Le calendrier interreligieux, une coproduction Roland Ries-Religions…

laicite-positive

A chaque jour suffit sa peine !

Les DNA du jeudi 24 janvier font état d’une “Première expérience du genre, le calendrier interreligieux”.

Jusque là tout va bien.

Le problème c’est que ce calendrier qui a pris 12 mois de gestation est piloté…par la Mairie socialiste de Strasbourg qui l’édite et l’a présenté à l’Hôtel de ville.
Il recense toutes les fêtes religieuses “des plus grandes communautés strasbourgeoises”. Chaque fête est expliquée en 10 lignes ( ce qui a donné lieu à des tractations entre cultes pour les définir quand elles sont communes) et chaque mois une grande fête est mise en évidence. Seule intruse…le 14 juillet…(sanctifié ?)
Cette opération est destinée à promouvoir “le vivre ensemble” et le “dialogue entre les différentes communautés” (religieuses).
Cet objet est destiné en priorité aux communautés religieuses et professeurs de religion, mais on peut se le procurer au Centre administratif.
La mairie serait-elle en train d’écrire un “nouveau Concordat” ?

Le Député-maire PS d’Argenteuil, en terre laïque, a fait mieux, il a fait voter au conseil municipal le 3 décembre 2012 une délibération créant un “Conseil des cultes”, toujours pour le vivre ensemble (l’équivalent du bureau des cultes sous concordat). Il a également institué une “journée de la spiritualité”. Le PRG, le PC, l’UMP, le Modem ont protesté et l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise étudie un recours au tribunal administratif.

On n’arrête pas le progrès.

Le Ciel vous bénisse !

C.H.

 Vous avez aimé Claude Guéant ? Vous adorerez Manuel Valls

http://blog.mondediplo.net/2012-05-16-Vous-avez-aime-Claude-Gueant-Vous-adorerez-Manuel

 

mercredi 16 mai 2012, par Alain Gresh

Non, M. Manuel Valls, le nouveau ministre de l’intérieur, ne fera sans doute pas de déclaration sur l’inégalité entre les civilisations. Il ne faudrait donc pas lui faire de procès d’intention. Il faudrait se garder de toute caricature.

Le problème est que Manuel Valls est sa propre caricature, même s’il s’abstiendra, du moins faut-il l’espérer, d’affirmer comme son prédécesseur qu’il y a trop de musulmans en France. C’est tout de même lui qui, se promenant un jour sur un marché de sa bonne ville d’Evry le 7 juin 2009 interpellait ses collaborateurs : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ! »

Archives F2C: Manuel Valls aimerait plus de “blancs” sur le marché d’Evry

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 Laïcité: des universitaires d’Alsace-Moselle répondent à Philippe Richert et Roland Ries

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Dernières Nouvelles d’Alsace

Par des enseignants-chercheurs, publié le 13/04/2012 à 05:00

* Josiane Nervi-Gasparini, maître de conférences en mathématiques, Université de Strasbourg William Gasparini, professeur des universités, sociologue, Université de Strasbourg Jean-Claude Val, professeur de sciences économiques et sociales en CPGE, Strasbourg Alfred Wahl, professeur émérite d’histoire, Université de Metz Jean-Pierre Djukic, chercheur en chimie, administrateur de l’Université de Strasbourg Yann Bugeaud, professeur des universités, mathématiques, Université de Strasbourg Roland Pfefferkorn, professeur des universités, sociologie, Université de Strasbourg Pierre Hartmann, professeur des universités, littérature, directeur de l’École doctorale des humanités, Université de Strasbourg Françoise Olivier-Utard, Maître de conférences, histoire, Université de Strasbourg

Concordat

La concorde sans le concordat : ouvrir le débat et rétablir les faits

 

« Dans un article publié dans les DNA du vendredi 6 avril 2012, Philippe Richert, ministre des Collectivités territoriales et président UMP du Conseil régional d’Alsace, signe une tribune pour la défense du Concordat d’Alsace-Moselle. Dans Le Monde du 10 février 2012, Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, se revendiquait aussi «concordataire», tout comme les principaux leaders politiques alsaciens – du PS à l’UMP, en passant par le MoDem et Europe Écologie. Ces textes se rajoutent à la longue liste des tribunes associant « identité alsacienne », Concordat et droit local et agitant le chiffon rouge de la fin d’un «âge d’or » incarné par le Concordat. Les laïques ne peuvent pas continuer à faire le dos rond face à ces contre-vérités et confusions construites dans un souci électoraliste.
Séparation organisée

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 Alsace:le Conseil d’Etat vote UMP

La campagne des Régionales sort de sa léthargie très alsacienne. On le doit à l’écart ric-rac qui selon le dernier sondage séparerait le rose-vert du bleu, mais encore plus au très jacobin Conseil d’État qui vient de donner, intempestivement, entre les deux tours (de roues?) son feu vert au Grand Con-tournement Ouest, aspirateur à bagnoles, tueur des riches terres agricoles du Kochersberg.

