“Comment être alsacien aujourd’hui?”, avec Roland Ries, au Centre culturel alsacien

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Roland Ries était l’invité du Centre Culturel Alsacien du boulevard de la Victoire à Strasbourg. Il a pu noter que le local était trop exigu pour sa conférence et toutes les activités qui s’y déroulent régulièrement. On attend donc du sénateur-maire qu’il offre des espaces plus grands aux amis de l’Alsace…

Diaporama: http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633476781499/show/

Son exposé liminaire, bref, a porté sur ses origines, sa formation au Collège épiscopal Saint-Étienne…, sur son entrée en politique dont, avec sincérité, il ne parvient pas vraiment à donner les raisons. Pas vraiment engagé en mai 68, alors qu’il préparait l’agrégation, il s’est découvert, les années suivantes, modérément régionaliste alsacien et membre d’un Parti socialiste dont ce n’était pas la tasse de tisane, maintenant encore, quand on se souvient des prises de positions super jacobines de certains de ses conseillers municipaux ou adjoints…

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Il ne l’a pas évoqué, mais a aussi été longtemps syndicaliste au SNES-FEN, puis FSU, où il se contentait de faire de la figuration dans les instances dirigeantes départementale et régionale. Il siégeait avec la liste, alors majoritaire, Unité Indépendance Démocratie, socialisante, celle qui ayant eu le projet de se rapprocher de syndicats aussi réformistes qu’elle, comme la CFDT recentrée, n’a pas hésité à scissionner la FEN, pour se débarrasser des tendances plus à gauche, Unité et Action, proche du PCF et École Émancipée, syndicaliste-révolutionnaire, à laquelle le tenancier de la Feuille émargeait.

Pour revenir au sujet, disons que Roland Ries, authentique alsacien de centre-gauche, fils d’un père incorporé de force dans la Wehrmacht, est tout sauf un idéologue. Sympathique, mais quelque peu indécis, sans vraie colonne vertébrale, écoutant les avis des uns et des autres, pour ne décider qu’en creux, comme on l’a encore vu récemment dans sa non prise de position au référendum sur la Collectivité territoriale d’Alsace.

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Concernant la “laïcité” en Alsace-Moselle [qui n'existe pas], il assume sans état d’âme, contrairement à son épouse, membre de Laïcité d’Accord, et aux positions que, syndicaliste, il était censé partager, le Concordat, les ministres des cultes payés par la République et les cours de religion prétendus obligatoires.
Et son vivre-ensemble est singulièrement monothéiste.

On apprécie le rapprochement avec le Limousin martyr d’Oradour-sur-Glane et tout ce qui, comme l’Euro-district, pourtant si lent à se concrétiser populairement, va dans le sens de l’amitié et du rapprochement franco-allemand auquel œuvrait aussi le très récent disparu et résistant, André Bord.

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Et on souhaite, sans trop y croire que les engagements qu’il a pris oralement devant l’assistance nombreuse du Centre culturel alsacien seront tenus, comme la ratification, enfin, de la Charte des langues régionales et minoritaires.

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On n’a pas échappé à une question, même édulcorée, de M. Husser, distinguant les Alsaciens “de souche” de ceux “d’adoption”. On te voit venir!

Lire

 Danger, souverainismes

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On a déjà ici-même pointé les dangers de l’idéologie souverainiste comme elle s’exprime au Parti de Gauche dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon. Récemment encore,après le Congrès du PG, il en a donné un exemple lors du meeting de Mulhouse contre la Collectivité territoriale d’Alsace.

Il faut voter NON au référendum du 7 avril. Mais ne confondons pas un non de gauche, lutte de classes, antilibéral et anticapitaliste en défenses des droits des travailleurs, et cet autre non qui prétend enfermer la lutte des travailleurs dans une “patrie citoyenne” qui les livre pieds et poings liés, dans une collaboration de classes, avec leur bourgeoisie nationale.

Le souverainisme se porte aussi bien, hélas, à gauche qu’à droite, et à l’extrême-droite. On en veut pour preuve, pour se limiter ici en Alsace, à la campagne référendaire, aussi bien l’appel par le M-PEP, un prétendu mouvement populaire d’éducation, à une réunion ce vendredi 5 avril pour le non, à laquelle ce mouvement national-républicain, laïcard et islamophobe, appelle les partis de gauche, dont le PCF 67, le PG 67, etc, à se joindre que sur l’autre bord l’appel à l’U-P-R, du fasciste François Asselineau.

