“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 “La langue de la République est le français”: Verdammi !

Chère main de GermainMerci à nos amis bretons grâce à qui nous avons pris connaissance d’une récente circulaire du premier Ministre, Jean-Marc Ayrault qui enjoint les ministres et les ministres délégués de respecter notre “droit au français“.

Ce droit participe de notre démocratie“, rappelle-t-il aux bouseux qui, s’ils jactent en une autre langue, ne sont donc ni républicains ni démocrates. “…l’usage du français par l’administration contribue à la cohésion de notre pays…“.

En situation de communication internationale…les agents de l’État…utilisent systématiquement le français…

S’il s’agit de lutter contre l’impérialisme linguistique anglo-étasunien, on sera d’accord avec Ayrault, mais comment ne voit-il pas que les langues minoritaires et régionales, elles aussi, ont à se défendre de l’impérialisme linguistique français?

Ici comme sur bien d’autres dossiers, en opposition aux engagements du candidat François Hollande,”Le changement c’est [pas] maintenant“!

Le Premier Ministre
25 avril 2013
Circulaire relative à l’emploi de la langue française

http://7seizh.info/wp-content/uploads/2013/05/JMA1.pdf

Théâtre de la Choucrouterie La chère main de Germain

Initiative Citoyenne Alsacienne

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous apporter une information sur le colloque que nous organisons

à Strasbourg, les 31 mai et 1er juin prochains dans l’hémicycle du Conseil Régional avec le soutien

de la Région, de l’Olca et du groupe Les Verts/Alliance libre européenne du Parlement Européen.

Ce colloque porte sur les langues de France (langues régionales ou minoritaires) et sur la ratification

(demandée) par la France de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.

Il réunit quelques-uns des plus grands spécialistes, ainsi que les représentants d’associations

engagées dans la défense et la promotion de ces langues (Alsace, Bretagne, Catalogne, Lorraine, Occitanie, Pays Basque…)

Vous trouverez le programme complet sur le site que nous avons créé spécialement à cette occasion par M. Christophe Boudot,

à savoir :

http://www.ica2010.fr/colloque/

Sur ce même site, vous pourrez aussi vous inscrire pour participer au colloque (attention, les places sont limitées).

Nous serons heureux de pouvoir vous y accueillir et d’y partager réflexions et expériences.

Meilleures salutations.

Pierre Klein, président de l’ICA 2010

_______________________

L’ICA 2010 s’est notamment fixé pour objectif de faire émerger des demandes citoyennes, de faire des propositions, de travailler à un projet politique global pour l’Alsace, de contribuer au débat politique en Alsace… Elle se veut d’être un think tank, une Denkfabrik. Aussi, organise-t-elle un ou plusieurs colloques dans l’année, des conférences mensuelles (les lundis de l’ICA 2010), des universités d’été… Elle n’est pas un mouvement politique.

www.ica2010.fr

Un don est possible (même minime) par chèque à l’ordre de : ICA 2010 -pour le colloque- (à adresser à Initiative citoyenne alsacienne -ICA 2010- 3 rue du Hohwald 67230 Huttenheim) ou par virement à : CIC 14 rue de la Nuée bleue 67000 Strasbourg Intitulé : Initiative citoyenne alsacienne (ICA 2010),

RIB : 30087 33001 00020118001 91 EUR

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 Commémorer l’abolition de l’esclavage des Rroms

Roms Unserland

TEXTE DIFFUSE PAR ROMEUROPE – Droits de l’Homme le 10 mai 2013

Par Jean-Pierre DACHEUX[1], membre de ROMEUROPE

COMMÉMORER L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DES ROMS.

« Les Européens organisent des sociétés philanthropiques pour l’abolition de l’esclavage en Amérique alors que, sur leur propre continent, 400 000 Tsiganes sont maintenus en esclavage ».Kogalniceanu Mihail, « Esquisse sur l’histoire, les mœurs et la langue des Cigains, connus en France sous le nom de Bohémiens », Berlin, 1837. (Kogalniceanu est un historien roumain francophone qui devint premier ministre de la toute nouvelle Roumanie unifiée, en 1863.)

