Une page d’anticléricalisme primaire et de critique des médias: Très chrétiennes Dernières Nouvelles d’Alsace, catholico-pentecôtistes…

dna chrétiennes sang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du sang à la” Une”, dans le Chournal, mais pour une fois, ce n’est pas un fait divers. On est plutôt dans le paganisme très catholique.

Certes, c’était le ouiquende de la Pentecôte, mais de là à l’imposer à tous les Alsaciens, il n’y a vraiment que notre région d’Alsace-Moselle, où la loi de 1905 se fait attendre, et où les laïques désespèrent, y compris d’un président “saucialiste” et d’un gouvernement PS-EELV, avec, à Strasbourg, un sénateur-maire tellement “saucialiste” qu’il s’est vanté, comme d’autres, de la “glaze bolidik”, d’avoir fait sa scolarité au Collège épiscopal Saint-Étienne, celui qui est en ce moment surveillé de près comme le Gymnase Jean Sturm par une escouade des 700 policiers et gendarmes, à la recherche, vaine, jusqu’à présent, d’un jeune internaute, farceur ou suicidaire, l’avenir le dira peut-être, il y a un grand pas que les DNA n’ont pas hésité à franchir.

Et le matraquage religieux se poursuit dans le corps du Christ Chournal. En page 15, “Autour de la relique de Jean Paul II, “Jesess Maria!“, c’est le cas de le dire.
S’expose sur un gros tiers de la page, le paganisme très catholique, avec la “relique” de Jean Paul II, offerte à la basilique de Marienthal, où “près de 200 fidèles se sont retrouvés…pour une procession mariale“. Les prières n’ont pas suffi à assurer le beau temps, donc elle a été “organisée à l’abri des voutes de Notre-Dame“.

Un peu de sang du bienheureux prélevé à la fin de sa vie et versé sur quelques millimètres de tissu, ouvre la procession.
De quel groupe, le sang du pape défunt? Les DNA ne le disent pas…C’est pas de l’information!
Ici se trouve, paraît-il, l’espérance au cœur de la souffrance

Nous, on aurait plutôt pensé que la souffrance, et l’espérance d’en finir, se seraient trouvées au Centre Socio-culturel de la Meinau, où, en même temps que se déroulait cette procession en chambre, catholico-païenne, 200 personnes, le même nombre qu’à Marienthal, se réunissaient pour dire leur solidarité avec le peuple palestinien, colonisé, opprimé, assassiné, muré, checkpointé, et privé de sa terre et de sa liberté depuis 65 ans.

Archives: http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50319

Mon dieu, mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?“…

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Rassemblement que les DNA , après l’avoir annoncé (merci), ont totalement occulté. Vaut-il mieux être ami de Marie (Myriam) et des globules rouges du pape, qu’ami de la Palestine qui saigne sous les yeux de l’Europe et du monde, sans qu’aucune autorité politique n’arrête l’hémorragie? Surtout ne pas s’aliéner le lobby sioniste, n’est-ce pas? Et que crève la Palestine?

Et la charité, bordel, pour ne même pas parler de justice!

Dans un encadré titré “De nombreuses reliques en Alsace“, les DNA contribuent à la désinformation irrationaliste, en listant toutes les prétendues “reliques” de notre région. On croit lire un poème de Jacques Prévert. “Notre père qui êtes aux cieux, restez- y..“.

Un écharde de la Croix du Christ…un bout de voile de la Vierge (sic), un morceau de veste de son époux Joseph (made in Bangladesh?), une relique de l’apôtre Paul, une autre de Saint-André, celle de Saint-Florent, le reliquaire de Sainte-Richarde, (c’est pas la femme de Jean Richard et rien à voir avec la loi Marthe Richard) une main de la nièce de Sainte-Odile,(laquelle, la gauche?), une dent de Saint-Jacques (cariée?), un morceau de peau de Saint-Thiébaut.

Le Journal nous apprend que la balance commerciale de l’Alsace dans la colonne exportation, doit compter avec des reliques de Sainte-Odile, exportées dans d’autres pays, comme le Togo…Il y a encore des stocks à l’archevêché.

Mais on n’en a pas fini avec les bondieuseries ce mardi 21 mai dans le Journal.