D’ailleurs, il suffit de comparer les productions respectives du M-PEP et de l’U-P-R où tous deux appellent, presque dans les mêmes termes, à de prétendues “brigades populaires“, dans l’esprit fallacieux car détourné de la Résistance au nazisme.

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Ajoutons que l’individu qui copréside, avec un ex président d’Attac, la réunion, est un certain Kébir Jbil qui s’est illustré en 2005 par un texte d’une grande violence diffamatoire concernant des militants de gauche antisioniste qui ne hurlaient pas avec les islamophobes contre une religion du Livre et n’assimilaient pas tout l’Islam à ses caricatures.

Ce brûlot infâme traine encore sur la toile sur un site qui passe à tort pour libertaire sous le titre:

Cette minorité qui fait allégeance à ses bourreaux“.

Excusez du peu! L’auteur de cette merde parlait ce soir à Strasbourg.
On espère seulement qu’aucun des partis de gauche sollicités n’est allé cautionner cet individu.

http://nantes.indymedia.org/article/6223?condense_comments=true&include_comments=true&print_page=true

 “Révolution citoyenne” ou lutte des classes?

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Quand Galet et les frères Morenas révisent Marx et substituent le national-républicanisme à la lutte des classes.

« Karl Marx a probablement été « dépassé » depuis longtemps; »
Par qui ? Par Kévin Galet et les frères Morenas du Parti de Gauche qui envoient des pétards mouillés contre la Feuille de chou!

Si on considère la longueur des pamphlets de ces nouveaux petits marquis et futurs bureaucrates d’une social-démocratie juste un peu à gauche du PS, proche de la dite aile gauche de ce parti , – on ne répond cash qu’au second- on se dit que le tenancier de la Feuille de Chou doit disposer de plusieurs divisions combattantes, du simple fait de l’audience de ce média indépendant de tout parti, et de toute organisation.

Il est vrai que les forces réunies du PCF et du PG en Alsace sont si maigrelettes qu’elles semblent menacées dans leur emprise idéologique par le courant révolutionnaire à l’extérieur et à l’intérieur du Front de gauche. Ce n’est sans doute pas par hasard que les polémiques galeto-morenasiennes s’en prennent ainsi maintenant à une pensée et à une activité pratique indépendante de tout parti.

Juste avant la venue de Mélenchon avec son compère Laurent à Mulhouse, ils ont bien choisi le moment pour se hausser du col en défendant la pensée du Leader Maximo. Ils seront récompensés.

Le problème avec notre trio, c’est qu’ils falsifient la pensée de leur alter-ego en prétendant que celui-ci aurait qualifié leur groupe d’« organisation national-fasciste crypto-stalinienne » !

Nous n’avions parlé que de national-républicain, en distinguant une aile gauche (PG-PCF) à quoi on peut ajouter le POI, et une aile droite, plus dispersée avec, entre autres, Dupond-Aignan et quelques autres petits partis.

Nos polémiste en herbe défendent, et c’est leur droit , une introuvable « révolution citoyenne ». Ils se croient obligés d’opposer la République, sans qualificatif (chez Jaurès, déjà, elle était sociale au moins) à l’offensive néo-libérale. Le patriotisme républicain serait le bouclier contre les atteintes aux droits sociaux attaqués les uns après les autres par le Capital.

Ils retardent de plus de deux siècles en croyant qu’on peut revenir à l’État-Nation progressiste des débuts de la bourgeoisie nationale lorsque celle-ci luttait avec le peuple contre le féodalisme arriéré des puissances centrales comme à Valmy. Ont-ils entendu parler de la Commune de Paris en 1871 qui, selon Marx, ouvrait la voie à l’ère des révolutions prolétariennes?

Ne savent-ils pas que 1914 marque la trahison de la social-démocratie européenne lorsque les socialistes français et allemands lançaient les ouvriers les uns contre les autres au cris de « A Berlin » ou « Nach Paris » !

Ignorent-ils que la glorieuse Révolution d’Octobre ouvrait dans les faits, avec Lénine allié à Trotski, l’ère des révolutions permanentes bien loin de l’étapisme d’inspiration stalino-réformiste qu’ils osent encore prôner en 2013 !

