Quand le PS fait la manche pour son candidat, il tombe parfois sur un os

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande candidat PS, m’a adressé une demande de soutien financier :

« 5€ pour le changement, 5€ pour la victoire »

Monsieur Moscovici,

Vous me sollicitez pour un soutien financier de la campagne de François Hollande candidat du parti socialiste à la présidentielle.

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 Néolibéralisme, colonisation de la pensée

Néolibéralisme, colonisation de la pensée

Avec Dominique Jacques ROTH, psychanalyste,

auteur de « Economie et Psychanalyse, le progrès en question »

et de « Essai sur la servitude formelle » à paraître en avril 2012.

Invité par l’Association KRITIKOS association née à Mulhouse en 2011

http://www.lalsace.fr/actualite/2012/01/04/kritikos-une-association-pour-developper-la-pensee-critique

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Néolibéralisme : colonisation de la pensée

D.J. Roth aborde le sujet à l’aide des concepts qu’il développe dans son ouvrage à paraître « Essai sur la servitude formelle ». Si le titre paraît savant, l’auteur s’appuie sur une réalité concrète que tout le monde comprend pour le vivre. Si les concepts et les termes qui soutiennent le propos sont ceux de la psychanalyse (la parole, le langage, l’inconscient, …) c’est toujours au service de la compréhension

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 Le botulisme est-il un humanisme?

Après la Métaphysique du mou, parue en 2007 à Mille et une nuits, l’œuvre du philosophe Jean-Baptiste Botul, (1896-1947) n’aura bientôt plus de secret, même chez BHL, avec la publication du tome de la correspondance de Botul à lui-même Du trou au tout, aux éditions la découverte, sous la houlette de Jacques Gaillard, maitre de conférence émérite de l’Université de Strasbourg.

C’est Miclo, le Causeur bien connu, entre les murs de la Salle Blanche, qui présentait le savant ouvrage dans la langue absconse attendue en usage dans les cénacles post philosophiques.

Puis Jacques Gaillard nous introduisit, c’est le cas de le dire,  dans la pensée botulienne grâce à cette correspondance miraculeusement retrouvée.

Botul1

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 Claude Guéant, candidat du Front National?

11 janvier 2012

GUEANT CANDIDAT NATUREL DU FRONT NATIONAL ?

Tirant le bilan de son action à la tête du ministère de la rafle et du drapeau, Claude Guéant fait du Guéant. Il se félicite ainsi d’avoir fait procéder à 32 912 expulsions cette année, soit 5 000 de plus que prévu et le triple de ce que Sarkozy avait fait en 2002. Au total, Sarkozy, Villepin, Barouin, Hortefeux, Besson et Guéant auront expulsé près de 200 000 personnes. Pour mémoire, quand les expulsés refusent de se laisser exiler, ils sont jetés à terre d’une balayette, ligotés des pieds à la tête, bâillonnés et attachés à leur siège d’avion. On reste sidéré d’entendre un ministre, décoré de la légion d’honneur, présenter comme un exploit des dizaines de milliers de vies saccagées. Parce que, derrière  les euphémismes (reconduite à la frontière là où les anglo-saxons disent deported) c’est bien ce dont il est question en réalité.

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 Musique klezmer et BDS

LA MUSIQUE KLEZMER NE DOIT PAS SERVIR A BLANCHIR L’ETAT D’ISRAËL DE SA POLITIQUE COLONIALE ET D’APARTHEID !

Du 16 au 27 novembre aura lieu à Paris le 10ème Festival Jazz’n Klezmer, qui se distribuera en six soirées dans divers locaux, dont La Bellevilloise, le New Morning et le Divan du Monde.

La musique klezmer était une musique populaire qui s’est développée avant la seconde guerre mondiale en Europe centrale et en Europe de l’Est au sein de la culture et de la langue juives qu’était le yiddish. Cette langue et cette culture étaient vivantes et enracinées dans ces régions et baignaient dans un climat étranger à l’idéologie sioniste de l’émigration en Palestine. Elles ont été en grande partie détruites, d’abord par le génocide nazi et ensuite par la création de l’Etat d’Israël.

