“Révolution citoyenne” ou lutte des classes?

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Quand Galet et les frères Morenas révisent Marx et substituent le national-républicanisme à la lutte des classes.

« Karl Marx a probablement été « dépassé » depuis longtemps; »
Par qui ? Par Kévin Galet et les frères Morenas du Parti de Gauche qui envoient des pétards mouillés contre la Feuille de chou!

Si on considère la longueur des pamphlets de ces nouveaux petits marquis et futurs bureaucrates d’une social-démocratie juste un peu à gauche du PS, proche de la dite aile gauche de ce parti , – on ne répond cash qu’au second- on se dit que le tenancier de la Feuille de Chou doit disposer de plusieurs divisions combattantes, du simple fait de l’audience de ce média indépendant de tout parti, et de toute organisation.

Il est vrai que les forces réunies du PCF et du PG en Alsace sont si maigrelettes qu’elles semblent menacées dans leur emprise idéologique par le courant révolutionnaire à l’extérieur et à l’intérieur du Front de gauche. Ce n’est sans doute pas par hasard que les polémiques galeto-morenasiennes s’en prennent ainsi maintenant à une pensée et à une activité pratique indépendante de tout parti.

Juste avant la venue de Mélenchon avec son compère Laurent à Mulhouse, ils ont bien choisi le moment pour se hausser du col en défendant la pensée du Leader Maximo. Ils seront récompensés.

Le problème avec notre trio, c’est qu’ils falsifient la pensée de leur alter-ego en prétendant que celui-ci aurait qualifié leur groupe d’« organisation national-fasciste crypto-stalinienne » !

Nous n’avions parlé que de national-républicain, en distinguant une aile gauche (PG-PCF) à quoi on peut ajouter le POI, et une aile droite, plus dispersée avec, entre autres, Dupond-Aignan et quelques autres petits partis.

Nos polémiste en herbe défendent, et c’est leur droit , une introuvable « révolution citoyenne ». Ils se croient obligés d’opposer la République, sans qualificatif (chez Jaurès, déjà, elle était sociale au moins) à l’offensive néo-libérale. Le patriotisme républicain serait le bouclier contre les atteintes aux droits sociaux attaqués les uns après les autres par le Capital.

Ils retardent de plus de deux siècles en croyant qu’on peut revenir à l’État-Nation progressiste des débuts de la bourgeoisie nationale lorsque celle-ci luttait avec le peuple contre le féodalisme arriéré des puissances centrales comme à Valmy. Ont-ils entendu parler de la Commune de Paris en 1871 qui, selon Marx, ouvrait la voie à l’ère des révolutions prolétariennes?

Ne savent-ils pas que 1914 marque la trahison de la social-démocratie européenne lorsque les socialistes français et allemands lançaient les ouvriers les uns contre les autres au cris de « A Berlin » ou « Nach Paris » !

Ignorent-ils que la glorieuse Révolution d’Octobre ouvrait dans les faits, avec Lénine allié à Trotski, l’ère des révolutions permanentes bien loin de l’étapisme d’inspiration stalino-réformiste qu’ils osent encore prôner en 2013 !

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C’est le capital et la marchandise, et pas de méchants politiciens, qui ne sont que les voix des banques et des gros capitalistes, qui détruisent toutes les frontières, pas seulement nationales.

Et Marx aujourd’hui encore, comme dans le Manifeste communiste en 1847, ne nous pousserait pas à retrouver une forme plus archaïque d’organisation politique, dans les États-Nations qui n’ont plus de semblant d’indépendance que dans les ministères régaliens.

Tout retour en arrière est, par définition, réactionnaire. La classe ouvrière doit défendre pas à pas ses acquis sociaux attaqués par le néolibéralisme, mais aucune bouée de secours n’est à trouver dans le cadre de l’État national, dont le pouvoir est rogné par le cadre européen.

