Archives du mot-clef Mélenchon
“Diabolisation visuelle de Mélenchon dans les médias”
Une photo comme n’en montre pas le quotidien libéral de révérence…
Feuille2ChouPhoto 5 mai 2013 Paris
Excellent travail de déconstruction des cochonneries des médias, dont le supplément M du Monde, sur Jean-Luc Mélenchon.
http://opiam2012.wordpress.com/2013/05/12/diabolisation-visuelle-de-melenchon-dans-les-medias/
Encore 4 ans à tirer! On se fait la belle?
Monsieur “Casse-toi pov’con”, et Madame, étaient dans la manif. Interviewé par I-télé,et un peu sollicité, il a déclaré qu’aujourd’hui il dirait “Casse-toi, pépère“…
Et on dit que la vraie gauche n’a pas le sens de la nuance!
Un an déjà qu’on subit le libéralisme à la la sauce-y-a-liste! Resteraient donc encore 4 ans à tirer! Quel prisonnier ne rêverait se faire la belle? On est des millions!
C’était, avec d’autres métaphores, le pari de Mélenchon hier entre Bastille et Nation. Certes, il n’y avait pas, -on y était-, et de loin pas, les 180 000 claironnés. “Seule la vérité est révolutionnaire“, disait non pas Robespierre, mais Lénine…
Mais des dizaines de milliers remplissant la place de la Bastille avant le départ, c’est déjà énorme, avec de très nombreux provinciaux, une semaine où l’Ile de France était en vacances.
Cortèges très fournis et serrés pendant les deux tiers du défilé, et deux petits cortèges tout au long du principal sur les trottoirs aussi. Puis de l’espace dans les rangs suivants jusqu’au NPA en queue, seulement suivi par des Africains dont certains réclamaient le retour de Gbagbo…
Un cortège déterminé et bon enfant. Peu de slogans,sauf dans les rangs des boites en lutte présentes, et quelques délégations régionales, mais pas mal de balais et de pancartes bricolées, pas besoin de consignes comme dit notre caudillo national-républicain de gauche. [Je vais encore me faire allumer par les groupies inconditionnelles, n'est-ce pas Gasparini...
Notre Chavez français n'avait pas négocié l'initiative avec son gros allié pécé-effe, ni avec personne. Certes, il y a comme une contradictions dans le fait de décider tout môa-seul, genre "ralliez vous à mon écharpe rouge", et la dénonciation du "coup d’État permanent" de la Ve Rép., mais on ne lui en fera pas trop le reproche car on sait ce qu'il en est du "rôle de l'individu dans l'histoire". Et s'il fallait attendre les néos-staliniens, toujours proches électoralement du PS, à qui ils doivent leurs élus, on attendrait encore.
Il est bon que quelqu'un, un peu écouté et entendu, ait lancé cet appel à ne pas laisser la rue à la droite de plus en plus buissonnisée et alliée à la Marine anti-nationale.
Assez de voir défiler les bataillons de curés intégristes et de familles catho bon chic bon genre, et pas loin, les groupuscules fachos rassemblés, alors que les ouvriers des usines en lutte ne parviennent pas à se coordonner pour une manif nationale contre les licenciements et l'austérité.
En d'autres temps, on mettrait en place un Comité national de lutte des boites et on monterait à Paris. Et du coup, il y aurait plus de visibilité pour les travailleurs pour faire reculer le Me(r)def et son gouvernement PS-EELV, et ils s'ajouteraient de manière plus radicale aux couches moyennes et bobos touchés par le libéralisme. Mais qui sait, ça peut venir!
En même temps, on ne peut s'empêcher de pester contre la politique cocorico-nationale-républicaine -citoyenne assénée par le Méluche, avec son Valmy, et sa Marseillaise obligatoire. mais enattendant mieux, le social-démocrate Mélenchon, au sens traditionn, en dépit de sa sempiternelle "patrie citoyenne" qui réunit le travail avec le capital qu'ion est censé combattre.