En page LST04, le lecteur, gâté, tombe sur ce titre: “Réunis dans l’esprit de la Pentecôte. On y apprend, en gardant en mémoire le nombre de fidèles de la Palestine, qu’une “soixantaine de croyants s’est rassemblée, malgré le temps pluvieux,..pour prier et se recueillir, dans le cadre de la Journée mondiale de prière.

La pluie est toujours une bénédiction“, explique le pasteur évangéliste camerounais…

Évidemment, en Afrique, ce n’est pas comme en Alsace, où dans un autre papier, les DNA se font l’écho de la chasse aux escargots et autres limaces par les rares jardiniers sortis sous la pluie. Il y en a un même qui plante sa fourchette emmanchée dans les limaces avant de les passer au barbecue! Que fait la SPA? Le Chournal ne précise pas si le meurtrier les mange en famille.

On apprend, in fine, que “les participants ont prié pour la paix au Proche-Orient et pour… les chrétiens de Syrie“; vous savez, ceux que le tueur Bachar al Assad protège pendant qu’il massacre le gros de son peuple sauf les Alaouites de son clan

Le Journal ne précise évidemment pas, que la “paix” évoquée, est celle de l’occupant israélien, la “paix des cimetières“. Car les évangéliques protestants, sont israélophiles par antisémitisme.

 Tirer dans le tas ! De l’avenir des musulmans en France par Alain Gresh

islamophobie

Longtemps, les colonisés ont été considérés comme appartenant à une espèce inférieure, dont le statut ne relevait ni de principes universels, ni du droit international. Et que l’on pouvait exploiter, voire exterminer sans remords. Dieu reconnaîtrait les siens !

En 1898, Heinrich von Treischke, un expert en sciences politiques, soutenait ce qui pour nombre de ses contemporains apparaissait comme une banalité : « Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. » La balle dum-dum fut inventée à la fin du XIXe siècle ; elle causait des blessures particulièrement graves. En 1897, la convention internationale de La Haye adoptée par les Etats « civilisés » la bannissait ; elle fut réservée à « la chasse au gros gibier et aux guerres coloniales » (lire « La fin du droit international ? », 16 août 2006). « Exterminez toutes ces brutes », gribouille, durant ses tribulations au cœur du Congo colonial, le Dr Kurz, le personage central de Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad.

A la même époque, l’antisémitisme, fondé sur les mêmes théories « scientifiques » de la race, affirmait que les juifs étaient des sous-humains, théories ouvrant la voie au génocide de la seconde guerre mondiale. Durant ces années, le gouvernement de Vichy adoptait des lois sans précédent d’exclusion des juifs, d’interdiction de nombre de leurs pratiques religieuses, de déchéance de citoyens français de leur nationalité, tout en contribuant activement à l’entreprise génocidaire nazie.

Depuis, il semblait que ces discours et ces mesures d’exclusion ne pouvaient être défendus en France, non seulement contre les juifs, mais contre toute minorité. Nous avions tort.

Dans un texte intitulé « Que faire des musulmans une fois le Coran interdit ? », publié par le site Boulevard Voltaire et qui n’a suscité aucune condamnation officielle de tous ceux qui sont si prompts à condamner tout acte antisémite, Christine Tasin fait « un rêve » — merci à Sébastien de m’avoir signalé ce texte.

« Les musulmans, qu’ils soient Français ou pas, auront donc le choix. S’ils veulent rester en France, ils seront dans un pays où disparaîtra toute visibilité de l’islam, le voile, le kami, l’abattage rituel, les boucheries halal, les prénoms musulmans, les mosquées… Les nés-musulmans pourront alors librement abdiquer l’islam et devenir apostats ou pratiquer leur culte de façon totalement privée, chez eux, sans en faire état. Si cela ne leur convenait pas, ils auraient le droit de gagner un des cinquante-sept pays musulmans de la planète où règne la charia. À cela s’ajoutera un moratoire sur l’immigration s’accompagnant de mesures de préférence nationale pour les prestations sociales, afin de supprimer l’appel d’air permanent qu’elles suscitent. Bien sûr, il faudra ou sortir de l’Union européenne ou la faire exploser puisqu’elle voudra nous empêcher de faire la loi chez nous, et reconstituer une Europe des nations.

