Se défendre, par Michel Foucault

 

 

 

 

 

 

 

Cet inédit de Michel Foucault est publié en encadré dans « Stratégie judiciaire. Face à la répression il n’est pas interdit de se défendre », Courant alternatif, mai 2012.

Voici un texte écrit par Michel Foucault pour les premières assises de la défense libre, à La Sainte Baume, en 1980. Foucault en est le seul auteur mais il a été cosigné par Jean Lapeyrie, Dominique Nocaudie et les avocats du réseau défense libre, Henry Juramy, Christian Revon et Jacques Vergès.

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 Les protocoles de Gilad Atzmon

par Dominique Vidal

 

LES PROTOCOLES DE GILAD ATZMON

Plusieurs « amis » sur Facebook, dont Brahim Senouci, m’ont demandé pourquoi je m’interrogeais sur la vigilance nécessaire à l’égard de tout dérapage antisémite ou islamophobe. Côté islamophobe, les exemples ne manquent pas. Mais il en existe aussi côté antisémite. Voici des extraits du dernier « livre » de Gilad Atzmon, qui n’appellent pas de commentaire – sauf que cet auteur a été défendu par le site Info-Palestine…

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 Censure à Paris 8

 

Quelques informations concernant le colloque de Paris 8 et la mobilisation contre son interdiction.

1) La « lettre des 100″ est devenue la « lettre des 300″, puisqu’en moins de 24 heures 200 universitaires et chercheurs ont ajouté leur signature. Il faut continuer de la faire signer. Une seule adresse : censurecolloqueparis8@gmail.com

 

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/190212/lettre-des-300-contre-l-interdiction-du-colloqu

 

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 Laïcité: ne nous laissons pas enfumer par Roland Ries

Le point de vue du sénateur-maire de Strasbourg sur la « laïcité » en Alsace-Moselle

Dès le titre, l’ex-professeur de lettres Roland Ries confond « laïc » et « laïque » et il récidive dans son auto-présentation: « laïc » et républicain

Il prétend défendre la loi de 1905 alors qu’elle n’est pas appliquée en Alsace-Moselle!

Il mélange volontairement tout. Le droit local, l’identité régionale, le Concordat!

Il serait pourtant simple de comprendre et d’expliquer que les Alsaciens-Mosellans sont attachés au droit social local qui est plus avantageux que le droit outre Vosges, ce qui n’entraîne pas qu’on doive accepter que les prêtres, pasteurs, rabbins soient payés par l’État et qu’on enseigne encore la religion dans l’école publique!

 

Pourquoi je suis alsacien, laïc et pour le Concordat

 

 Socialiste, j’appartiens à une famille de pensée dont les convictions puisent leur source dans la philosophie humaniste. Ces fondements ont guidé mon parcours politique autour des valeurs de liberté, de tolérance, de respect des différences et de promotion des diversités.

 

Laïc républicain, j’appartiens à la France de Jaurès, celle de la défense passionnée de Dreyfus et celle de la loi de 1905.

 

Alsacien depuis plusieurs générations, j’appartiens à une population qui, au gré des remous de l’histoire, s’est vue régulièrement amputée d’une part de son identité, avant de retrouver sa dignité.

 

Annexée par l’Allemagne en 1870, l’Alsace assiste impuissante à l’incorporation de ses enfants dans l’armée allemande en 1914, appelés à combattre pour le Reich jusqu’à l’arrivée des troupes françaises à Strasbourg en 1918. Le droit local appliqué dès lors en Alsace-Moselle comporte aussi bien des lois françaises datant d’avant l’annexion que des lois adoptées par l’Empire allemand entre 1870 et 1918.

 

Aujourd’hui, au terme des vicissitudes qui ont marqué son histoire, l’Alsace est très attachée à cet héritage composite. Au même titre que le bilinguisme, la culture régionale ou le droit local, le Concordat, traité signé en 1801 par Napoléon avec le Vatican pour mettre un terme aux conflits entre l’Eglise catholique et l’Etat français, constitue à présent un élément essentiel de l’identité alsacienne. Cet attachement, qui prend ses racines dans une histoire douloureuse et singulière, a valeur de socle culturel et sociétal.