Pas de retour en arrière , mais une Europe sociale, avec le mieux-disant des droits sociaux, voilà la perspective, mais pas comme l’entend le PS ou les écologistes qui se proposent de gagner des miettes. Il s’agit pour les travailleurs européens de faire converger leurs luttes, comme l’ont fait à Strasbourg récemment, et les Morenas et Galet y étaient, pour arborer leur banderole, les Belges, les Luxembourgeois et les Français de Lorraine de Arcelor-Mittal

Le Parti de Gauche va-t-il proposer aux ouvriers internationalistes de lutter chacun dans son propre pays alors que leur patron se fout des frontières nationales et que ces ouvriers rassemblés devant le Parlement européen, élu, ont d’ores et déjà abandonné le cadre de leurs nations respectives.

« quand une Nation opère des transformations de nature révolutionnaire, elle est enviée par toutes et par tous. Elle terrorise les puissants »

Alors, oui, « toute victoire à l’échelon national ne fait que préparer le terrain aux conquêtes internationales.», mais ces conquêtes se moquent des frontières des États bourgeois comme on l’a vu en 1968. « Les ouvriers n’ont pas de patrie ! »

Leurs luttes commencent dans les frontières des États nationaux, mais les dépassent aussitôt dès lors qu’ils se heurtent à un patronat international qui réunit son conseil d’administration à Davos tous les ans.

Galet et les jumeaux Morenas ignorent la nécessité basique de l’indépendance des partis ouvriers à l’égard de la bourgeoisie

Ils interrogent :
« Que peut signifier cette expression « d’indépendance absolue » à l’heure où le gouvernement « socialiste » décide de faire signer des accords avec le MEDEF par une minorité syndicale? »
Relisez Marx !

Et ceci, encore pire :
« l’indépendance du mouvement ouvrier » dépend pour l’essentiel du gouvernement en place. »  (sic)

Et ils y opposent un salmigondis :

« Le Front de gauche, ce n’est un secret pour personne, défend la perspective (plus opérationnelle) de l’autonomie conquérante, pour l’hégémonie à gauche. Or, tout cela dépend bien évidemment du « cadre national »
Savent-ils seulement que, même le PS, est membre d’une Internationale, la Seconde ?

Il s’agit de discourir entre ex-staliniens et nationaux-républicains de gauche :

« un groupement politique comme le Front de gauche, solidement arrimé au PCF et armé du petit Parti de Gauche, peut alors  construire l’autonomie du discours, préalable à tout développement révolutionnaire. Il s’agit de rompre avec l’orthodoxie des dominants. Quitte à faire jaser les gauchistes. » ???

Ce n’est pas un hasard si sont oubliés les petites organisations qui, à la différence du NPA, ont rejoint le Front de Gauche et pourraient, si elles s’unifient, en constituer l’aile réellement anticapitaliste. Tirer sur la Feuille de Chou, pour atteindre ceux-là?

« Parler de Marx sans l’avoir lu » (comme Galet et les Morenas?)

« Avec beaucoup de prétention, « Schlomo » croit citer Karl Marx lorsqu’il prétend que celui-ci aurait valorisé la puissance du capital apte à « abolir les frontières », condition de la victoire du « prolétariat révolutionnaire ».

[A propos, Schlomo n'est pas un pseudonyme, mais un hétéronyme. C'est vous qui vous cachez dans l'anonymat!]

Citons, au contraire, ce passage magnifique du Manifeste, en rappelant qu’il date de 1847 :

. « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. » 

Et c’est en 1847 que Marx a publié ça !
Et l’on voudrait nous faire retourner, en 2013, à nos bases nationales?

Contresens sur Marx, et ignorance de l’État et la Révolution de Lénine, pour qui l’État de « dictature du prolétariat » doit immédiatement commencer à dépérir ce que Staline avait “oublié”. .

« tout n’est pas bon à prendre chez Karl Marx, critiquable comme n’importe quel autre auteur. Il souhaitait que le prolétariat prisse le contrôle de l’État et que l’État centralisât tout – y compris les moyens de transport, pour libérer les forces productives. » [au 19e siècle, hé!]

Le monde à l’envers !

Nos auteurs inversent les processus réels. Ce n’est pas la République qui a accordé les conquêtes ouvrières ! Pour ne rappeler qu’un seul exemple : ce n’est pas la Troisème République ni Léon Blum qui auraient « offert » les congés payés aux travailleurs, mais la vague de grève et d’occupation d’usines !
La République, la Quatrième, avec Jules Moch, a fait tirer sur les ouvriers. Sans parler de la politique coloniale de la France jusqu’en 1962 et ses prolongements néo-coloniaux jusqu’au Mali de 2013.

