Constitution de 1911 en Alsace: Robert Grossmann ou de l’antibochisme primaire

Les Dernières Nouvelles d’Alsace ont publié ce mercredi ma réponse au pamphlet de Robert Grossmann qui tirait à la Grosse Bertha sur la Constitution de 1911…

La version ci-dessous est légèrement différente de celle des DNA, qui n’avaient pas tenu compte de quelques modifications et corrections de bourdes qui m’avaient échappé.

mon grand-père maternel Alsacien soldat allemand du second Reich

Antibochisme primaire

Et maintenant, tous en chœur, avec Robert Grossmann, « Nos ancêtres, les Gaulois... »

Sacré Robert!

Il n’a rien perdu de son style d’à-peu-près flamboyant. Il cause, long comme un jour sans Marseillaise, dans le Journal, les Dernières Nouvelles d’Alsace,ce mardi matin, 17 mai 2011, ça nous change du feuilleton DSK.

« Déployons les rétroviseurs, marche arrière toute! » s’exclame-t-il , tout en nuance, en titre de son pamphlet dans les DNA qui nous avertissent de la colère de l’ex UJP: « …cette célébration, notamment dans l’hémicycle du conseil régional, est inappropriée. » Et vlan pour Philippe Richert!

Dans le genre cocorico (et pas kireriki) le Robe’s est imbattable.

« En ce mois de mai, on va donc célébrer la Constitution…Pas la nôtre! Un constitution enfouie dans l’histoire dont, disons les choses franchement, tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires et…des officines! Il s’agit de la constitution du Reich du Kaiser Wilhelm, un texte de 1911! ». Weh, il a oublié Hansi!

Vous avez compris? Il n’y a de Constitution que celle de la Ve République, de notre héros national, le général de Gaulle. Quoi, on célèbrerait une Constitution étrangère? Celle d’un pays ennemi, là, juste de l’autre côté du Rhin? Et vous voudriez que Robert Grossmann se tût? C’est ne pas le connaître! Déroulède, au secours!

Et cette Constitution, étrangère,« enfouie dans l’histoire », d’aucuns voudraient la déterrer, la dégager de l’oubli? « …un texte de 1911 »

Und was noch? Prenant le parti populiste et antiparlementaire de l’ignorance, Robert Grossmann part au galop sur le cheval de l’anti-intellectualisme: (« tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires…», les élus, le président de l’Université de Strasbourg apprécieront!

L’instituteur Robert Grossmann nous fait ensuite une leçon d’histoire assaisonnée à sa sauce patriotique franco-française. Il est cependant obligé de reconnaître, après les destructions et l’exode de nombreux Alsaciens francophiles, que « le Reich bismarckien va reconstruire et agrandir Strasbourg pour en faire une ville emblématique de sa culture… ».
Mais le négatif l’emporterait:

« Pendant les longues années d’annexion (bien entendu Louis XIV, lui, n’a pas annexé l’Alsace…), une main de fer a germanisé nos régions… » .

Ah, bon? Les Alsaciens parlaient donc tous le français en 1870? Foutaises! Même les Français de l’intérieur, dans les autres provinces, n’ont été linguistiquement francisés qu’avec la première guerre mondiale!

Robert Grossmann révise l’histoire. Il passe sous silence le fait que l’Alsace appartenait à l’aire germanique dont elle était le cap occidental jusqu’en 1648, et que, malgré les efforts des amis de Robert, de droite comme de gauche, notre région est, pour une part encore, de culture et de langue allemandes avec les dialectes qui y sont encore parlés.

Ce n’est pas pour rien que le quartier allemand de la ville sert souvent de décor à des films qui se passent à Berlin dans les années 1910 d’avant la révolution allemande qui a aussi eu lieu ici avec les conseils de soldats et d’ouvriers en 1918.

On laisse aux historiens le soin de débattre ces prochains jours de cette Constitution et du degré plus ou moins grand d’autonomie qu’elle laissait aux Alsaciens à la veille de la grande guerre. Robert Grossmann ne semble pas le mieux placé pour un jugement objectif.

