Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce!

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Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce !

par Pierre Stambul

Des officines zélées (CRIF, BNVCA* …) ont pris l’habitude de dégainer instantanément pour faire taire toute critique de la politique israélienne.

Une propagande bien rodée

Vous vous réclamez du droit international, vous revendiquez l’égalité des droits pour les Palestiniens ? Vous êtes antisémites.

Vous dénoncez l’occupation et la colonisation ? Vous êtes antisémites.

Vous n’acceptez pas l’expulsion du peuple palestinien de son propre pays en 1948-49 et vous êtes pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ? Vous voulez « jeter les Juifs à la mer » et vous êtes antisémites.

Le tribunal Russell sur la Palestine utilise les mots justes pour qualifier ce qui est à l’œuvre : apartheid, sociocide … ? Ce tribunal est bien sûr antisémite.

Sur le modèle de ce qui s’est fait en Afrique du Sud, 172 associations de la société civile palestinienne lancent un appel mondial au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de l’État d’Israël ? Les Palestiniens veulent bien sûr « achever l’œuvre des Nazis ». D’ailleurs « Arafat était un nouvel Hitler ». Et ceux qui pratiquent le BDS sont des antisémites.

Des personnalités juives françaises critiquent publiquement la politique israélienne ? On les traîne dans la boue. On fait un procès à Edgar Morin qui fut un grand résistant. On récuse la judéité et les combats dans la résistance de Stéphane Hessel et on proclame qu’il fut « un maître à ne pas penser » (lire Prasquier, président du CRIF). On orchestre une campagne de diffamation contre Charles Enderlin accusé d’avoir « bidonné » un reportage sur l’assassinat de Mohamed al-Durah. Tous ces Juifs critiques sont des « traîtres ayant la haine de soi », voire des Juifs nazis.

Les Pays-Bas décident de demander l’étiquetage des produits des colonies ? Cette décision est qualifiée d’antisémite. Et le ministre de l’intérieur israélien déclare que les Pays-Bas n’ont pas correctement indemnisé les Juifs néerlandais victimes du nazisme. Bref, vous leur parlez colonialisme, droit international, égalité des droits et ils vous répondent Shoah.

Comprendre ce qu’est l’antisémitisme …

C’est le christianisme qui a inventé l’antijudaïsme à la fin de l’Empire Romain quand il est devenu religion d’État. Il y a eu l’accusation de déicide et de crimes rituels, les stéréotypes racistes (« les Juifs veulent dominer le monde »), les nombreux interdits professionnels (notamment à la possession de la terre), les expulsions et spoliations répétées, l’enfermement dans les juderias et les ghettos, puis les pogroms qui commencent dès la première croisade et connaîtront leur apogée en Espagne et en Ukraine.

Une réécriture de l’histoire est en marche, à la fois pour masquer l’antijudaïsme chrétien et pour prétendre que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde arabo-musulman. Les Juifs ont eu le statut de « dhimmi » (= « protégé ») auquel avaient droit les adeptes des « religions du livre » non musulmanes : chrétiens, zoroastriens, juifs … Ce n’était certes pas la citoyenneté (elle n’existait nulle part à l’époque). Il y a eu des moments difficiles, mais rien de comparable (avant l’apparition du sionisme) avec les massacres et discriminations incessants subits par les Juifs dans l’Europe chrétienne. Et d’ailleurs c’est au Maghreb ou dans l’empire Ottoman que la majorité des Juifs expulsés d’Espagne trouveront refuge et accueil.

L’émancipation des Juifs commence en Europe à la fin du XVIIIe siècle et c’est paradoxalement elle qui va provoquer la transformation de l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. En sortant du ghetto et en se laïcisant, les Juifs deviennent une minorité invisible et un obstacle au rêve fou d’États ethniquement purs. Le consensus antisémite parmi les dirigeants européens apparaît en Europe dans une période d’exacerbation de nationalismes niant les droits de « l’autre ». C’est pourtant sur ce terreau idéologique qu’est né le sionisme.

… qui n’a rien à voir avec l’antisionisme

Les Juifs ont été les parias de l’Europe, réputés être des « asiatiques inassimilables ». Balfour était Premier ministre anglais en 1905. Il prononce devant la Chambre des Communes un discours antisémite virulent considérant les Juifs polonais comme des agitateurs révolutionnaires et il interdit leur immigration en Angleterre. Plus tard en 1917, il envoie à Lord Rothschild (choix pas vraiment neutre) la fameuse déclaration Balfour promettant aux Juifs que la Palestine (où moins de 10% de la population est juive) deviendra un « Foyer National Juif ».