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 Langues, dialectes, patois, par Henriette Walter

La première d’une série de 20 émissions consacrées aux langues régionales
http://www.canalacademie.com/ida6963-Les-langues-regionales-de-France.html 

Les langues régionales de France : langue, dialecte et patois (1/20)

1ère émission de la série proposée par Henriette Walter

12-06-2011

Langue, dialecte, patois : dès que l’on aborde la question des langues régionales de France, plusieurs termes viennent immédiatement à l’esprit, qu’il faut définir d’entrée de jeu, en se demandant tout d’abord, qu’est-ce qu’une langue ? Dans cette première émission d’une série qui en comporte vingt, la linguiste Henriette Walter commence par donner d’une manière simple et claire quelques définitions indispensables. Une série initiée avec la Délégation générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF).

 

 

 

 Robert Grossmann aurait-il été coupé?

L’intégrale…avec les commentaires.

Soit il a été censuré par le Journal, soit il a un peu modifié son texte par la suite

Voici ce qu’on peut lire sur son blog :


Ah le Reich de Wilhelm! Déployons nos rétroviseurs, marche arrière toute!

Par Robert Grossmann le mardi, 10 mai 2011, 16:17 – Lien permanent

 

Alors que jadis j’allais à la Maï Andacht – Maïdel Jagt, (1), aujourd’hui on me parle de célébrer de toute autres déités, moins envoûtantes.

Ce mois de mai 2011 sera celui des commémorations et des petites opérations de « révision ». Après Mitterrand et Bob Marley on va célébrer la Constitution… Pas la nôtre ! Une constitution enfouie dans les accessoires de l’histoire dont, disons les choses franchement, tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires et … des officines ! Il s’agit de la constitution du Reich du Kaiser Wilhelm de 1911 !

Quelques éléments de contexte : En aout 1870 Strasbourg tombe sous un feu de bombes et d’obus lancés depuis la rive Kehloise du Rhin, tuant plus de 300 strasbourgeois et détruisant une grande partie de notre ville dont, entre autres, le choeur de la cathédrale, l’orphelinat, la bibliothèque et son précieux Hortus Déliciarum. C’est le général prussien Von Werder qui est à la manœuvre. Les strasbourgeois vont le surnommer von moerder, (le meurtrier), c’est dire avec quelle joie Strasbourg est devenue allemande.

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 Constitution de 1911 en Alsace: Robert Grossmann ou de l’antibochisme primaire

Les Dernières Nouvelles d’Alsace ont publié ce mercredi ma réponse au pamphlet de Robert Grossmann qui tirait à la Grosse Bertha sur la Constitution de 1911…

La version ci-dessous est légèrement différente de celle des DNA, qui n’avaient pas tenu compte de quelques modifications et corrections de bourdes qui m’avaient échappé.

mon grand-père maternel Alsacien soldat allemand du second Reich

Antibochisme primaire

Et maintenant, tous en chœur, avec Robert Grossmann, « Nos ancêtres, les Gaulois... »

Sacré Robert!

Il n’a rien perdu de son style d’à-peu-près flamboyant. Il cause, long comme un jour sans Marseillaise, dans le Journal, les Dernières Nouvelles d’Alsace,ce mardi matin, 17 mai 2011, ça nous change du feuilleton DSK.

« Déployons les rétroviseurs, marche arrière toute! » s’exclame-t-il , tout en nuance, en titre de son pamphlet dans les DNA qui nous avertissent de la colère de l’ex UJP: « …cette célébration, notamment dans l’hémicycle du conseil régional, est inappropriée. » Et vlan pour Philippe Richert!

Dans le genre cocorico (et pas kireriki) le Robe’s est imbattable.