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C’est le capital et la marchandise, et pas de méchants politiciens, qui ne sont que les voix des banques et des gros capitalistes, qui détruisent toutes les frontières, pas seulement nationales.

Et Marx aujourd’hui encore, comme dans le Manifeste communiste en 1847, ne nous pousserait pas à retrouver une forme plus archaïque d’organisation politique, dans les États-Nations qui n’ont plus de semblant d’indépendance que dans les ministères régaliens.

Tout retour en arrière est, par définition, réactionnaire. La classe ouvrière doit défendre pas à pas ses acquis sociaux attaqués par le néolibéralisme, mais aucune bouée de secours n’est à trouver dans le cadre de l’État national, dont le pouvoir est rogné par le cadre européen.

Pas de retour en arrière , mais une Europe sociale, avec le mieux-disant des droits sociaux, voilà la perspective, mais pas comme l’entend le PS ou les écologistes qui se proposent de gagner des miettes. Il s’agit pour les travailleurs européens de faire converger leurs luttes, comme l’ont fait à Strasbourg récemment, et les Morenas et Galet y étaient, pour arborer leur banderole, les Belges, les Luxembourgeois et les Français de Lorraine de Arcelor-Mittal

Le Parti de Gauche va-t-il proposer aux ouvriers internationalistes de lutter chacun dans son propre pays alors que leur patron se fout des frontières nationales et que ces ouvriers rassemblés devant le Parlement européen, élu, ont d’ores et déjà abandonné le cadre de leurs nations respectives.

« quand une Nation opère des transformations de nature révolutionnaire, elle est enviée par toutes et par tous. Elle terrorise les puissants »

Alors, oui, « toute victoire à l’échelon national ne fait que préparer le terrain aux conquêtes internationales.», mais ces conquêtes se moquent des frontières des États bourgeois comme on l’a vu en 1968. « Les ouvriers n’ont pas de patrie ! »

Leurs luttes commencent dans les frontières des États nationaux, mais les dépassent aussitôt dès lors qu’ils se heurtent à un patronat international qui réunit son conseil d’administration à Davos tous les ans.

Galet et les jumeaux Morenas ignorent la nécessité basique de l’indépendance des partis ouvriers à l’égard de la bourgeoisie

Ils interrogent :
« Que peut signifier cette expression « d’indépendance absolue » à l’heure où le gouvernement « socialiste » décide de faire signer des accords avec le MEDEF par une minorité syndicale? »
Relisez Marx !

Et ceci, encore pire :
« l’indépendance du mouvement ouvrier » dépend pour l’essentiel du gouvernement en place. »  (sic)

Et ils y opposent un salmigondis :

« Le Front de gauche, ce n’est un secret pour personne, défend la perspective (plus opérationnelle) de l’autonomie conquérante, pour l’hégémonie à gauche. Or, tout cela dépend bien évidemment du « cadre national »
Savent-ils seulement que, même le PS, est membre d’une Internationale, la Seconde ?

Il s’agit de discourir entre ex-staliniens et nationaux-républicains de gauche :

« un groupement politique comme le Front de gauche, solidement arrimé au PCF et armé du petit Parti de Gauche, peut alors  construire l’autonomie du discours, préalable à tout développement révolutionnaire. Il s’agit de rompre avec l’orthodoxie des dominants. Quitte à faire jaser les gauchistes. » ???

Ce n’est pas un hasard si sont oubliés les petites organisations qui, à la différence du NPA, ont rejoint le Front de Gauche et pourraient, si elles s’unifient, en constituer l’aile réellement anticapitaliste. Tirer sur la Feuille de Chou, pour atteindre ceux-là?

« Parler de Marx sans l’avoir lu » (comme Galet et les Morenas?)

« Avec beaucoup de prétention, « Schlomo » croit citer Karl Marx lorsqu’il prétend que celui-ci aurait valorisé la puissance du capital apte à « abolir les frontières », condition de la victoire du « prolétariat révolutionnaire ».

[A propos, Schlomo n'est pas un pseudonyme, mais un hétéronyme. C'est vous qui vous cachez dans l'anonymat!]

Citons, au contraire, ce passage magnifique du Manifeste, en rappelant qu’il date de 1847 :

. « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. » 

Et c’est en 1847 que Marx a publié ça !
Et l’on voudrait nous faire retourner, en 2013, à nos bases nationales?