Croit-il vraiment que c’est avec de tels symboles de deux siècles et demi dont il rallume sans cesse la flamme un peu vacillante, qu’il va disputer victorieusement les électeurs-trices au FN à la façade repeinte à grand frais qui laisse quand même apparaître les gros bras et le programme anti-ouvrier?
Le repli national montebourgeo-mélenchoniste n’est pas la solution. Et ça ressemble trop au programme de fermeture des frontières du FN et d’exportation du chômage dans les autres classes ouvrières nationales. Défendre l’emploi français, tout court,c’est produire des chômeurs “étrangers”!
Si vous lisez les gazettes, vous pouvez voir la haine des libéraux de droite et de gauche contre le Front de gauche et sa tête s’étaler en pleines pages.
Voyez le supplément du Monde avec sa une aux portraits grimaçants de Mélenchon, et à l’intérieur idem rien que des visages tordus, effrayants même, si ce n’est pas de la propagande ça s’appelle comment? D’ailleurs, Mélenchon l’avait anticipé en prévenant du coup tordu avant qu’il n’arrive. Et s’il en est ainsi dans le collet monté du Monde, on imagine sans peine les horreurs de la presse de droite et d’extrême-droite, sans parler des éditos à répétition d’Alain Duhamel.
A “gauche”, il a fallu que le Z-Ayrault de service monte au créneau sur la chaîne à Bouygues. Il n’avait rien à dire et il l’a dit avec le brillant qu’on lui connait. Juste pour réduire, avec la complicité des chaînes, même publiques, l’audience du Front de gauche.
Allez, bon, on s’arrête là, provisoirement. prochain coup de gueule dès que l’occasion se présentera…
Jean-Luc Mélenchon sur Médiapart en live
Luttes ouvrières: chacun pour soi, ou solidarité ouvrière internationale?
B.A. BA marxiste
“Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!“
L’article ci-dessous, paru dans la Voix du Nord, et reproduit sur la page fesse-bouc de la CGT-Bridgestone, est la preuve de l’impasse chauvine dans laquelle le syndicalisme comme les partis politiques et des gouvernants se mettent en défendant l’emploi des travailleurs, pays par pays, dans le cadre des États-Nations, au détriment de la nécessaire lutte internationalement organisée des salariés de tous les pays et continents, contre leur ennemi capitaliste, lui-même mondialement organisé.
C’est l’anarchie capitaliste qui fait que l’Europe produit “8 millions de pneus en trop“, car, au lieu que la production soit organisée en fonction des besoins préalablement recensés, elle se fait en fonction du profit espéré. C’est ce phénomène de cycles économiques qui font se succéder, comme si c’était des phénomènes naturels, des phases de récession, et des phases d’expansion de la production.
Les capitalistes, à la recherche du profit maximum, délocalisent vers des pays où le salaire est le plus bas, licencient ailleurs ou ferment des usines.
Quand La Voix du Nord se réjouit en écrivant :
“La fermeture de l’usine de Bari a rassuré les salariés béthunois.“, il serait contre-producteur que les salariés béthunois, en concluent que c’est “leur emploi”, d’abord, qui doit être défendu contre celui de leur camarades russes, vietnamiens et hongrois.
On ne peut sortir de ce piège nationaliste qui oppose les travailleurs les uns aux autres (ce qui, entre parenthèses, est contenu dans la prétendue “patrie citoyenne” de Mélenchon et du Front de gauche) entre pays différents et concurrentiels, qu’en posant la question de la planification internationale de la production en fonction d’un calcul rationnel des besoins, contre la loi du profit maximum, ce qui suppose tout simplement l’expropriation des propriétaires capitalistes de toute la branche!
Inquiétude grandissante à Bridgestone
Publié le 25/04/2013
Par La Voix Du Nord
« Bridgestone est frappé de plein fouet par la crise de l’automobile il livre quelques chiffres : 8 millions de pneus en trop en Europe, et 45 jours de production en moins dans le site béthunois jusqu’à la fin de l’année. Conséquences : ralentissements de la production journalière et des journées de chômage partiel.
