Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.

 Psychiatrie : Lettre ouverte a monsieur le Président de la République

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

par LE COLLECTIF DES 39 CONTRE LA NUIT SECURITAIRE

Il est des mots, des discours prononcés, des dérives, en face desquels le devoir d’une prise de parole exigeante s’impose.
Notre collectif composé de professionnels -psychiatres, infirmiers, éducateurs, psychologues, psychanalystes…- de patients et de familles, d’acteurs du monde de la culture, est né en 2008 en réaction aux prises de position de votre prédécesseur considérant les malades mentaux comme des êtres potentiellement dangereux. Il s’agissait d’utiliser un fait divers pour alimenter une idéologie politique « sécuritaire », en prenant la personne souffrante pour cible.
Cette position, éminemment stigmatisante a provoqué un émoi justifié parmi les citoyens de notre pays : 40 000 personnes signèrent alors un texte dénonçant vivement cet incroyable recul culturel.

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 Libération des antifascistes – Communiqué de Presse du Collectif vigilance 69

Communiqué du Collectif vigilance 69 à propos des antifascistes arrêtés jeudi.

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- Libération de tous les anti­fas­cis­tes arre­téEs Jeudi 9 Mai
- Arrêt de toute pour­suite judi­ciaire
- Non au renvoi dos a dos de l’extrême-droite vio­lente et des anti­fas­cis­tes ;

Alors que selon nos infor­ma­tions le ras­sem­ble­ment des Jeunesses natio­na­lis­tes Place Puvis de Chavannes Jeudi 9 mai n’était pas auto­rise, il est into­lé­ra­ble que des anti­fas­cis­tes qui ten­taient de pro­tes­ter contre les agis­se­ments de l’Extrême droite à Lyon aient été empê­ches de se ras­sem­bler, arre­téEs et mis en garde à vue toute la nuit jusqu’à ven­dredi 10a­près-midi pour 19 d’entre eux et à cette heure encore pour 6 d’entre eux , alors qu’Alexandre Gabriac qui assume ses saluts Nazis et appelle sur son blog à détruire la République a pu para­der en toute impu­nité. De même, le GUD a pu se ras­sem­bler à Fourvière sans être inquiété.

Depuis 3 ans, le CV69 com­mu­ni­que sur les méfaits de l’extrême-droite Lyon, et s’insurge contre l’impu­nité qui les entoure. Le CV 69 tente quo­ti­dien­ne­ment de convain­cre toutes ses sen­si­bi­li­tés de la néces­sité d’appor­ter une réponse com­mune dans laquelle toutes et tous se retrou­vent. Malgré le tra­vail mené depuis 3 ans dans un esprit de consen­sus, la situa­tion n’a fait qu’empi­rer : les agres­sions phy­si­ques de grou­pus­cu­les d ’extrême-droite se mul­ti­plient, en toute impu­nité. Le CV69 qui vient de pren­dre connais­sance de cette action spon­ta­née , et quel­les que soient les réser­ves émises par cer­tai­nes de ses com­po­san­tes quant à ses moda­li­tés, assure les anti­fas­cis­tes de sa soli­da­rité, demande leur libé­ra­tion immé­diate et sans suites judi­ciai­res et condamne tout renvoi dos a dos des fas­cis­tes auteurs depuis 2010 de 33 agres­sions phy­si­ques a Lyon ayant entrainé 400 jours d’inter­rup­tion tem­po­rai­res de tra­vail, et les anti­fas­cis­tes. Nous tenons à rap­pe­ler qu’aucun fait de vio­lence n’a été commis dans cette action, leur seul tort ayant été de se ras­sem­bler sans auto­ri­sa­tion.

Or depuis plu­sieurs semai­nes, des ras­sem­ble­ments, voire des mani­fes­ta­tions sans auto­ri­sa­tion ont été orga­ni­sées par divers grou­pus­cu­les d’extrême-droite ainsi que lors des défer­le­ments homo­pho­bes contre le mariage pour tous.

La com­plai­sance des auto­ri­tés envers les agis­se­ments de l’extrême-droite à Lyon : ça suffit.

le 11 mai 2013
Collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite

 Le gouvernement fait passer l’ANI en force au Sénat

Fait rarissime, le gouvernement a utilisé la procédure dite du vote bloqué pour faire adopter par le Sénat, dans la nuit de samedi à dimanche, le projet de loi sur l’emploi.