« En ce mois de mai, on va donc célébrer la Constitution…Pas la nôtre! Un constitution enfouie dans l’histoire dont, disons les choses franchement, tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires et…des officines! Il s’agit de la constitution du Reich du Kaiser Wilhelm, un texte de 1911! ». Weh, il a oublié Hansi!

Vous avez compris? Il n’y a de Constitution que celle de la Ve République, de notre héros national, le général de Gaulle. Quoi, on célèbrerait une Constitution étrangère? Celle d’un pays ennemi, là, juste de l’autre côté du Rhin? Et vous voudriez que Robert Grossmann se tût? C’est ne pas le connaître! Déroulède, au secours!

Et cette Constitution, étrangère,« enfouie dans l’histoire », d’aucuns voudraient la déterrer, la dégager de l’oubli? « …un texte de 1911 »

Und was noch? Prenant le parti populiste et antiparlementaire de l’ignorance, Robert Grossmann part au galop sur le cheval de l’anti-intellectualisme: (« tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires…», les élus, le président de l’Université de Strasbourg apprécieront!

L’instituteur Robert Grossmann nous fait ensuite une leçon d’histoire assaisonnée à sa sauce patriotique franco-française. Il est cependant obligé de reconnaître, après les destructions et l’exode de nombreux Alsaciens francophiles, que « le Reich bismarckien va reconstruire et agrandir Strasbourg pour en faire une ville emblématique de sa culture… ».
Mais le négatif l’emporterait:

« Pendant les longues années d’annexion (bien entendu Louis XIV, lui, n’a pas annexé l’Alsace…), une main de fer a germanisé nos régions… » .

Ah, bon? Les Alsaciens parlaient donc tous le français en 1870? Foutaises! Même les Français de l’intérieur, dans les autres provinces, n’ont été linguistiquement francisés qu’avec la première guerre mondiale!

Robert Grossmann révise l’histoire. Il passe sous silence le fait que l’Alsace appartenait à l’aire germanique dont elle était le cap occidental jusqu’en 1648, et que, malgré les efforts des amis de Robert, de droite comme de gauche, notre région est, pour une part encore, de culture et de langue allemandes avec les dialectes qui y sont encore parlés.

Ce n’est pas pour rien que le quartier allemand de la ville sert souvent de décor à des films qui se passent à Berlin dans les années 1910 d’avant la révolution allemande qui a aussi eu lieu ici avec les conseils de soldats et d’ouvriers en 1918.

On laisse aux historiens le soin de débattre ces prochains jours de cette Constitution et du degré plus ou moins grand d’autonomie qu’elle laissait aux Alsaciens à la veille de la grande guerre. Robert Grossmann ne semble pas le mieux placé pour un jugement objectif.

On voit bien sa cible : « Ceux qui en appelaient à une Alsace autonome en furent pour leurs frais. ». Il faut croire que le spectre de cette autonomie effraye encore Robert! Vade retro Satanas!

Ce qui énerve plus notre conseiller municipal c’est le lieu choisi pour le colloque, la salle du conseil régional. Et un direct du droit sur Philippe Richert! La « majorité alsacienne » est bien mal en point.

Ce qui domine cependant c’est l’antibochisme primaire.

« Que compte-t-on nous apprendre avec cette constitution, que certains veulent se réapproprier? Les grandeurs du Reich et de la germanité? Les bonheurs d’une Alsace autonome comme elle ne le fut pas avec la constitution de 1911? ».

Qu’à l’heure de l’Europe, et de la déjà vieille réconciliation franco-allemande, on en soit encore là, signe son bonhomme!

Qui, sinon, lui, parle de « modéliser cette période, de la vanter », confondant le travail de l’histoire et les leçons politiques qu’on peut en tirer, avec le domaine de la propagande qui est manifestement le sien?