Contresens sur Marx, et ignorance de l’État et la Révolution de Lénine, pour qui l’État de « dictature du prolétariat » doit immédiatement commencer à dépérir ce que Staline avait “oublié”. .

« tout n’est pas bon à prendre chez Karl Marx, critiquable comme n’importe quel autre auteur. Il souhaitait que le prolétariat prisse le contrôle de l’État et que l’État centralisât tout – y compris les moyens de transport, pour libérer les forces productives. » [au 19e siècle, hé!]

Le monde à l’envers !

Nos auteurs inversent les processus réels. Ce n’est pas la République qui a accordé les conquêtes ouvrières ! Pour ne rappeler qu’un seul exemple : ce n’est pas la Troisème République ni Léon Blum qui auraient « offert » les congés payés aux travailleurs, mais la vague de grève et d’occupation d’usines !
La République, la Quatrième, avec Jules Moch, a fait tirer sur les ouvriers. Sans parler de la politique coloniale de la France jusqu’en 1962 et ses prolongements néo-coloniaux jusqu’au Mali de 2013.

Défense de la République ou des luttes ouvrières?

« Parlons de la République qui a légalisé les syndicats, salarisé la plupart des activités sociales, construit la socialisation du salaire via la cotisation sociale, établit un Code du Travail et l’Inspection du Travail chargée du contrôle administratif de son application, mis en place le salaire minimum, les retraites par répartition, les congés payés, créé le statut général de la Fonction Publique, multiplié les dispositifs sociaux favorables à la classe ouvrière, lutté par la loi contre le patriarcat, et tout ce qui n’a pu être conquis que parce que le salariat s’est organisé dans des partis et des syndicats dans le fameux « cadre national ». C’est la République qui a construit la classe ouvrière. Voilà qui est certain: la patrie concrète des travailleuses et des travailleurs Français, c’est la France républicaine. »

Du délire !

Ne reculant devant aucune ineptie, Galet et Morenas osent perler d’un ”concept creux de lutte des classes » ” !

Cocorico !

Ou, comment le discours pégéiste remplace la lutte des classes par la lutte pour l’indépendance nationale…

« la défense de l’unité et de l’indépendance nationales ne sont pas des questions idéologiques. Cette défense n’est nullement déduite du discours, par amour des symboles et du drapeau tricolore, mais de la nécessité de contrer la stratégie des dominants, lesquels veulent détruire toute souveraineté populaire. Il est d’ailleurs démontré qu’il est impossible de se réclamer des idées anticapitalistes sans en passer, d’une manière ou d’une autre, par la réhabilitation des cadres républicains de souveraineté populaire que l’oligarchie tente de démanteler par tous les bouts. »

Encore un effort, mais un gros, pour être lutte de classes et ne plus confondre « révolution citoyenne » et révolution socialiste internationale !

JCM, en réponse à http://republique-ecosocialiste.fr/WordPress3/?p=161

 Collectivité Territoriale d’Alsace, Front de gauche: défendre l’Etat-nation ou la lutte des classes?

quatrieme internationale logo

drapeau alsacien

Lu dans le compte-rendu d’une réunion publique tenue en Alsace du nord

vendredi 29 mars 2013
7ème Assemblée Citoyenne du Front de Gauche – Bilan

Extrait

Faut-il à ce point ne pas aimer l’Alsace pour voter “non” ? Contrairement aux contenus des messages subliminaux induits par la propagande des tenants du “oui”, c’est justement aimer l’Alsace que de s’opposer fermement à son détachement de la République Française. Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux Etats Nations. Et c’est ça, comme l’a souligné Jean-Louis Dolfus, les véritables orientations d’un projet politique qui n’ose pas dire son nom.

S’il est vrai que le projet de CTA masque la volonté de constituer des régions dans le cadre d’un espace fédéral européen, il nous semble que, s’y opposer au nom de l’État-nation n’est pas la bonne posture.

L’affirmation selon laquelle “Parce que nous aimons l’Alsace, nous ne voulons pas qu’elle se dilue dans un espace rhénan supérieur devenant progressivement un land d’une Europe des Régions dans laquelle la législation échapperait aux États Nations.” se heurte à plusieurs problèmes.

D’abord, qu’on le veuille ou non, l’Alsace appartient, géographiquement, historiquement, culturellement, linguistiquement et économiquement à cet “espace rhénan supérieur.

Aucune force politique n’y peut rien.