LE 10 MAI 2013 AURA EU LIEU LA JOURNÉE NATIONALE DES MÉMOIRES DE LA TRAITE, DE L’ESCLAVAGE ET DE LEURS ABOLITIONS. Une cérémonie officielle se sera
déroulée, comme tous les ans, dans le jardin du Luxembourg, en présence du Président de la République.

La loi Taubira du 21 mai 2001 concerne, en effet, la reconnaissance, comme crime contre l’humanité, des traites et des esclavages pratiqués, à partir du XVe siècle, sur certaines populations. Elle précise : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part,
perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité ». (article 1er).

Avant même le XVe siècle, l’esclavage fut une réalité historique, européenne autant qu’américaine, qui ne se limita pas à la perpétration de la traite négrière transatlantique. Parmi les abolitions intervenues au XIXe siècle, figure l’abolition de l’esclavage des Roms en Moldavie et Munténie (ou Valachie). L’Église moldave libéra ses esclaves roms en 1844 et l’Église de Munténie en 1847, mais cet esclavage fut largement maintenu et même réinstauré, en 1849 par les forces occupantes russes et turques. Il ne devint illégal, dans ces deux principautés, qu’en 1855 et 1856, mais ne fut définitivement aboli qu’en 1863, deux ans après l’unification et la création de la Roumanie, sous l’impulsion impériale française, en 1861.

À ce mitan du siècle, l’abolition définitive de tout esclavage avait déjà été signée, en France, le 27 avril 1848, au début de la seconde République, à l’initiative de Victor Schœlcher. Le lien historique entre les abolitions transatlantique et européenne est bien avéré.

L’esclavage des Roms, qui dura donc un demi-millénaire, (dès leur apparition dans les principautés pré-roumaines, au milieu du XIV e siècle, jusqu’au milieu du XIXe siècle), appartient, à présent, à l’histoire de tous les Européens.

Le déni et l’oubli d’un esclavage si long et si brutal n’est plus acceptable, viole la mémoire commune, et pèse encore sur les relations entre les Roms et les autres populations européennes. Il est temps d’enseigner et de rappeler à tous les concitoyens de l’Union que ce lointain passé a laissé des traces dans notre présent, partout en Europe.

L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DES ROMS A DÉSORMAIS TOUTE SA PLACE DANS LA COMMÉMORATION, EN FRANCE, DE L’ABOLITION DES ESCLAVAGES, CHAQUE 10 MAI.

[1] Jean-Pierre Dacheux, auteur avec Bernard Delemotte du livre « Roms de
France, Roms en France » (2010)

RomEurope: http://www.romeurope.org/index.php

 Appel des quartiers populaires pour la 6e République !

Nous, les populations des Quartiers Populaires, sommes la première cible des attaques économiques et des politiques d’austérité imposées par les libéraux de tous bords depuis 30 ans.

Nous servons de boucs émissaires à la crise économique et subissons de plein fouet le racisme distillé par le Front National et repris en chœur par l’UMP avec des suites jusque dans la politique du gouvernement PS. Le chômage de masse qui sévit au sein de nos familles est la conséquence de l’avidité des actionnaires mais ce sont nos supposées« origines », « culture » et même « religion » qui déchaînent la violence verbale des médias et de nombreux politiciens.

Aujourd’hui la diversion ne fonctionne plus ! Il est maintenant limpide que ces « belles personnes » de la politique, des médias, de l’industrie et de la finance partagent et défendent les mêmes intérêts : l’argent, le profit pour eux-mêmes et les leurs. Leurs liens avec la finance sont dévoilés au grand jour alors que rien n’est fait pour combattre la fraude et l’évasion fiscale des puissants. Les partis politiques prônant l’économie de marché ont pour moteur le profit individuel. A eux d’assumer la misère qu’ils engendrent ! A nous d’œuvrer pour l’intérêt général, le nôtre !

Marre de ce système ! Marchons pour un grand coup de balai et pour la 6e République ! Ni la couleur de peau, ni la tenue vestimentaire, ni la langue de nos parents ou notre pays d’origine ne sont responsables de la situation économique et politique lamentable du pays dont nous portons les dramatiques conséquences. Nos Quartiers sont depuis 30 ans les laboratoires de la gestion de la misère : contrôle policier, attaques des droits sociaux, destruction des services publics, clientélisme ; et de son exploitation maximum : travail précaire, spéculation immobilière, discriminations.