Bien sûr, il y aura contestations, émeutes et même menaces terroristes. Le pouvoir y mettra fin grâce à sa détermination sans faille, et, s’il faut sacrifier quelques extrémistes pour redonner à 65 millions d’habitants paix et protection, il faudra faire savoir que l’armée, dépêchée à chaque menace, n’hésitera pas à tirer dans le tas. C’est terrible, mais il n’y aura pas d’autre solution pour calmer le jeu et imposer notre loi. »

(…)

« Bien sûr enfin, on nous dira qu’il y a trop de citoyens concernés. Et qu’on ne peut expulser des gens présents depuis si longtemps en France, avec la nationalité du pays. À ceux-là, nous répondrons qu’en 1962, on a fait partir d’Algérie plus de 10 % de sa population, dont la plus grande partie n’avait plus aucun contact avec la France depuis plusieurs générations. À notre connaissance, c’est loin d’être le cas de nombreux musulmans qui vont en vacances, tous les ans, “au pays”. »

Ce texte se passe de commentaires. Pour vous distraire, si l’on peut dire, remplacez le terme musulmans par juifs, roms ou Noirs… Et vous aurez une idée de la France « ethniquement pure » que l’on nous prépare.

http://blog.mondediplo.net/2013-04-16-Tirer-dans-le-tas-De-l-avenir-des-musulmans-en

 Amnistie sociale : un jour « grave » pour la gauche

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A l’appel de la CGT, militants syndicaux et politiques se sont rassemblés jeudi 16 mai pour soutenir la proposition de loi sur l’amnistie sociale. Le texte revenait, le matin même, en débat à l’Assemblée nationale. La gauche est profondément divisée.

La suite: http://www.regards.fr/web/Amnistie-sociale-un-jour-grave,6648

Et aussi: Amnistie sociale: syndicalistes et Front de gauche se mobilisent:

http://www.humanite.fr/social-eco/lois-sur-lamnistie-sociale-et-les-licenciements-bo-541712

 Suppression du mot «race» : une première mesure qui en appelle d’autres

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Les députés examinent jeudi 16 mai une proposition de loi, à l’initiative des députés du Front de gauche, visant à supprimer le terme litigieux de « race » figurant dans une soixantaine de textes législatifs, comme cela avait déjà été proposé en 2003.

Le MRAP, qui, depuis sa création et plus spécialement depuis la loi de 1972 contre le racisme, explique, notamment dans ses interventions scolaires, qu’il n’y a qu’une race, la race humaine, se réjouit de cette initiative. C’est au nom de la prétendue existence de « races » que les crimes les plus monstrueux ont été commis dans l’histoire de l’humanité parmi lesquels l’esclavage et les exterminations massives et planifiées d’hommes, de femmes, d’enfants. Comme le disait le généticien Albert Jacquard : « Compte tenu des implications biologiques que tant d’écrits, de doctrines et de politiques ont accroché, de façon indélébile, au mot “race”, ne serait-il pas prudent de l’éliminer, comme on le fait d’un outil inutile et dangereux ? »

Comme l’ont écrit les députés Front de Gauche dans l’exposé des motifs de leur proposition de loi : « En supprimant la catégorie juridique de « races » nous cesserions de donner une légitimité juridique aux idéologies racistes et nous affirmerions, enfin, qu’elles s’appuient sur un concept qui n’a aucun fondement scientifique. »

Certes, la portée de ce vote sera purement symbolique : la suppression du mot « race » n’entrainera malheureusement pas la disparition du « racisme ».

Aujourd’hui, alors que vient de s’achever un quinquennat au cours duquel la stigmatisation, la xénophobie et le racisme se sont exprimés au plus haut niveau de l’État , alors que le concept de race revient en force dans certains discours extrémistes, la flambée du racisme et de la xénophobie a pris des proportions inquiétantes : 69 % des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22 % par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23 %. Des thèses racialistes se développent.

Le combat contre toute forme de racisme est avant tout un combat pour l’arrêt de la stigmatisation de catégories de personnes, Roms, immigrés… et un combat pour l’égalité des droits. L’existence sur le sol français d’hommes, de femmes sans droits, sans reconnaissance ne peut que prêter le flanc aux thèses racistes.

Pour le MRAP, la lutte contre le racisme passe par une vigilance de tous les jours et par la régularisation de tous les sans papiers, l’ accès des Roms à tous leurs droits de citoyens européens. Elle passe aussi par le droit de vote et d’éligibilité reconnus pour tous les étrangers vivant sur le territoire français qu’ils soient ou non européens et plus généralement par l’accès à l’égalité des droits pour tous les résidents.