 

 » Concordataire « , j’appartiens à la très grande majorité des Alsaciens et Mosellans, d’obédiences religieuses diverses, laïques ou même athées, qui soutiennent le régime concordataire.

 

Strasbourg, quant à elle, choisie comme ville symbole de la réconciliation dans l’immédiat après-guerre, est aujourd’hui capitale européenne des droits de l’homme et de la démocratie. L’histoire des XIXe et XXe siècles nous a donc légué une double inscription symbolique, faisant de Strasbourg une ville de dialogue et de débat sur les grands sujets de société.

 

Ville du dialogue interreligieux, elle est riche de nombreuses initiatives, émanant tant de la collectivité que des responsables associatifs ou religieux ( » Appel de Strasbourg pour le respect mutuel « , création d’une mosquée et d’un cimetière musulman, signature par dix responsables religieux des  » Dix commandements pour la paix  » à la suite de la rencontre d’Assise, etc.). Pour chacune d’entre elles, les représentants des cultes apportent leur soutien, appellent leurs fidèles à y contribuer et favorisent ainsi une meilleure connaissance de l’autre.

 

Ainsi, Strasbourg a réappris à vivre en paix, la paix telle que la définit Victor Hugo :  » La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées.  » Tel est précisément l’objet de l’inscription dans la Constitution de ce principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat : garantir la paix sociale, en reconnaissant la diversité des croyances, la liberté des pratiques et le choix de ne pas croire.

 

Certains considèrent pourtant que sacraliser le principe de laïcité, tout en émettant une réserve sur les modalités de sa mise en application, en Alsace-Moselle, est un paradoxe. Mais une réserve n’est pas une exception ; il ne s’agit donc ni d’un  » droit à la différence  » ni d’une  » différence de droits « , mais d’une différence de fait. La capacité à considérer l’ » à côté  » du cadre général, afin d’élaborer des lois applicables à la fois à tous et à chacun, ne fonde-t-elle pas l’intelligence humaine ?

 

Roland Ries

 

Maire de Strasbourg et sénateur socialiste du Bas-Rhin (Alsace)

 

© Le Monde

 

 

 

Une réaction de Laïcité d’Accord

En tant que membre de l’association « laïcité d’Accord » et en réponse à la tribune du sénateur-maire de Strasbourg dans le journal « Le Monde », je me dois de lui dire: Non Roland Ries, vous n’êtes pas laïque!
En quoi, comme tant d’autres régions de France, l’histoire mouvementée de l’Alsace justifierait-elle, que l’Alsace reste soumise à des législations archaïques et pour certaines anti-républicaines ou cléricales comme la loi Falloux, certaines lois de l’Empire autoritaire allemand ou le concordat de 1801?
Faut-il vous rappeler que ce sont les lois de laïcisation des services publics et la loi de séparation de 1905 qui ont pacifié, dans notre pays, les rapports entre les cultes et l’Etat? faut-il vous rappeler qu’elles ont mis fin à la « guerre des deux France » et fondé le « vivre ensemble » sur un « bien commun » dépassant toutes les options spirituelles, tous les engagements individuels ou collectifs, tout en garantissant la liberté de conscience et particulièrement la liberté religieuse ?
Faut-il vous rappeler que le concordat établissait, au contraire, une discrimination entre les cultes en faisant de la religion catholique « la religion de la majorité des français »?
Enfin, pensez-vous qu’il soit conforme aux principes républicains d’affirmer qu’exclure l’Alsace de la constitutionnalisation des principes laïques ne serait qu’une « différence de fait » et non « une différence de droits » ou « un droit à la différence »? depuis quand les « faits » supplantent-ils, en régime républicain, la loi qui est le garant du principe constitutionnel « d’égalité »?

Claude Hollé
Membre de « laïcité d’Accord »

 Le botulisme est-il un humanisme?