On voit bien sa cible : « Ceux qui en appelaient à une Alsace autonome en furent pour leurs frais. ». Il faut croire que le spectre de cette autonomie effraye encore Robert! Vade retro Satanas!

Ce qui énerve plus notre conseiller municipal c’est le lieu choisi pour le colloque, la salle du conseil régional. Et un direct du droit sur Philippe Richert! La « majorité alsacienne » est bien mal en point.

Ce qui domine cependant c’est l’antibochisme primaire.

« Que compte-t-on nous apprendre avec cette constitution, que certains veulent se réapproprier? Les grandeurs du Reich et de la germanité? Les bonheurs d’une Alsace autonome comme elle ne le fut pas avec la constitution de 1911? ».

Qu’à l’heure de l’Europe, et de la déjà vieille réconciliation franco-allemande, on en soit encore là, signe son bonhomme!

Qui, sinon, lui, parle de « modéliser cette période, de la vanter », confondant le travail de l’histoire et les leçons politiques qu’on peut en tirer, avec le domaine de la propagande qui est manifestement le sien?

« Il s’est passé des choses de 1911 à 1945 …», menace-t-il. Comme si on ne le savait pas! Mais de là à assimiler tout ce qui est allemand à la trique impériale du Kaiser (et Napoléon III?) et au nazisme?

Notre pamphlétaire voir le Teufel partout: un « appel à la fête nationale alsacienne », « des lectures publiques » (on croyait que Grossmann aimait lire?), « une manifestation autonomiste place Kléber », « d’autres événements inattendus »…Et une dernière dose d’anti-germanisme: « Bref certains vont ressusciter (il ne dit pas commémorer) le 30 mai 1911, l’esprit nimbé de nostalgie (forcément, la nostalgie) et les regards embués tournés par-delà le Rhin» – Le Rhin Français, ou la Gallia, ex-Germania!- lui ne regarde, depuis la Robert-sau que vers l’ouest…

Ce ne sont que des « actes militants rétrogrades et obscurantistes ». Fermez le ban. Section, en avant, avec le caporal-chef Grossmann, drapeau tricolore en tête, (au fait tu changes quand ton patronyme germanique? ) pour reconquérir la rive gauche du Rhin, ce fleuve si français qu’il arrête les particules radioactives venus de l’est…

Jean-Claude Meyer
17 mai 2011

Documents

http://mjp.univ-perp.fr/constit/de1911alsacelor.htm

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/05/11/la-constitution-de-1911-des-cles-pour-aujourd-hui

 Stammtisch du Kreis / René-Schickele-Stammtisch

Stammtisch – Mercredi 6 avril à Strasbourg / Mittwoch 6.April in Straßburg: Les langues régionales mises en lumière dans le film « Au bistrot du coin » / Die Regionalsprachen im Film « Au bistrot du coin »

http://www.zweisprachigkeit.fr/Stammtische/stammtisch110406.html

 Sprochekränzel und Stammtisch

Chers amis, liewi Frend,

 

Mardi nous tenons notre Sprochekränzel dans le cadre de la semaine de la culture alsacienne à Haguenau.

Vous êtes évidemment invités à y participer et surtout à y lire un texte dans une langue de votre choix.

 

Le Stammtisch de ce même mardi à l’école ABCM Zweisprachigkeit est ce faisant annulé.

 

En pièce jointe le programme de la semaine de la culture alsacienne à Haguenau

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Pierre Klein

La contribution de notre association à l’opération « e Friehjohr fer unsri Sproch » (un printemps pour notre langue) consiste à organiser une fête des langues, « e Sprochefescht ». En effet, si nous tenons à fêter les dialectes d’Alsace, nous fêtons aussi toutes les langues d’Alsace, c’est à dire nos langues et celles des autres qui sont aussi des nôtres. Le respect voulu et la considération accordée sont réciproques. On est toujours l’autre de quelqu’un. Vouloir être reconnu dans sa différence, c’est vouloir que la diversité soit reconnue. Identité et altérité ont partie liée. Universalité et particularité participent l’une de l’autre. PK

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 « Entendez-vous, dans nos campagnes… » électorales

Les coulisses des cantonales.