En première ligne, militant-es et habitant-es des Quartiers nous nous battons quotidiennement pour l’accès aux droits et à l’égalité. Notre colère et notre volonté de renverser les privilèges doivent, plus que jamais, trouver la voie de la construction, de la solidarité et de l’intelligence. Nous voulons faire face à l’individualisme, à la haine de classe et aux stigmatisations religieuses et culturelles.

Nous savons désormais que les dirigeants actuels sont moins aptes que nous à régler les crises économiques et institutionnelles. Nous savons qu’ils ne défendent pas nos vies mais leurs intérêts. Nous sommes révoltés par le mépris et l’arrogance de l’oligarchie quand tous les jours la précarité est le quotidien de millions d’entre-nous.

Il est temps de reprendre la main sur nos vies et d’envisager des destins dignes et humains en devenant acteurs face à ce régime politique en perdition : nous, habitants des Quartiers Populaires, militants politiques, bénévoles d’associations, syndicalistes, acteurs, sportifs et citoyens, appelons à participer à la grande marche citoyenne pour la 6e République. Rejoignez-nous dès le 5 mai 2013 pour agir ensemble et reprendre le pouvoir !

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Autres appels récents:

L’appel de la Fondation Copernic

Appel de jeunes chercheurs pour la 6ème République

L’appel du monde de l’Agriculture à la marche du 5 mai contre l’austérité et la finance et pour la 6ème République

Appel du Front de Gauche Afrique à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la VIème République

110 PERSONNALITES QUI MARCHERONT LE 5 MAI

 Après le referendum : affaiblissement ou renforcement de l’identité alsacienne ?

Alsace Agonie 07-11-2009 10-34-06

LIBRE OPINION

Après le referendum : affaiblissement ou renforcement de l’identité alsacienne ?

Pierre Klein

Jean-Marie Woehrling[1]

Dès les résultats connus, on a avancé la thèse de la « fin du particularisme alsacien ». Il est vrai que l’affirmation d’un projet régional alsacien était sous-jacente à l’idée de fusion des trois collectivités et que celle-ci a été attaquée pour ce motif par les éléments les plus extrêmes et les plus jacobins, en même temps que d’autres aspects de ce « particularisme » (le droit local, l’enseignement bilingue paritaire) étaient remis en cause.

Toutefois, ni le déroulement de la campagne ni l’analyse du scrutin ne permettent de retenir la thèse d’un rejet de la dimension alsacienne. C’est plutôt la permanence de certaines traditions alsaciennes qui s’expriment dans ces résultats : la méfiance à l’égard d‘un leadership strasbourgeois jugé lointain et hautain, la préférence pour le concret et l’existant plutôt que pour les constructions abstraites et nouvelles (Besser a Spatz en der Hand statt a Duwa uf’m Dach), la méfiance à l’égard d’un projet dont les modalités auraient été arrêtés à Paris. Tout ceci ne traduit pas un rejet de la personnalité régionale.

C’est au contraire l’insuffisant affirmation de l’identité alsacienne dans le projet, au bénéfice d’arguments « technocratiques », qui a suscité l’indifférence voire la méfiance des électeurs. Plus d’Alsace aurait été un slogan davantage porteur que plus d’efficacité. Ensemble, les électeurs des deux départements, les uns par le non, les autres par l’abstention, ont fait entendre qu’ils veulent un autre projet régional et non que l’identité régionale ne les intéresse plus. C’est bien en fin de compte une certaine idée d’Alsace qui sort vainqueur du scrutin. Plus que jamais, les Alsaciens sont conscients de leur situation géo-économique au sein du Rhin supérieur et de que ce facteur décisif pour le dynamisme de la région implique un certain nombre d’investissements culturels, notamment dans la langue régionale, c’est-à-dire l’allemand dans sa version standard comme dans ses formes dialectales.