Après la Métaphysique du mou, parue en 2007 à Mille et une nuits, l’œuvre du philosophe Jean-Baptiste Botul, (1896-1947) n’aura bientôt plus de secret, même chez BHL, avec la publication du tome de la correspondance de Botul à lui-même Du trou au tout, aux éditions la découverte, sous la houlette de Jacques Gaillard, maitre de conférence émérite de l’Université de Strasbourg.

C’est Miclo, le Causeur bien connu, entre les murs de la Salle Blanche, qui présentait le savant ouvrage dans la langue absconse attendue en usage dans les cénacles post philosophiques.

Puis Jacques Gaillard nous introduisit, c’est le cas de le dire,  dans la pensée botulienne grâce à cette correspondance miraculeusement retrouvée.

Botul1

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 Poésie et philosophie à Strasbourg

Samedi dernier, la Bibliothèque municipale de la rue Kuhn à Strasbourg accueillait devant une cinquantaine de personnes les 15e rencontres poétiques.

Le thème en était « Poésie et philosophie »

Invités par Jacques Goorma, Jean-Pierre Faye, Jean-Christophe Bailly et Michel Cazenave.

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 De tout, un peu: Jura libertaire/transgression sarkozyste/jeunes fascistes/Palestine à l’Orangerie

Les dernières nouvelles en date
du Jura Libertaire sont sur

juralib.noblogs.org

Sarkozy: zéro pointé en philosophie!

Pendant sa campagne électorale, il avait déjà affirmé que « Tout devient possible« . [voler,violer, tuer?]

Et Le Monde des 22-23 mai, page 10, deuxième colonne, rappelle:

En 2007, en effet, M. Sarkozy avait revendiqué sa posture.

« On se construit en transgressantMoi-même, j’ai créé mon personnage en transgressant certaines règles de la pensée unique« , déclarait à l’époque M. Sarkozy dans Philosophie Magazine.

« Sans règles pas de transgression. [certes] Donc, pas de liberté, [?] car la liberté, c’est de transgresser« , poursuivait le candidat…

Sarkozy, DSK, même contresens!

Rousseau:

« Il n’y a donc point de liberté sans lois, ni où quelqu’un est au-dessus des lois : dans l’état même de nature l’homme n’est libre qu’à la faveur de la loi naturelle qui commande à tous. Un peuple libre obéit, mais il ne sert pas ; il a des chefs et non pas des maîtres ; il obéit aux lois, mais il n’obéit qu’aux lois et c’est par la force des lois qu’il n’obéit pas aux hommes. Toutes les barrières qu’on donne dans les républiques au pouvoir des magistrats ne sont établies que pour garantir de leurs atteintes l’enceinte sacrée des lois : ils en sont les ministres, non les arbitres, ils doivent les garder, non les enfreindre. Un peuple est libre, quelque forme qu’ait son gouvernement, quand dans celui qui le gouverne il ne voit point l’homme, mais l’organe de la loi. En un mot, la liberté suit toujours le sort des lois, elle règne ou périt avec elles. »

ROUSSEAU
Lettres écrites de la montagne, VIII

Jeunes fascistes alsaciens

Alors que le rassemblement de Unser Land venait de s’achever, place Kléber, samedi dernier, on a vu tout à coup apparaitre une dizaine de crânes rasés uniformément habillés de noir, portant deux drapeaux Rot & Wiss usurpés. Des policiers les surveillaient de près. Ils n’ont pas fait long feu, et ont dégagé vite fait après quelques minutes en empruntant la rue des Grandes-Arcades.

Il s’agissait probablement de quelques membres de Jeune Alsace, « identitaires » proches d’Alsace d’Abord, et/ou de militants du NDP, le parti non moins fasciste de Robert Spieler qui a distribué ça et là un tract réclamant la libération d’un des leurs, Hongrois tout aussi fasciste.