La fermeture de l’usine de Bari a rassuré les salariés béthunois. Soulagement de courte durée. Une nouvelle entreprise est annoncée. « Le groupe nous a appris il y a huit jours l’ouverture d’une usine en Russie, à 900 km au sud-est de Moscou. Elle produira des pneus neige, ce qu’on fait à Béthune, surtout depuis deux ans, mais ces pneus, cloutables, seront spécialement conçus pour les Russes. Béthune ne devrait donc pas être inquiétée mais on est méfiant. » Christian Antoniewicz évoque l’usine en Hongrie qui va augmenter sa production journalière de 12 000 pneus en 2016 et l’usine au Vietnam qui va être opérationnelle en 2014 avec 24 000 pneus par jour destinés au marché asiatique.
Deux alternatives (sic) se présentent : adapter l’effectif au volume ou augmenter la production quotidienne pour conserver les 1 200 emplois du site béthunois. « Nous n’accepterons pas un plan d’austérité, annonce le délégué CFTC. On ne touche pas aux salaires, aux acquis et aux conditions de travail. Ce n’est pas encore le sujet mais on craint de devoir y passer. »
Note:
La CGT se moque à juste titre du délégué CFTC qui fait mine de défendre les travailleurs alors que sa centrale a signé le désastreux ANI qui organise la précarité…
Le Parti communiste français et la question d’Alsace-Lorraine 1925-1926
La feuille de chou “Histoire”
“C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes…”
Éclairer le présent et l’avenir par le passé.
Spéciale dédicace au Front de Gauche et à Jean-Luc Mélenchon (avec un e…)
Correspondant
“Révolution citoyenne” ou lutte des classes?
Quand Galet et les frères Morenas révisent Marx et substituent le national-républicanisme à la lutte des classes.
« Karl Marx a probablement été « dépassé » depuis longtemps; »
Par qui ? Par Kévin Galet et les frères Morenas du Parti de Gauche qui envoient des pétards mouillés contre la Feuille de chou!
Si on considère la longueur des pamphlets de ces nouveaux petits marquis et futurs bureaucrates d’une social-démocratie juste un peu à gauche du PS, proche de la dite aile gauche de ce parti , – on ne répond cash qu’au second- on se dit que le tenancier de la Feuille de Chou doit disposer de plusieurs divisions combattantes, du simple fait de l’audience de ce média indépendant de tout parti, et de toute organisation.
Il est vrai que les forces réunies du PCF et du PG en Alsace sont si maigrelettes qu’elles semblent menacées dans leur emprise idéologique par le courant révolutionnaire à l’extérieur et à l’intérieur du Front de gauche. Ce n’est sans doute pas par hasard que les polémiques galeto-morenasiennes s’en prennent ainsi maintenant à une pensée et à une activité pratique indépendante de tout parti.
Juste avant la venue de Mélenchon avec son compère Laurent à Mulhouse, ils ont bien choisi le moment pour se hausser du col en défendant la pensée du Leader Maximo. Ils seront récompensés.
Le problème avec notre trio, c’est qu’ils falsifient la pensée de leur alter-ego en prétendant que celui-ci aurait qualifié leur groupe d’« organisation national-fasciste crypto-stalinienne » !
Nous n’avions parlé que de national-républicain, en distinguant une aile gauche (PG-PCF) à quoi on peut ajouter le POI, et une aile droite, plus dispersée avec, entre autres, Dupond-Aignan et quelques autres petits partis.
Nos polémiste en herbe défendent, et c’est leur droit , une introuvable « révolution citoyenne ». Ils se croient obligés d’opposer la République, sans qualificatif (chez Jaurès, déjà, elle était sociale au moins) à l’offensive néo-libérale. Le patriotisme républicain serait le bouclier contre les atteintes aux droits sociaux attaqués les uns après les autres par le Capital.
