valls veulent former les imams dans des établissements publics.

Fioraso : « C’est un travail en profondeur que nous menons avec la communauté musulmane. À Strasbourg, il y a déjà des formations qui se font dans un cadre laïc», a-t-elle précisé sur RMC mardi. Elle souhaiterait les étendre.

Les deux ministres ont confié cette mission à Francis Messner, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions religieuses » …

Pour ceux qui ont oublié, Messner participe à l’INSTITUT DU DROIT LOCAL et écrivait par exemple sous Sarkozy : « Il est difficile de trouver un équilibre entre neutralité de l’État et politiques publiques … il faut modifier le régime des cultes pour mieux intégrer de nouvelles communautés » … (La Croix 2011)

 “Comment être alsacien aujourd’hui?”, avec Roland Ries, au Centre culturel alsacien

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Roland Ries était l’invité du Centre Culturel Alsacien du boulevard de la Victoire à Strasbourg. Il a pu noter que le local était trop exigu pour sa conférence et toutes les activités qui s’y déroulent régulièrement. On attend donc du sénateur-maire qu’il offre des espaces plus grands aux amis de l’Alsace…

Diaporama: http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633476781499/show/

Son exposé liminaire, bref, a porté sur ses origines, sa formation au Collège épiscopal Saint-Étienne…, sur son entrée en politique dont, avec sincérité, il ne parvient pas vraiment à donner les raisons. Pas vraiment engagé en mai 68, alors qu’il préparait l’agrégation, il s’est découvert, les années suivantes, modérément régionaliste alsacien et membre d’un Parti socialiste dont ce n’était pas la tasse de tisane, maintenant encore, quand on se souvient des prises de positions super jacobines de certains de ses conseillers municipaux ou adjoints…

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Il ne l’a pas évoqué, mais a aussi été longtemps syndicaliste au SNES-FEN, puis FSU, où il se contentait de faire de la figuration dans les instances dirigeantes départementale et régionale. Il siégeait avec la liste, alors majoritaire, Unité Indépendance Démocratie, socialisante, celle qui ayant eu le projet de se rapprocher de syndicats aussi réformistes qu’elle, comme la CFDT recentrée, n’a pas hésité à scissionner la FEN, pour se débarrasser des tendances plus à gauche, Unité et Action, proche du PCF et École Émancipée, syndicaliste-révolutionnaire, à laquelle le tenancier de la Feuille émargeait.

Pour revenir au sujet, disons que Roland Ries, authentique alsacien de centre-gauche, fils d’un père incorporé de force dans la Wehrmacht, est tout sauf un idéologue. Sympathique, mais quelque peu indécis, sans vraie colonne vertébrale, écoutant les avis des uns et des autres, pour ne décider qu’en creux, comme on l’a encore vu récemment dans sa non prise de position au référendum sur la Collectivité territoriale d’Alsace.

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Concernant la “laïcité” en Alsace-Moselle [qui n'existe pas], il assume sans état d’âme, contrairement à son épouse, membre de Laïcité d’Accord, et aux positions que, syndicaliste, il était censé partager, le Concordat, les ministres des cultes payés par la République et les cours de religion prétendus obligatoires.
Et son vivre-ensemble est singulièrement monothéiste.

On apprécie le rapprochement avec le Limousin martyr d’Oradour-sur-Glane et tout ce qui, comme l’Euro-district, pourtant si lent à se concrétiser populairement, va dans le sens de l’amitié et du rapprochement franco-allemand auquel œuvrait aussi le très récent disparu et résistant, André Bord.

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Et on souhaite, sans trop y croire que les engagements qu’il a pris oralement devant l’assistance nombreuse du Centre culturel alsacien seront tenus, comme la ratification, enfin, de la Charte des langues régionales et minoritaires.

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On n’a pas échappé à une question, même édulcorée, de M. Husser, distinguant les Alsaciens “de souche” de ceux “d’adoption”. On te voit venir!

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 Rassemblement national de la Libre Pensée à Strasbourg

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De 150 à 200 personnes se sont rassemblées place Broglie, à l’appel de la Libre Pensée, pour exiger l’application de la loi de 1905 en Alsace-Moselle, la fin du Concordat et des cours de religion à l’école publique.