Il y a des aspects de la campagne électorale que les électeurs ne connaissent pas du tout, et même les médias marchands ne s’y intéressent guère.

Un exemple, le système de stockage et d’acheminement du matériel électoral.

Autrefois, comme me l’a fait remarquer un mandataire, c’est à dire, une personne qui représente un ou des candidats, la mise sous pli des circulaires électorales, et des bulletins de vote, se faisait au Wacken ou même à la Bourse du Commerce à Strasbourg.

El on embauchait des des gens, chômeurs, retraités ou petits salariés au revenu insuffisant, pour mettre ce matériel sous enveloppe, et,c’était un petit revenu d’appoint, sur deux jours

Or, ce temps est fini. Le travail a été attribué à une entreprise privée, Data Mailing, située dans la ZI du Forlen, à Geispolsheim. Ici comme partout, la privatisation par la préfecture de ces tâches autrefois effectuées par des citoyens, est parfaitement symbolique de la société dans laquelle nous vivons. Et on s’étonnera ensuite du recul du civisme! L’État lui-même délègue au privé ce qui se faisait par le citoyen. Et m’est avis que financièrement, cela coûte plus cher!

Un peu difficile à trouver pour les béotiens, c’est un immense bâtiment dans lequel se trouvent, quand on y est entré pour la première fois, par l’arrière, afin de livrer notre matériel (le chauffeur de l’imprimeur s’étant cassé le pouce, on a dû, prévenu deux heures avant la limite, mardi à 18, à la fin de l’interview par Philippe Dossmann aux DNA, se faire livreur de documents électoral).

Une dame et 4 à 5 messieurs étaient assis au milieu du hangar autour d’une table, et attendait les derniers.

Puis le même jour, à 18h30, les mandataires ou les candidats ou remplaçants étaient convoqués pour la vérification des documents.

On monte un escalier, on croise Coordonnier l’identitaire, si ami de l’Islam qu’il se lève tôt pour réveiller les habitant, mais là il n’avait pas son muezzin poratble ce qui fait qu’on a raté l’heure de la prière, Elkouby, l’adjoint qui a mis le feu à des bennes à ordures un soir de blues, et Robert, et Rozenne, mes concurrents, Bourhis, ex Alsace d’Abord, recyclé dans l’informatique UMpiste, Claude Walter, l’écolo anti GCO, Dapote, la candidate qui a trouvé le truc pour que le Journal cause d’elle, et quelques autres, et on se retrouve entassé(e)s dans un étroit couloir kafkaien, dont la lumière s’éteint de temps à autre. Mais, contrairement au palais de Justice, où on attend beaucoup aussi, pas un seul banc, fusse-t-il en bois dur qui casse le cul.

L’électeur serait surpris de ce mélange de gens qui rompront des lances en des joutes oratoires, quoique les débats contradictoires se fassent quasi inexistant et ne concernent, comme d’habitude, sur Alsace-Vain, que les candidats baptisés de « grands » par rapport à la piétaille des autres qui se retrouvent étiquetés « petits candidats », même s’ils font 1 m 89, par des médias qui s’occupent de pré-sélection sauvage, oublieux que ce sont les électeurs, et eux seuls, qui détermineront, au futur, la qualité respective des uns et des autres. Ah, mais!

Bref, le facho côtoie le gaucho, le Vert frôle le dissident et l’UDF, le néo-naze a quitté son barda réglementaire d’identitaire, ses chaussures cloutées, et ressemble à un vendeur de voiture, comme ses amis national-populistes d’Europe – son nom qu’on peut écrire Gauche/Echec ou Halt s’Goch! – ta gueule, ferme-là-, devrait réveiller celle-ci, mais faut pas trop demander. d’après son portait dans le Chournal hier, le même jiour que moi, le traiter de néo-nazi serait de la diffamation par un blogueuer – des noms!-. Mais le Karl(sbrau?) ne va pas jusqu’à déposer une plainte… Alors?