Malgré le grand gâchis qu’il représente, l’échec du projet de réforme des structures peut nous donner l’opportunité de nous concentrer sur les contenus : un projet régional impliquant toutes les composantes géographiques de l’Alsace axé sur des questions concrètes. Comment mieux vivre ensemble, comment être plus efficaces dans le monde de la compétition, comment nous sentir bien dans notre peau malgré l’inéluctable nécessité d’ajuster nos dépenses à nos ressources, comment cultiver la solidarité sans brider l’initiative, comment gérer avec parcimonie notre territoire ?

Les réponses à ces questions, nous devrons les trouver, même sans réformes institutionnelles, dans notre cadre territorial qui est l’Alsace. Celui-ci offre à tous les habitants de l’Alsace une richesse culturelle considérable s’ils veulent bien la prendre en main. A titre d’exemple, même sans fusion, la Région et les deux Départements sont appelés, à l’occasion des assises de la langue et de la culture régionales en voie de préparation, à adopter une charte linguistique qui mettra en œuvre les grands principes européens de respect des langues régionales, qui à la fois nous donnera plus d’atouts économique, plus d’ouverture sur le monde et plus de personnalité. JMW et PK

[1] Pierre Klein est président d’Initiative Citoyenne Alsacienne (ICA) ; Jean-Marie Woehrling est président de Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle – René Schickele Gesellschaft

 Les Alsaciens ont dégagé la classe politique. A suivre…

urnes mkd

urnes mkd

Le peuple souverain irrationnel, selon Richard Kleinschmagger, bolidoloque…8 04 13 vers 8h16 sur Radio bleu Alsace:

les arguments bizarres l’ont emporté sur les motifs rationnels…”

On dégage les bolidoloques aussi?

Philippe Jean Pierre
Alsace le peuple a dégagé la classe politique radiobleue2

alsace bretzel logo

S’Molshemer plok esch guet hit morje!

http://stierkopf.over-blog.com/article-alsace-for-ever-116900474.html

On fait quoi maintenant?
Mardi à 9 h devant la préfecture du Bas-Rhin, on soutient les étudiants étrangers menacés d’OQTF.
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/47695

Ensuite, à 10h, on rejoint les syndicats place de la Bourse pour défiler.
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/47893

Une réaction du PRG 67
Ça existe, si si, et même ça cause la langue de bois d’avant…

Julien Viel
Président du PRG 67

“Le Parti Radical de Gauche du Bas-Rhin se félicite du rejet du projet “Richert” par la majorité des inscrits. L’abstention, qu’on ne peut que déplorer démontre que le projet “Richert”, qui à l’évidence était trop flou et mal préparé, ne pouvait être adopté en l’état.

Ce projet, incohérent et à contre temps, ne pouvait que conduire les alsaciens à ne pas l’accepter.

La tromperie orchestrée n’aura pas trouvé d’écho. Les prochaines échéances seront l’occasion de donner à l’Alsace de nouvelles majorités, afin de créer un projet répondant aux attentes de l’Alsace et des alsaciens.

Le PRG 67 rappelle qu’il pèsera et travaillera auprès des parlementaires radicaux, pour qu’un projet nouveau puisse satisfaire aux attentes des alsaciens, dans le cadre des débats sur l’acte III de la décentralisation.

Le PRG 67 prendra pleinement sa part à construire un véritable projet pour l’Alsace”.

Pour Djamila, c’est un problème de com et de pédagogie!!!!

Les Alsacien-ne-s ont choisi.
La plupart ne s’est pas déplacée pour aller voter.
Celles et ceux qui ont voté pour le changement n’ont pas été assez nombreux pour contrer l’immobilisme.
Je le regrette tout en comprenant celles et ceux qui n’ont pas été voter, qui ont voté blanc ou qui ont voté NON.
Je le comprends parce que nous n’avons pas su faire comprendre et entendre suffisamment l’opportunité d’une nouvelle organisation de la politique alsacienne qui aurait pu être un plus sur la politique économique, sur la politique sociale, sur l’aménagement du territoire, sur les déplacements, sur la protection de l’environnement…
La démarche initiale a été quelque peu maladroite, laissant penser que c’était un arrangement entre grands élus. Il aurait fallu dès le départ associer la société civile, les citoyens, mettre cette question sur la place publique bien en amont de la courte campagne qui a suivi le vote des élus pour le Oui.
Les chefs de file de tous bords des partisans du non ont surfé sur les peurs et tout mélanger : la sauvegarde de la République, l’accord national interprofessionnel… en jouant du violon nationaliste et chauvin …
Je me réjouis du vote des mulhousien-ne-s qui ont dit OUI à plus de 50 pour cent même si je reconnais que le taux de participation était insuffisant.
Je prends acte de ce vote. J’en tirerais les leçons qui s’imposent : plus de démocratie, plus de pédagogie, plus d’écoute …
J’espère que cette opportunité de simplifier le millefeuille, d’être plus efficace, plus cohérent se représentera rapidement.
Djamila sonzogni

