Le Figaro s’inquiète du moral, et du physique, des forces de l’ordre [les bandes armées du Capital]

que fait la police ça crève les yeux

B.A. BA du marxisme

…en dernière instance, l’État est une bande d’hommes armés” [Engels]

http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/29/01002-20130429ARTFIG00514-des-policiers-soumis-a-rude-epreuve.php

 

 

 

Précieuses informations, dans cette édition du Figaro, sur le moral des troupes du ministre de l’Intérieur. Les CRS et autres gendarmes sont fatigués par le rythme soutenu des manifestations diverses qu’ils ont dû couvrir ce printemps pourri, et c’est pas fini. Le joli mois de mai s’annonce chargé, 1er mai, plutôt cool, puis la manif nationale de la vraie gauche le 5, suivie par les nazillons réunis le 12, et la sempiternelle prétendue “manif pour tous“, le 26, [les barjots] les amis de l’extrême-droite , de l’UMP, tendance Droite Pop, et les raclures de bénitier cathos et protestants intégristes. Y a des RTT à rattraper!

Et faudrait pas oublier, ajoute Le Figaro inquiet, les usines en lutte, et les “quartiers“, comme ils disent, en stigmatisant une certaine population pauvre et de plus basanée. Les bandes armées du capital ne seraient pas de taille à affronter à la fois les populations pauvres en révolte et les usines en lutte active et coordonnées. Bon à savoir, non?

Si Lénine et Trotski étaient encore de ce monde, ou le Che ["Créer deux, trois, de nombreux Vietnam"], ils se frotteraient les mains en leur état-major, en préparant les plans de “l’insurrection [qui vient]“…Ce qui est rappelé ici par Le Figaro,très lutte de classe, mais de l’autre bord, c’est que si “l’État est une bande armée“, ses moyens ne sont pas suffisants face à la détermination de tout un peuple révolté et décidé, une fois n’est pas coutume, à abattre l’État de dictature de la bourgeoisie. Sans oublier La Boétie et son Contre’un pour qui seule la “servitude volontaire” explique que des millions obéissent à quelques uns ou à un seul. Vous voyez ce qu’il nous reste à faire…

 Dieudonné à Strasbourg: du lard ou du cochon?

Dieudonné au nadir, pas au Zénith MKDF2C UJFP-Alsace

Dieudonné aime tellement Strasbourg qu’il revient y donner son nouveau “spectacle”.

Comme l’année dernière, des associations, ainsi qu’une soixantaine de signataires dans les DNA de ce 5 mars, demandent l’interdiction de la pitrerie de ce clown déjà condamné plusieurs fois pour antisémitisme.

Spectacle ou meeting, meeting ou spectacle: la confusion est entretenue à dessein“, affirment avec raison ces militants antiracistes.

En effet. Mais pourquoi en rajouter? Surtout lorsque le même texte rappelle un épisode peu glorieux de la ville de Strasbourg qui a vu Roland Ries, faire effacer ridiculement une citation de Céline qui se trouvait peinte sur les WC de la Médiathèque. Ridicule et attentatoire à la liberté, dés lors que cette même Médiathèque et les autres, et toutes les librairies de France et de Navarre, vendent les livres de ce même Céline en collections de poche comme en Pléiade!

Et pourquoi nos signataires demandent-ils l’interdiction du spectacle au maire d’Eckbolsheim, l’UMP André Lobstein, sous un fallacieux prétexte territorial, et pas à Roland Ries ou à Jacques Bigot? Et pourquoi pas au préfet Bouillon?

Selon le producteur, il n’y aurait rien d’antisémite dans le nouveau spectacle.On n’est pas forcé de le croire sur parole… Mais on n’ira pas dépenser des dizaines d’euros pour vérifier. Les flics dans la salle, c’est leur boulot après tout. Quant à la directrice du Zénith elle craint le procès pour refus de vente.

Dans une vidéo récente, visible sur la toile, Dieudonné s’en prend de manière vulgaire à Eric Elkouby (qui n’est pas notre tasse de thé).

On le voit et l’entend, rigolard, se poser en “martyr”, et laisser entendre que ceux qui financent le cinéma français (suivez mon regard…comme en 1940) ont refusé de l’aider à faire son film, au titre délicat de l’Antisémite…Le pauvre Dieudonné a dû rechercher l’argent auprès des mollahs iraniens! On a les amis qu’on mérite…

Qu’on aille protester contre les ambiguïtés volontaires et les rires gras pleins de sous-entendu d’un sieur qui rassemble toute une racaille anti-juive, et négationniste, pas de problème; mais il n’est point besoin de demander une interdiction liberticide.

Le rassemblement anti-Dieudonné a lieu vendredi 8 mars de 18h30 à 19h30 à l’entrée du Zénith, face à la station-service de Auchan.