Après Marc Blondel, ex-secrétaire général de Force Ouvrière, plusieurs orateurs sont intervenus dont Esther Bauer de la Libre Pensée 67 ainsi que des représentants de laïques de plusieurs pays d’Europe, Espagne, Suisse, Allemagne, Belgique, Luxembourg,etc.
Des délégations de plusieurs régions de France, dont des Vendéens, étaient venues à Strasbourg à cette occasion.

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Interview de Marc Blondel avant le rassemblement du 4 avril 2013 à Strasbourg
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Les discours présentaient un mixte d’exigences laïques aux côtés de prises de positions antireligieuses et athées. L’Union rationaliste est aussi intervenue.

Par contre, Laïcité d’Accord, association laïque du Bas-Rhin, très active ici, n’était pas représentée, pour cause de divergences tactiques sur la manière d’obtenir le résultat, c’est à dire, la laïcité enfin en Alsace-Moselle.

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 La laïcité, bordel!

Logolaicitedaccord

 

 

 

C’est maintenant!

Juiboustiaman

APPEL à toutes les organisations, associations, partis
qui se réclament de la laïcité

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Depuis un an, nous avons changé de président de la République et de majorité à l’assemblée nationale.

Des événements récents ont montré que nous nous heurtons constamment à un hiatus entre le droit tel qu’il est interprété et dit par le Conseil d’Etat, par le Conseil Constitutionnel ou par la Cour de cassation, et la volonté des républicains laïques.

C’est le rôle des législateurs, des parlementaires de changer cet état de fait en prenant les décisions politiques nécessaires.

Car nous nous retrouvons encore et toujours à devoir mettre en avant les revendications traditionnelles des laïques dans notre pays, et notamment :

Respect de la loi de 1905, son extension à tous les territoires de la République sans exception.

C’est pourquoi le Comité 1905 de Draguignan a décidé d’adresser une lettre ouverte aux parlementaires pour qu’ils prennent les décisions politiques nécessaires :

Pour l’abrogation du concordat et des textes de l’ancien régime et de 1939 qui contreviennent à la loi de 1905

Plus nombreux nous serons et plus nous aurons de chances de nous faire entendre !

Comme à l’époque de l’initiative contre les accords Vatican-Kouchner, nous vous proposons donc de reprendre à votre compte le texte ci-joint ou de vous prononcer sous la forme que vous choisirez pour peser dans le même sens.

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Nous mettrons cette lettre ouverte aux parlementaires en pétition sur internet

en invitant les signataires à demander à leurs organisations de se joindre à l’initiative ou prendre position dans le même sens.

Toutes les associations, organisations, partis qui prendront position seront ajoutés immédiatement à la liste des initiateurs.

Merci de bien vouloir nous répondre quel que soit votre choix.

Salutations républicaines et laïques.

Pour le CA du Comité 1905 (Draguignan) réuni le 8 avril 2013

Patrice DECORTE : patricedecorte@laposte.net

Les associations suivantes ont décidé de co-lancer cette initiative :

- Comité 1905 de Draguignan.

- Observatoire de la Laïcité des Alpes-Maritimes – OLAM.

- Associationloi1905 (Carros 06).

- Association des Libres Penseurs de France – ADLPF.

- Comité 1905 de la région Rhône-Alpes.

- Conseils Départementaux des Familles Laïques – CDAFAL :

Drôme 26
Isère 38
Savoie 73

 Barrer la route à l’islamophobie

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erci et bravo à vous d’avoir pris le temps de signer la pétition “Pas de laïcité sans liberté: Contre une loi stigmatisante/Pour une commission sur l’islamophobie”.

Grâce à vos efforts et votre soutien, nous sommes désormais plus de 33000 personnes à l’avoir signée.

La pétition a permis de montrer dans l’opinion publique qu’il y avait désormais un front contre l’islamophobie et contre l’instrumentalisation de la laïcité, qui réunit des gens très différents, de toutes sensibilités, autour d’une idée commune: le respect des libertés fondamentales pour mieux vivre tous ensembles.

Grâce à vous, de nombreux députés ont également souscrit à ce texte, en se positionnant contre une nouvelle loi sur la laïcité dont on sait qu’elle marginaliserait un peu plus encore nos concitoyen(ne)s musulman(e)s, surtout les femmes portant un foulard.

Plusieurs des universitaires et co-auteurs du texte ont participé à des débats parfois très vifs autour de ces questions de laïcité, sur Newsring, sur Europe 1, dans l’Humanité, Libération, le Monde, Ce Soir ou Jamais ou d’autres émissions.