On sait l’engagement ancien du sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries contre ce projet, et hier soir, au Palais des Fêtes, Jacques Bigot a enfoncé le clou, avec ses amis écolos: pas ça, chez nous! Et un schéma régional de transports collectifs à la place.

Les DNA ont fait le choix de mettre en avant le débat qu’elles organisaient elles-mêmes en fin d’après-midi, au Tanzmatten de Sélestat, confirmant une fois de plus leur hold-up habituel sur le débat politique. Elles ne rendent pas compte du meeting d’hier soir au Palais des Fêtes.

Il a justement été question du manque de débats politiques et de démocratie sous le règne quasi sempiternel de la prétendue “majorité alsacienne”, celle qu’on peut chasser au profit d’une “nouvelle majorité”.

On ne sait si les abstentionnistes du 1er tour se sentiront concernés par ces jeux politicards, on en doute, même si Zoubida Naïli nous assurait à la sortie de la réunion, que le porte à porte dans les quartiers populaires abstentionnistes lui donnait espoir.

Chaque voix comptera dimanche prochain.

Le Palais des Fêtes, certes, était plein, au parterre et il a fallu ouvrir l’arrière. Mais l’enthousiasme semblait un peu commandé et quelque peu tiède.

Organisation à l’américaine, drapeaux, écrans, entrée des artistes sous les spots des caméras, fanfare, du réchauffé.Bien qu’ ait été rappelé, en hommage à Jean Ferrat que “la femme est l’avenir de l’homme”, il y a encore du chemin à faire en Alsace où aucune d’elle n’est tête de liste.

C’est dire si en Alsace, il va falloir en dégager quelques uns.

Se sont succédés trois pantalons qui n’avaient hélas rien de ” poupées en pantalon”.

Chacun dans son idiosyncrasie propre.

Waechter en pro des élections présidentielles, calme, lent, réfléchi imposa d’emblée un silence d’écoute total, où se mêlaient la curiosité et la crainte. Froid au début, le public se dégela comme l’Alsace enfin printanière,et l’Antoine du “ni droite ni gauche”se fit enfin applaudir.

Fernique seul intervint dans le style enflammé et plein de convictions qu’on lui connaît, combattif, il chauffa la salle avec ses espérances écolos-durables.

Bigot, enfin, s’exprima, plus comme l’avocat qu’il est, long, mal placé devant les micros, avec des tas d’incises chuchotées comme autant de confidences qui se voulaient proches des citoyens électeurs. Il décocha quelques flèches bien ciblées contre Richert et la “majorité alsacienne” autoproclamée.

Le moins qu’on puisse dire, au-delà du “c’est possible”, partagé avec Fernique, c’est que ça manquait de punch (dans les deux prononciations du mot: le bar du Palais des Fêtes était fermé!).

Le pire vint au moment de l’appel en direction de ceux et celles qui n’avaient pas voté pour eux ou pas voté du tout.

Il se tourna vers les “centristes” du MoDem, dirigés ici par l’ex Vert, Yann Wehrling, afin qu’ils ajoutent leurs voix au centristes déjà représentés sur la liste par la fille Hoeffel de Handschuheim.

On l’entendit aussi en appeler aux “régionalistes”,sans préciser lesquels, sachant qu’il y en avait sur toutes les listes jusqu’à l’extrême-droite.

Et il n’eut pas un mot pour les 5 à 6 % d’électeurs-trices qui ont voté à gauche du PS bien qu’ à l’exception de LO, elles aient toutes, du NPA, à Écologie sociale, solidaire et décroissante, en passant par Ensemble pour une Alsace à gauche appelé à voter Bigot-Fernique !

S’il manque quelques milliers ou centaines de voix dimanche prochain, Jaques Bigot n’aura qu’à s’en prendre à son “oubli” selon l’un peu court commentaire que Philippe Bies nous fit à la sortie. Lapsus révélateur comme on dit chez les freudiens!

Ma voisine qui, comme moi, avait voté Front de gauche, plutôt que NPA, pour une fois, se demanda, un instant, si elle allait donner sa voix à ce Bigot là- surtout en ces terres si peu laïques.

Ce soir, à la Lanterne, dans la rue du même nom, au centre ville de Strasbourg,les jeunes vous donnent rendez-vous pour un “speed-dating”, comme ils disent dans leur alsacien à eux. Et là, au moins, on est sûr qu’il y aura de la mousse à boire! Allez les djeuns!

 Pour un lieu d’Europe à Strasbourg

La feuille de chou a reçu:

Pour un Lieu d’Europe à Strasbourg

Un lieu d’accueil et d’émergence d’une identité

et d’une conscience collective européennes

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