L’article: http://www.humanite.fr/social-eco/le-gouvernement-fait-passer-lani-en-force-au-senat-521746

Pour museler les critiques de la gauche contre le projet de loi dit improprement « de sécurisation des emplois », le gouvernement recours au vote bloqué au Sénat. Il bafoue ainsi la démocratie parlementaire dans la pire tradition de la Ve République.

http://www.politis.fr/LE-debat-interdit,21831.html

Ce que disait le PS il y a 3 ans quand Sarkozy faisait la même chose…:

http://www.parti-socialiste.fr/communiques/le-vote-bloque-deshonore-et-discredite-le-gouvernement-et-le-president

et on va donc se laisser crever ?

http://coeurnoirteterouge.wordpress.com/2013/04/21/et-on-va-donc-se-laisser-crever/

ANI, énumération résumée des 54 reculs qu’il contient en 27 articles:

http://www.filoche.net/2013/02/16/ani-enumeration-des-54-reculs-quil-contient-dans-ses-27-articles/

 Yom Hashoah 2013 judéo-juif à Strasbourg? Une crispation identitaire régressive.

birkenau
Archives
Yom Hashoah mai 2011
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/23354

2013
Cette année, en Alsace, le Yom Hashoah (journée de l’extermination, avec lecture des noms des victimes du génocide) n’a été organisée que par L’Union juive libérale de Strasbourg, avec le CRIF Alsace.

Georges Yoram Federmann et le Cercle Menachem Taffel, inventeurs ici de cette commémoration, en ont été exclus.

Conséquence, la lecture des noms n’a concerné que les Juifs exterminés, et seule une mention a été faite du génocide des Tziganes. Par contre, ont été laissées dans l’ombre les autres catégories de victimes, évoquées les années passées, en présence de leurs représentants: homosexuels-lles, malades mentaux, sourds, handicapés, etc.

En même temps, l’absence de GYF, empêchait que soit mentionnée l’actualité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, aussi bien au Rwanda qu’en Bosnie ou en Palestine occupée…

Georges Yoram Federmann:
Tout a commencé le 1er avril 2012 par ma prise de position relayée par le CAPJPO et Parténia
http://www.europalestine.com/IMG/article_PDF/article_a7087.pdf
Je ne pouvais plus prendre la parole.
J’ai accepté à la condition que nous préparions avec l’ UJLS (qui fait partie du CRIF) le Yom Hashoah 2013 sur la base de ma lettre jointe.(11 avril 12)
Ce qui n’a jamais été fait par nos ex-partenaires durant 7 ans…

Chers amis,(UJLS)

Je vous remercie pour votre appel qui encourage la réflexion.

J’ai relu ma lettre qui a été relayée par le site de Partenia et celui des Citoyens du monde sans susciter de réactions outragées.

J’ai relu ma lettre qui traite de sujets complexes et délicats et qui appelle à la paix comme je crois l’avoir toujours fait.

Qui tente d’en faire autant ,localement, avec les risques que cela peut représenter?

Pourquoi ,d’ailleurs, les réactions ne surviennent-elles qu’ aujourd’hui alors que j’ai pris des positions aux côtés du CAPJPO depuis 2005?

Je reste perplexe car elles réveillent en moi celles de mes anciens amis ,cofondateurs du Cercle Taffel, qui l’ont quitté fin 2010 parce que le CRIF avait rejoint le Yom Hashoah!!(cf lettre jointe du 1er février 2011 jointe).

CRIF qui est ,au passage,connu pour ses positions radicales et communautaristes. (Je ne parle pas de Pierre Levy).

J’ai relu ma lettre et me demande ce qui vous semble devoir heurter ?

N’aide-t-elle pas à avancer?

Appelle-t-elle à la haine ? A la Guerre?

Elle critique l’État d’ Israël?
Oui ,nous devrions nous l’interdire?

En quoi cette lettre écrite en mon nom et qui n’engage jamais Taffel est-elle un danger pour le Yom Hashoah et la mémoire des morts que nous honorons ?