M’PEP

VICTOIRE DE LA DÉMOCRATIE EN ALSACE !

Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 7 avril 2013.

C’est le “non” qui l’a emporté aujourd’hui lors du référendum en Alsace, a contrario de toutes les prévisions et les attentes des promoteurs du “oui” à la fusion des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et du Conseil Régional.

Les Alsaciens ont refusé d’être les cobayes d’une expérimentation préfigurant le démembrement de la République.

Ils ont choisi de ne pas entrer dans l’espace du “Rhin Supérieur”, tant vanté par ceux qui rêvaient déjà des charmes euro-régionaux, des droits du travail allemand.

Ils ont refusé les transferts massifs de compétences de l’État à la collectivité territoriale d’Alsace.

Ce projet initié par l’UMP avec les encouragements du gouvernement socialiste, était soutenu par les régionalistes et les écologistes qui œuvrent pour le fédéralisme européen, dédaignent la nation et méprisent la République.

Les Alsaciens viennent d’infliger un coup cinglant au patronat qui agit sans relâche pour briser les frontières afin de disposer de toujours plus de liberté d’exploiter le monde du travail.

Coup d’arrêt également à tous les européistes qui n’ont de cesse de diluer la France dans un espace de libre-échange toujours plus vaste et dérégulé !

Les Alsaciens viennent d’envoyer un signal fort à tous les autres Français pour qu’ils résistent aux sirènes identitaires régionales, aux habitants de Bretagne, de Savoie et de Haute-Savoie notamment, les suivants sur la liste des référendums de même nature.

Désormais, c’est à l’acte III de la décentralisation qu’il faut s’opposer.

Frontalement.

Sans chercher à améliorer, à amender les trois textes prévus par le gouvernement Hollande, car sur le fond il vise le même objectif : détruire la nation, livrer les Français aux appétits insatiables des néolibéraux, briser les résistances populaires.

Le M’PEP, qui a organisé des brigades républicaines, se félicite de cette victoire de la démocratie.

Il a mené campagne en faveur du “non” et continuera d’agir sans relâche pour que les citoyens de France se libèrent de la tutelle de l’Union européenne, en faveur de la souveraineté nationale, monétaire, budgétaire…

Pour que demain reviennent des jours heureux !

La feuille de chou publie vos communiqués…c’est pas la presse au Crédit Mutuel…de Draluca

PCF 67

Coup de tonnerre en Alsace : Richert et le Conseil Unique mis KO !

le 07 avril 2013

Strasbourg, le 7 avril 2013

Coup de tonnerre en Alsace : Richert et le Conseil Unique mis K.O !

Le coup de tonnerre qui vient de se produire dans le paysage politique alsacien est un véritable désaveu de Philippe Richert.

Le Parti Communiste Français, membre du Front de Gauche, se félicite de la mise en échec du projet de collectivité territoriale d’Alsace porté par l’UMP et ses alliés.

Dans un contexte particulièrement hostile, le Parti Communiste Français a porté l’expression d’un Non de progrès avec ses partenaires du Front de Gauche rejoints par de nombreux syndicats. Conscients de la dangerosité de la collectivité unique, les électeurs se sont montrés méfiants face à un projet qui n’apporte aucune solution concrète à leurs préoccupations, bien au contraire !

Ce référendum a été organisé dans des conditions démocratiques particulièrement inquiétantes. Tout a été fait pour museler les forces du NON ! L’instrumentalisation des « Vœux » par les maires de la Majorité Alsacienne, l’envoi d’une circulaire électorale « officielle » présentant uniquement le OUI avec des arguments mensongers, sans oublier l’utilisation de certains services municipaux à des fins partisanes, ont été des coups de poignard portés à la démocratie.