 

Un stand Palestine à l’Orangerie


 De tout, un peu: erratum DNA/UDS/Sloterdijk/ICA

Erratum non signalé, excuses non présentées…

UDS

Les DNA se sont plantées (errare alsaticum est?) en annonçant hier, pour lundi, la conférence du Club III qui se déroule toujours le mardi à 14h30 au Centre communautaire rue du Rabbin Hirschler, en salle Edmond Blum, à gauche de la cour après le sas.

L’entrée est (dite) libre, mais il est déjà arrivé qu’un crétin local demande à une femme, « vous êtes juive » avant de la bousculer, deux fois…Ce malotru ne s’est toujours pas excusé!

Aujourd’hui, « L’Université de Strasbourg: cinq siècles d’enseignement et de recherche » avec Geoges Bischoff, Richard Kleinschmagger et en vedette « américaine » le président Alain Beretz himself.

Philosophie

Peter Sloterdijk à la librairie Kléber, à 17h30, mis à la question par le Causeur« Frantz » Miclo …

Federmann (-iaque)

Notre ami Georges Yoram nous parlera de « L’égalité hommes-femmes à l’emploi » au Michel, avenue de la Marseillaise, à 18h30.

Entrée libre. Sortie, par la porte habituelle…

Henri Mathian, économiste et président du cercle de la Cathédrale, a développé le thème de la crise financière :

Changement de paradigme et Transformations profondes – dont les Européens sortiront renforcés- (?)

Le point d’interrogation est de la F2C…

Du son avec Feuille2ChouRadio

ICA Henri Mathian

ICA Henri Mathian2

ICA Henri Mathian3

ICA Pierre Klein et Henri Mathian à l'Alsacien

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 Après la nuit des religions, à quand le jour de l’athéisme?

L’Association DECERE
« DEmocratie, Construction Européenne et REligions »
invite à la conférence

de Monseigneur Aldo Giordano,

Observateur permanent du Saint Siège auprès du Conseil de l’Europe

« Eglise et Droits de l’Homme : quel rapport ? »
Mardi 23 mars 2010

de 20 h 30 à 22 h 30
au Münsterhof – 9, rue des Juifs, Strasbourg

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 Hamid Zanaz, Michel Onfray,et « libertaires » islamophobes

 

Un bouquin putride préfacé par Onfray qui deverse haine et racisme sur les musulmans mais soutenu par des organisations anarchistes importantes (FA et CNT) montre encore une fois que l’islamophobie est bien présente à l’extrême gauche et chez les « libertaires » qui voudraient nous faire croire le contraire. Cet article ne peut s’empecher de louer « les critiques justes » du bouquin malgrè des critiques timides qui ne servent qu’à cautionner le reste.
« L’impasse islamique » de Hamid Zanaz nous conduit dans une (autre) impasse :
28 février 2010

l’impossibilité d’une lutte commune avec les exploités croyants

 

« Une fille ne possède que son voile et sa tombe » (proverbe saoudien)

Publié par les Editions libertaires, et soutenu par un collectif composé d’organisations comme la Fédération anarchiste (FA) et la Confédération nationale du travail (CNT, qui se réclame à la fois du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarchosyndicalisme) et de plusieurs éditeurs de textes « radicaux », « L’impasse islamique », sous-titré « La religion contre la vie (1) » et préfacé par Michel Onfray a suscité une virulente discussion dans le microcosme anarchiste. Malgré ses nombreux défauts, ce livre pose des questions utiles, qu’il faut aborder sans détours.

Une préface calamiteuse

 

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 Daniel Bensaïd, le révolutionnaire mélancolique

cet article est paru sur

où vous pouvez le lire en entier

Le philosophe marxiste Daniel Bensaïd, infatigable militant et théoricien de la Ligue communiste révolutionnaire, est décédé ce mardi 12 janvier 2010 à soixante-trois ans. Acteur phare de mai 68, tête pensante de l’extrême-gauche trostkiste et anti-stalinienne, il a publié près d’une trentaine de livres, qui traquent le sens des rendez-vous manqués avec l’histoire à la lumière de Karl Marx, de Walter Benjamin ou encore d’ Antonio Gramsci.

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