Tirer dans le tas ! De l’avenir des musulmans en France par Alain Gresh

islamophobie

Longtemps, les colonisés ont été considérés comme appartenant à une espèce inférieure, dont le statut ne relevait ni de principes universels, ni du droit international. Et que l’on pouvait exploiter, voire exterminer sans remords. Dieu reconnaîtrait les siens !

En 1898, Heinrich von Treischke, un expert en sciences politiques, soutenait ce qui pour nombre de ses contemporains apparaissait comme une banalité : « Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. » La balle dum-dum fut inventée à la fin du XIXe siècle ; elle causait des blessures particulièrement graves. En 1897, la convention internationale de La Haye adoptée par les Etats « civilisés » la bannissait ; elle fut réservée à « la chasse au gros gibier et aux guerres coloniales » (lire « La fin du droit international ? », 16 août 2006). « Exterminez toutes ces brutes », gribouille, durant ses tribulations au cœur du Congo colonial, le Dr Kurz, le personage central de Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad.

A la même époque, l’antisémitisme, fondé sur les mêmes théories « scientifiques » de la race, affirmait que les juifs étaient des sous-humains, théories ouvrant la voie au génocide de la seconde guerre mondiale. Durant ces années, le gouvernement de Vichy adoptait des lois sans précédent d’exclusion des juifs, d’interdiction de nombre de leurs pratiques religieuses, de déchéance de citoyens français de leur nationalité, tout en contribuant activement à l’entreprise génocidaire nazie.

Depuis, il semblait que ces discours et ces mesures d’exclusion ne pouvaient être défendus en France, non seulement contre les juifs, mais contre toute minorité. Nous avions tort.

Dans un texte intitulé « Que faire des musulmans une fois le Coran interdit ? », publié par le site Boulevard Voltaire et qui n’a suscité aucune condamnation officielle de tous ceux qui sont si prompts à condamner tout acte antisémite, Christine Tasin fait « un rêve » — merci à Sébastien de m’avoir signalé ce texte.

« Les musulmans, qu’ils soient Français ou pas, auront donc le choix. S’ils veulent rester en France, ils seront dans un pays où disparaîtra toute visibilité de l’islam, le voile, le kami, l’abattage rituel, les boucheries halal, les prénoms musulmans, les mosquées… Les nés-musulmans pourront alors librement abdiquer l’islam et devenir apostats ou pratiquer leur culte de façon totalement privée, chez eux, sans en faire état. Si cela ne leur convenait pas, ils auraient le droit de gagner un des cinquante-sept pays musulmans de la planète où règne la charia. À cela s’ajoutera un moratoire sur l’immigration s’accompagnant de mesures de préférence nationale pour les prestations sociales, afin de supprimer l’appel d’air permanent qu’elles suscitent. Bien sûr, il faudra ou sortir de l’Union européenne ou la faire exploser puisqu’elle voudra nous empêcher de faire la loi chez nous, et reconstituer une Europe des nations.

Bien sûr, il y aura contestations, émeutes et même menaces terroristes. Le pouvoir y mettra fin grâce à sa détermination sans faille, et, s’il faut sacrifier quelques extrémistes pour redonner à 65 millions d’habitants paix et protection, il faudra faire savoir que l’armée, dépêchée à chaque menace, n’hésitera pas à tirer dans le tas. C’est terrible, mais il n’y aura pas d’autre solution pour calmer le jeu et imposer notre loi. »

(…)

« Bien sûr enfin, on nous dira qu’il y a trop de citoyens concernés. Et qu’on ne peut expulser des gens présents depuis si longtemps en France, avec la nationalité du pays. À ceux-là, nous répondrons qu’en 1962, on a fait partir d’Algérie plus de 10 % de sa population, dont la plus grande partie n’avait plus aucun contact avec la France depuis plusieurs générations. À notre connaissance, c’est loin d’être le cas de nombreux musulmans qui vont en vacances, tous les ans, “au pays”. »

Ce texte se passe de commentaires. Pour vous distraire, si l’on peut dire, remplacez le terme musulmans par juifs, roms ou Noirs… Et vous aurez une idée de la France « ethniquement pure » que l’on nous prépare.

http://blog.mondediplo.net/2013-04-16-Tirer-dans-le-tas-De-l-avenir-des-musulmans-en

 L’intersyndicale CGT-FSU-Solidaire et UNEF appelle à une grève dans la fonction publique ce 31 janvier.