 D’une prison à l’autre, appel à solidarité pour une personne sans papiers condamnée pour tentative d’évasion d’un centre de rétention

D’une prison à l’autre

Le 16 décembre 2012, cinq personnes tentent de s’évader du centre de
rétention de Palaiseau. Quatre vont y parvenir mais la cinquième personne,
Ibrahim, va rester dans les mains de la police qui le passera à tabac. Il
est placé en garde-à-vue puis déféré devant un juge deux jours plus tard
accusé d’avoir ceinturé un flic pour lui voler un badge magnétique qui a
permis aux autres de se faire la belle. Il est ensuite incarcéré en
préventive à Fleury-Mérogis jusqu’au 18 janvier 2013, jour du jugement où
il est condamné à deux ans de prison ferme et à verser 1200 euros à deux
flics qui se plaignent de violence. En centre de rétention, l’évasion
n’étant pas un délit, les flics et les juges cherchent donc à charger sur
d’autres chefs d’inculpation.

Lire la suite

 Les résultats des élections israéliennes: ou l’évacuation de la question palestinienne

yair lapid

Suivi de Gidéon Lévy: Élections au conseil syndical

Eyal Sivan propos recueillis par Michèle Sibony

Eyal Sivan, le cinéaste et auteur israélien, co-auteur avec Eric Hazan de «un Etat Commun» et du film qui l’ accompagne : Conversation Potentielle (édition La fabrique) , a accepté de partager avec nous sa connaissance approfondie du système électoral israélien, et ses analyses du déroulement de la campagne et de ses résultats. Il a aussi voulu nous offrir la lecture de l’article de Gideon Levy publié dans Haaretz le 24 janvier 2013, après l’annonce des résultats définitifs:«Elections au conseil syndical» qu’il a traduit depuis l’hébreu.

Lire la suite

 Dénoncer “le Parti sioniste” expose à des injures mais aussi à des encouragements.

Sur le site Boulevard Voltaire, site “chic” d’une droite extrême, où on rencontre l’inénarrable avocat Goldnadel, Rayski, Ménard, Lugan et autres super sionistes ou fascistes, José Meidinger a publié un papier intitulé Le Parti sioniste

On verra ci-dessous la volée d’insultes qu’il a reçues, mais aussi des encouragements.

http://www.bvoltaire.fr/josemeidinger/le-parti-sioniste-veille-au-grain,5442

Florilège de réactions sionistes….

Sabine Eyal
vous puez,meidinger,et vous faites honte à votre profession

Lire la suite

 Gaza: Serge Grossvak au président de la République

Manifestation à Strasbourg

Samedi 24 novembre 2012 à 15 H

Départ: place de la Gare

Monsieur le Président,

Monsieur le Président de la République, je remets entre vos mains qui peuvent tant une demande pour des humains qui n’en peuvent plus.

Monsieur le Président, j’ai reçu un message par internet de mon ami Ziad Medhouk. Mon ami qui demeure à Gaza. Mon ami poète et brillant enseignant de français. Mon ami sous les bombes, cette fois encore, et encore, et toujours. Mon ami enfermé et sans pays, ailleurs qu’en son cœur.

Monsieur le Président, ce soir j’ai reçu un e-mail de mon ami. Un e-mail terrible, un e-mail horrible. Il me dit que l’immeuble qui jouxte le sien a été soufflé par les bombes. Il me dit que, lui qui ne pleure jamais, pleure aujourd’hui les larmes de son corps. Il me dit que dans cet immeuble de 5 étages qui n’existe plus vivait la famille Dalou. Dans cette immeuble pulvérisé, 12 morts, 12 cadavres, 12 horreurs. Et une montagne de larmes et de souffrances. Et le regard sans âme d’une barbarie méprisante…

Monsieur le Président, vous n’avez pas le temps, je ne vous parlerai pas des blessés, pas des angoisses, pas des deuils impossibles, pas même de tous ces morts. Je vous parlerai des enfants, juste des enfants… Vous aurez bien un tout petit peu de temps, pour des enfants, pour ces obscures enfants entrés dans la mort. Il est important que vous pensiez à eux, eux pour qui il est trop tard. Pour eux vous ne pouvez plus rien. Puis vous pensez aux autres, envers qui vous pouvez tant.

Monsieur le Président, j’ai vu ces enfants, ces enfants sortis des photos, sortis de ce trou et des gravats souvenir de ce qui fut un immeuble de vie. Je vois ce sauveteur, ce voisin, ce parent ( ?) sortant ce petit corps pantelant. Sur une autre photo je vois un brancard, un pauvre brancard tout petit où sont posés collés l’un à l’autre ces corps minuscules, comme endormis, comme se touchant l’un l’autre pour se rassurer, comme pour se dire que ce n’est que la mort.