Défense de la République ou des luttes ouvrières?

« Parlons de la République qui a légalisé les syndicats, salarisé la plupart des activités sociales, construit la socialisation du salaire via la cotisation sociale, établit un Code du Travail et l’Inspection du Travail chargée du contrôle administratif de son application, mis en place le salaire minimum, les retraites par répartition, les congés payés, créé le statut général de la Fonction Publique, multiplié les dispositifs sociaux favorables à la classe ouvrière, lutté par la loi contre le patriarcat, et tout ce qui n’a pu être conquis que parce que le salariat s’est organisé dans des partis et des syndicats dans le fameux « cadre national ». C’est la République qui a construit la classe ouvrière. Voilà qui est certain: la patrie concrète des travailleuses et des travailleurs Français, c’est la France républicaine. »

Du délire !

Ne reculant devant aucune ineptie, Galet et Morenas osent perler d’un ”concept creux de lutte des classes » ” !

Cocorico !

Ou, comment le discours pégéiste remplace la lutte des classes par la lutte pour l’indépendance nationale…

« la défense de l’unité et de l’indépendance nationales ne sont pas des questions idéologiques. Cette défense n’est nullement déduite du discours, par amour des symboles et du drapeau tricolore, mais de la nécessité de contrer la stratégie des dominants, lesquels veulent détruire toute souveraineté populaire. Il est d’ailleurs démontré qu’il est impossible de se réclamer des idées anticapitalistes sans en passer, d’une manière ou d’une autre, par la réhabilitation des cadres républicains de souveraineté populaire que l’oligarchie tente de démanteler par tous les bouts. »

Encore un effort, mais un gros, pour être lutte de classes et ne plus confondre « révolution citoyenne » et révolution socialiste internationale !

JCM, en réponse à http://republique-ecosocialiste.fr/WordPress3/?p=161

 Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

Le rôle d’Israël dans la répression au plan mondial

©2012

Écrit et édité par des membres du Réseau juif international antisioniste (IJAN) après les recherches nécessaires.

Nos remerciements spéciaux à Jimmy Johnson pour ses longues recherches.

Cette publication s’inspire largement de The Israel Connection: Who Israel Arms and Why de Benjamin Beit-Hallahmi (Pantheon City: 1987). Malgré le fait que l’ouvrage date d’il y a 25 ans, le livre continue à jouer un rôle crucial pour documenter le rôle d’Israël dans la répression mondiale. Celle-ci, et la participation d’Israël, s’est énormément développée depuis ; cependant, ces informations restent largement méconnues. Ce qui suit est une tentative modeste de compilation des informations de cette source et d’autres pour faire avancer la trame de cette histoire.Introduction
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 Roms de Strasbourg: Plein les bottes!

Le 18 octobre dernier, l’équipe de la Feuille de Chou, également membre du collectif Latcho Rom , avait visité deux des quatre campements menacés d’expulsion par la ville de Strasbourg (voir http://la-feuille-de-chou.fr/archives/39290 ). Ce dimanche, nous sommes retournés sur les lieux.

En trois semaines de froid, de pluie et surtout d’inaction politique, les dégâts sont immenses: une boue grisâtre, glissante et luisante a tout envahi, entretenant une humidité constante et favorisant une atmosphère malsaine. Les petits bobos ne cicatrisent plus, les plaies s’infectent. Un homme opéré il y a quelques semaines a vu la cicatrice en bas de son dos plus purulente chaque jour jusqu’à atteindre l’os; il est aujourd’hui alité en permanence.  Tout déplacement est entravé par des risques de chutes. Les enfants à qui on demande de ne pas s’éloigner des baraquements n’hésitent pas à uriner derrière les arbres les plus proches pour éviter de tomber dans la boue. L’absence de douche contraint à éviter tout risque de salissure pour pouvoir aller dignement à l’école ou au travail. Tous les moyens sont bons pour essayer de rendre le terrain moins glissant et plus praticable: cartons, tapis, toiles de jute, brisures de verre ou de terre cuite sont répartis sur le sol, en vain le plus souvent.