Le changement, c’est l’action !

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s’est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers.

Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap !

Et la crise ne peut pas servir de prétexte pour ne pas répondre aux légitimes revendications des agents publics.

Alors que des discussions sont en cours dans le cadre d’un agenda social de la Fonction publique, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle.

Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales.

Le rôle de l’État est aujourd’hui de donner les capacités d’agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l’ensemble du territoire et dans le même temps d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires appellent les agents de la Fonction publique à une journée de grève le 31 janvier prochain et à participer aux initiatives locales de mobilisation (rassemblements, manifestations…).

Elles considèrent que les enjeux nécessitent une intervention la plus large possible despersonnels.

C’est pourquoi, elles poursuivent les contacts avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique pour une mobilisation massive le 31 janvier et pour construire ensemble les suites nécessaires.

Le 31 janvier, elles porteront des revendications pour :

• l’emploi en exigeant un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire,

• les salaires et le pouvoir d’achat en exigeant notamment une augmentation urgente de la valeur du point d’indice,

• l’abrogation du jour de carence,

• l’amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics.

Autant d’exigences que nous défendrons ensemble le 31 janvier pour peser sur les négociations à venir et en particulier sur la réunion du 7 février prévue avec la Ministre concernant les rémunérations.

Paris le 10 janvier 2013

 

AGISSONS POUR DIRE NON !

Rassemblement Strasbourg : jeudi 31 janvier 11h – place Broglie

http://www.solidaires.org/IMG/pdf/Tract_emplois_31_janvier.pdf

 

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 Logements vacants: Lettre ouverte à Roland Ries et Philippe Bies

Monsieur RIES, Maire de Strasbourg,

Monsieur BIES, Député de Strasbourg

Le 23 janvier 2010 le groupe socialiste du Sénat déposait une proposition de loi « relative à la lutte contre le logement vacant et à la solidarité nationale pour le logement ». Votre groupe était accompagné dans cette démarche par les Verts et Apparentés.

Cette proposition de loi, si elle était maintenant adoptée, serait une nette avancée. Elle proposait en effet :

• l’application de la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) après 2 années de vacance,

• le doublement du taux de la THLV,

• l’usage du droit de préemption en cas de vente d’immeubles vacants depuis plus de 5 années,

• la réquisition des logements vacants depuis plus de 5 ans,

• l’adoption d’un moratoire sur les expulsions locatives jusqu’au relogement effectif des familles menacées.

A Strasbourg, l’INSEE relève qu’il y a toujours 9 831 logements vacants en 2009. Les associations d’aide au logement estiment qu’il y a toujours de l’ordre de 400 personnes qui n’ont pas de domicile et qui dorment à la rue faute de place d’accueil. Le 115 est engorgé dès 19h00, et n’est pas toujours en mesure de loger des familles avec enfants en bas âge.

Il est donc temps de remettre cette proposition de loi à l’ordre du jour des Assemblées Parlementaires, de mettre en place immédiatement les décrets d’application et ne pas tergiverser sur leur mise en œuvre.

Le gouvernement dispose aujourd’hui d’une majorité largement suffisante pour faire adopter ce texte. Nous sommes nombreux à espérer que vous vous y attacherez.

Micha Andreieff

 Encore et toujours traque et expulsions de Roms

Lyon : traque et expulsions de Roms, sans solution alternative !

Après Saint-Etienne, Grenoble, Aix-en-Provence, La Courneuve, c’est au tour
de l’agglomération lyonnaise de connaître plusieurs destructions de
campements Roms.

Lundi 6 et mardi 7 août, plus de 300 personnes dont de nombreux enfants en
bas âge ont été expulsés de campements situés à Vaulx en Velin et
Villeurbanne sans aucune proposition de relogement.