En quoi l’actualité internationale serait proscrite de nos journées.

C’est bien le député Jung qui parle régulièrement du massacre des Tamouls à notre tribune?

En première intention ,je ne comprendrais pas les raisons du silence de Taffel dimanche.

A ce sujet ,qui serait appelé à prendre la parole?

Mais je suis en train de consulter le Cercle Taffel et m’effacerai à titre personnel si la majorité le suggérait.

Permettez-moi simplement de rappeler que Taffel est en grande partie à l’origine de la diversité de la manifestation en ayant aidé ,avec votre soutien, à ouvrir aux manouches ,homosexuels, sourds et malentendant et usagers de la psychiatrie.

Et ,l’on viendrait reprocher à “un faiseur de paix” son pacifisme en légitimant la violence d’Etat?

Je trouve dommage votre réaction car nous restons bien les organisateurs du Yom Hashoah.

Ou bien l’institutionnel et le religieux nous auraient-ils déjà rattrapé pour faire de cette manifestation une journée convenue et figée “entre nous”, confondant la mémoire de la Shoah avec le soutien inconditionnel à l’État d’ Israël?

Les mêmes qui critiquent mon texte “pour la paix” n’ont rien trouvé à redire au programme des Oubliés de l’ Histoire que je co-organise.

La nuit va entretenir nos réflexions et je souhaite comme vous
un dénouement favorable à la défense de la cause des victimes et de l’humain.

Fidèlement

Georges Yoram

enzo traverso

lu dans les DNA

Strasbourg Cérémonie Yom Hashoa
L’identité retrouvée

« Abraham Charles , 59 ans, convoi 68. Ackermann Théodore, 51 ans, convoi 70. Adam Georgette, 56 ans, convoi 39. Adler Chaim, 23 ans… » Les noms des victimes juives alsaciennes de la déportation noircissent des dizaines de pages. Ils ont tous été lus, hier, place Broglie à Strasbourg, au cours de la cérémonie Yom Hashoa. Commencée un peu avant 11 h, la lecture publique s’est achevée vers 15 h 30.

Cette façon de rendre hommage aux morts a pour objectif « de mettre en échec la volonté des bourreaux de transformer les victimes en numéros », rappelle Pierre Levy, représentant en Alsace du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui patronne cette cérémonie organisée par l’Union juive libérale de Strasbourg (UJLS).
« Les valeurs
de la République »

Avant que la lecture ne commence, plusieurs enfants ont allumé six bougies symbolisant les six millions de juifs tués durant l’Holocauste, mais aussi les 600 000 Roms qui ont subi le même sort – bien que leurs noms ne soient pas lus, « nous tenons à les évoquer. Nous ne les oublions pas », explique Pierre Haas, trésorier de l’UJLS.

Robert Herrmann, premier adjoint au maire de Strasbourg, s’est réjoui de pouvoir « participer à l’œuvre de mémoire » mais aussi à « une occasion de célébrer la fraternité ». « Les valeurs de la République sont à l’opposé de celles des génocidaires », a pour sa part souligné Raphaël Nisand. Rappelant les assassinats perpétrés par Mohamed Merah, le maire de Schiltigheim a souligné que « des questions sont encore posées. L’an passé à Toulouse, des enfants ont été tués parce qu’ils étaient juifs. Yom Hashoah ne doit pas juste servir à se rassembler pour lire des noms. Il faut aussi réfléchir pour qu’un génocide ne se reproduise pas. »
par Aurélien Poivret, publiée le 08/04/2013 à 05:00

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 Fin du dispositif hivernal d’hébergement et reprise des expulsions locatives : l’enquête Médecins du Monde sur l’hébergement d’urgence

medecindumonde

Strasbourg, le 2 avril 2013

Fin du dispositif hivernal d’hébergement et reprise des expulsions locatives : l’enquête medecinsdumonde sur l’hébergement d’urgence

Bilan Hiver 2012/2013

Lire l’enquête

http://www.medecinsdumonde.org/content/download/13821/164907/version/1/file/EnqueteHebergement_MdM_2013.pdf

Visionnez la vidéo « Mal-logés, sans-abris : les oubliés »
http://youtu.be/85LveJo3bkY

A l’occasion de la fin du dispositif hivernal de mise à l’abri et d’hébergement, Médecins du Monde publie les résultats de son enquête annuelle sur l’hébergement d’urgence, réalisée en début d’année à Lyon, Saint-Denis et Strasbourg. Un bilan de la situation de l’hébergement d’urgence qui permet d’analyser les réponses – ou absences de réponses – proposées aux personnes vivant à la rue ou dans des habitats précaires.