« Il s’est passé des choses de 1911 à 1945 …», menace-t-il. Comme si on ne le savait pas! Mais de là à assimiler tout ce qui est allemand à la trique impériale du Kaiser (et Napoléon III?) et au nazisme?

Notre pamphlétaire voir le Teufel partout: un « appel à la fête nationale alsacienne », « des lectures publiques » (on croyait que Grossmann aimait lire?), « une manifestation autonomiste place Kléber », « d’autres événements inattendus »…Et une dernière dose d’anti-germanisme: « Bref certains vont ressusciter (il ne dit pas commémorer) le 30 mai 1911, l’esprit nimbé de nostalgie (forcément, la nostalgie) et les regards embués tournés par-delà le Rhin» – Le Rhin Français, ou la Gallia, ex-Germania!- lui ne regarde, depuis la Robert-sau que vers l’ouest…

Ce ne sont que des « actes militants rétrogrades et obscurantistes ». Fermez le ban. Section, en avant, avec le caporal-chef Grossmann, drapeau tricolore en tête, (au fait tu changes quand ton patronyme germanique? ) pour reconquérir la rive gauche du Rhin, ce fleuve si français qu’il arrête les particules radioactives venus de l’est…

Jean-Claude Meyer
17 mai 2011

Documents

http://mjp.univ-perp.fr/constit/de1911alsacelor.htm

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/05/11/la-constitution-de-1911-des-cles-pour-aujourd-hui

 Stammtisch du Kreis / René-Schickele-Stammtisch

Stammtisch – Mercredi 6 avril à Strasbourg / Mittwoch 6.April in Straßburg: Les langues régionales mises en lumière dans le film « Au bistrot du coin » / Die Regionalsprachen im Film « Au bistrot du coin »

http://www.zweisprachigkeit.fr/Stammtische/stammtisch110406.html

 Sprochekränzel und Stammtisch

Chers amis, liewi Frend,

 

Mardi nous tenons notre Sprochekränzel dans le cadre de la semaine de la culture alsacienne à Haguenau.

Vous êtes évidemment invités à y participer et surtout à y lire un texte dans une langue de votre choix.

 

Le Stammtisch de ce même mardi à l’école ABCM Zweisprachigkeit est ce faisant annulé.

 

En pièce jointe le programme de la semaine de la culture alsacienne à Haguenau

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Pierre Klein

La contribution de notre association à l’opération « e Friehjohr fer unsri Sproch » (un printemps pour notre langue) consiste à organiser une fête des langues, « e Sprochefescht ». En effet, si nous tenons à fêter les dialectes d’Alsace, nous fêtons aussi toutes les langues d’Alsace, c’est à dire nos langues et celles des autres qui sont aussi des nôtres. Le respect voulu et la considération accordée sont réciproques. On est toujours l’autre de quelqu’un. Vouloir être reconnu dans sa différence, c’est vouloir que la diversité soit reconnue. Identité et altérité ont partie liée. Universalité et particularité participent l’une de l’autre. PK

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 « Entendez-vous, dans nos campagnes… » électorales

Les coulisses des cantonales.

Il y a des aspects de la campagne électorale que les électeurs ne connaissent pas du tout, et même les médias marchands ne s’y intéressent guère.

Un exemple, le système de stockage et d’acheminement du matériel électoral.

Autrefois, comme me l’a fait remarquer un mandataire, c’est à dire, une personne qui représente un ou des candidats, la mise sous pli des circulaires électorales, et des bulletins de vote, se faisait au Wacken ou même à la Bourse du Commerce à Strasbourg.

El on embauchait des des gens, chômeurs, retraités ou petits salariés au revenu insuffisant, pour mettre ce matériel sous enveloppe, et,c’était un petit revenu d’appoint, sur deux jours

Or, ce temps est fini. Le travail a été attribué à une entreprise privée, Data Mailing, située dans la ZI du Forlen, à Geispolsheim. Ici comme partout, la privatisation par la préfecture de ces tâches autrefois effectuées par des citoyens, est parfaitement symbolique de la société dans laquelle nous vivons. Et on s’étonnera ensuite du recul du civisme! L’État lui-même délègue au privé ce qui se faisait par le citoyen. Et m’est avis que financièrement, cela coûte plus cher!