Le candidat François Hollande avait pourtant écrit à Romeurope en mars 2012
: « Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des
solutions alternatives soient proposées… »

Alors que Manuel Valls avait parlé « d’application de décisions de justice
», les Roms expulsés à Vaulx et Villeurbanne ont été poursuivis par la
police afin de les empêcher de s’installer ailleurs. Il ne s’agit donc plus
seulement d’appliquer des décisions de justice, mais également de
pourchasser les Roms où qu’ils se trouvent.

Ce mardi 7 août, ce sont donc plus de 300 personnes dont des enfants de
quelques mois qui vont errer dans les rue des Lyon et de son agglomération à
la recherche d’un endroit pour dormir.

La politique d’expulsion des camps et de traque des Roms s’accompagne d’une
politique de renvoi vers la Roumanie en charters. Ce jeudi 9 août, un
charter est prévu, ce sera le 4ème au départ de Lyon depuis l’élection de
François Hollande. Sous couvert de départ volontaire, la France continue de
chasser les Roms de son territoire par tous les moyens malgré les
condamnations du Conseil de l’Europe.
Le MRAP réaffirme son vœu partagé par de nombreuses associations de défense
des droits des étrangers d’un moratoire sur les expulsions du territoire
français en attendant la révision du CESEDA.

Avec le collectif Romeurope (communiqué du 31 juillet 2012), il attend de
l’Etat :
– L’arrêt de toute évacuation de lieux de vie sans proposition
d’hébergement ou de relogement avec un traitement individualisé
des situations.
– L’accès effectif au droit commun : droit à la protection sociale,
droit à l’éducation, accès aux soins, et à la protection de la santé.
– La levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché
du travail et à la formation professionnelle des ressortissants roumains
et bulgares de manière discriminatoire.

Lyon, le 8 août 2012

 VALLS PEUT ET DOIT BEAUCOUP MIEUX FAIRE

Communiqué du RESF

Manuel Valls, ministre de l’intérieur depuis le 16 mai, a présenté, sans avoir consulté quiconque, les grandes lignes de la politique de François Hollande en matière d’immigration, dans une interview au Monde le 27 juin. Jusqu’à maintenant, les pratiques du ministère de l’Intérieur sont restées sans changement, Valls étant même accusé d’avoir chaussé les pantoufles de Guéant pour avoir continué depuis deux mois à enfermer des familles, des enfants ou séparé des familles en emprisonnant un père ou une mère, en expulsant certains. Si ses premières annonces marquent un changement de ton par rapport au gouvernement précédent, elles restent très décevantes et même en deçà des promesses du candidat Hollande ou du programme du PS.

La tonalité générale du propos de M. Valls tranche évidemment sur les discours xénophobes de Guéant : il insiste sur la garantie des droits des étrangers, même en situation irrégulière, estime que les naturalisations sont une réussite, dénonce les conditions d’accueil des étrangers dans certaines préfectures, annonce la création d’un titre de séjour d’une validité de trois ans.

Mais dix années de Sarkozysme en matière d’immigration laissent des traces, visiblement, et le courage politique nécessaire pour s’en démarquer n’est pas au rendez vous. Le guichet unique de l’étranger, reste la préfecture et le ministère de l’Intérieur conserve le contrôle entier de la politique d’immigration (visas, asile, titres de séjour, etc), hégémonie dénoncée en son temps par le parti socialiste. Un symbole sur lequel François Hollande n’a osé ni voulu revenir.

En lieu et place d’une nécessaire refonte du CESEDA, l’essentiel des mesures du gouvernement prendra la forme de circulaires et non de lois. Ce qui réduit considérablement la portée des textes qui, en particulier, ne s’imposent pas devant les tribunaux et pourraient facilement être abrogées, au gré de la pensée dominante du moment.