De temps à autre, comme dans le Procès de Franz Kafka, le livre, le film, la porte d’une salle s’ouvre, une dame appelle les cantons et leurs candidats ou mandataires, les uns après les autres, et comble de malchance, me présentant dans le 9e de Strasbourg, aussi numérotée canton 40, j’ai dû assister au défilé des ruraux d’abord, puis des cantons strasbourgeois avant le mien. Les plus mal lotis étant comme par hasard, ceux du 10, Neuhof-Port du Rhin, ce qui était jusqu’à peu aussi le lot des habitants, plutôt oubliés des pouvoirs publics, jusqu’à ce jour où, merci OTAN, des dits Black-Block ont incendié quelque murs qui devaient y passer pour cause de tram vers Kehl, y ajoutant en dessert, un hôtel, où dormaient, on s’en souvient, quelques keufs épuisés par la militarisation de Strasbourg. Merci, donc à eux qui ont fait dans la déconstruction-destruction sauvage, anticipant le travail des démolisseurs, et faisant gagner quelques € à la Ville de Strasbourg.

Un fois entré dans le saint des saints, des tables en ovale vous accueillent. Un certain nombre d’homme et quelques femmes aussi, on est le 8 mars tout de même, sont plongés(e) dans des dossiers qu’on vous distribue aimablement. Ils contiennent les professions de foi (laïques, en général) et les bulletins de vote dont il s’agit de vérifier la conformité aux textes.

Pour ce faire on a mobilisé des magistrats et quelques autres, peut-être membres de la Préfecture. En général ça va vite, les pros ont déjà fait la vérification avant qu’ion entre. dans mon cas – il faut toujours se distinguer – mais c’est pour la bonne cause écolo-financière, je n’ai fait imprimer que 15 565 bulletins de vote, alors que les autres candidats ont le double, pour que le bulletin figure à la fois dans l’enveloppe que recevra l’électeur et dans les bureaux de vote.

M’étant fixé, contrairement aux autres, une limite supportable (et durable comme disent les cons à propos de tout et n’importe quoi?) de 1500 €, (ça paraît beaucoup pour des smicards, mais c’est, tarif d’imprimeur oblige, le minimum incompressible dans une circonscription de 15 565 électeurs inscrits.

C’est d’ailleurs pourquoi j’ai choisi celle là. (Heureux habitants et candidats de la région de Saales, ou le canton ne compte que 3000 inscrits! Vous voyez la démocratie représentative où un conseiller général représente de 3000 à 55 000 citoyens, à Illkirch-Graffenstaden! Merci Pasqua!

Bon, où en étais-je? Tu peux pas faire court, Meyer?

Je peux aussi, mais tu vois, cher-chère lecteur-trice, c’est de l’écriture ici. Le plaisir du texte, et de l’inter -de Milan?- ou deux mille ans! – texte! On fait ses gammes!

Adoncques disais-je, les organisateurs me demandèrent Was Tun, en langue de la République, et comment de ma moitié de bulletins? J’avais appris un peu avant que, faute de consigne du candidat, l’administration les plaçait tous, les bulletins, dans les bureaux de vote. J’avais choisi une solution à la Salomon ( c’est pas pour, rien que je m’appelle Schlomo en judéo-alsacien) d’avant la coupure, moitié-moitié, dans les bureaux de vote et dans les circulaires.

Ce qui fait cher électeur que si tu n’as pas mon bulletin de vote Mensch Meyer-Bouchama, faut pas t’inquiéter; il n’y a que les mamie, qui en général, survivent aux papis, qui transportent leur bulletin de la maison de retraite à l’école, surtout quand elles sont convoyées par des gens intéressés qui leur indiqueront le bon, c’est comme ça que l’UMP était très forte (et le PS ou PC, jadiss forte dans les bureaux de vote à proximité des maisons de retraite.