Dernier débat en date, celui sur Beur FM hier soir, dont voici le podcast:

http://www.beurfm.net/IMG/mp3/PAD_Rediff_Forum_Debat_17_04_13.mp3

Ce soir sur France Ô à partir de 23h30, l’émission “Toutes les France sera également consacrée au sujet.

Enfin, et surtout, je vous invite à poursuivre la mobilisation par trois actions simples:

1) Continuez à diffuser autour de vous la pétition. Si chacun d’entre vous fait signer ne serait-ce que 2 ou 3 personnes de son entourage, nous dépasserons sans difficultés le seuil des 100000 signatures, ce qui permettra d’accroire encore l’ampleur de la mobilisation, en plaçant ces problématiques au coeur des débats.

2) Contactez vos députés pour leur demander de se positionner sur ces questions. Nous sommes à votre disposition si vous avez besoin d’aide pour préparer ce genre d’entretiens. N’hésitez pas à faire savoir à vos élus ce que vous pensez.

3) Participez aux événements autour des questions de laïcité et/ou d’islamophobie, afin de vous tenir au courant et d’exprimer votre point de vue. Ce samedi, nous vous donnons rendez vous pour un grand Colloque sur l’Islamophobie qui aura lieu à Sciences Po, à partir de 9h30, ouvert à tou(te)s et gratuit, dans la limite des places disponibles:

http:// http://10ans.islamophobie.net/le-colloque/

Merci encore à tous de vos efforts et de votre mobilisation.

Marwan Muhammad
Porte parole du Collectif Contre l’Islamophobie en France
marwan.muhammad@islamophobie.net

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 Collectivité Territoriale d’Alsace, Front de gauche: défendre l’Etat-nation ou la lutte des classes?

quatrieme internationale logo

drapeau alsacien

Lu dans le compte-rendu d’une réunion publique tenue en Alsace du nord

vendredi 29 mars 2013
7ème Assemblée Citoyenne du Front de Gauche – Bilan

Extrait

Faut-il à ce point ne pas aimer l’Alsace pour voter “non” ? Contrairement aux contenus des messages subliminaux induits par la propagande des tenants du “oui”, c’est justement aimer l’Alsace que de s’opposer fermement à son détachement de la République Française. Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux Etats Nations. Et c’est ça, comme l’a souligné Jean-Louis Dolfus, les véritables orientations d’un projet politique qui n’ose pas dire son nom.

S’il est vrai que le projet de CTA masque la volonté de constituer des régions dans le cadre d’un espace fédéral européen, il nous semble que, s’y opposer au nom de l’État-nation n’est pas la bonne posture.

L’affirmation selon laquelle “Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux États Nations.” se heurte à plusieurs problèmes.

D’abord, qu’on le veuille ou non, l’Alsace appartient, géographiquement, historiquement, culturellement, linguistiquement et économiquement à cet “espace rhénan supérieur.

Aucune force politique n’y peut rien.

Autre chose est, pour s’opposer au projet néo-libéral, masqué par le référendum du 7 avril, de prendre appui sur l’État-nation français.
Qu’on défende les principes républicains, c’est une chose.

Mais défendre l’organisation nationale française, serait-elle républicaine, déporte sur un terrain glissant où le Front de gauche se retrouve d’ailleurs, avec sa Marseillaise, obligatoire après l’Internationale, et ses drapeaux tricolores, aux côtés de nationaux républicains de droite et même d’extrême-droite.

Le national ou le social, il faut choisir!

Le droit social, effectivement visé par les libéraux, qu’ils voudraient réduire comme peau de chagrin, ne peut-il être défendu que dans un cadre national? Ne peut-on combattre pour la défense et l’amélioration des droits sociaux que dans le cadre étriqué des États-nations? On a pourtant défendu un droit social mieux-disant européen (et mondial à terme) lors des référendums en Europe!

L’histoire de la composante PCF du Front de gauche rend compte de plusieurs périodes où, ce parti, obéissant aux tournants successifs de la Troisième Internationale stalinisée, abandonnait ses périodes ultra-gauche pour pratiquer l’union nationale. Après 1928, par exemple, la période qui conduit au Front populaire en est un exemple, comme le gouvernement d’union nationale entre de Gaulle et Thorez, qui conduisit ce dernier à s’opposer aux grévistes du Nord, au nom de la reconstruction de l’économie nationale française, après avoir laissé désarmer les FTP.