Ils retardent de plus de deux siècles en croyant qu’on peut revenir à l’État-Nation progressiste des débuts de la bourgeoisie nationale lorsque celle-ci luttait avec le peuple contre le féodalisme arriéré des puissances centrales comme à Valmy. Ont-ils entendu parler de la Commune de Paris en 1871 qui, selon Marx, ouvrait la voie à l’ère des révolutions prolétariennes?
Ne savent-ils pas que 1914 marque la trahison de la social-démocratie européenne lorsque les socialistes français et allemands lançaient les ouvriers les uns contre les autres au cris de « A Berlin » ou « Nach Paris » !
Ignorent-ils que la glorieuse Révolution d’Octobre ouvrait dans les faits, avec Lénine allié à Trotski, l’ère des révolutions permanentes bien loin de l’étapisme d’inspiration stalino-réformiste qu’ils osent encore prôner en 2013 !
C’est le capital et la marchandise, et pas de méchants politiciens, qui ne sont que les voix des banques et des gros capitalistes, qui détruisent toutes les frontières, pas seulement nationales.
Et Marx aujourd’hui encore, comme dans le Manifeste communiste en 1847, ne nous pousserait pas à retrouver une forme plus archaïque d’organisation politique, dans les États-Nations qui n’ont plus de semblant d’indépendance que dans les ministères régaliens.
Tout retour en arrière est, par définition, réactionnaire. La classe ouvrière doit défendre pas à pas ses acquis sociaux attaqués par le néolibéralisme, mais aucune bouée de secours n’est à trouver dans le cadre de l’État national, dont le pouvoir est rogné par le cadre européen.
Pas de retour en arrière , mais une Europe sociale, avec le mieux-disant des droits sociaux, voilà la perspective, mais pas comme l’entend le PS ou les écologistes qui se proposent de gagner des miettes. Il s’agit pour les travailleurs européens de faire converger leurs luttes, comme l’ont fait à Strasbourg récemment, et les Morenas et Galet y étaient, pour arborer leur banderole, les Belges, les Luxembourgeois et les Français de Lorraine de Arcelor-Mittal
Le Parti de Gauche va-t-il proposer aux ouvriers internationalistes de lutter chacun dans son propre pays alors que leur patron se fout des frontières nationales et que ces ouvriers rassemblés devant le Parlement européen, élu, ont d’ores et déjà abandonné le cadre de leurs nations respectives.
« quand une Nation opère des transformations de nature révolutionnaire, elle est enviée par toutes et par tous. Elle terrorise les puissants »
Alors, oui, « toute victoire à l’échelon national ne fait que préparer le terrain aux conquêtes internationales.», mais ces conquêtes se moquent des frontières des États bourgeois comme on l’a vu en 1968. « Les ouvriers n’ont pas de patrie ! »
Leurs luttes commencent dans les frontières des États nationaux, mais les dépassent aussitôt dès lors qu’ils se heurtent à un patronat international qui réunit son conseil d’administration à Davos tous les ans.
Galet et les jumeaux Morenas ignorent la nécessité basique de l’indépendance des partis ouvriers à l’égard de la bourgeoisie
Ils interrogent :
« Que peut signifier cette expression « d’indépendance absolue » à l’heure où le gouvernement « socialiste » décide de faire signer des accords avec le MEDEF par une minorité syndicale? »
Relisez Marx !
Et ceci, encore pire :
« l’indépendance du mouvement ouvrier » dépend pour l’essentiel du gouvernement en place. » (sic)
Et ils y opposent un salmigondis :
« Le Front de gauche, ce n’est un secret pour personne, défend la perspective (plus opérationnelle) de l’autonomie conquérante, pour l’hégémonie à gauche. Or, tout cela dépend bien évidemment du « cadre national »
Savent-ils seulement que, même le PS, est membre d’une Internationale, la Seconde ?