Il est 7h35, pause, car je n’ai pas encore pris mon petit déj. @+

Me voilà de retour, j’ai relu, ôté les coquilles, corrigé ça et là, mais d’autres tâches m’appellent (à tarte) que je vous narrerai, peut-être, si le temps ne me manque pas..

 Jean-Pierre Chevènement, le ressuscité de la République, à Strasbourg

Jean-Pierre Chevènement à Strasbourg
15 févr. 2011

La France est-elle finie?

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Jean-Pierre Chevènement, dont le petit aller-retour aux confins de la mort, aurait pu figurer dans le film de Clint Eastwood, Au-delà, était à Strasbourg, dans la salle blanche de la librairie Kléber, entre 12h30 et 14h, ce qui n’a pas empêché ses supporteurs et des curieux de venir l’écouter à l’occasion de la sortie de son dernier livre, au titre vendeur,

La France est-elle finie ?

Le Che du Territoire (de Belfort) dont il rappela dès l’entrée, qu’avant 1870, il faisait partie de l’Alsace, a été présenté par le dircab de Roland Ries, mais pas à ce titre, fut-il précisé, mais parce qu’il avait travaillé avec notre national-républicain.

Après une longue (trop?) présentation, le Lion de Belfort se leva et, micro en main, se lança dans une magistrale leçon de politique, qu’on la partage ou pas, à côté de laquelle les politicards actuels, à commencer par celui qui loge à l’Élysée, sont tout juste bon à figurer dans les soutes étasuniennes (de l’époque de Bush) ou sur les unes de Gala.

On avait là un bel exemple de politique à l’ancienne, comme la moutarde du nom, élevée, cultivée, historisée et prospective. On eut même droit à un véritable programme présidentiel au cas où le miraculé de la République jugerait, selon les fenêtres d’opportunité ouvertes, bon ou pas, pour la France, de se présenter à la magistrature suprême.

Pas de surprise dans ce discours long et articulé, comme dans les réponses minutieuses aux 7 questions (notées sur un papier) autorisées par l’horloge qui filait.

Un rappel historique d’abord, qui remonta loin, en 1914, et même avant, une vive attaque, mais respectueuse en même temps, de la conversion libérale -son pari « pascalien »- de François Mitterrand dont il fut ministre. Il rafraichit la mémoire de l’auditeur et, indirectement, descendit en flamme les ministricules actuels, non pas aux affaires, mais plongés, jusqu’au cou, dans les affaires, comme cette pauvre MAM à l’acronyme faussement maternel, en rappelant ses trois démissions (celles de Chevènement…) en fanfare, tout en déclarant qu’à de nombreuses autres occasions, il eut pu claquer la porte du gouvernement aussi. C’est pas Hortefeux, ex-Woerth ou Alliot-Marie, ou tout autre qu’on verrait de nos jours agir ainsi! O tempora, o mores!

Il consacra du temps à l’Allemagne et à critiquer la politique économique, financière, monétaire et sociale de ce grand pays concurrent. Il se prononça comme attendu pour une Europe des patries et des nations, ce qui devait tomber agréablement dans les oreilles attentives des quelques partisans de Marine le Pen (présente le même jour à Strasbourg, pour lancer ses chevaux de retour édentés dans la compétition cantonale) repérés ça et là. On remarqua les auteurs convoqués dans le fil du discours, Pascal, abondamment, mais aussi Drieu La Rochelle et même Hitler (à Rauschning) qui s’étonnait, admiratif, de la combativité des soldats français en 14/18.

Il fut question de Maastricht (prononcé comme trique…), de l’inféodation aux USA, de l’Europe, de la Chine, du républicanisme, de la réindustrialisation nécessaire, de la langue française et de la francophonie qui s’étend démographiquement en Afrique.

Après la dédicace, il devait de rendre à l’IEP pour parler devant les étudiants.