Malgré les obstacles et des intimidations, les communistes et les militants du Front de Gauche ont mené une grande campagne de proximité, avec des dizaines d’assemblées citoyennes, pour dévoiler la face cachée de ce projet. Lors du plus grand meeting de la campagne (près de 1000 personnes), les leaders nationaux du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, co-président du PG, et Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du PCF, ont apporté la dimension nationale à cette consultation.

En cette période troublée, les électeurs ont rejeté les petits arrangements politiciens. Ce NON appelle un nouvel âge de la démocratie locale. Nous souhaitons que cette fois-ci la souveraineté populaire soit pleinement respectée.

Le Parti Communiste Français est fier d’avoir contribué au rejet de ce projet porteur d’austérité et de régression sociale. Avec le report de l’acte III de la décentralisation et la victoire du NON, c’est le rejet de la réduction des dépenses publiques, au nom des intérêts du libéralisme et des traités européens, qui l’a emporté.

Le PCF et ses partenaires du Front de Gauche se sont sentis bien seuls à gauche face à la lamentable cacophonie du Parti Socialiste et à l’alliance de fait de la direction d’EELV avec l’UMP et le MEDEF.

Ce refus de la collectivité unique fera date et sera un point d’appui pour les luttes à venir : le 9 avril contre l’Accord National Interprofessionnel, le 1er mai pour refuser l’austérité et le 5 mai pour une 6ème République !
Béatrice Lejarre, secrétaire départementale du PCF 67
Aline Parmentier, secrétaire départementale du PCF 68

Radio bleu Alsace

Alsace le peuple a dégagé la classe politique radiobleue1

Le Monde

Echec du référendum alsacien : “Un signe fort pour la classe politique en place”

La fusion du conseil régional d’Alsace avec les deux conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin n’aura pas lieu. Des résultats partiels du référendum de dimanche créditent le “non” d’une victoire par 56,44 % des voix dans le Haut-Rhin, dans un contexte de très faible mobilisation des électeurs. Les électeurs Bas-Rhinois y seraient en revanche favorables à près de 67 %, mais l’abstention a également été très forte.

Il fallait, pour faire passer le projet, que les votes positifs représentent plus de la moitié des suffrages et au moins 25 % des électeurs inscrits dans chacun des départements. Or la participation aurait été de 36 % dans le Bas-Rhin, et de 37 % dans le Haut-Rhin.

“L’ALSACE SERA LA DÉRISION DE LA FRANCE”

Censé, selon ses partisans, renforcer le poids de l’Alsace, le “oui” partait pourtant favori. Un sondage publié début mars donnait près de trois-quarts de “oui” pour un quart de “non”, même si le camp des opposants était déjà plus fort dans le sud de l’Alsace. Plus petite région de France, l’Alsace était la première à utiliser une possibilité ouverte par la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010. Déjà en 2003, les électeurs corses avaient rejeté par référendum un projet comparable.

“Quand on a des débats sur les questions institutionnelles, ça n’intéresse pas nos concitoyens. Quand on vote pour une personne ou un parti, ça intéresse davantage”, a commenté à Strasbourg le président (UMP) du Conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel. Il a aussi déploré les retombées de l’affaire de l’ex-ministre du budget Jérôme Cahuzac. “Demain, l’Alsace sera la dérision de la France”, a-t-il déclaré en apprenant le résultat du vote, selon France Bleu Alsace.
Le résultat traduit les craintes de certains électeurs et élus haut-rhinois de voir leur département passer dans l’orbite du Bas-Rhin et de sa capitale Strasbourg, mais s’explique également par le climat politique, selon le président du Conseil régional d’Alsace, Philippe Richert (UMP), qui regrette un “gâchis”. “L’impact des extrêmes a été important. Ce résultat est aussi à mettre en relation avec le climat général, la crise, et l’affaire Cahuzac a indiscutablement eu un effet”, a-t-il estimé.