Monsieur le Président, ne me dites pas que vous ne pouvez rien. Que vous compatissez mais ne pouvez rien.

Monsieur le Président, je dois aussi vous parler de Nathan Blanc. Il a 19 ans et demeurait à Haifa. Il est israélien. Aujourd’hui il demeure en prison. Nathan n’avait pas connaissance de ce témoignage de Ziad, mais il savait ce qui était en train d’advenir. Nathan a eu le courage de dire non, au prix de la prison.

Monsieur le Président, vous ne pouvez pas abandonner Nathan, ce tout jeune pacifiste israélien, et dans le même mouvement tourner le dos à mes amis israéliens, juifs comme moi, qui ont le courage d’affronter cette folie guerrière. Au nom de mon pays la France, au nom de ce pays qu’ont rejoint mes grand parents avec un énorme espoir de liberté et de dignité vous devez vous engager, clairement, fermement. Monsieur le Président, les pacifistes israéliens attendent de nous, les pacifistes palestiniens attendent de nous. N’abandonnez pas au désespoir Leïla Shahid confrontée au mur colonial.

Après l’horrible opération « plomb durci » qui avait vu le massacre d’un habitant sur 1000, 5 sur 1000 blessés, le « crime de guerre voir contre l’humanité » avait été évoqué. Et puis rien. Et puis le silence. Et puis pas de Tribunal. Alors, alors ça recommence, cette danse macabre des êtres sans conscience, sans dignité, sans humanité. Monsieur le Président, les silences, les lâchetés, libèrent les bêtes sauvages. Monsieur le Président, le silence est un crime de lâcheté. Simplement appeler à « de la retenu » est un silence, une fuite devant les responsabilités.

Monsieur le Président, vous pouvez tant pour mettre fin à cette horreur. Vous pouvez clamer que la France ne se taira plus, que ça suffit. Vous pouvez affirmer l’engagement de la France pour l’application du Droit International, sans faiblesse, pour que la Palestine entre à l’ONU, pour que les frontières intégrales de 67 soient reconnues et imposées.

Vous pouvez, Monsieur le Président, appeler à la convocation du Tribunal International que ceux qui commettent ces morts répondent de leurs actes.

Monsieur le Président, la paix demande du courage. La paix demande de la détermination. La paix demande du Droit. En vous honorant d’œuvrer pour le Droit vous défendrez la vie, vous porterez la place et l’histoire de notre pays.

Serge Grossvak
Le, 19 novembre 2012

 Les femmes à Gaza: combien la vie a changé

Avec le blocus, le conservatisme monte, tout comme le chômage, la pauvreté, la dépression et la violence domestique

http://www.guardian.co.uk/world/2012/jul/30/women-gaza-life-changed

Angela Robson guardian.co.uk,

Lundi 30 juillet 2012 15.30 EDT Azza al-Kafarna: « Les femmes se couvrent plus car elles ont peur » Photograph: Simon Rawles