Un peu difficile à trouver pour les béotiens, c’est un immense bâtiment dans lequel se trouvent, quand on y est entré pour la première fois, par l’arrière, afin de livrer notre matériel (le chauffeur de l’imprimeur s’étant cassé le pouce, on a dû, prévenu deux heures avant la limite, mardi à 18, à la fin de l’interview par Philippe Dossmann aux DNA, se faire livreur de documents électoral).

Une dame et 4 à 5 messieurs étaient assis au milieu du hangar autour d’une table, et attendait les derniers.

Puis le même jour, à 18h30, les mandataires ou les candidats ou remplaçants étaient convoqués pour la vérification des documents.

On monte un escalier, on croise Coordonnier l’identitaire, si ami de l’Islam qu’il se lève tôt pour réveiller les habitant, mais là il n’avait pas son muezzin poratble ce qui fait qu’on a raté l’heure de la prière, Elkouby, l’adjoint qui a mis le feu à des bennes à ordures un soir de blues, et Robert, et Rozenne, mes concurrents, Bourhis, ex Alsace d’Abord, recyclé dans l’informatique UMpiste, Claude Walter, l’écolo anti GCO, Dapote, la candidate qui a trouvé le truc pour que le Journal cause d’elle, et quelques autres, et on se retrouve entassé(e)s dans un étroit couloir kafkaien, dont la lumière s’éteint de temps à autre. Mais, contrairement au palais de Justice, où on attend beaucoup aussi, pas un seul banc, fusse-t-il en bois dur qui casse le cul.

L’électeur serait surpris de ce mélange de gens qui rompront des lances en des joutes oratoires, quoique les débats contradictoires se fassent quasi inexistant et ne concernent, comme d’habitude, sur Alsace-Vain, que les candidats baptisés de « grands » par rapport à la piétaille des autres qui se retrouvent étiquetés « petits candidats », même s’ils font 1 m 89, par des médias qui s’occupent de pré-sélection sauvage, oublieux que ce sont les électeurs, et eux seuls, qui détermineront, au futur, la qualité respective des uns et des autres. Ah, mais!

Bref, le facho côtoie le gaucho, le Vert frôle le dissident et l’UDF, le néo-naze a quitté son barda réglementaire d’identitaire, ses chaussures cloutées, et ressemble à un vendeur de voiture, comme ses amis national-populistes d’Europe – son nom qu’on peut écrire Gauche/Echec ou Halt s’Goch! – ta gueule, ferme-là-, devrait réveiller celle-ci, mais faut pas trop demander. d’après son portait dans le Chournal hier, le même jiour que moi, le traiter de néo-nazi serait de la diffamation par un blogueuer – des noms!-. Mais le Karl(sbrau?) ne va pas jusqu’à déposer une plainte… Alors?

De temps à autre, comme dans le Procès de Franz Kafka, le livre, le film, la porte d’une salle s’ouvre, une dame appelle les cantons et leurs candidats ou mandataires, les uns après les autres, et comble de malchance, me présentant dans le 9e de Strasbourg, aussi numérotée canton 40, j’ai dû assister au défilé des ruraux d’abord, puis des cantons strasbourgeois avant le mien. Les plus mal lotis étant comme par hasard, ceux du 10, Neuhof-Port du Rhin, ce qui était jusqu’à peu aussi le lot des habitants, plutôt oubliés des pouvoirs publics, jusqu’à ce jour où, merci OTAN, des dits Black-Block ont incendié quelque murs qui devaient y passer pour cause de tram vers Kehl, y ajoutant en dessert, un hôtel, où dormaient, on s’en souvient, quelques keufs épuisés par la militarisation de Strasbourg. Merci, donc à eux qui ont fait dans la déconstruction-destruction sauvage, anticipant le travail des démolisseurs, et faisant gagner quelques € à la Ville de Strasbourg.