On avait rencontré un jour, il y a quelques années, Jean-Pierre Chevènement au musée Beyeler à Riehen, en compagnie de sa belle femme, originaire d’Égypte. Il n’a pas pris de rides depuis.

On discuta un peu avec quelques vieux fans du Che du 90, du Français et des langues dites minoritaires et/ou régionales à propos desquelles J.P. Chevènement dit simplement qu’il n’avait rien contre l’alsacien, (?) tout en ciblant le Corse et les demandes insulaires de nomination préférentielle de fonctionnaires parlant la langue de Corse.

Il n’évoqua pas, malgré la chaude actualité, la révolution arabe, sauf pour faire l’éloge (à contrepied) du général Kléber dont la statue était dans son dos. En réponse à une question d’un de ses partisans, il déconseilla l’insurrection, tout en rappelant que son droit, contre la tyrannie, était inscrit dans la Constitution de 1793.

On s’en souviendra!

A venir, sur feuille2ChouRadio, le son de la conférence.

 « Et leur nom, ils l’ont changé », livre et film de Céline Masson

Le film de Céline Masson ( ce n’est pas le nom de ses parents) a été projeté hier soir à l’Espace Noah, rue du rabbin Hirschler à Strasbourg devant une salle plein, attentive qui a beaucoup ri-pour de bonnes raisons- pendant la projection.

Il y a aussi le livre La force du nom

La force du nom Céline Masson et Michel Gad Wolkowicz DDBFeuille2ChouRadio

changer le nom celine masson

Lors du débat, passionnant, animé par M. Hochner et la réalisatrice du film, plusieurs personnes qui ont changé leur nom ont témoigné.

prenom srus changer le nom

Un collectif s’est constitué récemment pour s’opposer au fait que le Conseil d’Etat, s’il accepte, parfois avec difficulté, le changement de nom, le fait toujours et systématiquement dans le sens du passage d’un nom réputé « étranger » à un nom qualifié, on ne sait selon quel critère, de « français« . Au nom (!) de quoi Dupont serait-il plus « français » que Guilvinec, Thuram, Pasqua ou Schneider? Y-a-t-il un ouvrage qui recense les noms « français » (de souche)? Peut-on le consulter au Conseil d’État?

ils ont changé le nom debat hochner

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 Racisme en Alsace : Quels dangers ? Rassismus im Elsass: Welche Gefahren?

Diesen Mittwoch, 9. Februar, von 18.30 bis 20 Uhr
Ce mercredi, 9 février, de 18h30 à 20h

Racisme en Alsace : Quels dangers ?
Rassismus im Elsass: Welche Gefahren?

(Exceptionellement pas de Stammtisch à Colmar
Ausnahmsweise kein Stammtisch in Colmar)


Culture et Bilinguisme en Alsace et Moselle vous invite au
Die René-Schickele-Gesellschaft lädt ein zum
Stammtisch

animé par / moderiert von
Jean-Marie Woehrling
Juriste / Jurist
dans ses locaux, 5 Boulevard de la Victoire à Strasbourg ( en face des Bains Municipaux ).
in ihren Räumen 5 Boulevard de la Victoire in Strassburg (gegenüber Stadtbad).
Bier, Wein und spannende Diskussionen über Kultur, Wirtschaft, Institutionen, Literatur, Neuigkeiten, Oberrhein usw. / Bière, vin, jus et discussions assurés : culture, histoire, économie, institutions, littérature, actualités, Rhin supérieur, etc.

Diskussionssprachen sind ganz nach Belieben Elsässerdeutsch, Hochdeutsch und/oder Französisch / Langues de discussion : allemand dialectal, allemand standard et/ou français au choix de chaque participant

Jeder kann sini Sproch redda !

Venez nombreux ; il y a de la place ; et de plus c’est gratuit – awer net umasunscht.

 Stammtisch droit local Alsace-Moselle

Zweisprachigkeit

Neu! Zweiter Stammtisch in Colmar!

Nouveau! Deuxième Stammtisch à Colmar !

Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle vous invite

Die René-Schickele-Gesellschaft lädt ein

Diesen Mittwoch, 2. Februar, von 18.30 bis 20 Uhr

Ce mercredi, 2 février, de 18h30 à 20h

à Strasbourg / in Strassburg à Colmar / in Colmar
L’Alsace de 1871 à 1911 Lokalrecht im Elsass und im Moseldepartement
Das Elsass zwischen 1871 und 1911 Droit local en Alsace et Moselle
animé par / moderiert von animé par / moderiert von
Ernest Winstein
Pasteur en retraite, théologicien
Pastor im Ruhestand, Theologe
Jean-Marie Woehrling

Juriste, Président de l’Institut du Droit Local
Jurist, Präsident des Instituts für Lokalrecht

dans ses locaux, 5 Boulevard de la Victoire à Strasbourg
( en face des Bains Municipaux ).
dans les locaux du Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille à Colmar
( près de la Synagoge ).
in ihren Räumen 5 Boulevard de la Victoire in Strassburg
(gegenüber Stadtbad)

Bier, Wein und spannende Diskussionen über Kultur, Wirtschaft, Institutionen, Literatur, Neuigkeiten, Oberrhein usw. / Bière, vin, jus et discussions assurés : culture, histoire, économie, institutions, littérature, actualités, Rhin supérieur, etc.

Diskussionssprachen sind ganz nach Belieben Elsässerdeutsch, Hochdeutsch und/oder Französisch / Langues de discussion : allemand dialectal, allemand standard et/ou français au choix de chaque participant

Jeder kann sini Sproch redda !

Venez nombreux ; il y a de la place ; et de plus c’est gratuit – awer net umasunscht.

 De tout, un peu: Coran, Ségolène Royal, procureur, DNA encore

lu sur DNA internet:

Strasbourg / Justice
Coran souillé : le tribunal annule la procédure, de nouvelles poursuites vont être engagées

En octobre dernier, le jeune homme était apparu dans une vidéo sur internet où il brûlait et souillait un Coran. Jugé mi-décembre pour provocation à la discrimination religieuse devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, le Bischheimois de 30 ans assurait n’avoir eu d’autre intention que de s’amuser. Ce matin, les juges rendaient leur décision à l’issue du délibéré : ils ont prononcé la nullité de la procédure, considérant que le prévenu n’avait pas été cité devant le tribunal dans les règles du droit. Une nouvelle procédure va être engagée.

10/01/2011 08:48

L’Alsace

http://www.lalsace.fr/fr/article/4436695/Coran-brule-le-tribunal-de-Strasbourg-annule-la-procedure-contre-un-Bischheimois-de-30-ans.html

Envie pressante

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 L’Alsace en 1870 : aspects politiques, démographiques, économiques, linguistiques et culturels

Diesen Mittwoch, 12. Januar, von 18.30 bis 20 Uhr

Ce mercredi, 12 janvier, de 18h30 à 20h

L’Alsace en 1870 : aspects politiques, démographiques,

économiques, linguistiques et culturels

Das Elsass 1870: wirtschaftiche, politische, demographische, sprachliche und kulturelle Lage

Culture et Bilinguisme en Alsace et Moselle vous invite au

Die René-Schickele-Gesellschaft lädt ein zum

Stammtisch

animé par / moderiert von

François Schaffner

dans ses locaux, 5 Boulevard de la Victoire à Strasbourg ( en face des Bains Municipaux ).

in ihren Räumen 5 Boulevard de la Victoire in Strassburg (gegenüber Stadtbad).

Bier, Wein und spannende Diskussionen über Kultur, Wirtschaft, Institutionen, Literatur, Neuigkeiten, Oberrhein usw. / Bière, vin, jus et discussions assurés : culture, histoire, économie, institutions, littérature, actualités, Rhin supérieur, etc.

Diskussionssprachen sind ganz nach Belieben Elsässerdeutsch, Hochdeutsch und/oder Französisch / Langues de discussion : allemand dialectal, allemand standard et/ou français au choix de chaque participant

Jeder kann sini Sproch redda !