Il s’agit de discourir entre ex-staliniens et nationaux-républicains de gauche :
« un groupement politique comme le Front de gauche, solidement arrimé au PCF et armé du petit Parti de Gauche, peut alors construire l’autonomie du discours, préalable à tout développement révolutionnaire. Il s’agit de rompre avec l’orthodoxie des dominants. Quitte à faire jaser les gauchistes. » ???
Ce n’est pas un hasard si sont oubliés les petites organisations qui, à la différence du NPA, ont rejoint le Front de Gauche et pourraient, si elles s’unifient, en constituer l’aile réellement anticapitaliste. Tirer sur la Feuille de Chou, pour atteindre ceux-là?
« Parler de Marx sans l’avoir lu » (comme Galet et les Morenas?)
« Avec beaucoup de prétention, « Schlomo » croit citer Karl Marx lorsqu’il prétend que celui-ci aurait valorisé la puissance du capital apte à « abolir les frontières », condition de la victoire du « prolétariat révolutionnaire ».
[A propos, Schlomo n'est pas un pseudonyme, mais un hétéronyme. C'est vous qui vous cachez dans l'anonymat!]
Citons, au contraire, ce passage magnifique du Manifeste, en rappelant qu’il date de 1847 :
. « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. »
Et c’est en 1847 que Marx a publié ça !
Et l’on voudrait nous faire retourner, en 2013, à nos bases nationales?
Contresens sur Marx, et ignorance de l’État et la Révolution de Lénine, pour qui l’État de « dictature du prolétariat » doit immédiatement commencer à dépérir ce que Staline avait “oublié”. .
« tout n’est pas bon à prendre chez Karl Marx, critiquable comme n’importe quel autre auteur. Il souhaitait que le prolétariat prisse le contrôle de l’État et que l’État centralisât tout – y compris les moyens de transport, pour libérer les forces productives. » [au 19e siècle, hé!]
Le monde à l’envers !
Nos auteurs inversent les processus réels. Ce n’est pas la République qui a accordé les conquêtes ouvrières ! Pour ne rappeler qu’un seul exemple : ce n’est pas la Troisème République ni Léon Blum qui auraient « offert » les congés payés aux travailleurs, mais la vague de grève et d’occupation d’usines !
La République, la Quatrième, avec Jules Moch, a fait tirer sur les ouvriers. Sans parler de la politique coloniale de la France jusqu’en 1962 et ses prolongements néo-coloniaux jusqu’au Mali de 2013.
Défense de la République ou des luttes ouvrières?
« Parlons de la République qui a légalisé les syndicats, salarisé la plupart des activités sociales, construit la socialisation du salaire via la cotisation sociale, établit un Code du Travail et l’Inspection du Travail chargée du contrôle administratif de son application, mis en place le salaire minimum, les retraites par répartition, les congés payés, créé le statut général de la Fonction Publique, multiplié les dispositifs sociaux favorables à la classe ouvrière, lutté par la loi contre le patriarcat, et tout ce qui n’a pu être conquis que parce que le salariat s’est organisé dans des partis et des syndicats dans le fameux « cadre national ». C’est la République qui a construit la classe ouvrière. Voilà qui est certain: la patrie concrète des travailleuses et des travailleurs Français, c’est la France républicaine. »
Du délire !
Ne reculant devant aucune ineptie, Galet et Morenas osent perler d’un ”concept creux de lutte des classes » ” !
Cocorico !
Ou, comment le discours pégéiste remplace la lutte des classes par la lutte pour l’indépendance nationale…
« la défense de l’unité et de l’indépendance nationales ne sont pas des questions idéologiques. Cette défense n’est nullement déduite du discours, par amour des symboles et du drapeau tricolore, mais de la nécessité de contrer la stratégie des dominants, lesquels veulent détruire toute souveraineté populaire. Il est d’ailleurs démontré qu’il est impossible de se réclamer des idées anticapitalistes sans en passer, d’une manière ou d’une autre, par la réhabilitation des cadres républicains de souveraineté populaire que l’oligarchie tente de démanteler par tous les bouts. »
Encore un effort, mais un gros, pour être lutte de classes et ne plus confondre « révolution citoyenne » et révolution socialiste internationale !