Un fois entré dans le saint des saints, des tables en ovale vous accueillent. Un certain nombre d’homme et quelques femmes aussi, on est le 8 mars tout de même, sont plongés(e) dans des dossiers qu’on vous distribue aimablement. Ils contiennent les professions de foi (laïques, en général) et les bulletins de vote dont il s’agit de vérifier la conformité aux textes.

Pour ce faire on a mobilisé des magistrats et quelques autres, peut-être membres de la Préfecture. En général ça va vite, les pros ont déjà fait la vérification avant qu’ion entre. dans mon cas – il faut toujours se distinguer – mais c’est pour la bonne cause écolo-financière, je n’ai fait imprimer que 15 565 bulletins de vote, alors que les autres candidats ont le double, pour que le bulletin figure à la fois dans l’enveloppe que recevra l’électeur et dans les bureaux de vote.

M’étant fixé, contrairement aux autres, une limite supportable (et durable comme disent les cons à propos de tout et n’importe quoi?) de 1500 €, (ça paraît beaucoup pour des smicards, mais c’est, tarif d’imprimeur oblige, le minimum incompressible dans une circonscription de 15 565 électeurs inscrits.

C’est d’ailleurs pourquoi j’ai choisi celle là. (Heureux habitants et candidats de la région de Saales, ou le canton ne compte que 3000 inscrits! Vous voyez la démocratie représentative où un conseiller général représente de 3000 à 55 000 citoyens, à Illkirch-Graffenstaden! Merci Pasqua!

Bon, où en étais-je? Tu peux pas faire court, Meyer?

Je peux aussi, mais tu vois, cher-chère lecteur-trice, c’est de l’écriture ici. Le plaisir du texte, et de l’inter -de Milan?- ou deux mille ans! – texte! On fait ses gammes!

Adoncques disais-je, les organisateurs me demandèrent Was Tun, en langue de la République, et comment de ma moitié de bulletins? J’avais appris un peu avant que, faute de consigne du candidat, l’administration les plaçait tous, les bulletins, dans les bureaux de vote. J’avais choisi une solution à la Salomon ( c’est pas pour, rien que je m’appelle Schlomo en judéo-alsacien) d’avant la coupure, moitié-moitié, dans les bureaux de vote et dans les circulaires.

Ce qui fait cher électeur que si tu n’as pas mon bulletin de vote Mensch Meyer-Bouchama, faut pas t’inquiéter; il n’y a que les mamie, qui en général, survivent aux papis, qui transportent leur bulletin de la maison de retraite à l’école, surtout quand elles sont convoyées par des gens intéressés qui leur indiqueront le bon, c’est comme ça que l’UMP était très forte (et le PS ou PC, jadiss forte dans les bureaux de vote à proximité des maisons de retraite.

Il est 7h35, pause, car je n’ai pas encore pris mon petit déj. @+

Me voilà de retour, j’ai relu, ôté les coquilles, corrigé ça et là, mais d’autres tâches m’appellent (à tarte) que je vous narrerai, peut-être, si le temps ne me manque pas..

 Jean-Pierre Chevènement, le ressuscité de la République, à Strasbourg

Jean-Pierre Chevènement à Strasbourg
15 févr. 2011

La France est-elle finie?

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Jean-Pierre Chevènement, dont le petit aller-retour aux confins de la mort, aurait pu figurer dans le film de Clint Eastwood, Au-delà, était à Strasbourg, dans la salle blanche de la librairie Kléber, entre 12h30 et 14h, ce qui n’a pas empêché ses supporteurs et des curieux de venir l’écouter à l’occasion de la sortie de son dernier livre, au titre vendeur,

La France est-elle finie ?