Paris, le 16 mai 2013.
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 Pas de Valls sur les cadavres de Roms

Article paru sur Mediapart
La France construit sa politique anti-roms sur des cadavres
15 mai 2013 Par philippe alain

Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina sont morts, brûlés vifs, dans l’incendie de l’immeuble dans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois.

Il y a quelques jours, en prévision d’une expulsion à venir, la mairie de Lyon, dirigée par le très socialiste Gérard Collomb coupe l’électricité, tenez-vous bien, pour des raisons de sécurité… Les squatteurs ont osé se brancher sur un distributeur de courant et monsieur Collomb craint probablement que des enfants s’électrocutent. Bien lui en a pris, personne n’est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. (1) Faute de courant, ils s’éclairent donc à la bougie et trois d’entre eux en sont morts.

Quelques heures après l’incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. C’est toute la communauté rom de Lyon qui vient présenter ses condoléances aux familles endeuillées. Un peu plus tard dans la matinée, des hommes en noir affublés d’oreillettes blanches descendent de grosses berlines. Les journalistes quittent la place et le bruit commence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame. Dans la confusion la plus totale et en évitant soigneusement les familles, Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, Christine Taubira, Ministre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, Préfet de la région Rhône-Alpes vont se présenter devant le bâtiment qui fume encore.

Pas une de ces personnalités qui représentent les plus hautes institutions de la République et élevées dans le sérail des grandes écoles françaises où on n’enseigne visiblement pas la politesse la plus élémentaire, ne va venir présenter ses condoléances aux familles qui attendent à quelques mètres. Les roms sont-ils dangereux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d’enfants tétanisés par la douleur ? Un geste, une parole, un simple regard d’un ministre pour dire aux familles que la République Française s’incline devant leur douleur ? Non, rien, rien de rien. Roms vous êtes, roms vous resterez. Au contraire, Valls, oubliant la souffrance dans laquelle sont plongées les familles endeuillées va réaffirmer le leit-motiv de sa pré-campagne présidentielle qui est également devenu le fondement de la politique du gouvernement français contre la minorité rom: « Il faut poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements », « comme l’a si bien commencé Nicolas Sarkozy » aurait-il pu ajouter. Aucune pudeur, aucune retenue. Alors qu’il a sous les yeux le résultat de plusieurs années d’expulsions à répétition, il répète inlassablement les même paroles et promet la même politique qui est responsable de la mort de 3 personnes. Valls tient absolument à continuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient absolument à les condamner à vivre dans des endroits de plus en plus dangereux quitte à ce qu’ils en meurent.

Madame Taubira, qu’on a connu plus inspirée se contente d’approuver les propos de son ministre de tutelle, comme si elle n’avait plus aucun rôle politique et humain à jouer après sa loi sur le mariage homosexuel.

Au moment de repartir, Valls se fait interpeller par un homme. Le ministre refuse de parler à un père et une mère qui sont submergés par la douleur d’avoir perdu un fils, mais il n’hésite pas à venir serrer la main d’un riverain qui demande l’expulsion des familles depuis des mois. Le voisin se plaint de vivre dans des « conditions épouvantables », abandonné de tous (rassurez-vous, il n’a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seulement de la vue depuis son balcon). Valls vient le saluer et tenter de répondre à ses critiques. Alors que la discussion s’engage et que les journalistes commencent à enregistrer l’échange, monsieur Carenco, préfet de région, visiblement sur-excité repousse violemment plusieurs d’entre eux afin d’éviter une médiatisation des propos le mettant en cause.

Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour toujours ? On garde les mêmes pour appliquer la même politique raciste de stigmatisation des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms (2) on les parque dans des classes ghetto (3) et on met en garde-à-vue des bébés (4). En revanche on n’applique pas la circulaire inter-ministérielle censée apportée d’autres solutions que les expulsions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? « Le préfet de région a une grande part de responsabilité… Sur le terrain les expulsions se poursuivent malgré la circulaire du 26 août 2012 » accuse le sénateur Guy Fischer.