Enfin, malgré sa pose martiale, Manuel Valls donne le sentiment d’avoir peur de son ombre. A peine a-t-il évoqué une mesure libérale qu’il s’empresse d’en limiter la portée. « Un terme » sera mis à la rétention des familles avait promis le candidat Hollande… sauf pour celles qui n’auraient pas respecté l’assignation à résidence ou ne se seraient pas présentées à l’embarquement nuance Valls.

Il souhaite que les régularisations se fassent sur des « critères précis, objectifs, compréhensibles », les années de présence en France, le travail, les attaches familiales, la scolarisation des enfants. Un progrès certes par rapport à l’arbitraire et à la loterie qui régnaient sous Sarkozy, mais qui perd beaucoup de son sens quand le ministre annonce par avance le résultat de ses mesures : 30 000 régularisations par an. Ce ne sont pas seulement les charentaises de Guéant qu’emprunte Valls, mais aussi ses chiffres et ses méthodes : si plus de 30 000 personnes entrent dans les critères, on change les critères ?

Il reste enfin tout ce dont le ministre ne dit mot. D’abord le moratoire sur les expulsions : comment envisager d’expulser aujourd’hui des personnes qui seraient peut-être régularisables de droit quand les critères de régularisations auront été définis ? Le sort des jeunes majeurs scolarisés systématiquement ignoré ? Le véritable racket que constituent les taxes sur la délivrance des titres de séjour depuis les augmentations imposées par M. Guéant ?

Sans changement, Manuel Valls, ministre de gauche, reprend à son compte le vieux fantasme de l’extrême-droite, « l’appel d’air », toujours brandi, jamais réalisé. Manuel Valls, ministre de gauche, justifie ses propositions timorées par le contexte économique qui ne permettrait pas « d’accueillir et de régulariser autant que certains le souhaiteraient ». C’est faire semblant d’ignorer que, par définition, les sans papiers travaillent en France (souvent dans des emplois où ils sont irremplaçables), y consomment et sont un apport à l’économie du pays selon les rapports officiels eux-mêmes.

Au total, les propositions de Valls restent bien trop timides, lacunaires et en deçà de ce que des pans entiers de la société, dont nombre de militants et d’élus socialistes, ont revendiqué des années durant contre Sarkozy et, qu’à n’en pas douter, ils continueront de réclamer.

samedi 30 juin 2012.

 

 26 organisations écrivent à François Hollande pour une nouvelle politique à l’égard des immigrés

LES 26 ORGANISATIONS ASSOCIATIVES, SYNDICALES ET POLITIQUES

Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT) – Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF ) – Association pour la Reconnaissance des Droits des personnes Homosexuelles et Transsexuelles à l’Immigration et au Séjour (ARDHIS) – Association de Solidarité en Essonne aux Familles Roms (ASEFRR) – Association des travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – ATTAC – Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers (ADDE) – Droits Devant !! – Fédération des Associations de soutien aux travailleurs immigrés (FASTI) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI) – La Générale – La Marmite aux idées (Calais) – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) – Réseau Education sans frontières (RESF)

Fédération syndicale unitaire (FSU) – Solidaires – Sud-Education – Syndicat des avocats de France (SAF) – Syndicat de la magistrature (SM)

Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) – Les Alternatifs – Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) – Parti communiste français (PCF) – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti de Gauche

Monsieur le Président de la République

La majorité qui vient de sortir des urnes va devoir très vite, en matière de politique migratoire, prendre d’importantes décisions. Il ne serait, en effet, guère concevable que nous continuions à vivre plus longtemps avec l’arsenal législatif et réglementaire, discriminatoire dans sa conception, tout-répressif dans ses modalités, en partie hérité de l’ère Sarkozy.

Le maintien de la politique migratoire sous la coupe du Ministère de l’intérieur, fustigé en son temps par le Parti socialiste, nous paraît un très mauvais signe : Alors que tous les citoyens français voient, dans leurs rapports avec l’administration, leurs affaires gérées par autant de ministères « compétents » que leur existence comporte de facettes, les immigrés continuent à se voir, eux, parqués dans un ghetto administratif unique, sous haute surveillance. Cette discrimination doit cesser, même si ce changement ne suffit évidemment pas à garantir à lui seul aux étrangers une meilleure politique.