Autre chose est, pour s’opposer au projet néo-libéral, masqué par le référendum du 7 avril, de prendre appui sur l’État-nation français.
Qu’on défende les principes républicains, c’est une chose.

Mais défendre l’organisation nationale française, serait-elle républicaine, déporte sur un terrain glissant où le Front de gauche se retrouve d’ailleurs, avec sa Marseillaise, obligatoire après l’Internationale, et ses drapeaux tricolores, aux côtés de nationaux républicains de droite et même d’extrême-droite.

Le national ou le social, il faut choisir!

Le droit social, effectivement visé par les libéraux, qu’ils voudraient réduire comme peau de chagrin, ne peut-il être défendu que dans un cadre national? Ne peut-on combattre pour la défense et l’amélioration des droits sociaux que dans le cadre étriqué des États-nations? On a pourtant défendu un droit social mieux-disant européen (et mondial à terme) lors des référendums en Europe!

L’histoire de la composante PCF du Front de gauche rend compte de plusieurs périodes où, ce parti, obéissant aux tournants successifs de la Troisième Internationale stalinisée, abandonnait ses périodes ultra-gauche pour pratiquer l’union nationale. Après 1928, par exemple, la période qui conduit au Front populaire en est un exemple, comme le gouvernement d’union nationale entre de Gaulle et Thorez, qui conduisit ce dernier à s’opposer aux grévistes du Nord, au nom de la reconstruction de l’économie nationale française, après avoir laissé désarmer les FTP.

Le Parti de gauch,e plus récent de création, partage ce positionnement, mêlant un langage et une pratique luttes de classes avec un national-républicanisme tricolore avéré qui s’accompagne d’ailleurs de positions parfois ambiguës sur la laïcité (laïcarde) et l’Islam, confondu avec ses caricatures.

Or, il existe une autre perspective, c’est celle du point de vue de la lutte des classes.

En ce sens, peu importe le cadre national, de toutes façons économiquement et financièrement obsolète, ou un autre cadre politique. L’essentiel selon le BA BA du marxisme c’est l’indépendance absolue du mouvement ouvrier.

Même quand il est amené à s’allier à des éléments bourgeois ou petits-bourgeois, comme par exemple pour défendre les libertés démocratiques, ou comme en 39/45 pour combattre le nazisme, c’est cette indépendance qu’il faut conserver. Sans quoi, le mouvement ouvrier de chaque État est à la traine de sa propre bourgeoisie. On a vu le résultat catastrophique en août 1914! Nach Paris contre A Berlin!

C’est le capital et la marchandise qui détruisent les vieilles frontières. Et ce n’est pas par hasard que Marx, dans son Manifeste communiste, salue la puissance révolutionnaire du capital qui détruit le vieux monde, condition nécessaire afin que le prolétariat puisse poser la question de la révolution et du communisme qui sera sans États-Nations ni frontières aucunes.

La seule “patrie” de l’ouvrier, qu’il le sache ou pas, c’est la classe, internationale, à laquelle il appartient;

Les partis comme le PCF et le PG, aujourd’hui, retardent sur l’état réel du monde et du cadre politique nécessairement international qui devrait naître pour sortir l’humanité de l’état de “crise” où le plongent les libéraux ou néo-libéraux, de droite ou de “gauche”.

On ne s’étonnera donc pas des positions anti-régionalistes de ces partis et de l’abandon de la défense des langues parlées en Alsace-Moselle, qui pourtant faisait partie jadis du bagage des staliniens.

C’est pourquoi, personnellement, à l’intérieur du courant régionaliste, je défends des positions lutte de classe, et à l’intérieur des mouvements du Front de gauche ou de la gauche radicale, je défends des positions régionalistes.

Et j’appelle à voter NON le 7 avril!