Dans l’après-midi, alors que journalistes et politiques sont partis, les proches des victimes attendent que les pompiers sortent les corps du bâtiment. L’ambiance sur la place est lourde. L’odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espèrent toujours et demandent désespérément s’il est possible qu’il y ait encore des survivants : « Il ne sont peut-être pas morts… ». Alors que la grande échelle s’approche d’une fenêtre afin de permettre à un pompier de prendre des photos, plusieurs dizaines de personnes s’approchent du bâtiment en criant le nom de l’enfant: « Béni, Béni » Face à ce mouvement de foule, un policier bien formé à l’école de Valls se fait menaçant et sort de son gilet une bouteille de gaz lacrymogène histoire de montrer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. Pendant plusieurs heures, les familles sont totalement abandonnées à leur sort. Une femme perd connaissance plusieurs fois. La police municipale, à quelques mètres reste les bras croisés. Il n’y a aucun médecin, aucun psychologue, aucun soutien.

Mardi matin, alors que les corps calcinés de Beni, Pamela et Patrina viennent à peine d’être sortis des décombres fumants de l’immeuble, le préfet Carenco ordonne l’expulsion d’un nouveau squat. Une trentaine de personnes dont 15 enfants sont jetées à la rue, sans aucune proposition d’hébergement. Elle dormiront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les conditions d’insécurité que l’on peut facilement imaginer, avant de retrouver un autre squat, probablement encore plus dangereux et insalubre. Valls nous expliquera à nouveau qu’il faut les expulser pour leur plus grand bien. Voilà une preuve de plus du discours mensonger du ministre qui, quelques heures auparavant, soulignait qu’il fallait poursuivre les expulsions tout en proposant des « solutions dignes ». Pour Valls, la rue est plus digne que le cimetière. Je n’en suis pas sur.

L’extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut compter sur Hollande, Valls et les socialistes pour tenir le même discours de haine contre les étrangers et appliquer la même politique discriminatoire et hors la loi contre les roms. La France profonde applaudit, l’Union Européenne, pas son silence est complice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu’aux présidentielles. Le fait que son chemin soit désormais parsemé de cadavres ne le perturbe pas un seul instant. « Il faut continuer le travail » ose-t-il dire.

Mardi soir, la préfecture du Rhône fait savoir que les expulsions vont s’accélérer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La campagne des municipales également.

Valls prétend que les roms n’ont pas vocation à s’intégrer en France. En les obligeant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à brûler vifs dans des squats ils est certain d’avoir raison.

(1) http://www.mediapart.fr/journal/france/130513/les-roms-sont-comme-nous-ils-ont-besoin-de-lumiere

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/120113/la-police-gaze-des-enfants-et-saccage-un-camp-de-roms

(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/260113/une-classe-reservee-aux-enfants-roms-dans-un-poste-de-police

(4) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/050113/un-bebe-en-garde-vue-accuse-d-avoir-mendie

 Du théâtre palestinien à Strasbourg

Come to Palestine- poster travel 1938

Du 14 au 17 mai, au TAPS Scala, en coproduction avec le Théâtre National Palestinien :

TAPS Strasbourg

Spectacle en arabe surtitré en français
Antigone de Sophocle
Théâtre des Quartiers d’Ivry
Taps Scala
du mardi 14 mai au vendredi 17 mai 2013 à 20h30

 Commémorer l’abolition de l’esclavage des Rroms

Roms Unserland

TEXTE DIFFUSE PAR ROMEUROPE – Droits de l’Homme le 10 mai 2013

Par Jean-Pierre DACHEUX[1], membre de ROMEUROPE

COMMÉMORER L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DES ROMS.

« Les Européens organisent des sociétés philanthropiques pour l’abolition de l’esclavage en Amérique alors que, sur leur propre continent, 400 000 Tsiganes sont maintenus en esclavage ».Kogalniceanu Mihail, « Esquisse sur l’histoire, les mœurs et la langue des Cigains, connus en France sous le nom de Bohémiens », Berlin, 1837. (Kogalniceanu est un historien roumain francophone qui devint premier ministre de la toute nouvelle Roumanie unifiée, en 1863.)

LE 10 MAI 2013 AURA EU LIEU LA JOURNÉE NATIONALE DES MÉMOIRES DE LA TRAITE, DE L’ESCLAVAGE ET DE LEURS ABOLITIONS. Une cérémonie officielle se sera
déroulée, comme tous les ans, dans le jardin du Luxembourg, en présence du Président de la République.

La loi Taubira du 21 mai 2001 concerne, en effet, la reconnaissance, comme crime contre l’humanité, des traites et des esclavages pratiqués, à partir du XVe siècle, sur certaines populations. Elle précise : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part,
perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité ». (article 1er).