Eman, 23 ans est vêtue de noir et voilée d’un jilbab et vit dans une bicoque qui s’effondre à la limite de la ville de Gaza. Elle a quitté l’école à 10 ans et sept ans plus tard, elle était mariée, avec un bébé-fille. Un égout ouvert coule devant sa porte d’entrée. Quand il pleut, des ordures coulent dans sa cuisine. « Avant le blocus, mon mari gagnait bien sa vie en travaillant en Israël, » dit-elle. « Avec le blocus, tout ça a stoppé. Quand il ne trouve pas un travail et que nous n’avons rien à manger, il me le reproche. Il est comme un animal fou. Je reste tranquille pendant qu’il me frappe. Ensuite, il pleure et dit, que s’il avait un boulot, il ne me battrait pas ». Il y a cinq ans que le Hamas a pris le contrôle de la Bande de Gaza et qu’Israël a renforcé le siège du territoire. Beaucoup d’hommes se sont retrouvés sans emploi d’un jour à l’autre et ce sont les femmes qui ont fini par faire les frais de la frustration de leurs maris. En plus de s’attacher à leur rôle traditionnel de s’occuper des enfants, le blocus a forcé un grand nombre de femmes à devenir les soutiens de famille, tout en restant avec leur mari dont beaucoup souffrent de dépression. La violence contre les femmes a atteint un niveau alarmant. Une étude de décembre 2011 du Bureau central palestinien des statistiques, PCBS, a révélé que 51% de toutes les femmes mariées à Gaza ont subi la violence de la part de leurs maris dans les 12 mois écoulés. Deux tiers (65%) des femmes interrogées pour l’enquête par PCBS ont dit préférer garder le silence sur la violence chez elles. Moins de 1% a dit qu’elles allaient chercher de l’aide. Mona, mon interprète de 22 ans est étonnée quand je demande plus tard quel soutien existe pour des femmes comme Eman. « Si son mari, ou en fait quelqu’un dans la famille, apprenait qu’elle en a parlé, elle serait battue ou tuée. Quand à des endroits où des femmes peuvent courir pour trouver la sécurité, je n’en connais aucun. » A première vue, Eman a peu en commun avec Mona, sauf leur âge. Cette dernière vient de sortir de l’université, parle couramment l’anglais et porte une blouse en soie jaune-canari et des jeans serrant avec un grand sac à main élégant. Jusqu’à il y a quelques années, des femmes comme Mona étaient la norme à Gaza et pratiquement personne ne questionnait leur choix de vêtement et leur indépendance. Aujourd’hui, avec le blocus qui écarte 1,6 millions de Palestiniens du reste du monde, le conservatisme domine fortement la vie quotidienne. Il a aussi conduit à un chômage en flèche parmi les hommes – plus de 45% de gens en âge de travailler sont sans emploi, un des plus élevé du monde. « Les défis du chômage, la peur de la violence et les restrictions de mouvement peuvent souvent signifier que les femmes et les enfants sont la fin ultime de la frustration des hommes, » dit Ghada al-Najar de Oxfam Gaza. « Il existe beaucoup de raisons pour lesquelles la violence domestique est en augmentation, y compris le traumatisme psychologique, le sentiment d’être piégé, et une pauvreté rampante ». Azza al-Kafarna est une militante des droits des femmes de Gaza et gestionnaire de la nouvelle agence Ramattan, qui s’est ré-ouverte récemment après trois ans de fermeture par le Hamas. Agée de près de cinquante ans, elle fait partie d’une minorité de femmes qui teste les limites de la liberté par les vêtements et le comportement. Elle refuse de porter un foulard et quand nous nous rencontrons dans un restaurant à la plage de la ville de Gaza, elle porte un pantalon ajusté et une blouse cerise. En montrant par la fenêtre un groupe de femmes en jilbabs noirs et foulards se promenant lentement le long de la plage, elle jette les mains en l’air. « Pouvez-vous croire que jusqu’aux années 1980, on portait des maillots de bain sur cette plage ? » Les femmes se couvrent elles-mêmes davantage, pas nécessairement parce que le Hamas le leur dit, mais parce qu’elles ont peur, » dit-elle. Cela date de l’Intifada de 1987. Si une femme ne se couvrait pas, elle était critiquée ou on lui jetait des pierres. Ce n’est pas comme cela maintenant mais la vie est vécue comme incertaine. Le voile pour certaines femmes est peut-être un bouclier physique contre le monde. Il peut aussi, ironiquement, être une des rares choses sur laquelle elle a l’impression d’avoir un contrôle. » Pourtant, ceci n’est pas une simple histoire de libertés perdues contre sa volonté. Al-Essi Mohammed est une mère de sept enfants qui vit à Al-Zarqa, un faubourg pauvre de la ville de Gaza. Vêtue d’un niqab et d’un foulard, avec les yeux à peine visibles, elle dit qu’elle accueille favorablement le code vestimentaire le plus conservateur. « Porter le niqab me remplit de confiance. Il me protège de tout ce qui est mauvais. Couvertes on peut marcher en sécurité, avec notre respect intact ». Naramin Farah, une artiste de Gaza, dit que les préoccupations les plus pressantes auxquelles les femmes sont confrontées dans l’enclave côtière sont les problèmes pratiques journaliers causés par le blocus : les soins de santé et l’éducation en diminution, des fournitures de carburants insuffisantes pour cuisiner, le manque d’eau propre et les aliments pour enfants. « Il y a de fortes pressions sur la femme palestinienne pour qu’elle reste aux côtés de leur mari, pour qu’elle le soutienne, pour être part de lui, » dit-elle. « Mais maintenant que les hommes ne sont plus les pourvoyeurs, les rôles sont renversés. Les femmes prennent plus de responsabilités économiques, mais peu ont un titre légal pour la maison ou la terre. » Plus tôt, cette année, Naramin Farah a quitté son mari car il était « totalement contre » qu’elle continue à peindre. « Tellement de portes ont été fermées aux femmes palestiniennes à Gaza. C’est comme sortir d’une prison uniquement pour trouver une autre porte close. Il y a beaucoup d’obstacles – l’occupation, le blocus, la division interne palestinienne. Je ne suis pas représentative des Palestiniens, mais comme femmes, on doit se sentir libres. Au moment où ce n’est plus possible, on doit agir dessus, faire quelque chose ». Certains noms ont été changés dans cet article pour protéger les identités des femmes.