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 Avec leurs dérapages d’inspiration antisémite, Delapierre et Mélenchon s’inscrivent dans une sale filiation

François Delapierre et Jean-Luc Mélenchon, en associant les mots “salopards“, “finance internationale“, “petit intelligent“, “pas français” au patronyme du ministre Moscovici, retrouvent spontanément le vocabulaire des antisémites de l’entre-deux guerres, qui, après avoir servi à salir Léon Blum, s’est porté sur Pierre Mendès-France.

Au moment où des conspis, des négationnistes, des rouges-bruns ne cessent de pointer une finance internationale qui serait l’instrument d’un prétendu pouvoir juif sur le monde, pour mieux épargner le capitalisme, ces deux hommes, par des déclarations irresponsables, font le jeu de l’extrême-droite de toujours et marquent contre le camp des travailleurs qu’ils prétendent représenter.

Comme avec les déclarations germanophobes, ou les positions anti -Islam, d’une laïcité confondue avec l’intolérance anti-religieuse, ils affaiblissent le combat contre le pouvoir social-libéral, en lui prêtant des armes inespérées et accroissent la confusion politique qui n’avait pas besoin de ça.

La version Politis
http://www.politis.fr/Ce-qu-a-VRAIMENT-dit-Melenchon,21436.html

Le Monde
‘Pour Jean-Luc Mélenchon, Pierre Moscovici “ne pense pas français“‘

“François Delapierre, secrétaire national, a dénoncé “les 17 salopards de l’Europe” faisant référence à l’attitude des 17 gouvernements de la zone euro à l’égard de Chypre. “Dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s’appelle Pierre Moscovici et il est membre du Parti socialiste“, a-t-il dit vivement applaudi par les 800 délégués.”

Une très belle expression“, dit en souriant aux journalistes Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant le ministre de “petit intelligent qui a fait l’ENA” et qui “ne pense pas français, qui pense finance internationale“.

Poujade, Le Pen et Pierre Mendès-France
“Après la Seconde Guerre mondiale, ses origines juives, ses positions sur la décolonisation et sa politique de fiscalisation des bouilleurs de cru font de Pierre Mendès France l’une des cibles favorites de l’extrême droite et du mouvement poujadiste. Pierre Poujade lui lance ainsi, en 1955 : « Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n’auriez jamais osé, vous, représentant de notre France producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale ! C’est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçue ce jour-là, même s’il n’est pas un ivrogne77. » En effet, en 1954, Pierre Mendès France, alors Président du Conseil, organise la distribution de lait dans les écoles et casernes de France78.

Max Dormoy
“Or, depuis Drumont, l’antisémitisme repose sur une idée simple : le juif n’est pas français. La phrase de Dormoy revient donc, dans cette optique, à affirmer qu’un étranger vaut bien un Français. Dans le contexte de nationalisme exacerbé des années 30, cela suffit à l’Action française pour proclamer en haut de l’affiche que le Front populaire, par la voix d’un de ses principaux ministres, « insulte » les Français.”

Le 11 février 1958, il se fait violemment prendre à partie à l’Assemblée nationale par le jeune député d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen : « vous savez bien, monsieur Mendès France, quel est votre réel pouvoir sur le pays. Vous n’ignorez pas que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques79 ».

 Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

©2012

Écrit et édité par des membres du Réseau juif international antisioniste (IJAN) après les recherches nécessaires.

Nos remerciements spéciaux à Jimmy Johnson pour ses longues recherches.

Cette publication s’inspire largement de The Israel Connection: Who Israel Arms and Why de Benjamin Beit-Hallahmi (Pantheon City: 1987). Malgré le fait que l’ouvrage date d’il y a 25 ans, le livre continue à jouer un rôle crucial pour documenter le rôle d’Israël dans la répression mondiale. Celle-ci, et la participation d’Israël, s’est énormément développée depuis ; cependant, ces informations restent largement méconnues. Ce qui suit est une tentative modeste de compilation des informations de cette source et d’autres pour faire avancer la trame de cette histoire.Introduction
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