JCM, en réponse à http://republique-ecosocialiste.fr/WordPress3/?p=161
Critique de la critique de Politis qui pense défendre Mélenchon
Politis prend la défense de Mélenchon en reproduisant ses paroles exactes extraites de la la bande-son:
« Le fond de l’affaire est le suivant, qu’a fait le Français dans la réunion ? Il s’est pris pour un petit intelligent, économique, vachement responsable, qu’a fait des études à l’Ena, qui sait comment on doit organiser la rectification des comptes d’une nation, gna gna gnagna gna gna gna… Ben va dans une administration, tu représentes pas le peuple français quand tu fais ça ! Il faut dire : « Non, pas question. Je refuse. Je ne suis pas d’accord. » Pourquoi ? Pas en se disant « les Grecs, je sais pas quoi », mais en se disant « mais demain c’est moi ». Comment le même homme demain à la même table si on lui dit « mais M. Moscovici vous n’avez pas fait ci, vous n’avez pas fait ça, vous avez accepté telles dépenses sociales et tout… » Comment il va pouvoir dire « non » vu qu’il a déjà dit « oui » pour les chypriotes ? Donc il se met dans leurs mains. Donc c’est un comportement irresponsable. Ou plus exactement c’est un comportement de quelqu’un qui ne pense plus en français… qui pense dans la langue de la finance internationale. Voilà. »
Si on laisse de côté le niveau de langue, volontairement familier, pour ne pas dire plus, que Mélenchon se croit obligé d’adopter, pour faire, pense-t-il, plus peuple, l’examen attentif de ses exacts propos, ne plaide pas en sa faveur, contrairement à ce que le journaliste pense.
Pourquoi Mélenchon dit-il “qu’a fait le Français..” au lieu de dire, au choix, qu’a fait le ministre français, ou bien, qu’a fait M. Moscovici, ou bien, qu’a fait le socialiste français, ou bien qu’a fait le libéral Moscovici, etc.?
Ce qui ressort ici, c’est le national-républicanisme du leader du parti de gauche, exact pendant de celui de Dupond-Aignan, sur l’autre bord de l’échiquier, qui laisse entendre que la solution serait nationale, y compris en sortant de l’€ sinon de l’Europe. Certes, Mélenchon a dit qu’il veut un autre € mais l’ambiguïté demeure. Surtout quand, au lieu de s’en prendre au libéralisme, sans frontières, il cible Mme Merkel, ou l’Allemagne.
En disant “un petit intelligent économique..qu’a fait des études à l’ENA“, il fait rien moins que de l’anti-intellectualisme populacier. On entend aussi ces termes à l’extrême-droite. Et le reproche d’intelligence, si on peut dire, fait partie des stéréotypes antisémites traditionnels.
Pour la suite des déclarations à l’emporte-pièce, on ne peut qu’y souscrire. Oui, Moscovici aurait dû dire: « Non, pas question. Je refuse. Je ne suis pas d’accord. ».
Mais là où Mélenchon dérape grave, c’est quand il termine ainsi:
“c’est un comportement de quelqu’un qui ne pense plus en français… qui pense dans la langue de la finance internationale.“.
On se demande d’ailleurs s’il faut lire “en français”, c’est à dire en langue française, ce que le reste de la phrase semble impliquer, dans l’opposition avec -”langue de la finance internationale“, ou bien, en Français, substantif, -la majuscule aurait été oubliée-.
Mais dans les deux cas, ce qui est suggéré, est que le ministre Moscovici, un patronyme qui pour beaucoup, – quoique pas pour Mélenchon, affirme-t-il…- “sonne” juif, et d’origine étrangère, en remontant les générations, ne pourrait être reconnu comme vraiment français.
C’est là, précisément, que se cache le démon antisémite…








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