La totale refonte du CESEDA est nécessaire et suppose, d’une part, une réelle concertation avec les organisations qui défendent leurs droits et, d’autre part, une réflexion approfondie sur les manières de promouvoir l’égalité des droits et de favoriser, par une approche globale, des conditions de vie décentes et paisibles pour les immigrés et leurs enfants.

La ratification par la France de la Convention internationale des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, adoptée en 1990 par l’Assemblée générale des Nations unies, paraît également indispensable.

Mais, auparavant, des mesures transitoires sont urgentes pour desserrer l’étau dans lequel la population immigrée est aujourd’hui prise et pour sortir enfin de l’ère du soupçon, des tracasseries et des humiliations. Une mesure forte doit être prise immédiatement : un moratoire sur les expulsions. Ce moratoire implique que les étrangers actuellement placés en rétention soient remis en liberté.

Pour en finir avec des dizaines d’années d’une politique xénophobe indigne, qui avilit le pays, avec des lois toujours plus dures en contradiction avec les droits fondamentaux (DUDH, Convention de Genève, CEDH, CIDE), nos organisations attendent de votre gouvernement un signal fort dès maintenant afin d’envisager un changement de politique migratoire en profondeur pour l’avenir, et redonner sens au vivre ensemble tant mis à mal par le gouvernement précédent.

Dans l’immédiat, il y aurait quantité de changements ponctuels qui faciliteraient l’existence des étrangers. Nous nous contenterons de vous en indiquer une : l’abrogation des taxes de régularisation qui contraignent ceux d’entre eux qui reçoivent un titre de séjour à payer jusqu’à 800€, une somme manifestement abusive et discriminatoire au regard de ce qui est exigé des Français pour obtenir un document d’identité (de la gratuité pour une carte d’identité à 86€ pour un passeport).

Nos vingt-six organisations vous remercient de votre attention à ces revendications et vous prient, Monsieur le Président, de recevoir l’assurance de leur très haute considération.

www.contreimmigrationjetable.org

 

 Immigration-asile-réfugiés-politiques: c’est tout de suite qu’il faut rompre avec la politique SarkoGuéantHorteBesson

N’est-ce pas Manuel [ne m'accorde pas cette] Valls…

Et si Olandéro ne le fait pas, place au peuple, place au Front de gauche!

Les législatives c’est les 10 et 17 juin…

Donnons une vraie majorité de gauche à ce gouvernement social-démocrate libéral, en votant massivement Front de Gauche.

Des associations réclament “le changement” sur l’immigration et l’asile

Extraits:

PARIS, 22 mai 2012 (AFP) – Des associations réclament mardi dans un
communiqué “le changement” de la politique publique d’immigration et d’asile,
soulignant que “le statu quo ne pourrait être compris que comme la volonté de
poursuivre la politique” de Nicolas Sarkozy sur le sujet.

[....]

Dans un communiqué commun, trois associations de solidarité (Coallia,
Fnars, France Terre d’Asile) demandent une nouvelle “politique d’accueil
fondée sur la solidarité”: “égalité de traitement”, “garantie d’un hébergement
et d’un accompagnement adapté”, “accès effectif et équitable à la procédure
d’asile”, “organisation territoriale équilibrée”.

[...]
Ces “principes essentiels” doivent accompagner un “pilotage différent” qui
ne se ferait plus “sous la tutelle du ministère de l’Intérieur”, intéressé par
“le seul prisme du contrôle et de la gestion des flux migratoires”, jugent les
associations.
“Le statu quo ne pourrait être compris que comme la volonté de poursuivre
la politique du précédent gouvernement en dépit des engagements pris pendant
la campagne électorale”, soulignent les organisations.
“La course aux chiffres continue” et “cette violence quotidienne (…) peut
briser définitivement une famille en 24 heures”, déplore dans un communiqué
distinct le Réseau éducation sans frontières (RESF).
RESF réclame “un moratoire concernant la rétention des parents, des
familles et des jeunes majeurs et leur expulsion”.