Les demandes des résidents sont pourtant simples: un autre terrain plus au sec, avec l’eau courante, des sanitaires, l’électricité ou le gaz. Tout ce qui devrait permettre de vivre dans la dignité due à chaque être humain dans un pays et une ville qui se targuent encore d’être la patrie des Droits de l’Homme et des Lumières…

Mais, comme la ville de Strasbourg (capitale de l’Europe…) ne daigne pas répondre à ces demandes élémentaires pourtant peu coûteuses, Latcho Rom a décidé de ne plus se prêter au jeu de rencontres sans objet, tant que le maire ne bougera pas.

Durga / Feuille de Chou

Voir le diaporama complet 

 

 André Weckmann, poète, écrivain, incorporé de force, déserteur, résistant, n’est plus


Le poète et écrivain André Weckmann, ex-incorporé de force, déserteur et résistant en temps de guerre comme en temps de paix, est décédé dimanche.

Il n’a pas eu, ici, en Alsace, sa patrie natale, au-delà du cercle des ami(e)s de la culture trilingue en Alsace, la notoriété qu’il méritait, étant plus connu dans d’autres pays et régions germanophones.

La Feuille de chou l’avait rencontré plusieurs fois.

http://schlomoh.blog.lemonde.fr/2007/11/23/la-feuille-de-chou-n%c2%b0852/

Bibliothèque nationale universitaire

http://www.bnu.fr/search/apachesolr_search/andre%20weckmann

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 Manifestation à Strasbourg contre les massacres en Syrie [DNA-L'Alsace-Le Parisien]

DNA

Strasbourg Place Kléber 200 manifestants contre les massacres en Syrie

« Halte au massacre ! Le monde est témoin, mais ne fait rien ! Liberté pour la Syrie ! », scande la foule, à l’ombre de la statue du Général-Kléber. Au micro, les intervenants se succèdent. Parmi ceux-ci figurent notamment des membres de l’ATMF Strasbourg, de l’UJFP-Alsace, ainsi que des partis politiques.

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 Une lecture du discours de Jean-Luc Mélenchon à Strasbourg

Place Broglie son intervention intégrale, suivie d’une analyse critique.


J.-L. Mélenchon – Discours de Strasbourg par lepartidegauche

ne jamais attendre les consignes pour agir” JLM

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/05/23/je-marche-camarade/

La Feuille de Chou se porte bien, merci aux fidèles lecteurs-trices!
899 connexions, 23 mai 2012. Ce n’est qu’un début…

Mélenchon dans le texte

Pour l’essentiel on est d’accord avec l’orientation politique mise en œuvre par Jean-Luc Mélenchon au nom du Front de gauche, bien qu’on se sente plus proche du NPA, (confirmé par le Quiz du Monde avant la présidentielle) sauf que ce parti refuse d’entrer dans la coalition à gauche du PS. Peut-être qu’après les législatives, alors qu’il a déjà subi deux scissions, celle de la Gauche Unitaire, puis de la Gauche Anticapitaliste, reviendra-t-il sur son isolement, à différencier de celui plus principiel de Lutte Ouvrière.

On a écouté JLM en live à Strasbourg, puis on l’a réécouté.

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 Les tueries de Montauban et Toulouse et les maladies de la société française.

Communiqué du Bureau national de l’Union juive française pour la paix
25 mars 2012

D’autres mieux que nous ont analysé ce que la vie de l’auteur des tragédies de Toulouse et de Montauban révèle sur la situation des banlieues et leur délaissement par les pouvoirs publics.
Nous partageons la colère et l ‘amertume de certains de nos concitoyens vis à vis de ces formes d’action individuelles, criminelles et suicidaires.
Nous partageons leurs analyses sur l’état moral et politique de notre société, sur les maux qui la rongent.
Nous partageons enfin la colère et l’inquiétude de nos concitoyens d’origine musulmane encore une fois stigmatisés, transformés en boucs émissaires à l’origine des maux qui frappent notre société.
Nous sommes nombreux dans nos rangs dont les familles ont été victimes de cette politique criminelle aux temps du nazisme et de Vichy.
Et nous sommes révoltés par une certaine lecture des évènements.
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