Le Parti de gauch,e plus récent de création, partage ce positionnement, mêlant un langage et une pratique luttes de classes avec un national-républicanisme tricolore avéré qui s’accompagne d’ailleurs de positions parfois ambiguës sur la laïcité (laïcarde) et l’Islam, confondu avec ses caricatures.

Or, il existe une autre perspective, c’est celle du point de vue de la lutte des classes.

En ce sens, peu importe le cadre national, de toutes façons économiquement et financièrement obsolète, ou un autre cadre politique. L’essentiel selon le BA BA du marxisme c’est l’indépendance absolue du mouvement ouvrier.

Même quand il est amené à s’allier à des éléments bourgeois ou petits-bourgeois, comme par exemple pour défendre les libertés démocratiques, ou comme en 39/45 pour combattre le nazisme, c’est cette indépendance qu’il faut conserver. Sans quoi, le mouvement ouvrier de chaque État est à la traine de sa propre bourgeoisie. On a vu le résultat catastrophique en août 1914! Nach Paris contre A Berlin!

C’est le capital et la marchandise qui détruisent les vieilles frontières. Et ce n’est pas par hasard que Marx, dans son Manifeste communiste, salue la puissance révolutionnaire du capital qui détruit le vieux monde, condition nécessaire afin que le prolétariat puisse poser la question de la révolution et du communisme qui sera sans États-Nations ni frontières aucunes.

La seule “patrie” de l’ouvrier, qu’il le sache ou pas, c’est la classe, internationale, à laquelle il appartient;

Les partis comme le PCF et le PG, aujourd’hui, retardent sur l’état réel du monde et du cadre politique nécessairement international qui devrait naître pour sortir l’humanité de l’état de “crise” où le plongent les libéraux ou néo-libéraux, de droite ou de “gauche”.

On ne s’étonnera donc pas des positions anti-régionalistes de ces partis et de l’abandon de la défense des langues parlées en Alsace-Moselle, qui pourtant faisait partie jadis du bagage des staliniens.

C’est pourquoi, personnellement, à l’intérieur du courant régionaliste, je défends des positions lutte de classe, et à l’intérieur des mouvements du Front de gauche ou de la gauche radicale, je défends des positions régionalistes.

Et j’appelle à voter NON le 7 avril!

 Laïcité d’Accord, et son président, dans les DNA

Bernard Anclin photo dna Cédric Joubert

Bernard Anclin photo dna Cédric Joubert

Sur le gril – Bernard Anclin Président de « laïcité d’accord »

Comment avez-vous réagi à la décision du Conseil constitutionnel validant le droit local des cultes ?

Nous nous attendions à cette décision. Vu l’enjeu – la rémunération des pasteurs protestants et, au-delà, celle du clergé catholique – on se doutait bien que le Conseil constitutionnel n’allait pas prendre de décision révolutionnaire.

C’est une décision d’opportunité ?

Elle a son argumentation juridique. Le Conseil constitutionnel ne pouvait faire moins. Mais il a deux fers au feu, et il a choisi un autre raisonnement que dans sa décision qui avait abouti à l’interdiction des corporations obligatoires.

Sa décision définit quand même – c’est nouveau – la laïcité « à la française », en dégageant « l’exception de droit local » ?

C’est vrai. On apprécie tout à fait ces références qui reviennent à intégrer le début de la loi de 1905. En ce sens, d’ailleurs, parler de « laïcité à l’alsacienne » ou de « variante alsacienne de la laïcité », n’a plus de sens. C’est ce que nous disions depuis longtemps…

L’initiative ne venait pas de votre groupe, mais d’une association, l’APPEL. Avez-vous des liens avec eux ?

Nous n’avons pas de liens. Nous nous sommes davantage concentrés, compte tenu de la situation régionale, sur le statut scolaire local, qui a des aspects très contestables. Nous espérons des évolutions non-négligeables en jouant sur la voie réglementaire. Nous y travaillons.

Que devient Laïcité d’accord ?

L’association a plus de dix ans. La période actuelle est propice à faire valoir nos idées. Mais nous nous sommes attachés à ne pas être isolés et maximalistes. Nous avons de bons contacts avec toutes les associations et organisations qui se réclament de la laïcité.
publiée le 11/03/2013 à 05:0