Le Che du Territoire (de Belfort) dont il rappela dès l’entrée, qu’avant 1870, il faisait partie de l’Alsace, a été présenté par le dircab de Roland Ries, mais pas à ce titre, fut-il précisé, mais parce qu’il avait travaillé avec notre national-républicain.

Après une longue (trop?) présentation, le Lion de Belfort se leva et, micro en main, se lança dans une magistrale leçon de politique, qu’on la partage ou pas, à côté de laquelle les politicards actuels, à commencer par celui qui loge à l’Élysée, sont tout juste bon à figurer dans les soutes étasuniennes (de l’époque de Bush) ou sur les unes de Gala.

On avait là un bel exemple de politique à l’ancienne, comme la moutarde du nom, élevée, cultivée, historisée et prospective. On eut même droit à un véritable programme présidentiel au cas où le miraculé de la République jugerait, selon les fenêtres d’opportunité ouvertes, bon ou pas, pour la France, de se présenter à la magistrature suprême.

Pas de surprise dans ce discours long et articulé, comme dans les réponses minutieuses aux 7 questions (notées sur un papier) autorisées par l’horloge qui filait.

Un rappel historique d’abord, qui remonta loin, en 1914, et même avant, une vive attaque, mais respectueuse en même temps, de la conversion libérale -son pari « pascalien »- de François Mitterrand dont il fut ministre. Il rafraichit la mémoire de l’auditeur et, indirectement, descendit en flamme les ministricules actuels, non pas aux affaires, mais plongés, jusqu’au cou, dans les affaires, comme cette pauvre MAM à l’acronyme faussement maternel, en rappelant ses trois démissions (celles de Chevènement…) en fanfare, tout en déclarant qu’à de nombreuses autres occasions, il eut pu claquer la porte du gouvernement aussi. C’est pas Hortefeux, ex-Woerth ou Alliot-Marie, ou tout autre qu’on verrait de nos jours agir ainsi! O tempora, o mores!

Il consacra du temps à l’Allemagne et à critiquer la politique économique, financière, monétaire et sociale de ce grand pays concurrent. Il se prononça comme attendu pour une Europe des patries et des nations, ce qui devait tomber agréablement dans les oreilles attentives des quelques partisans de Marine le Pen (présente le même jour à Strasbourg, pour lancer ses chevaux de retour édentés dans la compétition cantonale) repérés ça et là. On remarqua les auteurs convoqués dans le fil du discours, Pascal, abondamment, mais aussi Drieu La Rochelle et même Hitler (à Rauschning) qui s’étonnait, admiratif, de la combativité des soldats français en 14/18.

Il fut question de Maastricht (prononcé comme trique…), de l’inféodation aux USA, de l’Europe, de la Chine, du républicanisme, de la réindustrialisation nécessaire, de la langue française et de la francophonie qui s’étend démographiquement en Afrique.

Après la dédicace, il devait de rendre à l’IEP pour parler devant les étudiants.

On avait rencontré un jour, il y a quelques années, Jean-Pierre Chevènement au musée Beyeler à Riehen, en compagnie de sa belle femme, originaire d’Égypte. Il n’a pas pris de rides depuis.

On discuta un peu avec quelques vieux fans du Che du 90, du Français et des langues dites minoritaires et/ou régionales à propos desquelles J.P. Chevènement dit simplement qu’il n’avait rien contre l’alsacien, (?) tout en ciblant le Corse et les demandes insulaires de nomination préférentielle de fonctionnaires parlant la langue de Corse.

Il n’évoqua pas, malgré la chaude actualité, la révolution arabe, sauf pour faire l’éloge (à contrepied) du général Kléber dont la statue était dans son dos. En réponse à une question d’un de ses partisans, il déconseilla l’insurrection, tout en rappelant que son droit, contre la tyrannie, était inscrit dans la Constitution de 1793.

On s’en souviendra!

A venir, sur feuille2ChouRadio, le son de la conférence.