 L’agenda des manifestations du Mouvement « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? »

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Les grévistes de Lille ne peuvent plus attendre.
C’est désormais une question de vie ou de mort pour les sans-papiers grévistes de la faim à Lille.
La préfecture de Lille et le ministre de l’intérieur ont attendu plus de deux mois pour reconnaître la situation des grévistes de la faim. Deux jours de plus pour accéder aux revendications des sans-papiers de Lille seraient deux jours de trop.
Alors que depuis une semaine les actions et mobilisations de soutien ont commencé à se multiplier sur tout le territoire, nous appelons à faire passer la mobilisation à un stade supérieur :
  • Comme nous l’avons fait depuis une semaine nous appelons à nous rassembler tous les soirs à 18H00 devant le siège du PS à Paris (Métro Solferino) jusqu’à la régularisation des sans-papiers de Lille
  • Nous appelons tous les collectifs de sans-papiers de France et tous leurs soutiens à organiser des actions en direction du PS, des préfectures et du gouvernement lundi, mardi et mercredi prochains.
  • Dans ce cadre nous appelons à organiser dans la journée de mardi des rassemblements, même symboliques, devant toutes les préfectures de France, de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion, de Mayotte, de Kanaky…
  • Nous appelons à se joindre à la manifestation appelée par le Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers à Paris vendredi 18 janvier à 14H30 à République.
Mouvement « Faut-il mourir pour avoir des papiers »

 Rassemblement de soutien aux sans papiers de Lille

Faut-il mourir pour avoir des papiers ?

165071_408351459248958_1089785701_nLundi 7 janvier était le 67ème jour de grève de la faim des sans-papiers de Lille. Les choses sont désormais dramatiquement simples :

des vies sont en jeu!

Or le gouvernement continue de jouer l’épreuve de force contre ces femmes et ces hommes dont le seul crime est d’exiger d’être traitéEs dignement. Il joue le pourrissement de la grève en refusant toute ouverture au risque d’un drame qui peut arriver à n’importe quel moment. Cette situation est indigne et humiliante. Elle doit cesser.

Le Parti Socialiste de François Hollande, Emmanuel Valls et Martine Aubry doit agir maintenant pour la régularisation immédiate et sans condition des sans-papiers de Lille.

 

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 12 JANVIER  15H PLACE KLEBER – STRASBOURG

 

Le Collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici » : ATMF 67, Attac Strasbourg, FSU 67, MRAP Strasbourg, NPA 67, PCF 67, UJFP Alsace.

Soutenu par : GA 67, GU 67.

 Mourir pour des papiers?

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1 – Appel mobilisation générale – FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?

2 – Communiqué de presse de la FSU nationale concernant les sans papiers lillois.

3 – Communiqué du Front de Gauche 59

4 – Communiqué de presse du Parti de Gauche
5 – Sans papiers de Lille : Le Front de gauche interpelle le ministre de l’Intérieur

6 – Communiqué de « Femmes en Luth »

7 – Lyon (mel reçu)

8 – Article L’Humanité

9 – Photos de la manifestation du vendredi 4/01 à Paris

10 – Exemple d’intervention auprès de l’Etat

11 – Lille : nouvelle manifestation en soutien aux sans-papiers, avec Mgr Gaillot (La Voix du Nord)

LILLE : Rassemblement tous les jours 18H, Parvis de l’église Saint Maurice

PARIS : Rassemblement Lundi 7 janvier et tous les jours suivants jusqu’à la régularisation des sans-papiers de Lille devant le siège du Parti Socialiste à 18H00 – 10 rue de Solferino – Metro Solferino (Ligne 12)

1 – Appel mobilisation générale – FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?

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Faut-il mourir pour avoir des papiers ?

Lundi 7 janvier sera le 67ème jour de grève de la faim des sans-papiers de Lille. Les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu.

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 Commémoration à Strasbourg du 17 octobre 1961

Communiqué de presse du 12 octobre 2012

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Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la “force de police auxiliaire” – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrême des forces de police.

51 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des “bienfaits de la colonisation”, à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République.

Extrait de l’Appel : http://www.17octobre61.org/APPEL-pour-le-17-octobre-2012.html

Rassemblement à Strasbourg : mercredi 17 octobre 2012 à 17h30 – Pont du Corbeau.

Nous vous invitons à ce rassemblement à 17h30.

Vers 18h nous marcherons vers la placette à côté de la crèche Stenger-Bachman – rue de la Douane – pour une action symbolique.

RappelF2C
Une rencontre a eu lieu il y a plusieurs mois avec la municipalité afin d’inscrire cet événement dramatique sur une place ou une rue de Strasbourg. Pour le moment, aucune décision n’a encore été prise.

Les premiers signataires :

Collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici » : [ATMF 67 – Attac Strasbourg – Calima Alsace – Comité de Strasbourg du MRAP – NPA 67 – PCF 67 - …], GA 67 – GU 67, UJFP-Alsace …