Avant même le XVe siècle, l’esclavage fut une réalité historique, européenne autant qu’américaine, qui ne se limita pas à la perpétration de la traite négrière transatlantique. Parmi les abolitions intervenues au XIXe siècle, figure l’abolition de l’esclavage des Roms en Moldavie et Munténie (ou Valachie). L’Église moldave libéra ses esclaves roms en 1844 et l’Église de Munténie en 1847, mais cet esclavage fut largement maintenu et même réinstauré, en 1849 par les forces occupantes russes et turques. Il ne devint illégal, dans ces deux principautés, qu’en 1855 et 1856, mais ne fut définitivement aboli qu’en 1863, deux ans après l’unification et la création de la Roumanie, sous l’impulsion impériale française, en 1861.

À ce mitan du siècle, l’abolition définitive de tout esclavage avait déjà été signée, en France, le 27 avril 1848, au début de la seconde République, à l’initiative de Victor Schœlcher. Le lien historique entre les abolitions transatlantique et européenne est bien avéré.

L’esclavage des Roms, qui dura donc un demi-millénaire, (dès leur apparition dans les principautés pré-roumaines, au milieu du XIV e siècle, jusqu’au milieu du XIXe siècle), appartient, à présent, à l’histoire de tous les Européens.

Le déni et l’oubli d’un esclavage si long et si brutal n’est plus acceptable, viole la mémoire commune, et pèse encore sur les relations entre les Roms et les autres populations européennes. Il est temps d’enseigner et de rappeler à tous les concitoyens de l’Union que ce lointain passé a laissé des traces dans notre présent, partout en Europe.

L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DES ROMS A DÉSORMAIS TOUTE SA PLACE DANS LA COMMÉMORATION, EN FRANCE, DE L’ABOLITION DES ESCLAVAGES, CHAQUE 10 MAI.

[1] Jean-Pierre Dacheux, auteur avec Bernard Delemotte du livre « Roms de
France, Roms en France » (2010)

RomEurope: http://www.romeurope.org/index.php

 Loi d’amnistie des syndicalistes : lettre du PG67 aux députés socialistes du Bas-Rhin

Strasbourg, le 8 mai 2013

Monsieur le Député Armand Jung,
Monsieur le Député Philippe Bies,

Le 16 mai prochain, les députés à l’Assemblée Nationale auront à se prononcer sur le projet de loi d’amnistie des syndicalistes. Ce projet a déjà été approuvé par les sénateurs grâce à l’opiniâtreté des élus du Front de Gauche qui l’ont défendu avec conviction.

Le gouvernement, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, A.Vidalies, a d’ores et déjà déclaré qu’il s’opposerait à ce projet de loi. Cette décision est incompréhensible pour les électeurs de gauche que nous sommes et auxquels vous devez d’être majoritaires à l’Assemblée Nationale.

En effet, cette loi d’amnistie n’a pas pour objet de protéger les auteurs de malversations ou de violences faites aux personnes. Il s’agit au contraire de donner un signal politique fort à ces femmes et ces hommes, à leurs représentants syndicaux et au-delà à l’ensemble des salariés et des travailleurs reconnaissant qu’ils ne sont pas des criminels que l’on soumet à l’humiliation de tests ADN.

En votant cette loi, vous montreriez à ceux qui subissent la violence inouïe d’un licenciement, à ceux dont la vie et l’équilibre professionnel et familial patiemment construits volent en éclat et qui y répondent quelquefois dans un moment de colère que, à gauche, humanité et solidarité ne sont pas des mots vains.

Durant le quinquennat de N. Sarkozy, le MEDEF a guidé la politique gouvernementale.

Le gouvernement de J-M Ayrault n’a pas eu pour l’instant en matière économique et sociale le sursaut attendu pour répondre aux attentes des Français qui vous ont élu. Ce n’est pas au MEDEF qu’un gouvernement de gauche doit donner sans cesse et sans limites des gages, c’est aux Français qui lui ont donné une majorité et qui assistent incrédules au reniement des promesses de F. Hollande qu’il doit s’adresser.

Le 16 mai, vous aurez à décider en pleine conscience politique du sort de ces syndicalistes qui attendent un geste de votre part.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de notre considération distinguée.

Josiane Nervi-Gasparini et Jean-Claude Val,
co-secrétaires du Parti du Gauche du Bas-Rhin