[...]
Le réseau évoque une famille thaïlandaise dont la mère, en France depuis 9
ans, a failli être expulsée mardi en laissant son mari, “atteint d’une
pathologie chronique”, et ses fillettes de 2 et 3 ans en France.

[...]

Selon l’organisation, l’expulsion a pu être stoppée grâce à la mobilisation
de proches, de parents et enseignants de l’école des fillettes, et d’élus du
XIXe arrondissement de Paris où vit la famille.

 

 Des représentants allemands demandent un moratoire pour Fessenheim: Sarkozy n’a-t-il pas affirmé que Truchtersheim est en Allemagne, donc Fessenheim aussi!

Nous sommes tous des alsacos-franco-

allemands!

[net wohr?]

Bonjour,

Ci-dessous une dépêche AFP.

Notons la décision antidémocratique de M. le président de la CLIS : refus du vote de proposition du moratoire.

Que craint-on ? Les membres de sa commission seraient-ils majoritairement en faveur de cette fermeture ? La CLIS est-elle en mesure de faire pression sur l’ASN, comme nous l’avons demandé hier après-midi au moment où se tenait cette réunion ?

Rappelons que M. Habig est maire (incendiaire condamné) d’Ensisheim, située à quelques encablures de Fessenheim….

 

Pour nos amis francophones, “schistrak” = “saleté de merde”…

Source : Afp via Google

Centrale de Fessenheim : des représentants allemands pour un moratoire

(AFP) – Il y a 3 heures

COLMAR — Plusieurs membres allemands de la Commission locale d’information et de surveillance (CLIS) de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) ont suggéré lundi à la France de geler l’activité de la centrale, comme l’a fait l’Allemagne pour ses plus vieilles installations.

“La CLIS n’est pas l’instance adéquate, mais je voudrais néanmoins présenter cette demande de moratoire”, a déclaré lors de la réunion Dorothea Störr-Ritter, membre de la CDU et représentante d’une circonscription administrative du Sud-Ouest de l’Allemagne. Rencontrée il y a deux ans à FRBG dans un autre dossier…et qui donne l’impression d’être hyperdynamique

Julian Würtenberger, également de la CDU et préfet NON du district de Fribourg dans le Bade-Wurtemberg, a estimé que l’accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima soulevait des questions auxquelles il faudrait répondre dans les mois à venir. Devant la presse il a estimé qu’un moratoire “pourrait être une idée” quel diplomate ! pour Fessenheim, située à 1,5 km de la frontière allemande.

Tous deux s’exprimaient en tant que membres de la CLIS de Fessenheim, qui tenait une de ses réunions habituelles à la préfecture de Colmar.

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé la semaine dernière l’arrêt immédiat, pour trois mois, des sept réacteurs nucléaires les plus anciens du pays, après l’accident nucléaire au Japon. Le plus ancien, celui de Neckarwestheim 1, en Bade-Wurtemberg, sera mis à l’arrêt définitivement.

Dimanche, 10.000 personnes dont une majorité d’Allemands ont manifesté à Chalampé (Haut-Rhin) pour demander la fermeture de Fessenheim, doyenne du parc nucléaire français mise en service en 1977, un an après celle de Neckarwestheim.

Représentant à la CLIS de l’association écologiste Alsace Nature, Jean-Paul Lacote a demandé que soit soumise aux votes des membres de la Commission une proposition de moratoire. Son président Michel Habig, conseiller général et maire d’Ensisheim, s’y est refusé.

Il lui a été plus facile de brûler des voitures dans sa commune que de lui faire fermer un monstre !

N’est-il pas en ballottage ?

“Ce n’est pas à la CLIS de se prononcer”, a-t-il dit. L’exploitant de la centrale, EDF, sera néanmoins invité à répondre d’ici juin à plusieurs questions, concernant notamment les risques sismiques et d’inondation auxquels est confrontée la centrale.

 

pour nos lecteurs francophones: schistrak =merde

Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire 

STOP FESSENHEIM
13 rue Berthe Molly

F-68000 Colmar
tél. : 03 68 23 01 29