Parmi les 316 personnes pour lesquelles un signalement a été fait, plus d’une personne sur deux n’a pas été hébergée. Parmi elles, 12 % sont des mineurs, 3 % des femmes enceintes et 34 % présentent un problème de santé qui dans plus de 8 cas sur 10 nécessite un suivi médical.

Or vivre à la rue tue, l’espérance de vie des personnes sans abri est de 47 ans tandis que l’espérance moyenne en France est de 81 ans.

L’absence de places disponibles et de places adaptées à la situation des personnes demeure la raison principale du non-hébergement.

Dans 1 cas sur 2, les solutions suggérées par le 115 ont été refusées par les personnes concernées. Le caractère collectif et mixte de l’hébergement proposé et la promiscuité (70 %), la durée de l’hébergement jugée trop courte (21 %) représentent les principales raisons de refus.

Par ailleurs, les équipes de maraudes de Strasbourg constatent un nombre de plus en plus important de femmes isolées sans solution d’hébergement adapté. (Augmentation de 10% des femmes rencontrées pendant la période hivernale).

L’enquête révèle également que les solutions d’hébergement sont en général de très courte durée : 84 % des personnes ont eu une proposition pour une seule nuit et doivent renouveler sans cesse leurs demandes auprès du 115. Ces résultats mettent en évidence une saturation des dispositifs d’hébergement menant au non-respect des principes d’inconditionnalité de l’accueil et de continuité de l’hébergement. Ils soulignent également l’inadaptation des solutions proposées à l’évolution des publics à la rue.

Face à ces constats, Médecins du Monde recommande :

- la création de structures d’hébergement ouvertes toute l’année en nombre et capacité d’accueil suffisants, avec un accompagnement social vers le logement pérenne,

- la création de structure d’hébergement adapté aux situations des personnes (couples, présence d’animaux, femmes isolées, familles…),

- la création en nombre suffisant de Lits Haltes Soins Santé (LHSS) ou de Lits d’Accueil Médicalisés pour les personnes malades en situation de grande exclusion.

Malgré l’annonce de la fin de la gestion saisonnière du dispositif d’hébergement, les plans territoriaux de sortie de l’hiver prévus dans le cadre de la circulaire du 04.01.2013 restent flous et insuffisants pour atteindre les objectifs fixés. L’incertitude demeure quant à la pérennisation des places ouvertes cet hiver.

Contact MdM Strasbourg : 03.88.14.01.00

03.88.14.16.85 / 06.80.53.78.15

Laurence Lery – Responsable de mission sans abri

alsace@medecinsdumonde.net

Germain MIGNOT

Coordinateur Missions Mobiles de Soins de Proximité
Médecins du Monde – Strasbourg
24 rue du Maréchal Foch, 67 000 Strasbourg

Tel : 03.88.14.16.85
06.80.53.78.15
Fax : 03.88.14.01.02

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 Nancy: Fachos hors de nos facs, hors de nos vie !

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Mardi 24 mars. Ce matin là, nous arrivons à la fac de lettres vers 9h et une fois de plus, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, des dizaines de tags à caractère raciste et fasciste sont apparus dans la nuit sur notre campus. Les signataires sont clairement identifiés : Les rats du GUD (Groupement union défense ) qui sont réapparus sur Nancy depuis juin 2012 et qui sont les héritiers du mouvement ultra violent d’extrême droite Autonome Lorrain qui feront l’objet d’un procès prochainement pour une série d’une quinzaine d’agressions à caractère discriminatoire commises entre 2010 et 2011sur Nancy . Photos des tags : Croix celtiques, France aux Français, Signe SS, menace direct sur les locaux syndicaux « un bon gauchiste est un gauchiste à l’hôpital »

La suite: http://paris.indymedia.org/spip.php?article13200

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 Fin du “plan hivernal” [SDF Alsace]