“LA QUESTION DU MILLEFEUILLE ADMINISTRATIF RESTE OUVERTE”

Philippe Richert souligne qu’au niveau local il y avait eu aussi “un discours d’inquiétude, de peur, sur l’avenir du département du Haut-Rhin, avec le maire de Colmar [chef-lieu de ce département, l'UMP Gilbert Meyer] qui avait dit que sa ville allait perdre la préfecture et la cour d’appel”. “La question du millefeuille [administratif] reste ouverte. Nous avons raté le coche pour dix, quinze ou vingt ans”, a regretté l’ancien ministre des collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy.

Pour la conseillère régionale FN Martine Binder, le résultat du référendum est “un signe fort pour la classe politique en place”. Le FN participait à une coalition hétéroclite du non réunissant pour l’occasion les deux extrêmes de l’échiquier politique avec le Front de gauche, mais aussi une bonne partie des socialistes, les “souverainistes” de tous bords, quelques élus UMP guère convaincus par les arguments de simplicité, plus grande efficacité et éventuelles économies mis en avant, et des syndicats comme FO et la CGT, qui redoutaient une possible remise en cause du droit du travail national.

“VOUS N’AUREZ PAS L’ALSACE !”

Marine Le Pen, présidente du Front national, s’est réjouie de la victoire du non. “Contre l’ensemble des barons médiatiques et politiques, déjouant tous les sondages, les Français d’Alsace ont signifié par leur abstention et leur vote massif pour le non leur attachement indestructible à la nation française et à la République une et indivisible”, affirme dans un communiqué Mme Le Pen. Selon elle, “en Alsace, le peuple s’est levé face à la caste qui voulait lui vendre à la-va-vite un projet conçu dans les couloirs de Bruxelles au bénéfice de l’Europe anti-nationale des régions”.

Le Parti de gauche (PG) a demandé à François Hollande “d’entendre le message des électeurs” en Alsace et de “renoncer définitivement à son projet”. “C’est une immense gifle pour les partisans d’une France à plusieurs vitesses, fascinés par le prétendu “modèle allemand”", écrit le parti de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. Il souligne que “c’est une très grande satisfaction pour le Front de Gauche qui a été la force militante pour le “non”". Pour le PG, “l’Alsace devait être l’acte de naissance du démantèlement de la République programmé par l’Acte III de la décentralisation. Elle doit devenir son acte de décès”.

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a estimé dimanche que le gouvernement devait “tirer les enseignements” de ce rejet, en retirant purement et simplement son projet de loi sur la décentralisation.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, s’est également réjoui du “message politique d’une portée historique” envoyé par les Alsaciens. Dans un communiqué intitulé “Vous n’aurez pas l’Alsace !”, M. Dupont-Aignan estime que “la Collectivité Territoriale d’Alsace est maintenant bonne pour les placards et les Alsaciens ne s’en porteront que bien mieux”.

“IL FAUT CONTINUER LE TRAVAIL DE PERSUASION”

A l’inverse, le président de l’UMP, Jean-François Copé, s’est dit “déçu” par le résultat du vote. “Il faut continuer le travail de persuasion car cette réforme était bonne pour l’Alsace et pourrait l’être aussi pour toute la France”, a-t-il ajouté.

Le Parti socialiste a estimé dimanche soir que ce rejet était “la conséquence d’un manque de dialogue”. “La ‘majorité alsacienne’ conduite par l’UMP n’a pas su fédérer autour de ce projet excluant de fait plusieurs territoires et familles politiques”, a commenté dans un communiqué Alain Fontanel, secrétaire national du PS chargé des fédérations. “Ce référendum est une occasion manquée d’approfondir la décentralisation dans notre pays avec des projets adaptés aux spécificités de nos territoires”, a ajouté le responsable socialiste qui a jugé “encore possible” un “projet réellement ambitieux de réforme des collectivités territoriales” même si celui-ci “ne peut plus passer par une fusion des trois collectivités” alsaciennes.

La ministre de la fonction publique, Marylise Lebranchu, et celle déléguée à la décentralisation, Anne-Marie Escoffier, ont pour leur part “pris acte” du résultat.

Philippe Richert, ex futur grand-duc d’Alsace

Alsace Richert ne sera pas grand-duc

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