Venez nombreux ; il y a de la place ; et de plus c’est gratuit – awer net umasunscht.

 L’Alsace fait sa loi quand Paris l’oublie

http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2011/01/03/l-alsace-fait-sa-loi-quand-paris-l-oublie_1460312_3224.html

L’Alsace fait sa loi quand Paris l’oublie
| 03.01.11 | 14h42 • Mis à jour le 03.01.11 | 14h42

Beate S. est autrichienne. Simone R. allemande. Elles enseignent toutes deux, en Alsace, dans des classes bilingues franco-allemandes de l’association ABCM Zweisprachigkeit (Association pour le bilinguisme en classe maternelle). ABCM est sous contrat avec l’Etat. Beate a sept ans d’expérience et Simone treize, dont six dans l’école publique. Elles ont demandé, en 2007, à être intégrées en tant que « maîtres contractuels de l’enseignement privé », ce qui ferait d’elles des agents non titulaires de droit public, comme les enseignants du privé sous contrat.

Le rectorat a refusé. A ses yeux, les deux enseignantes étrangères doivent, si elles veulent être intégrées, présenter les concours français. Les diplômes qu’elles ont, autrichien et allemand, et leur expérience ne les en dispensent pas, estime-t-il. Beate et Simone se sont alors adressées au tribunal administratif de Strasbourg, qui leur a donné gain de cause le 14 décembre. Il a fait droit à l’argumentation développée par leur avocat, Me Pierre-Etienne Rosenstiehl, qui en appelle au droit européen.
Une directive du 21 décembre 1988 établit, dans toute l’Union européenne, un système de reconnaissance des diplômes d’enseignement supérieur qui sanctionnent des formations professionnelles de trois ans au moins. La France avait jusqu’au 4 janvier 1991 pour rendre son droit compatible avec ces règles. Elle ne l’a pas fait.
Un barrage exagéré
Peu importe, dit le juge. Depuis l’arrêt Perreux de 2009, le Conseil d’Etat permet d’invoquer le droit européen quand la France a omis, malgré ses engagements, de le transposer dans son droit interne. Le rectorat de Strasbourg ne pouvait pas, pour rejeter la requête de ces deux enseignantes, s’appuyer sur des règles incompatibles avec le droit européen, a estimé le tribunal.
Le juge a demandé à l’administration de réexaminer dans les trois mois le cas de ces deux enseignantes, et ordonné à l’Etat de verser 1 000 euros à chacune d’elle. Cette décision fait du bruit en Alsace, où la langue régionale est définie avec ses deux composantes dans tout enseignement bilingue : l’alsacien à l’oral, l’allemand à l’oral et à l’écrit. Plus de 20 000 élèves sont scolarisés en classes bilingues, publiques ou privées.
Le débat est vif depuis des années entre les défenseurs de la langue régionale et l’éducation nationale. Celle-ci recrute par des concours dans lesquels la langue française est prédominante. C’est opposer un barrage exagéré, jugent les associations, à l’embauche d’enseignants germanophones venant d’autres pays européens, quand le développement du bilinguisme scolaire est freiné par le déficit de professeurs capables d’enseigner leur discipline en allemand.
Hier, les diplômes se jouaient des frontières en Europe : la licence en droit que Goethe obtint en 1771 à Strasbourg, alors française, ne lui a jamais été contestée en Allemagne.
Jacques Fortier
Article paru dans l’édition du 04.01.11.

 Elsässisch reeda, C chic!

Les DNA redécouvrent l’Alsacien.

Merci à Fesse-Bouc!

http://www.dna.fr/fr/a-la-une-web/info/4369874-L-alsacien-et-les-Alsaciens-sur-le-reseau-social-americain-Facebook-prend-langue-avec-l-Alsace

Question:

Pourquoi les DNA étaient-elles absentes lors de la lecture poétique d’André Weckmann?

http://la-feuille-de-chou.fr/?p=15723

http://la-feuille-de-chou.fr/?p=15447