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Collectif SDF Alsace, Strasbourg le 28 mars 2013.
Communiqué

Si les lois étaient respectées, il ne serait pas utile de communiquer sur la fin du plan grand froid.
Plus que réaffirmer « qu’aucune personne hébergée dans un centre d’urgence ne serait remise à la rue le 31 mars ou le 15 avril», Cécile Duflot ne devrait-elle se préoccuper prioritairement des personnes qui ont été cet hiver, et qui sont encore aujourd’hui, refusées par le 115 ou qui ont été hébergées et qui ont été remises à la rue ?
Il faut que l’État arrête de chercher à se donner bonne conscience en déclenchant des plans grand froid et se donne les moyens de respecter les lois qu’il s’est donné à lui-même. C’est-à-dire de mettre en place un véritable service d’hébergement et de logement comme la loi le stipule.
Le 115 est devenu “inutile” et lorsque la Préfecture dit « Le numéro gratuit 115, reste accessible toute la nuit, et est en mesure de répondre aux demandes de conseil et d’orientation concernant toute personne se trouvant sans abri pour la nuit. » ça sonne comme une propagande faite pour rassurer les citoyens bien logés. Car nous savons bien nous que ce numéro n’apporte que rarement une réponse positive qui ne couvrira qu’une nuit la plupart du temps, trois nuits parfois pour les plus fragiles.
Nous savons bien, que des personnes vont rencontrer plus de difficultés que d’autres : les hommes seuls (isolés), les étrangers, en situation régulière ou non, les personnes accompagnées d’animaux, les usagers de drogues ou d’alcool ou les sortants de prison sont le plus souvent laissés de côté. Leur état de santé s’aggrave, les “solutions” qu’ils trouvent pour se mettre à l’abri deviennent des sources de conflits. Tout est fait pour nous stigmatiser et donne aux villes l’occasion d’avoir recours “à la loi”. Lois contre lois ; une machine à broyer les plus démunis.
Les moyens déployés pendant cette période montrent bien l’insuffisance du dispositif permanent. Toutes les structures constatent l’augmentation des publics en situation de précarité, avec en plus des profils nouveaux pour lesquelles les réponses proposées sont totalement inadaptées.
En clair rien n’a été fait pour les personnes sans logement en dehors d’annonces toutes contradictoires et aucun signe positif ne nous est parvenu alors que les mesures d’urgence à prendre aujourd’hui nécessitent à la fois des choix et une volonté politique sans faille. Ces mesures basées sur des solutions qui existent et ont fait leurs preuves (voir du côté de la Feantsa) doivent traduire un changement radical dans la conception même de la prise en charge des sans logement, comme dans les logiques de politique du logement et des moyens qui lui sont affectés.
Nous constatons également que le souhait d’un hébergement peut rajouter une difficulté à des survies devenues insupportables. Obtenir un hébergement ; une obsession désespérante qui fragilise encore plus. Ailleurs, dans les files de plus en plus longues pour un repas, pour quelques vêtements, nous constatons de plus en plus d’incidents.
Pour le Collectif SDF Alsace la réquisition, les campements sont devenus l’unique solution pour des centaines de citoyens.
RÉQUISITION

Strasbourg Solidarité

Rien n’a changé, le nombre de places reste insuffisant.
L’application du plan de sortie hivernale n’est pas validée en termes de moyens sur Strasbourg.
Mais nous savons tous que c’est un combat de tous les jours. Vos signatures et le travail des associations caritatives, notamment du Collectif SDF Alsace ont permis de faire entendre la voix des sans abris.
Seule la prise de conscience de la majorité fera évoluer les choses dans le bon sens.
Il est donc nécessaire de continuer à interpeller nos élus et de soutenir le travail des associations!!!
Et de répondre à l’urgence par la réquisition de logement, inscrite dans la loi de lutte contre les exclusions :

http://www.senat.fr/rap/l97-473/l97-4732.html

http://www.territoires.gouv.fr/spip.php?article1316

http://collectifsdfalsace.20minutes-blogs.fr/archive/2013/03/29/si-les-lois-etaient-respectees-il-ne-serait-pas-utile-de-com.html#.UVVDEQ_SeAE.facebook